Voilà le début, je vais puplier le texte en petites parties.
(Désolé pour le début de mon premier post: "qu´elle vous aimerez" ne veut rien dire.)
Bonne lecture.
1.
Je m’endormais presque contre la fenêtre, cette triste mélodie qu’est le battement de la pluie me berçait. Quant d’un seul coup venant troubler mon sommeil naissant, le « p’tit Philipe » vint taper à ma porte telle une personne voulant éviter le froid pour venir au chaud.
Je compris tout de suite quant il entra. Son air grave mêlé à un je ne sais quoi de tristesse me fit comprendre qu’un évènement inhabituel venait de se produire. Je pris donc le chemin du rez-de-chaussée, pendant la descente de l’escalier, Philipe m’expliqua la situation.
Une petite fille venait d’arriver dans se commissariat, elle tenait une peluche, et étrangement elle était vêtu d’un pyjama.
J’arrivais en bas, elle se tenait là, fragile, ma première envie fut de la prendre dans mes bras pour lui dire que tout irait bien. Mais non, il fallait que je sois plus terre à terre, et je pris donc ce petit ange par la main, et l’emmena dans mon bureau. Il n’y aura pas de salle d’interrogatoire pour elle me dis-je.
Je la fis asseoir sur la chaise devant mon bureau. Je m’assis à mon tour, je fis attention de prendre toutes les précautions pour ne pas l’effrayer. Bizarrement elle n’avait pas parlé depuis son arrivé. Je pris un regard doux et lui dis très posément :
« Comment t’appelles-tu ma petite ? »
Elle me répondit d’une petite voix qu’elle s’appelait Rose.
Rose lui dis-je, quel jolie prénom. A ces mots elle esquissa un sourire.
D’un ton plus grave, ma question fut la suivante :
« Pourquoi es-tu venu ici ? »
Toujours avec sa petite voix douce elle me répondit :
« Théo est mort.... »
D’un seul coup ces mots me parurent très inadaptés quant ils sortent de la bouche d’une petite fille. Que se passait-il dans la tête de cette petite fille ? Pourquoi me parlait-elle d’un mort ?
Essayant de garder un air calme, je lui demandais qui était se Théo ?
En me répondant que c’était son frère, je compris tout de suite la gravitée de l’affaire.
Mais où sont tes parents ? Lui demandais-je.
Ils pleurent me dit-elle. Une larme fit son apparition sur une de ses joues.
Il s’en suivit toute une série de question. J’obtins de cette façon son adresse, le prénom de ses parents ainsi que d’autres informations complémentaires.
A la fin de cette triste conversation j’alla vers elle et pris sa main froide tout en lui disant :
« Nous allons retourner chez toi.... »