Bonjour à tous! Voici ma première nouvelle! Elle n´est pas longue mais j´espère qu´elle vous plaira quand même:
"Je me réveillais chaque jour à la même heure précisement, et me levais toujours en face de ce grand et mystérieux miroir. Mais, aujourd´hui, bizarre et confus, je dedaignais à m´y observer en détournant mon regard, et plongeais ma tête entre mes deux mains moites. Je pris une longue inspiration et m´habillais soudainement. J´en avais déjà trop vu.
Les murs de la cellule étaient peints en blanc si bien qu´une seule fenêtre, percée trés haut, de façon à être inaccessible, suffisait à eclairer l´ensemble de la pièce. Cette dernière, de petite taille et trés étroite, avait pour seul meuble un miroir et mon lit, lui même des plus sobre et placé juste en face. Au plafond, une série de néons blancs pénaient à illuminer ce lieu sordide de son éclat blafard et ne faisait que renforcer l´étrangeté narcotique de l´endroit."
"Subitement, son regard alla se poser sur le mien; et, comme hypnotisé, c´est avec la plus grande exécration que je l´observai : Ses cheveux, rudes et drus, étaient grisonnants, mais encore striés de quelques mèches brunes et retombaient sur son front lisse. Il avait également un long nez busqué qui se situait parfaitement entre ses joues creuses et son teint livide me troublait en tout point. Une magnifique horreur!"
"D´un haussement d´epaule, je chassai ce mauvais souvenir et m´alongeai le plus paisiblement possible sur mon lit. Ne cessera t-il donc jamais?"
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"Il semblait, chaque jour, déperir un peu plus et je ne tardais pas à avoir en face de moi l´apogée de la vieillesse, un homme au soir de sa vie. Savait il qu´il approchait du dénouement de son existence?
Je n´en avais pas la moindre idée, il gardait toujours ce regard si quiet et froid. Insaisissable."
***
"Le pesant mutisme de la pièce laissait place à de nouvelles affres et soudainement, celle-ci ne me semblait plus si morose mais à présent emplie d´angoisse. Malgré tout je restais calme. Je controlais tous ses mouvements, il etait comme un pantin que je maniais à ma guise, plus jamais il ne m´inquiéterai! Du moins je l´ espère...
Une nouvelle fois le doute m´assailli. Et si c´etait lui qui me manipulait? Et si c´etait moi, sa marionette? Pourtant je me sentais parfaitement libre de faire et penser ce que voullais comme je l´ai toujours fais! C´est moi qui le regardais dans le miroir, c´est moi qui m´interrogeais sur son existence. Moi et uniquement moi! "
Une dernière fois, je m´allongeais sur mon lit:
"Il n´y a qu´une seule façon de le faire disparaitre, une seule."