Chapitre Un : Elucubrations.
2h08. *écarquillement des paupières* Qui sait pourquoi je ne dors pas encore ? Moi, peut être. Inconsciemment, peut être. Etait ce dû à une exitation, une hâte précipitée de me rendre chez cette amis avec d´autres amies dans quelques heures ? Loin de là, non. J´ajouterai même "certainement pas". Quelque chose m´inquiètais, mais quoi ? Mhhh *temps de réflexion*...je le savais certainement. J´avais sans le vouloir, bien au contraire...non ! Non...je ne préfère pas vous le dire, du moins pas tout de suite.
2h11. Une idée soudaine *exclamation* : raconter tout cela à quelqu´un...non, pas vous. Je vous en prie, essayez de comprendre...je ne pourrai accorder ma confiance à moi même alors pourquoi vous, oui pourquoi vous ? Inexorablement, le temps s´écoule et je regarde les chiffres, éphémères, défiler les uns après les autres sur l´écran à cristaux liquide de ma montre, tel les grains de sable condamnés à traverser le mince couloir que laissait entreprendre un sablier, pour peu que quelqu´un le renverse de sa position initiale. Mais quelle est la position initiale d´un sablier ? *perplexe*
Mais après tout, qui étais je donc pour me permettre de....non, décidément, c´est au dessus de mes forces. Je vous assure (ou non) que je tente de vous faire part de ce qui me tracasse, en vain.Toutefois, je ne vous cache pas que ces mystères me font jubiler intérieurement.
2h16. Allons essaye de domir, de faire comme si rien ne s´était passé. Rien de grave, je vous précise. Enfin...tout est relatif. De nos jours, ce mystère n´a rien de grave en soi, il est même relativement....commun. "Comme si" est d´ailleurs la formule la plus absurde que je connaisse. L´on dit souvent "Comme si les chiens pouvaient voler" comme l´on peut dire "Comme si il pouvait changer" ou encore "Comme si l´on pouvait remonter le temps, ce foutu temps.". "Comme si" peut être attribué à tout et n´importe quoi, "Comme si" était...tout et n´importe quoi. Comme si je pouvais vous cacher plus longtemps que j´avais assité à un meurtre.
Ho merde...je vous l´ai dit, finalement. A votre tour de jubiler, à défaut de savoir le pourquoi du comment. Sachez juste que vous avez ouvert, sans le vouloir, le coffre à jouets de Pandore *perplexe à nouveau*...oui, si la boîte de Pandore contenait de grands maux tels que la guerre ou la pauvreté, alors le coffre à jouets de Pandore, qui comme son nom l´indique était d´une valeur moindre, devait contenir l´hypocrisie, la méchanceté, la mauvaise foi, la vanité et autres réjouissances. Tiens, vous ne saviez pas que Pandore avait elle aussi un coffre à jouets. Hé bien moi non plus, ce n´est qu´une supposition de ma part, la supposition la plus absurde de la soirée. Peut être voulait-elle s´amuser elle aussi, s´amuser avec les défauts humains... Le pire était-il donc la boîte ou ce fameux coffre ?
Quoiqu´il en soit, nous voilà sur la même galère, vous et moi, pris dans la même tempête, naviguant en eaux troubles.
2h19, Bonne nuit...*haussement d´épaules puis, clôture des yeux*.