Voilà, je l´ai fini plus tôt que prévu, j´ai essayé d´améliorer sa qualité...
Bon, à vous de juger? C´est dans la même lignée que hipop_danseuse, sauf que je déplace son débat sur un autre domaine. Pourquoi fallait-il que l´homme prenne en main la spiritualité des autres?
Voilà ce texte:
La lune pleure de milles feux. Le Soleil ne noie dans le verre d’eau que je lui propose. Le ciel lui-même se déchire, et sa torpeur vient troubler le calme des immensités marines. Les innombrables forêts fatalistes annoncent le début de la journée avant l’astre céleste, qui sans rancune, les met en lumière. Seules les contrées glaciaires restent encore dans la pénombre salvatrice, tandis que les sourires se perdent au large des ondées inexistantes.
Tout est si beau, tout est si vide. Pourquoi se croit-on obligé de penser que les plus belles œuvres ne sont pas spontanées, qu’elles ont besoin d’un artiste pour vivre ? Les architectes divins sont bien trop nombreux dans notre Histoire pour être tous montrés du doigt, bien trop lâches ou égoïstes pour être véritablement aimés. Et pourtant j’ai aimé. J’ai adoré cette thèse paternaliste des yeux nous couvrant du haut de l’immensité stellaire. J’ai adoré le sacrifice de son propre fils, tombé des étoiles, et même ses fantaisies, ou le renvoi de ses anciens amis, comme le porteur de lumière. C’est alors que les hommes ont décidé de s’en mêler. Comme s’il ne suffisait pas de s’asseoir auprès d’un cours d’eau serpentant dans la plaine, pour s’évader et se recueillir, nourrir sa réflexion tout en glorifiant le maître que l’on s’est choisi. Non, il faut démontrer son amour, la pudeur ne peut plus être de mise, il faut rejoindre une communauté, rallier d’autres hommes. La solitude expiatoire ne serait donc pas une voir aussi bonne que les autres ? Et pourtant… Les communautés se forment, mais les humains restent humains, que faut-il faire pour garder une communauté sereine ? Il faut la contrôler. Et qui peut la contrôler ? Pas l’être trop avare de visites depuis son dernier exploit, malheureusement pour lui non retransmis par les médias de l’époque… Non, il faut des hommes pour maintenir le piédestal de notre Dieu, et ce sont ces hommes, qui trop avides de socles en or massif pour éviter l’écroulement de l’édifice, ce sont ces hommes qui ont détruit ma foi fébrile d’enfant, passionné devant les messes, mais plus tard surpris par les discours misogynes de ceux qui étaient censés parler au nom de l’être parfait.
Voilà, j´espère qu´il n´est pas trop long, et qu´il vous plaira.
Bien à vous,
Saternathe