Jour IV : Jeudi
Une voix forte me réveil.
On me demande de me lever. Je m’exécute.
« -Tu as le droit d’écrire à ta famille ! Tiens voila du papier. Je me demande à qui tu pourrais bien écrire mais c’est pas mon boulot ! T’as du papier et un crayon à papier. Essaie de t’égorger avec ça me fera des vacances. »
Il partit maugréant et ricanant dans sa barbe.
Ecrire ! Je peux enfin écrire !
Cela faisait si longtemps que je ne le pouvait plus !
Je me sens si libre en écrivant, mon imagination devient florissante, mon cœur se réchauffe.
Je vais commencer par ma mère, non, je dois commencé par ma mère. Elle doit être folle d’inquiétude de ne pas me voir revenir.
Je réfléchie, comment débuter. Le début est toujours le plus dur…
« Cher maman, je t’écris cette lettre car je crains que tu n’ais peur de ne jamais me voir réapparaître. Pourtant, je suis là, je serais toujours là prés de toi. Je suis sur que tu te demandes si la nourriture est bonne ici et si je suis à mon aise.
Pour la première, je ne pense pas trouver meilleur que les plats que tu savais si bien préparés, mais cela reste plus ou moins mangeable.
Pour la deuxième, je n’ai pas froid, je ne possède pas de meubles mais un matelas douillet.
Comment va mon frère, j’espère qu’il a réussit son examen, il l’avait tellement travaillé !
Je pense qu’il ira loin, il est intelligent.
Je fais ma prière tous les jours, comme tu me l’avais enseigné. J’espère que tu n’as pas perdu ta foie à cause de moi ? Cela me chagrinerait terriblement. Salut aussi le père Jean, il m’a tellement aidé durant mon enfance, je ne pourrais jamais l’oublier.
La vie s’écoule inlassablement, je m’y habitue difficilement, mais je n’ai plus le choix…
Ta présence me manque cruellement. La solitude me tue. Je souhaite de tout mon cœur que tu viennes lors de ma « Purification », ce n’en sera que plus facile pour moi.
Comment t’exprimer ma peine ? Je dois être puni, je le sais, mais pourquoi ? Je ne comprend pas ce qui m’arrive, je ne comprend plus rien…La vie s’en va de mon corps, ne laissant qu’une enveloppe charnel molle et lente. La chaleur de mon âme s’évanouit lentement. Je ne me sens plus vivant, juste une ombre ne pouvant trouver refuge dans la vie ou la mort. Condamné à continuer, continuer jusqu’à la fin, jusqu’à la « Purification ».
Dieu est-il si cruel, qu’il laisse un des ses agneaux avec le loups ? Ce joue t-il de moi et de mes sentiments ? Je ne pourrais répondre à cela, personne ne le peut.
Sache maman que je t’aimerais toujours. Quoi qu’il m’arrive je t’aimerais.
A bientôt, maman. »