Voilà la sute de Erevan, que j´avais écrite il y a TRES longtemps et que j´avais oublié de poster
Un silence de mort régnait dans la salle. Soudain, ce fut la cohue. Les clients se divisèrent en deux groupes : le premier détala sans demander son reste, et le second, beaucoup plus restreint, se campa devant Erevan. Une demi-douzaine d’hommes encerclèrent l’Elfe. Un géant chauve, musclé, à l’air agressif, s’avança vers lui. Il devait bien faire deux mètres.
« T’es fort, l’Elfe, dit-il. Très fort. Mais si on se jetai tous sur toi en même temps, t’aurai aucune chance.
-Je ne serai pas si optimiste, à votre place, railla Erevan »
L’homme ricana.
« Vas-y, fait le malin. Mais j’ai un marché à te proposer : si tu me bats en combat singulier, je te laisse partir. Toi et la Derkane. »
Il prononça ce dernier mot avec une telle haine que Jeryn écarquilla les yeux. Le prince ne se laissa pas démonter et répondit avec assurance :
« Si ça peut te faire plaisir, crâne d’œuf. Ou de bœuf, ça dépend si on regarde dedans ou dehors.
-Ecartez les table !o rdonna le chauve à ses hommes sans relever la remarque. Puisqu’on est là, autant y rester. »
Dans l’auberge, l’agitation était à son comble : la plupart des gens était revenue pour assister au combat entre l’Elfe et le géant. A entendre les rumeurs, on ne donnait pas cher de la peau d’Erevan. Jeryn s’avança vers celui-ci :
« Tu es complètement fou de te battre avec lui !C et homme est…un monstre de guerre. »
Erevan la prit dans ses bras :
« Ne t’en fait pas. Je ne le laisserai pas me toucher, ni te faire du mal.
-Tu ne comprends pas !T u ne sais donc pas qui est cet homme ?C ’est Bressnaremin aux Poings de Fer !L a terreur du Sud !
-Bressnaremin aux Poings de Fer ?J ’en ai entendu parler. Il a mis en déroute plusieurs armées lors des Grandes Guerres, c’est bien cela ? »
Jeryn acquiesça, surprise par le calme manifeste de son amant.
« Ici, c’est peut-être une terreur, mais dans mon pays, son nom est à peine évoqué. Il ne m’impressionne pas. »
L’intéressé s’avança vers le couple encore enlacé. Erevan écarta doucement Jeryn.
« Tu es prêt, l’Elfe ?
-C’est quand tu veux, crâne d’œuf. »
Les deux combattants se mirent torse nu. Le prince remarqua les nombreuses cicatrices qui couraient sur l’abdomen de son adversaire. Il ne pu s’empêcher d’être admiratif devant son impressionnante musculature. Ils se mirent en garde. Autour d’eux, un cercle s’était formé. Ils avaient tous l’air tendu, et impatient de connaître l’issue du duel. Pendant des secondes qui parurent une éternité, les deux combattants se tournèrent autour, se jaugeant du regard.
Plus vif qu’un oiseau, Erevan se jeta sur Bressnaremin et balança son poing vers sa mâchoire. L’homme le détourna sans difficultés et lui saisit le poignet. L’Elfe en profita pour lui balancer son genoux dans l’abdomen. Il eut l’impression de frapper contre un mur. Le géant ne broncha pas et lui broya le poignet. Le prince parvint à se dégager et recula de quelques mètres.
De la sueur coulait sur son front. La situation s’annonçait mal. Il savait qu’il ne pourrait pas battre Bress avec des moyens classiques. Il ne lui restait donc qu’une seule solution. Il n’était pas un magicien très doué, mais il devrait s’en tirer.
Erevan ferma les yeux et se concentra. Une boule mauve se forma dans sa main et explosa contre le torse de son adversaire. Ce dernier vacilla sous le choc, mais il se redressa bien vite.
Le prince resta bouche bée. Un homme normal aurait eut un gros trou dans la poitrine !E n plus, ce sort lui avait coûté une bonne partie de son énergie. Bress sourit et dit :
« Regarde ça. »
Il montra un anneau en argent passé à son doigt.
« Tu devrait savoir que l’argent absorbe la magie »
Et le colosse se jeta sur l’Elfe.
Ce dernier se prépara à encaisser le choc. Mais aucun coup de vînt.
Jeryn avait poussé un cri perçant. Ses yeux s’étaient révulsés. Des tentacules d’un noir transparents jaillirent de son corps et frappèrent Bressnaremin.
Un râle s’échappa de la gorge de la terreur du Sud, puis il s’écroula. Mort.
Des cris retentirent dans tous les sens. Les gens qui étaient restés lors du combat s’enfuirent en courant. Erevan se tourna vers Jeryn. Elle était évanouie. L’Elfe monta prendre ses affaires, pris celle de la jeune femme, et alla chercher sa monture. Il hissa Jeryn sur la selle, et ils quittèrent la ville en effervescence.