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Liste des sujets

Fics et nouvelles : Halloween

AtomiX-BreezeR
AtomiX-BreezeR
Niveau 10
16 octobre 2005 à 21:54:01

Bonjour à tous ! (et aux nouveaux que je ne connais pas encore bien)

Je crée ce topic après en avoir vaguement parlé sur le Bla-bla.
Ici oubliez votre forum Ecriture habituel, nous passons sur le forum Ecriture : Halloween !
Une histoire d’amour entre deux enfants le soir d’Halloween, ou un abominable bain de sang en passant peut-être par des réflexions sur le sujet. Tout est permis, le seul mot d’ordre est Halloween (je me répète ?) .
Restez dans le thème, pour cette période (en attendant celle de Noël, disons vers la mi-novembre), nous proposerons sur ce topic toutes nos nouvelles qui ont un rapport avec cette fête.

A vos crayons, vos baguettes et vos chaudrons ! Ce soir et pour les soirées à venir, ici ce sera…

HaLlOwEen !

:ok:

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
16 octobre 2005 à 21:55:43

Ah enfin :-)
Bon ben je participerai d´ici peur :oui:

AtomiX-BreezeR
AtomiX-BreezeR
Niveau 10
16 octobre 2005 à 21:58:34

C´est exprès la faute ?

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
16 octobre 2005 à 22:01:14

Oula meme pas :hum:
Remarque ca aurait fait un jeu de mot assez en rapport :rire2:

AtomiX-BreezeR
AtomiX-BreezeR
Niveau 10
16 octobre 2005 à 22:04:46

C´est ce que je me disais mon chair :mort:

chocobo3
chocobo3
Niveau 10
16 octobre 2005 à 22:12:39

Je participerais aussi :)
Une idée sur la longueur des texte Breezer?
Comme on veux?

AtomiX-BreezeR
AtomiX-BreezeR
Niveau 10
16 octobre 2005 à 22:24:55

Oui, rien ne t´oblige à poster ici, en particulier si le texte est très très très long. Mais il faut limiter les topics.

chocobo3
chocobo3
Niveau 10
16 octobre 2005 à 22:40:02

Je ne pense pas que je ferais si long que ca, j´en sais encore rien en réalité...
Mais je posterais sur ce topic, c´est quazi sur :ok:

chocobo3
chocobo3
Niveau 10
16 octobre 2005 à 23:21:46

Au fait, on dois respecter certaine choses?
Parler d´un sujet précis (mis a part Halloween bien sur :o)) )

Adopter un style particulier d´écriture?

Ou on est libre comme l´air^^

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
16 octobre 2005 à 23:23:43

Voila je poste un chtit truc que je viens d´écrire :)
Bon je sais que le titre est hautement créatif, m´enfin voila quoi :o))

Halloween

S’il y a bien une période de l’année que l’inspecteur Leydecker, de la police de Salem, détestait tout particulièrement, c’était bien Halloween. Non pas que la vue des enfants maquillés et costumés ne faisait jamais naître un sourire attendri sur ses lèvres, mais pour une toute autre raison.
Deux raisons, en fait.
La première était qu’Halloween semblait être un signal de ralliement pour tout ce que Salem comptait de jeunes délinquants, ou tout simplement d’adolescents trop vieux pour frapper de porte en porte en criant « trick or treat ! », et trop jeunes pour avoir un travail. Les murs de la ville s’ornaient ainsi, chaque fin d’octobre, de graffitis, les arbres de rouleaux de papiers hygiéniques et les façades des maisons d’œufs pourris. A cela s’ajoutaient bien entendu les nombreux touristes attirés par les attractions spéciales de la Fameuse Ville de La Grande Chasse aux Sorcières. Enfin, en tant qu’inspecteur, il ne voyait tout ça qu’à la périphérie de sa vision, d’un air vaguement intéressé. Ce qui l’inquiétait toujours plus, c’était la seconde raison, la seule vraiment digne d’intérêt. A savoir que, plus de deux siècles après la fameuse chasse aux sorcières, il en restait un bon nombre en ville et dans les forêts alentour. Ce qu’Angus Leydecker savait parfaitement, et avait, en treize années de service, réussi à cacher à sa hiérarchie.
A vrai dire, très peu d’habitants de Salem soupçonnaient l’existence de véritables sorcières. Cela était en grande partie du au fait que celles-ci se cachaient des hommes. Leydecker ne devait leur découverte qu’à une banale coïncidence lors d’une précédente affaire, où il avait eu la désagréable surprise de voir une victime de meurtre se relever et rentrer tranquillement chez elle.
Leydecker savaient également que les sorcières étaient dangereuses, et possédaient de grands et redoutables pouvoirs. Le jour des Saints était particulièrement représentatif pour elles, bien qu’il ne sût pas pourquoi. Toujours est il que, ce soir là, les morts étranges étaient plus nombreuses que le reste de l’année, et l’inspecteur Angus Leydecker était le seul à ne pas les attribuer à des psychopathes.
Depuis dix ans qu’il les connaissait et les étudiait, il avait tissé une maigre toile de connaissances à leur sujet. Il savait, par exemple, que la majorité des sorcières étaient neutres et pacifiques, se contentant d’user de leurs pouvoirs de manière discrète. En revanche, il existait une faible minorité de ces femmes, qui s’appelaient elles mêmes les sœurs de la braise. Leydecker savait à quel point elles étaient dangereuses, et s’était fixé pour but des les arrêter, ou, si possible, de les éliminer. Ce qu’il avait déjà fait avec succès avec une dizaine d’entre elles. Mais il savait désormais que la mission qu’il s’était donné était connue de ses principales adversaires, aussi fallait-il à présent agir vite. C’était tuer avant d’être tué. Et ce soir, il comptait bien éliminer Cordélia Bowers, qu’il savait diriger les sœurs de la braise.

Angus Leydecker gara sa voiture en face de l’imposante villa du 13 wizard street, et coupa le contact, éteignant en même temps l’autoradio par laquelle il entendait Helloween chanter « Victim of fate ». Il resta un instant à contempler le coucher de soleil qui nimbait de pourpre les collines de la ville, puis décrocha la radio.
-Voiture 4 Jackson 13, Leydecker à l’appareil. Je me trouve au 13 wizard street, pour… tapage. Coups de feu signalés.
-Bien reçu 4 Jackson 13, renforts nécessaires ?
Angus s’était toujours fait la réflexion que les filles du standard de la police, qui annonçaient avec une émotion égale un triple meurtre et le menu de leur déjeuner, devaient les créatures les plus blasées au monde.
-Négatif, répondit-il. Je compte rentrer chez moi après en avoir fini. Terminé.
Bien sûr, aucun tapage n’avait été signalé dans la demeure de la sorcière, et les seuls coups de feu qu’on y entendrait ce soir serait ceux qui mettraient un terme à l‘existence d’une certaine sorcière. Néanmoins, il était certain à dix contre un qu’il y verrait en arrivant plus d’un cadavre dans la cave de Bowers, ce qui lui fournirait un solide alibi lorsqu’il appellerait le central pour expliquer qu’il avait été contraint et forcer de descendre cette femme.

Il gravit l’allée de graviers noirs, et sonna à la porte. Aucune réponse. La porte n’était pas fermée à clé, aussi entra-t-il, après avoir sorti son arme de son holster.
Le hall de la demeure était spacieux ; deux escaliers menaient à l’étage supérieur, de part et d’autre d’un monumental tapis rouge cramoisi. Deux portes de bois massif entrouvertes laissaient filtrer la lumière du soleil couchant. Cependant, c’est vers la double porte, droit devant lui, que Leydecker se dirigea, bras tendus vers le bas, ses deux mains fermées sur la crosse de son revolver. Il enfonça la partie gauche de la porte d’un coup de pied et tendit aussitôt son arme face à lui.
Il n’y avait rien d’autre derrière la porte qu’un impressionnant étalage de livre, recouvrant deux des quatre murs de la bibliothèque. Leydecker estima à plusieurs centaines le nombre d’ouvrages présents, et, du coin de l’œil, aperçut quelques titres, tel le livre des morts, le Necronomicon, Le Zophar Azerath et de nombreux autres livres et manuels de sorcellerie qu’il avait apprit à connaître. Sur le mur à sa gauche s’étendait un long miroir encadré d’une dorure aux motifs qui lui donnèrent la chair de poule, et, sur le mur face à lui, se découpait une nouvelle porte.
C’est vers cette dernière qu’il se dirigeait, l’arme toujours pointée vers le sol, lorsqu’un mouvement à sa gauche captura sa vision. Il pivota, arme braquée, et ne vit que son reflet qui le braquait. Une fine pellicule de sueur commençait à lui couler le long de la nuque et des bras. Il reprit lentement son chemin, quand il vit à nouveau un mouvement du coin de l’œil. En tournant une nouvelle fois la tête vers le grand miroir, il vit son reflet qui lui souriait. Incrédule, il le vit ensuite lever sa propre arme et la tendre vers lui, alors que ses bras à lui restaient pointés vers le sol.
-Saloperie de sorcière, grogna-t-il avant de se laisser tomber sur la moquette.
Pendant sa chute, il tira deux balles vers son reflet, se creusant un trou dans le front. La deuxième balle fit voler le miroir en éclats. Les deux détonations furent brèves et sonores. Sur l’un des morceaux de verre qui volaient tout autour de lui, il vit très nettement son doigt sur la gâchette.
En se relevant, Leydecker constata avec un mélange de curiosité et d’effroi que derrière le miroir était accrochée une longue fresque, dont les scènes lui donnèrent la nausée. Il repensa brièvement aux histoire de Lovecraft, dans lesquelles des hommes confrontées à des visions d’horreur sombraient irrémédiablement dans la folie.
Au prix d’un gros effort, il parvint à détacher son regard des images affreuses dessinées sur le tissu mural, et reprit son chemin vers la porte. Derrière, un escalier en colimaçon s’enfonçait dans des profondeurs qu’il n’osait évaluer. Lorsqu’ enfin son pied quitta la dernière marche, il était dans une vaste salle qui tenait plus d’une caverne. Les murs et le haut plafond de pierre étaient grossièrement taillés, et des torches brûlaient à intervalle régulier. Leydecker avança le long du corridor naturel sur une centaine de mètres, jusqu’à ce que la lumière devienne plus vive.
Face à lui, une demi-douzaine de femmes en robes noires psalmodiait quelque étrange incantation, autour d’un gigantesque brasier vert. Il les observa un moment, sentant une terreur insidieuse le gagner, envisageant même de repartir et d’appeler des renforts, lorsque la litanie des sorcières s’arrêta soudainement. Une voix s’éleva du centre des silhouettes sombres :
-Mes sœurs, nous avons un visiteur.
Six magnifiques visages se tournèrent à l’unisson vers lui, tandis que douze yeux verts se posaient sur les siens. Leydecker se sentit aussitôt gagné d’une étrange torpeur. Il vit les sorcières s’avancer vers lui, et constata, horrifié, qu’il ne pouvait plus faire un geste.
L’une des femmes se pencha en avant, et il sentit sa langue dans le pavillon de son oreille, tandis qu’une autre faisait langoureusement glisser sa main le long de son bas-ventre.
-Bienvenue, inspecteur, vous qui avez tué nombre d’entre nous. Partagerez-vous notre repas ? fit l’une d’elle en tendant la main à sa gauche.
La tête de Leydecker se tourna dans la direction indiquée, et il vit un homme nu, le ventre ouvert en deux du nombril à la gorge, ses côtes ressortant de l’entaille. Il crût qu’il allait vomir, mais sa tête repris aussitôt sa place précédente.
Une autre sorcière s’avança vers lui, et fit glisser sa langue entre ses lèvres ; il eut l’impression d’avoir un serpent dans la bouche, et voulut hurler. Ce qu’il ne pouvait pas faire.
Alors que la sorcière l’embrassait lascivement, il vit son visage si beau et si jeune prendre une seconde l’aspect du vieux parchemin, et crut même voir un trou dans sa joue. Les yeux écarquillés, il fit appel à toute sa volonté, et parvint enfin à bouger un bras.
Il frappa la sorcière au visage, l’écartant, et bondit en arrière. Les sœurs de la chair le regardaient, amusées, et celle qu’il avait frappé, probablement Cordélia Bowers, essuya distraitement le filet de sang qui lui coulait du nez.
Du coin de l’œil, Leydecker vit une porte, à sa droite. Sans réfléchir, il y courut, l’ouvrit à la volée et la referma derrière lui. De l’autre côté, les sorcières riaient.
Terrorisé, il se mit à courir le long d’un interminable couloir, jusqu’à une autre porte, qu’il franchit toujours sans réfléchir. Son arme semblait peser des tonnes, et sa bouche était emplie d’un goût de sang.
De l’autre côté de cette porte, il déboucha dans une petite pièce. Face à lui, à travers une vitre, il vit la bibliothèque par laquelle il était passé.
Soudain, apparut de l’autre côté de la vitre l’inspecteur Angus Leydecker. Il marchait comme lui-même avait marché seulement quelques minutes auparavant, l’arme baissée vers le sol. Leydecker se regarda avancer, quand, au bout d’un moment, l’autre lui se tourna vers le miroir, une expression de surprise sur le visage. Au même moment, Leydecker sentit ses bras se lever. L’autre Leydecker, celui de l’autre côté du miroir, murmura « saloperie de sorcière ! » et se jeta au sol, tandis qu’Angus essayait de stopper ses bras.
La détonation qui le tua fut brève et sonore.

AtomiX-BreezeR
AtomiX-BreezeR
Niveau 10
16 octobre 2005 à 23:31:38

Libre comme l´air dans la boite crânienne de Vierax :ok:

chocobo3
chocobo3
Niveau 10
16 octobre 2005 à 23:32:49

Oula :lol:
Alors on a vraiment toute liberté :rire:

Bah tant mieux, j´ai commencé un texte^^

[sheena20]
[sheena20]
Niveau 7
16 octobre 2005 à 23:39:04

Je viens de terminer de lire la fic de hobbit et vraiment, une fois de plus je suis sous le charme :lol: Ca deviens lassant de toujours lui jeter des fleurs non? :o)) mais bon, tu les mérite aussi ^^ J´adore la fin, c´est vraiment bien trouvé :oui: tout simplement génial le pti hobbit poilu, comme d´hab ^^

chocobo3
chocobo3
Niveau 10
16 octobre 2005 à 23:47:55

Je lirais surement ton texte dans la soirée hobbit :ok:

ptit-hobbit
ptit-hobbit
Niveau 10
16 octobre 2005 à 23:59:56

Merci sheena (et chocobo), mais tant que je suis la, je voudrais en profiter pour remettre les choses a leur place : faut arreter de croire tout ce qu´on dit, toutes les rumeurs et autre : tous les hobbits ne sont pas poilus! :snif: J´ai pour ma part une pilosité fort bien proportionnée, et qui tient chaud a mes petons :nah:
:dehors:
(ah oui, tous les hobbits ne sont pas joufflus non plus)

chocobo3
chocobo3
Niveau 10
17 octobre 2005 à 00:11:34

Lol en tout cas je viens de lire ta nouvelle, et ca m´as vraiment bien plu :)
Tu écris drolement bien mon petit hobbit^^

Sinon, j´ai juste eu un peu de mal avec la chute.
Le type dans le mirroir, c´est le "vrai" inspecteur?
Il revient dans le passé?
Se dédouble?
Ou simplement, faut pas cherché plus loin que: c´est de la magie :p)

:question:

Barbote
Barbote
Niveau 3
17 octobre 2005 à 00:14:12

Il dort jamais Chocobo.^^

C´est une bonne idée de topic, et faudra que je lise la petite nouvelle. :)

Seskoisa
Seskoisa
Niveau 10
17 octobre 2005 à 00:16:25

(C´est moi la Barbote :) )

chocobo3
chocobo3
Niveau 10
17 octobre 2005 à 00:32:50

Bah euhh si je dors!
Le truc c´est que quand les gens dorme, moi je me lève, et pis bah quand i se réveille, moi je vais me coucher :o))

chocobo3
chocobo3
Niveau 10
17 octobre 2005 à 01:28:39

Halloween.

14 septembre 1989.
Banlieue de New-York.
Entre deux maisons typiquement américaines.

-Le voilà ! Vite cache-toi !
Les deux garçons se trouvant dans un des nombreux jardins du village, se dissimulèrent chacun dans un coin. Le plus grand se cacha derrière l’abri de jardin. L’autre, nettement plus petit, de taille tout du moins, choisis un recoin formé par l’intersection de deux des murs de la grande maison.
-Oublie pas, chuchota le plus grand, dés qu’il arrive, on lui fait la peur de sa vie !
L’autre répondit positivement d’un signe de tête.
Les deux garçons abaissèrent sur leur visage leur masque d’Halloween.

-Tain…Mais ils sont ou ces deux cons… ?! Jura un jeune homme plutôt grand, a l’allure sportive.
Le jeune homme en question s’appelait Scott Trimmers.
Un garçon du quartier, issu de famille aisée, enfin du quartier quoi.
Sa mémoire était loin d’être son point fort, mais pourtant, il était sur que c’était ici et nul part ailleurs qu’il avait rendez-vous.
-Mais c’est pas possible ça…Pour une fois que j’suis à l’heure…
Scott avait la fâcheuse habitude de parler tout seul. Ses amis s’y étaient vite habitué, mais pour les inconnus, ça pouvait choquer.
Cette fois-ci, il n’eu pas le temps de se parler à lui-même bien longtemps.

Dracula surgit du recoin du mur, tandis qu’une momie sortit en criant de l’abri de jardin.
Cette même momie se jeta sur Scott.
D’un réflexe assez impressionnant, il lui décocha une droite que la momie allait mettre du temps a oublié…Ce coup figea notre apprenti Dracula sur place.
-Putain mais t’es con ou quoi ?! S’exclama la momie en regardant Scott d’un regard noir.
-…Lary…Vous m’avez fais flipper ! Dis Scott comme pour s’excuser.
-Ouais bah c’était le but…Répondis Lary en se frottant la joue.
Le regard de Scott se tourna alors vers le plus petit, Dracula.
-Bah alors Tom ? Toi aussi tu voulais me faire peur… ?
-Euhhh…Na…Na c’est Lary !! ! Répondis le plus petit l’air mal a l’aise.
-Ben voyons…Dis Lary en crashant par terre, signe chez lui d’une exaspération profonde.

Le trio venait de se réunir.
Ces trois la, était inséparable. Tom était le plus petit, il n’avait que douze ans, mais était déjà très mature pour son âge. C’est cette qualité qu’appréciait Scott chez lui.
Lary, lui, avait deux ans de plus. Ce qui ne l’empêchait pas d’être souvent bien moins réfléchit que Tom…Au grand désespoir de Scott d’ailleurs…
Celui-ci et ses seize printemps était le plus âgé.
Le jour tant attendu était enfin arrivé.
Le 14. Halloween.
Chaque année, Scott, Lary et Tom allait de maison en maison, demandant, la plupart du temps gentiment, des bonbons, comme la tradition le veut.

14 septembre 1989.
Banlieue de New-York.
Dans un grenier.

Elle enleva le long drap qui cachait la cage au barreau métallique. Barreau qui semblait avoir été rongé. La pièce était plongé dans la pénombre la plus total si on excepte une bougie, qui éclairait d’une faible lueur les alentours.
-Comment va tu mon enfant… ? Tu as de la chance, aujourd’hui tu va avoir de la compagnie…Je pense que ça sera facile. Tu aime Halloween n’est ce pas ?
La vieille femme ne reçu comme réponse qu’un hurlement étouffé, qui paraissait presque humain.
Elle souffla la bougie et referma la porte.
Un second hurlement lugubre se fit entendre.
-Bientôt ma chérie…Bientôt…

Les trois ados marchait dans les rues du village.
Lary s’empiffrait de cochonneries tandis que Scott scrutait les alentours.
-Et maintenant, on va ou ? Questionna Tom.
-Et pourquoi pas la bas ! Répondis Lary en désignant une maison a l’écart du doigt.
-Mais…C’est chez la sorcière !! ! S’exclama Tom.
Lary pouffa de rire et Scott ne pu dissimuler son rictus.
-Si tu as peur, alors reste-la ! Dis Lary en se dirigeant vers la maison en question.
Scott et Lary s’apprêtèrent à sonné a la porte. Tom tentait, tant bien que mal, de retenir ses amis, sans succès.
Le petit avait une mine déconfite. Ce qui étonna Scott, il avait rarement vu Tom ainsi. C’était pas un peureux en temps normal…
C’est vrai que personne n’allait sonner à cette maison. Ce fut d’ailleurs l’argument ultime de Tom. Argument balayer d’un vulgaire :
-Bah, comme ça il y aura plus de bonbons ! De la part de Lary.
Scott bien qu’étonné par la réaction de Tom, suivit Lary.
Il est vrai que la vieille madame Myers était bizarre, mais bon, vu son age, elle ne risquait pas d’être dangereuse.
Le doigt encrassé de sucre de Lary appuya alors sur la sonnette.
Après quelque seconde d’attende, la porte s’ouvris.
Tom, qui se tenait à quelque mètre, reculât d’un bond quand madame Myers ouvris. A croire que la vision de cette femme le pétrifiait.

Tom se revoyait courir, enfant.
Ses souvenirs qu’il avait presque réussis a chasser de son esprit, revirent alors au galop.
Les images défilaient dans son crane.
Le grenier, la bougie, la cage…
Quand il sortit de sa torpeur, il était trop tard. Scott et Lary venaient de pénétrer dans l’antre de Myers…

Scott avait hésité quelque seconde, mais Lary, lui, avait sauté sur l’occasion.
Le seul mot « bonbon » enlevait chez lui le peu de réflexion dont il faisait preuve.
Donc quand madame Myers les avait invité à rentré a l’intérieur, ils rentrèrent, sans se poser trop de question.
De toute façon, cette vieille femme aurait-été incapable de faire de mal a une mouche…
-Je ne reçois pas beaucoup de visite…Je ne prépare donc pas mes bonbons…Ils sont à l’étage, suivez-moi. Dis la vieille femme en empruntant l’imposant escalier du hall.
-Euh, c’est qu’on ne voudrait pas vous déranger…Répondis Scott, prêt a tourner les talons.
Il reçu comme réponse un coup de pied de Lary. Celui-ci se précipita dans l’escalier.
Arrivé en haut, la femme les laissa passé devant elle.
Puis, plus rien. Le noir.

Quand il se réveilla, Scott avait la tête lourde.
Il essaya de bouger, en vain.
Il était attaché, en position de croix, dans une pièce sombre.
Après ces quelques instant d’inconscience, il repris totalement connaissance.
Ce qui s’imposa à sa vue lui arracha alors un cri d’horreur.
-Lary !! !
En face de lui, une cage métallique. A l’intérieur, Lary.
Nu comme un vers, il semblait complètement désorienté.
-Scott !! ! Aide-moi !! ! Supplia celui-ci.
-Je pense que dans la position ou il se trouve, il aurait dur de t’aider mon enfant…
Scott tourna la tête vers la voix.
Madame Myers se tenait à sa gauche, impassible.
Scott compris. Cette femme avait plus de force qui n’en a l’air…Pour réussir à l’attacher de la sorte…
Son regard se tourna alors machinalement vers Lary.
Il n’était pas seul dans la cage.
Une jeune fille, qui devait avoir son âge, lui tenait compagnie.
Enfin jeune fille…Ce qui ressemblait à une jeune fille…
Ces cheveux poisseux et ses dents qui semblaient tailladée lui donnaient presque une condition de monstres. Ses yeux semblaient animé par une folie dévastatrice.
-Je me demande ce qui est le plus horrible, être à ta place ou a la sienne ? Questionna Myers en éclatant de rire. D’un rire atroce et insoutenable.
-Vieille folle !! Se contenta de répondre Scott.
-Oui…je dois avoir sombré dans la folie depuis de nombreuse année, et ce spectacle me divertit. Je reviendrais pour te donné ton tour. Bon appétit mon ange. Susurra t’elle a l’oreille de la jeune fille avant de quitter la pièce.

Le spectacle qui s’offrit alors a Scott devint vite insoutenable.
Sous ses yeux, Lary était littéralement entrain de se faire bouffer vivant. Sans qu’il puisse rien y faire. La jeune fille elle, paraissait de plus en plus enjoué au fur et a mesure du repas.
Ses dents arrachaient la peau du pauvre Lary, qui commençait déjà a se résigné…
Une marre de sang ne tarda pas a apparaître.
S’en fut trop, Scott vomi une première fois.
Le repas fut long, et le sang giclait de plus belle a chaque morsure.
Scott, outré et complètement dépassé par l’horreur de la chose s’évanouis.

-Scott…Scott…Tu m’as demandé de te réveillé si tu t’étais assoupi, tu as rendez-vous avec Lary et Tom je crois. Dis sa mère en le sortant du lit.
L’adolescent considéra sa mère pendant quelque seconde.
-Quelque chose ne va pas Scott… ?
Celui-ci lui sauta au cou pour l’embrasser. Sa mère fut plus que surprise, ça fait en effet, bien des années qu’il n’avait plus fait cela.
Scott repris le dessus sur ses émotions.
-Alors comme ça, cette histoire que Tom m’as raconté il y a quelque temps…Ca serai…Vrai… ?
-Mais de quoi parle tu chéri ?
-De rien…De rien maman…Disons que j’ai fais un mauvais rêve, c’est tout.

Scott retomba sur son lit, épuisé et en sueur.
Ce rêve lui avait paru si réel…

14 septembre 1989.
Banlieue de New-York.
Entre deux maisons typiquement américaines.

-Bon qu’est ce qu’il fous ce con ! Ça fait une plombe qu’on l’attend ! Jura Lary.

FIN.

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