Voici une petite histoire courte (ma première), j´espère ne pas avoir laissé trop de fautes.
C´est une petite histoire à la première personne.
Si vous avez des commentaires, n´hésitez pas !
La fin n´est pas du tout prévisible, et c´est ce genre de petit délire que j´aime bien. ;)
J’ai mal au crâne, ma tête me tourne, j’ai envie de vomir, que m’est-t-il arrivé ?
Il fait noir, je ne vois rien dans cette obscurité...
Pas une lumière qui filtre, hummm je suis donc dans un lieu clos.
Je n’entends pas le moindre bruit, j’en déduis donc que je suis isolé dans une pièce.
Mais si là, mince, un bruit de pas, il vient vers moi ah nan mais je suis entravé en plus merdeeeuuu c’est mon jour de chance.
Et ce bruit juste à côté de moi, on me pique le bras là je… ‘bipbip bipbip’
Je me réveilla en sursaut, comme d’habitude le réveil vidait ses piles pour me tirer de ce vilain cauchemar. Et moi j’avais le regard vide, me repassant le film de cette nuit sans arrêt. Je réussis non sans peine à appuyer sur la touche ‘stop’ de mon esprit, le cauchemar s’arrêta pour cette fois. ‘La séance est terminée, le projectionniste a enfin arrêté cette foutue bobine’ pensais-je . Mes cheveux en batailles tombaient devant mes yeux, mes aisselles étaient semblables à un pétrolier qui dégazait de bon cœur, bref je vivais là les petites joies du matin. Celles qui te disent à leurs façons : Maintenant on attaque l’acte II, il faut se préparer pour la journée !
Cherchant à tâtons le bouton de ma lampe de chevet, je trouva errant sur ma couette une forme ressemblant à un t-shirt. ‘Biiipp ! Mauvaise pioche ! same player play again’ pensais-je. Après quelques hésitations l’interrupteur fut aux bout de mes petits doigts, le Saint Graal du réveil, et la lumière fut ! Ayant déjà récupéré une première pièce du puzzle, incarnée aujourd’hui par mon t-shirt, je me mis en quête du reste. Chaussette ? Ok repéré à 15H sous le banc de musculation. Caleçon ? Heu il est où lui… ? Ne voyant pas de caleçon je me mis en radar automatique, me remémorant mes dernières actions avant le grand sommeil… ‘Ahhh mais ouiiii ’ m’exclamais-je ! Le caleçon, je le porte déjà, j’ai dormis avec ! J’ai l’impression certains matins d’être comme ma 205 Diesel. Y’a un certain temps de pré-chauffage et si on tente n’importe quelle action celle-ci sera irrévocablement lié à un échec cuisant. Donc la première chose à ne pas faire, c’est de ne surtout pas réfléchir au réveil.
Quelques minutes plus tard, le Puzzle fut vite reconstitué une fois la pièce caleçon ‘retrouvée’. Enjambant les divers cds de musique qui jonchaient le sol de ma chambre avec la même attention que les cadavres de bouteilles un soir de beuverie. Car oui marcher sur une boite de cd c’est comme marcher sur une bouteille, on a un une chance sur deux pour se retrouver les quatre fers en l’air ! Terminant très rapidement cet interlude digne de Fort Boyard, je pris la direction des WC qui se trouvait 2 portes plus loin, pour réaliser la grande vidange du matin. Durant l’opération pipi, je regardais de façon nonchalant les derniers potins qui traînaient ici et là. Après un rapide contrôle quand à la présence du caleçon ‘ok il est toujours là’, et un intermède lavabo pour se laver les mains, je pris la direction de l’escalier. Ma Stargate à moi.
Descendant quatre à quatre l’escalier en bois qui relit mon monde à celui de ma famille. Enfourchant mes chaussons avec la même dextérité que ma 125. J’étais fin prêt pour attaquer la meilleure phase du matin, le petit déjeuner !
M’approchant dangereusement de la zone de ravitaillement, symbolisée chez moi par la cuisine. J’entendis dans un premier temps le son de la radio qui crachait ses réclames habituelles ‘5€ de réduction sur ma carte yahooo, avec Au..’ ‘FEU !! ’ s’écria ma mère !
J’eu le cœur qui ne fit qu’un tour, une odeur de fumé parvenait à mes sens sensoriels alors que je n’avais même pas levé le moindre petit orteil. Sortant de ma léthargie qui dura l’espace d’un instant, je me précipita vers la cuisine pensant que cela était une vieille blague pas drôle de ma mère. Genre ‘j’ai encore fait brûler le lait’. Mais en lieu et place d’une blague, je vis ma cuisine, mon chez moi en train d’être dévoré par les flammes ! Pensant a un mauvais rêve, la chaleur insupportable qui se dégagea de ce brasier me ramena à la réalité. Il n’y avait rien de drôle, j’étais là, planté comme un chien attaché à un arbre. Sauf que l’arbre c’était mes jambes et ma corde prenait la forme d’une peur indescriptible qui m’empêchait de bouger le moindre membre ! Mais d’un coup, je pris conscience que quelque chose clochait. La stupidité de cette situation au petit matin m’interloquait. Dès lors j’eu envie de vomir, je trouva la force pour m’agenouiller sur le sol, mes mains cramponnaient mon ventre qui désirait vomir toute mes entrailles. J’ai mal merde je ne comprends pas, il se passe quoi là ?? Pleurant de douleur je releva finalement la tête. Mes yeux aperçurent une poutre en bois qui s’était désolidarisée des murs et qui faisait route vers ma personne. ‘Ma journée est fichue’ pensais-je.
Mais au moment de l’impact, alors que l’écran devint noir, une gifle énorme me frappa au visage.
J’ouvris les yeux doucement, tout un brouhaha me parvenait aux oreilles, je ne comprenais pas. Doucement je commençais à réaliser dans ma tête… Sans dire un mot et tout sourire deux jolies infirmières venaient me délivrer de mes entraves, j’étais assis sur un fauteuil en bois. Le public était en liesse, j’avais toujours envie de vomir. Je fus installé délicatement par les deux infirmières dans un fauteuil en cuir, mon envie de vomir ne passa pas pour autant. Jetant ma tête en arrière les yeux grands ouverts, je fus éblouis par les spot-lights qui jonchaient le plafond telle une toile d’araignée. Je me remis donc correctement dans le siège. Lorsque ma tête revint en position ‘normal’, un homme vêtu d’un chouette costume bleu s’était installé dans le siège voisin et m’interpella. ‘Vous êtes le grand vainqueur de ce soir ! Votre cauchemar a passionné 8 millions de téléspectateurs !! Le coup du réveil banal qui tourne à un enfer infernal, il fallait y penser !! ’
En effet, je venais de participer à une nouvelle émission de télé-réalité. Le principe consiste à droguer un candidat pour qu’il fasse le cauchemar le plus fascinant et le plus réaliste possible. Grâce aux progrès technologiques, les téléspectateurs avaient une image parfaite de mes pensés. Ainsi après la séance les téléspectateurs votent par sms pour élire le meilleur cauchemar de la soirée et donc rendre son ‘heureux’ créateur plus riche de quelques millions d’un coup ! Chanter, c’est ringard ! En 2015 il faut bien ça pour amuser les foules…
L’émission se termina par une magnifique galette de ma part sur les chaussures du présentateur. Je venais de gagner mon billet pour le bêtisier de l’année.