J´espère que tu ne vas pas le prendre mal, mais j´ai retouché ton histoire à ma façon,tout en gardant des composantes de la tienne. Juste pour te montrer un exemple. Si cela peut apprendre des choses, tant mieux.
"Je me réveille tous les jours à la même heure. En face de mon lit, un grand miroir. En l’instant, je le fuis. Je plonge ma tête entre mes deux mains moites, puis après une longue inspiration, me lève puis m’habille.
La lumière illumine ma cellule étroite aux murs blancs, par l’entremise de la fenêtre inaccessible du haut plafond. Mon lit, le miroir, un petit meuble compensent la pièce. Lors des jours gris, cet endroit prend un tout autre aspect. Il devient lugubre, triste, accentue mes peurs.
Chaque jour, le manque de distraction fait que mon regard ne lui résiste pas longtemps. Mes yeux sont attirés comme des amants. Plus je résiste, plus j’ai l’impression d’être en manque. J’en souffre. Ce mélange d’exécration et de vénération me torture. Faible, je cède à la tentation. J’observe cet homme dans le miroir. Cheveux gras, drus, grisonnants ; des mèches brunes lui tombent sur son front ridé. Son nez busqué, disgracieux, ses joues creuses, son teint livide…A chaque fois, l’état de cet homme semble empirer. J’ai l’impression de regarder l’usure de la vieillesse, la naissance de la mort sur cet homme. Plus je reste à l’observer, plus il semble dépérir. Cela me donne l’impression d’être le responsable. En me faisant violence, j’arrive à me détacher du miroir. Je me jette sur le lit, m’allonge et ferme les yeux. Juré, demain, je ne regarderai pas."