Prologue:
Je me réveille. Un rapide coup d´oeil à la fenêtre, il est tôt. Très tôt. Je tente de me rendormir, mais ma mère me secoue, je me lève.
Après un petit déjeuner rapide, je cours m´habiller, si on peut appeler cela des habits. Nous sommes très pauvres, la vie est très dure aussi... Je dis au revoir à ma mère, l´embrasse, et je pars pour la grand-place du village.
Moi, je suis Jerakin. Je suis élevé seul par ma mère depuis ma naissance, il y a de ça 17 ans. Mon père aurait trouvé la mort dans une mystérieuse explosion. Mais ça, je ne veux pas le croire. La vie sur Amar, notre planète, est extrêmement difficile.
J´arrive à la grand-place, beaucoup sont déjà arrivés. Quelques minutes après, le temps de rêvasser d´une vie meilleure, nous partons aux mines, surveillé par quatre hommes armés. Nous sommes environs 30 jeunes gens, comme moi, tous du village, à partir pour cette dure journée de labeur.
Une heure de marche plus tard, on est arrivé. Chacun prend son outil, et nous voilà partis pour une longue journée...
Certains d´entre nous, faibles de nature, ne résistaient pas longtemps au rythme imposé par les gardes. Nous étions très mal traités, battus même quand on ne travaillait pas assez.
Alors que je taillais la roche de ma piolet, je m´arrêtai quelques secondes pour me reposer. Mes mains, pleines d´ampoules alors que nous ne travaillions que depuis une heure, me faisaient mal. Mon dos, qui commencçait à se vouter à force de travail, était un vrai supplice.
Malheur à moi que de m´être arrêté... Il ne fallu pas deux minutes pour qu´un garde m´interpelle, et s´approche de moi. J´avais peur. Il était là, grand, fort, menaçant, et moi j´étais tout petit à ses côtés. Il m´ordonna de le suivre.
Je fus conduisdans une sombre pièce, close et sans fenêtre. Le garde sortit et j´entendis un bruit de clef dans la serrure. J´étais enfermé.
Je me blottis dans un coin, pensant à ma mère... La reverrais-je? J´avais déjà vu beaucoup de jeunes gens être emmenés par des gardes, je ne les revis jamais plus...
Alors que je m´assoupissais, j´entendis des voix à travers la cloison. Je collai mon oreille pour entendre plus distinctement:
_ Bon, où on en est alors?
_La prochaine cargaison devrait arriver par vaisseau dans la semaine.
La prochaine cargaison? Mais quelle cargaison? Une cargaison de quoi? Pire, de qui?! Je n´eus pas le temps de réfléchir à ces questions, la serrure grinçat, et la porte s´ouvrit...