"- Elle s´apellait Sealiah. Elle était assise entre deux grands chênes et récitait une poêsie ravissante. Elle la murmurais d´un ton sourd et doux, ce qui attirait les oiseaux vers elle. Une magnifique mésange était perchée sur son épaule. Sealiah murmurait...
Ô grand défenseur, épargne nos arbres
Nos âmes, tes lames en ont fait des larmes
des étendues meurtrieres répandues en marbre
décimées les cimes à la lueur des armes
Une douce musique s´élevait de la brûme, quelques papillons aux ailes argentées, couleur améthyste tourbillonants autour.
Les papillons légendaires et leurs ailes ephemeres
virevoltent et se mouvoient d´une agilité
alliant amertume et haine envers ces gens amer
pillant leur pays, la faune, sans utilité
L´arbre respirait, faiblement mais respirait, psychiquement épuisé. Ses dorures parsemées de ces feuilles étrangères frémissaient à l´appel du vent.
Sealiah était là, assise, calme, et triste... elle écrivait son poême se demandant pourquoi les hommes étaient-ils si cruels avec la nature, nôtre dâme mère à tous.
Ses arbres se prosternent devant vos pieds
pour vous procurer des tonnes de papiers
des immeubles et maisons, des terrains de jeu
Mais l´arbre lui meurt et restera rageux
Cet arbre était vieux, il avait bientôt mille ans, et se sentait las... trés las. Il fléchissaient sous la colère, voulait tuer tous ces imbéciles humanoîdes détruisants ses semblables. Etais ce cela qu´avait voulu Dieu ? est ce une terre de destruction, loin de tout repos et de toute verdure ? étais ce son destin de mourir devant ces hommes se disant civilisés, se conduisant remarquablement moins bien que ces animaux, qui eux, connaissaient le respect ?
sans parler des Gouvernements, détruire la forêt amazonienne leur rapporterais beaucoup d´argent, comme leur société de consomation nous envoyant ses dechets immondes ! Est ce ceci la vie ? existe-il une terre géméllaire à la nôtre mais ou rêgnerait la joie, la vie, la vraie ?? ?
Cet arbre ne trouvait pas de réponses. C´est alors que Sealiah se mit à fredonner un petit air mélancolique. Elle était jolie avec ses deux nattes blondes, son petit sourire encore infantin et ses taches de rousseur. Elle se rendait ici, confiait ses problêmes à l´arbre tous les jours, et celui ci l´écoutait attentivement...
Elle cherchait l´espoir, le courage, savait trés bien que le seul moyen d´arrêter tout ça serait de se battre, et non d´être battue...
Monsieur les juré, si vous laissiez faire ces personnes leur travail, vous pourriez peut être sauver des enfants, des milliers d´arbres, les arbres vivent, comme nous !
A force de destruction afin de montrer nôtre puissance, nous avons oubliés ce qu´on est, un produit de la nature, nous sommes ici pour cohabiter avec elle ! Pas pour la détruire de manière exécrable afin d´assouvir les tristes besoins de nôtre cher président...
- Objection monsieur, vous blasphémez !
- Je blasphème, evidemment, vous pensez avoir vôtre conscience tranquille lorsque vous tués tout ce qui nous as permis maintenant d´avancer ? de connaître et apprendre la vie ? ça, c´est du blasphème ! Pas remettre en cause ce que fais Monsieur le Président, ceci s´apelle la liberté !
- Objection accordée ! dit le juge qui tenait l´audience. Veuillez sortir de la salle, l´audience est levée ! "
je sortais de la salle dépité, mais optimiste, attendant la délibération de l´affaire, qui me tenait vraiment à coeur. le juge donna raison à l´autre partie, l´arbre sera coupé dans 11 jours, le 17 octobre... monde de merde !