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Fic: A la recherche du temps perdu.

Ozmasquall
Ozmasquall
Niveau 10
15 septembre 2005 à 17:37:48

A la recherche du temps perdu.

Première partie.

Loin de la civilisation, loin des villes et des hommes, au cœur d’une forêt vierge, la petite cabane, reflétée par l’eau transparente d’un vasque, apparaissait comme un doux refuge, une halte pour randonneurs émérites. Cet endroit semblait inaccessible à tout genre humain ; qui aurait osé s’aventurer jusqu’ici ? Personne apparemment. Et pourtant quelqu’un l’avait fait. Quelqu’un était arrivé jusqu’ici, avait franchi ce promontoire rocheux qui cerclait la maison et se l’était approprié.
Ce site était paradisiaque. Une cascade alimentait le vasque qui se trouvait vraiment aux pieds de la petite demeure. Elle descendait tout droit du plus gros rocher surplombant le promontoire. Elle était vive et joyeuse, et sa présence rafraîchissait les lourdes soirées d’étés tropicales. Un ciel bleu sans moutonneux complétait ce tableau idyllique.
Sur les roches, des lianes et des myriades de plantes exotiques se suspendaient ; cela faisait penser à une immense chevelure verte, dans laquelle on avait mit des petites barrettes fleuries.
D’autre fleurs jonchaient le sol et formaient un tapis magnifique en couleurs.
Des chants d’oiseaux différents mais semblant s’accorder, venaient mettre en musique une note finale à ce spectacle extraordinaire. Il ne manquait rien à cette douceur de vivre. Il ne manquait plus rien qu’une vie humaine pour qui tout cela avait dû être destiné. Plus loin, on entendait d’autres bruits, plus fuyants mais présents eux aussi. D’autres chutes d’eau, des cris d’animaux, une autre vie, plus loin…C’était mystérieux, envoûtant. Un petit paradis perdu. Un paradis perdu qu’un homme avait trouvé.
Cet homme c’était Kenji Shinomori. Du haut de ses un mètre quatre-vingts et de ses dix-neuf ans, il croyait en cet instant, dominer le monde en ce lieu isolé. Ce paradis était pour lui, à lui maintenant. C’était aussi l’occasion de faire une trêve ; car ce jeune homme l’avait bien mérité.
Pourtant, son repos serait de courte durée, car non loin de là une jeune femme nommé Sugy allait changer le cours de sa vie.

Pour l’heure Sugy se désaltérait à l’eau douce et fraîche d’un ruisseau. Qui était-elle ? D’où venait-elle ? Questions sans réponses. Elle portait un pantalon corsaire sur lequel était ajusté une jupe blanche, qui elle-même portait plusieurs petits foulards flottants librement dans le vent. Elle semblait perdue, et cherchait vainement quelques indications qui lui ouvriraient un chemin à suivre. Elle paraissait bien innocente, mais en même temps on devinait un coté guerrier car elle portait à sa ceinture deux petites dagues blanches prêtes à sortir de leur fourreau de cuir noir à la première occasion. Sa démarche était féline et son regard aussi. Elle n’avançait pas tranquille dans cette forêt ; elle devinait quelques dangers imminents…
Son instinct ne l’a trompait pas, car droit devant elle, elle senti une présence.
D’énormes séquoias immobiles pointaient leurs branches vers le ciel. Autour d’eux, s’entremêlait lianes, fougères, herbes de toutes sortes ; et dans cet amas de nature verte, quelque chose bougeait, quelque chose guettait. La jeune fille s’arrêta net. Sans bouger, elle écoutait, attendait un signe de ce qui lui semblait maintenant être dangereux.
En face, quelqu’un ou quelque chose l’observait. Tout à coup le cœur de la forêt cessa de battre, plus aucun bruit n’arrivait à ses oreilles, l’air devint plus oppressant. Soudain, le soleil transperça la forêt et vint, aveugler une fraction de seconde la jeune femme pétrifiée. Une fraction de seconde encore, et c’est la nuit qui sembla fondre sur elle. Une ombre qui lui paru gigantesque bondit brutalement. Une ombre lourde et terrifiante…Un léopard. La jeune fille se débattit de son mieux ; la bête ne lui paru pas d’emblée cent pour cent agressive, lui laissant l’opportunité de s’emparer d’une de ses dagues, et de toutes ses forces, ce qui n’était encore qu’une enfant, bloqua la mâchoire de la bête avec son arme ; celle ci rugissait sur ce pauvre petit corps, certainement condamné à la mort. Car si la mâchoire de l’animal était neutralisée ses pattes puissantes laisseraient sans doute des traces ; sans parler de son poids sur la jeune fille…Sugy criait, se débattait, hurlait de douleur en pensant que peut être quelqu’un entendrait ses appels au secours. Elle se débattait davantage, elle ne voulait pas mourir, elle n’était pas venue pour ça. Autour d’elle, des volatiles poussaient des cris qui lui semblait être des gémissements, des plaintes. Mais elle préféra prendre ça pour des encouragements. C’est alors que se produisit l’imprévisible ; subitement la bête roula sur son flanc et dégagea ainsi Sugy d’une étreinte qui lui aurait été fatale.
Dans l’air siffla une lame. Elle brillait dans l’espace, sur le sol, le sang du léopard se répandait doucement. Sugy tenta de se relever péniblement encore cassée de ce corps à corps brutal.
Devant elle, se tenait un homme. Dans sa main, l’arme qui l’avait sauvé du pire. Le sang de l’animal y était encore collé. L’homme l’essuya aux herbes folles et la remit à sa place. Il tendit une longue et belle main à Sugy, il était beau. Ses cheveux couleur de jais, hérissés en pique, lui donnait un air d’extraterrestre.
Il portait un costume de samouraï, et tout de sa personne mit la jeune fille en confiance. D’ailleurs ne venait-il pas de lui sauver la vie. Lui, la détaillait d’un regard circonspect tout en gardant sa main dans la sienne. Il comprit tout à coup qu’il ne serait pas seul ce soir dans son petit paradis perdu. Il lui sourit, elle lui répondit timidement. Maintenant il fallait panser les blessures.
- « Venez, lui dit-il. »
Et la voyant au bord du malaise, il la souleva et la porta dans ses bras.

Elle portait encore sur elle l’odeur de la bête. Elle était légère comme une plume. Ses cheveux retenus par un bandana blanc et rose sentait le jasmin. Elle portait des bottes en cuir brin qui lui montaient jusqu’à mi-mollets et laissait apparaître un peu de ses jambes. Il les devinait bien dessinées et musclées juste ce qu’il fallait ; certainement par quelques entraînements. Elle avait fermé les yeux et s’était laissée emporter dans cet endroit encore inconnu d’elle. Elle s’abandonna tout à coup à ces bras puissants qui la portaient et s’endormi pour un court moment. Le déplacement fut rapide car il n’y avait pas deux cent mètres entre la cabane et le lieu où Kenji avait sauvé Sugy d’une mort certaine.

Il arrivèrent à la cabane, celle ci était déjà mordorée par le soleil couchant. Kenji avait perdu la notion du temps ici. Il se fiait désormais à son instinct naturel, le soleil, les animaux de la forêt lui indiquaient l’heure qu’il était.
La cabane était petite mais confortable, enfin presque confortable. Quand Kenji y était arrivé, il n’y avait trouvé qu’une vieille paillasse, des restes de feux dans la cheminée ; celle ci était petite mais elle permettait à Kenji de pouvoir griller sa nourriture, et d’être au sec par temps de pluie. Lui, il avait construit de ses mains la table qui s’y trouvait à présent ainsi que les deux chaises et le lit. Tout était fait en bambou, l’assemblage, il l’avait fait avec des lianes solides, qui, en séchant avait resserré les bois comme aurait fait un étau. Kenji déposa doucement Sugy sur le lit et entreprit de soigner ses blessures.
- Je vais vous appliquer ces feuilles, cela va cicatriser vos blessures en une nuit ; demain je vous ferai un autre pansement et dans deux à trois jours il n’y paraîtra plus.
- Je vais donc rester avec vous tout ce temps ?
- Vous n’êtes pas obligée mais à votre place…
- Oui à ma place ?
- Et bien moi je resterais surtout que j’ai pour ce soir un repas de roi ; mais je n’ai pas de reine avec qui le partager.
- Dans ce cas, lui dit-elle un peu gênée. Et pour dormir ? Continua t-elle ironique.
- Et bien…Euh…Je vous laisse la chambre et je prendrai le canapé.
- Quel canapé ? S’esclaffa t-elle ( Son rire était comme la cascade, vif et joyeux.)
- Celui ci, et il lui montra du doigt le hamac qu’il avait fabriqué avec une peau. Celui ci était suspendu entre deux arbres, se balançait sous la brise du soir.
- Mais vous n’y pensez pas, lui dit-elle, la nuit, les bêtes sauvages, les moustiques…
- Ne vous inquiétez pas pour ça. J’allume tous les soirs des feux que j’entretiens au gré de mes réveilles nocturnes. Jamais une bête ne s’est approchée à moins de cinquante mètres.
- Si vous y tenez, et elle céda à sa proposition.

Pendant qu’il la soignait, elle l’observait du coin de l’œil. Il était adroit, on voyait bien qu’il avait déjà dû faire ces gestes des dizaines et peut être des centaines de fois. Ses mains étaient magnifiques. Elle n’aurait jamais dans ses rêves, souhaiter meilleur et plus beau médecin.
- Vous m’avez sauvé, lui glissa t-elle doucement à l’oreille.
Il s’en troubla et lui répondis du tac o tac.
- Il manquait cette peau de léopard à ma collection, je rêvais d’un nouveau costume depuis si longtemps…
Sugy rit encore. Il aimait son rire.
- D’ailleurs, lui fit-il, je vais aller la chercher avant que de sals rapaces ne viennent me l’abîmer. Et tout de go il partit en courant. Il paraissait s’envoler dans les airs.
Elle n’eut pas peur pour lui et s’en étonna. Elle balada son regard dans la maison tout était vraiment dépouillé à l’intérieur, mais quand on mettait son nez à la fenêtre on ne regrettait plus le confort lointain des villes, on savourait des yeux. Elle savait déjà où elle se baignerait demain. La maison avait beau être dénuée de tout confort, elle n’était pas triste. Sur la table, dans des feuilles énormes, Kenji avait déposé des fruits exotiques. Il y avait à terre il est vrai, une peau de bête. C’était très doux mais elle ne voyait pas de quel animal il pouvait s’agir. Elle avait eut à peine le temps de rêvasser que Kenji était déjà de retour le léopard sur le dos. Elle sortit en criant.
- Mais qu’allez vous en faire ?
- Le manger, lui dit-il en riant.
Elle prit cet aveu très au sérieux car elle le vit commencer à dépecer la bête.
- Il faut le faire pendant qu’elle n’est pas refroidie pour de bon, lui lança t-il amusé.
C’était trop insoutenable et elle détourna son regard dans ses mains. Elle s’allongea sur le lit d’herbes douces et s’endormit. Quand elle se réveilla il faisait presque nuit. Le ciel était passé du orange au rose, du rose au violacé, du violacé au bleu foncé, et enfin du bleu foncé au noir d’ébène. Des étoiles apparurent, parsemées sur le grand voile de Nyx. Elles brillaient comme jamais Sugy ne les avait vues briller à la ville. La forêt se mit à parler mille langages. Les oiseaux se taisant avec le soir, c’était désormais d’autres bruits qui prenaient le relais. Des bruits, des cris, que seul Kenji pouvait comprendre ce soir. Elle se sentit tout à coup très seule. Son sauveur n’était pas là et elle ne savait pas comment l’appeler, ils avaient oublié de se présenter. Elle prit peur, et en sortant elle s’écria.
- Ohé monsieur, où êtes vous ? S’il vous plait, répondez moi.
Une autre voix lui répondit rapidement.
- Ne criez pas si fort vous allez réveiller les voisins.
Elle fut tout de suite rassurée et rit encore de la réplique de son hôte.
- mais comment vous appelez vous en fait ?
- Kenji, et vous ?
- Sugy.
- Enchanté dire t-ils en cœur.
Kenji avait préparé un repas que Sugy trouva extraordinaire. Il avait coupé en petit morceaux, après l’avoir fait griller, un serpent dénommé crotale. Il avait présenté le reptile sur des feuilles de nénuphars, la chaire en était très fine et Sugy se régala de ce plat subtil. Il avait aussi préparé du poisson pêché le matin même. Tout en mangeant ils commençaient à faire connaissance.
- D’où venez vous ? La questionna Sugy.
- D’une contrée lointaine. Après avoir perdu mes parents à l’âge de six ans lors d’un règlement de comptes , je fus recueilli par Sasuké maître d’art martiaux et grand samouraï.
Il m’apprit durant dix ans l’art de combattre et de me défendre. J’étais à ses ordres et à son service. Quand je manifestais l’envie de partir pour voler de mes propres ailes, il me l’interdisait. Il prétextait que je tomberais aux mains de camps adverses, et qu’ils me feraient faire n’importe quoi.
Las de cet enfermement physique et moral un jour je pris la fuite. Mon maître avait raison, j’entrai très vite dans une bande de vauriens. Solitaire et affamé, je n’avais pas d’autres choix que de les suivre. C’était ça ou bien rejoindre Sasuké. Je me battais et tuais plus par besoin que par envie. Nous vivions de petits larcins ; un jour ne me supportant plus dans ce rôle de dévoyé, je pris de nouveau la fuite. J’avais besoin de paix intérieur, d’équilibre. Le goût du sang m’écœurait. J’avais envie de combats loyaux. C’est ainsi que j’ai erré pendant des mois, seul, privé de tout. Je cherchais un paradis lointain.
Quand je suis arrivé ici, j’ai cru l’avoir trouvé. Je suis là depuis deux ans environs, mais je sais qu’un jour il me faudra repartir et accomplir ma mission.
- Quelle mission ? S’étonna Sugy.
- Celle pour laquelle je suis destiné. Je suis sûr que j’ai un travail à accomplir, un travail pas comme les autres. J’attend un signe et je crois que votre arrivée n’est pas un hasard. Vous n’êtes pas là pour rien c’est évident. Voilà vous savez tout, Enfin, ce qui est bon pour vous de savoir dans l’immédiat. Et vous Sugy ?
Sugy l’avait écouté tout en savourant le repas si joliment préparé.
- Avant toutes choses, répondit-elle, je voudrais vous féliciter pour vos talents de cordon bleu, je ne connais pas un homme sur cette terre qui cuisine le serpent comme vous.

Ozmasquall
Ozmasquall
Niveau 10
14 octobre 2005 à 21:41:54

Khlaine regardait DragonNoir et Sephira entrer dans cette forêt, verte et abondante. Qu’allaient-ils y trouver, en reviendraient-ils ? Quels dangers n’y avaient-ils pas là-bas, cachés sous toutes ces plantes luxuriantes. Pour l’instant Khlaine voulait rester positif, car le moral de Saku en dépendait. Bien que très lasse elle souriait de temps en temps et affirmait pouvoir se lever. Khlaine n’était pas d’accord. C’était trop tôt.
- Nous venons juste de te faire une attelle et tu es encore fébrile Saku, tiens toi calme. Ecoute je vais essayer de prendre un ou deux poissons et de trouver quelques fruits mûrs. ( Mangue, coco, ou peut être des petits fruits sauvages, que l’on trouve sur certains arbustes.)
- Ne pars pas trop loin, lui conseilla Saku.
Elle ne voulait pas se retrouver trop éloignée de son ami. Blessée elle était tout à coup apeurée à l’idée de ne pas pouvoir se défendre devant un danger, elle qui pourtant est si bonne guerrière.
Elle décida d’obéir à son compagnon et se laissa aller au doux rayons du soleil, en ce matin ; porteur de grandes décisions. On était au printemps, ce n’était pas le froid qui leur rendrait la vie difficile…Peut être les pluies. En tout cas la priorité pour Saku c’était de reprendre des forces ; se nourrir correctement. Préparer un habitat de fortune, où ils seraient à l’abri des vents, et des dangers perpétués bien sûr, par les animaux sauvages et sans doute affamés.
Khlaine en courrant comme un fou avec piqué au bout d’un long bâton, un poisson blanc comme le sable, dont la chaire semblait fine, sorti sa camarade de ses pensées. Ils avaient envie de croquer, tous les deux dans ce beau poisson.
Ils firent un petit jeu, et mirent le poisson à dorer doucement. Il eut un goût de cendre de bois, ce fut très agréable à manger bien qu’un peu salé.
Ils espéraient que DragonNoir et Sephira leurs ramèneraient des histoires de sources existantes, de lieux habitables, et peut être habités. Tout à coup Saku, déclara à son camarade : ce poisson me donne de drôles de visions, ne serait-ce pas un mauvais coup de ta part, khlaine ? Je connais tes plaisanteries douteuses, qu’as tu mit dans le poisson ?
- Et bien, rien de bien méchant, juste histoire que tu restes zen malgré tes blessures et que tu rêves à ta nouvelle garde robes !…
- Mais tu es fou, cria Saku.
- Oui, répondit Khlaine lui aussi touché par ce pouvoir inattendu. Fou de toi !…
- Cela suffit, lui supplie Saku ; qui n’était plus dans son état normal…Je te déteste…
- Oh oui !… Oui, cria Khlaine euphorique.
Leur différent ne dura pas longtemps car soudain ils leur sembla qu’un aéronef passait dans le ciel. Khlaine et Saku se mirent à courir en agitant les bras et en hurlant : « Ohé, ohé du bateau ! » On aurait dit deux marionnettes désarticulées. Mais tout à coup l’aéronef, qui n’était que le fruit de leur imagination, disparu, à l’horizon. Puis, une voix connue, derrière eux se fit entendre. « Mais qu’est ce que vous prend, vous êtes fous de hurler ainsi ; voulez-vous qu’on nous repère, ou quoi ? C’était DragonNoir.
- Bah bien sûr qu’on veut être repérés !… Dirent en cœur Khlaine et Saku.
- Vous avez mangé du lion ou quoi ?
- Non, simplement un beau poisson blanc et délicieux de surcroît, mais il nous a fait un drôle d’effet.
- Quel effet, interrogea DragonNoir ?
- On a vu un aéronef, et Khaine m’a dit qu’il était fou de moi, murmura Saku.
- Et bien c’est du propre, s’esclaffa Sephira. Bravo !… Vous ne vous gênez pas dés qu’on a le dos tourné « vous deux ».
DragonNoir regarda le reste du repas et sourit…
- Ce poisson que vous mangez, les copains, n’est autre, que « l’ange fou », redouté et en même temps, désiré, « des pêcheurs en général ». Cette bestiole n’est qu’à consommer, qu’en cas extrêmement rares. Entre amis et non pas en égoïstes comme vous hein !…
- Mais on avait faim, soupira Saku, très faim.
- En tout cas pendant que vous faisiez votre petit rave-partie, nous avons découvert des choses bien plus saines et plus intéressantes que votre « ange des mers ».
- Et quoi donc ? demanda Khlaine.
- Nous avons trouvé rivières, promontoires, eau potable, fleuves, habitation de rêve, deux êtres de rêves ; enfin tout pour former une nouvelle troupe de « rêve ». En tout cas nous sommes conviés à dîner ce soir ; alors arrangeons un peu notre aspect physique. Toi Saku nous t’aiderons à marcher en te fabriquant deux jolies petites béquilles.
- D’accord, acquiesça t-elle.
- Vous allez découvrir un joli paradis perdu mais « Top secret ». Vous savez, dit DragonNoir, nous ne sommes pas arrivés là par hasard tous les quatre et les deux autres non plus « au fait lui s’appelle Kenji et elle Sugy », un beau petit couple en fait, quelque part nos destins vont se rejoindrent, vous verrez !… En attendant, partons, j’ai une faim de loup, souffla DragonNoir tout en prenant le bras de Saku et de Sephira.
Khlaine aidait aussi à soutenir Saku. Ils disparurent dans la forêt ; une nouvelle fois le soleil se couchait, et rien n’était meilleur, que ça, et de se savoir bientôt en autre compagnie, aussi agréable que la présence du soleil, sans doute.

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