
nouveau petit texte, pas super mais bon, je l´avait écrit alors autant le poster...
Kima attendit patiemment que les dernières lumières soient éteintes, puis elle attendit encore. Comme à chaque fois, elle regardait le ciel, allongée sur le toit. Il n’y avait pas un seul nuage, la nuit était calme, pas même un souffle de vent ne venait troubler le silence. Kima avait l’habitude de ce genre d’attente, car après tout c’était son métier. Pourtant elle sentait quelque chose d’étrange. En outre, elle ne parvenait pas à se souvenir du visage de son employeur, ni de la somme qu’il lui avait promise. Kima avait une excellente mémoire. Ne pas se souvenir de ces choses l’ennuyai mais elle se dit que cela lui reviendrai bientôt.
Cependant il y avait autre chose de plus troublant encore, et l’impossibilité d’en déterminer l’origine l’agaçais. Finalement elle décida de ne pas attendre plus longtemps et de faire ce pourquoi elle était là pour pouvoir aller dormir et oublier ses soucis. Elle se leva et sauta souplement dans la rue. Elle atterrit presque sans bruit sur les pavés. N’importe quel humain se serait sans doute cassé une jambe en sautant d’une telle hauteur mais Kima possédait les étonnantes capacités des elfes noirs, dons que lui avait transmit sa mère.
Dans la rue, pourtant éclairée, la jeune femme était comme une ombre dans l’obscurité, avec ses vêtements noirs et sa peau sombre.
Elle traversa la rue et se tint devant la porte d’une maison. Elle examina la serrure un instant puis sortit un trousseau de clés. Elle en choisi une et la glissa dans la serrure sans parvenir à l’ouvrir. Elle choisi une autre clé et cette fois la porte s’ouvrit. Une fois à l’intérieur elle attendit quelques minutes, immobile, pour être sûre que le propriétaire n’avait pas été réveillé par le peu de bruit qu’avait faire le verrou. Satisfaite, elle traversa le salon. Son excellente vision lui permettait de voir sans problème. Elle regarda rapidement la pièce ou elle était : le mobilier montrait que le propriétaire vivait avec une certaine aisance, probablement un marchand qui avait assez bien réussi.
Sans comprendre pourquoi, Kima sentit son malaise s’accentuer. Elle s’immobilisa à nouveau pour examiner plus en détail afin de trouver l’origine de son trouble, en vain. Elle se résolu à en finir rapidement pour pouvoir oublier tout ca. Elle gravit les marches de l’escalier, sentant que son sang froid habituel lui échappait. Elle s’arrêta une nouvelle fois pour se calmer puis entra avec précaution dans la chambre. Il n’y avait pour tout bruit que le souffle régulier de la personne endormie. Kima en déduisit qu’il devait s’agir d’une femme au vu des formes et de la longue chevelure sombre. Elle ne pouvait voir son visage, ce qui l’arrangeait. En effet, elle évitait autant que possible de voir le visage de ses victimes pour ne pas que le souvenir de ceux-ci ne la hante par la suite. Stoïque, Kima sortit sans bruit sa dague de son fourreau. D’un geste vif, elle enfonça la lame dans la gorge de la femme qui mourut dans un gargouillis écarlate. Sa tête roula sur le coté mais Kima détourna les yeux pour ne pas la regarder. Elle se sentait bizarre, comme si une brise glacée traversait son corps. Kima essuya sa dague sur les draps, la rangea et redescendit l’escalier. Dans le salon, elle fut soudainement prise de vertige. Elle ferma les yeux un instant et les rouvrit lorsque que son mal sembla se dissiper. Alors elle vit ce qui la troublait depuis plusieurs heures. Le mobilier assez chic avait fait place et quelques meubles délabrés, les murs recouverts de diverses décorations étaient à présents nus. Elle se souvint alors qu’a cet endroit il n’y avait jamais eut de belle maison, seulement une vieille bâtisse abandonnée depuis des années. Et pourtant elle n’avait pas rêvé.
Kima sentit la peur l’envahir. Elle se précipita sans discrétion à l’étage, poussa la porte moisie et pénétra à nouveau dans la chambre. Il n’y avait ni le lit ni le corps de sa victime, uniquement une couche de poussière sur le sol. Elle sentit alors quelque chose de chaud dans son cou. Elle y porta sa main et la retira couverte d’un liquide écarlate. Elle voulu parler mais il ne se produisit qu’un gargouillement. Ses yeux s’arrondirent lorsqu’elle se rendit compte qu’il s’agissait de son propre sang, s’échappant par une plaie béante à sa gorge. Ses membres faiblirent et elle tomba sur le sol. Sa vue se troubla pour ensuite s’éteindre totalement lorsque la vie l’abandonna.
Ce qu’elle ne vit pas, c’est qu’une silhouette indescriptible se trouvait derrière elle en souriant. Le démon éclata d’un rire froid et laissa le corps de la jeune femme pour aller s’amuser avec d’autres mortels.
