Salut, une fiction sur l´univers des films Alien 
J´ai également d´autres fic sur mon site : http://kidlogis.com/predalia/dotclear
Je me laissais dériver au gré des flots, immobile tel un morceau de bois mort, le regard perdu dans les étoiles. Mon esprit se noyait dans l’immensité glaciale qui m’entourait. Je flottais si bien que je crus décoller juste au dessus de la surface de l’eau, aspiré par le vide sinistre de l’espace, la mort se paraît de magnifiques étoiles pour m’aspirer dans sa toile céleste. En réalisant ceci, mes mains tentèrent de s’agripper à l’eau qui glissa aussi rapidement que mon espoir. Ouvrant une large gueule, aucun cri ne s’échappa lorsque je voulus hurler…
La douleur remplaça l’angoisse qui m’avait envahi. Je détestais être tiré si brutalement de mon sommeil. Il fallait mieux pour le responsable qu’il ait vite fuit. Un filet de sang flottait au dessus de mon visage. Quel crétin avait pu désactiver la pesanteur artificielle ? Je m’étais blessé au front contre le plafond à cause de lui. Ma vision se brouilla quand une goutte de sang vint se cogner contre mon œil. Mon nouvel œil souillé de sang ! Je lui ferais payer à cet abruti ! Je n’avais pas dépensé tant d’argent pour ces yeux bleus à vision accrue pour les changer au bout de quelques mois.
Les ténèbres remplacèrent soudain la lumière. J’étais rempli de haine pour le parfait imbécile qui jouait avec les commandes du vaisseau. Mais aussitôt, une lumière rouge pulsante illumina la chambre sur le rythme d’une alarme stressante.
C’était la totale ! Ils avaient du décider de déclencher un exercice d’évacuation au beau milieu de la nuit en apesanteur. S’ils croyaient pouvoir me faire quitter la chaleur de ma couette pour leurs couloirs froids.
J’attendais de passer réellement à l’action. Ces stupides exercices me frustraient davantage chaque fois. Quand allions nous réaliser cette foutue mission de sauvetage ? J’avais uniquement accepté pour cette opération qu’on m’offrait en échange de la sale besogne.
Je saisis un paquet de cigarettes pour patienter avant que la pesanteur soit rétablie. Sans gravité la fumée formait d’étranges nuages qui peu à peu se dissipaient, d’un gris teinté de rouge par la lumière qui balayait les murs de ma chambre. C’était agréable de pouvoir fumer à nouveau, ces satanés médecins m’avaient assuré qu’il m’était impossible d’allumer la moindre cigarette supplémentaire.
Un coup de feu lointain retint mon attention. Je restais immobile, silencieux, retenant mon souffle pour avoir confirmation de ce que j’avais entendu. Mais rien ne brisa le lourd silence. J’avalai une autre bouffée de fumée. Le cri d’effroi qui retentit dans les couloirs me figea la cigarette à la main. Quelle blague ces marines débiles croyaient-ils me faire ? S’ils pensaient m’effrayer si facilement ! J’éteignis ma cigarette en tremblotant. Même au fond de ma couette le froid venait engourdir mes membres.
Un sifflement rauque sembla venir de derrière la porte. D’une violente impulsion je me projetai loin de la porte. Le froid faisait encore des siennes et je ne pouvais m’empêcher de claquer des dents. Mes efforts pour rester silencieux étaient réduis à néant par les incompétents qui se chargeaient du chauffage. Si j’avais eu mon lance-flamme sous la main je les aurais réchauffé à ma façon !
Quelque-chose frappa violemment contre la lourde porte métallique pour laisser place à un silence de mort. Un second coup gondola la porte qui faisait pourtant plusieurs centimètres d’épaisseur. Quelle chose…? avec quoi pouvaient-ils faire autant de dégâts ?! Sans réfléchir je poussai sur mes jambes pour atteindre mon arme planquée sous mon oreiller, puis je me propulsai aussitôt dans le fond de la pièce.
Un troisième coup déforma à nouveau la porte. Quoi qu’ils soient j’étais prêt à les accueillir, le pistolet braqué sur la porte, qui apparaissait par alternance dans la lumière rouge.
Dans un dernier choc les montants de la porte cédèrent, et celle-ci plana en apesanteur vers le plafond, gardant les cicatrices des assauts subis. Une forme immense et sombre se tenait dans le couloir, ses traits n’avaient rien d’humain. Elle s’avança avec une rapidité inconcevable sans aide de la gravité. Sa large collerette me fit penser à un insecte géant. Je m’en voulu un court instant de n’avoir écrasé plus de fourmis dans ma jeunesse.
Voyant ses nombreuses mains se diriger vers moi avec les plus pures intentions sanguinaires, je vidai mon chargeur dans ce qui me parut sur le moment être sa tête. Les balles traversèrent facilement la fine couronne de la chose. Je cru avoir la main en feu quand une projection de sang gicla. Voyant mon arme passer devant moi, creusée d’une multitude de petits trou fondus, je tournai la tête et vis un moignon de bras encore fumant avant qu’une fumée noire n’envahisse mon esprit.
Une odeur de chair pourrie semblait couler dans mes narines tant elle imprégnait cet endroit. Des larmes brouillèrent ma vue quand je voulus retenir un vomissement. Mais la puanteur était trop forte. Je ne pouvais bouger la tête, fixé par je ne sais quoi et je ne pu que sentir le liquide chaud couler le long de mon corps. En réalité tout mon corps était comme scotché au mur.
Quelle horreur extraterrestre ces incapables avaient-ils laissé entrer dans le vaisseau… Son apparence était pourtant des plus explicite ! D’autres membres de l’équipage se trouvaient collés au mur par une sorte de morve translucide. Je n’aurais même pas eu le temps d’utiliser mes nouveaux poumons à cause de ces crétins ! J’avais accepté de faire parti de cette mission, mon du me devait être rendu ! J’aurais tout donné pour une autre cigarette avant que cette bestiole ne vienne me croquer.
Une soudaine douleur me pris au ventre. J’aurais voulu me gratter jusqu’aux os pour m’apaiser. Elle devint plus profonde, me rongeant de l’intérieur. Si la douleur ne m’avait pas coupé le souffle j’aurais hurlé de toutes mes tripes. Un renvoi me rempli la bouche de sang. J’allais mourir par je ne sais quelle maladie que ces immondes créatures pouvaient transporter, quelque-part entre la Terre et cette LV4-26. Je haïs de tout mon être ces mauviettes qui n’avaient pu se débrouiller seuls. Découvrir les causes de disparition de colons ne devait pas être si dur ! Crétins !
Une nouvelle convulsion me fit cracher une petite gerbe de sang. Je crus mes os en train de se briser et ma chair se déchirer. Mon propre sang me gicla au visage quand dans un broiement d’os la chose qui me rongeait de l’intérieur sorti. Putain si je tenais cet équipage d’abruti…