Bonne lecture et merci pour les commentaires.
Paul restait seul dans le grand salon accroupi face aux cadeaux fraîchement déballés. Les emballages déchirés de toutes parts se disposaient en vrac autour d’un imposant sapin dont l’odeur venait se faire délecter à ses narines. Une étoile jaune, en plastique et avec quelques paillettes, siégeait à la cime de ce conifère. Une vingtaine de boules et quelques objets fantaisistes composaient la décoration de cet arbre d’hiver.
Installé en monarque sur le siège en cuir, un peu trop grand pour sa taille, Paul balaya le sol du regard et était satisfait alors à la vue de toutes ces surprises offertes au nom de Noël. La chaîne hi-fi distillait les chants de la nativité alors qu’il regardait à travers les portes fenêtres les flocons voltigés dans les airs pour finir leurs courses sur la terre gelée.
Il se laissa alors glisser lentement du siège pour finir étaler sur le plancher. Paul se déplaça en direction du petit train dont il fallait monter le parcours. Il s’installa sur le tapis, que son père avait ramené des Indes, avec la boite du jeu. Les dessins disséminés sur le carton excitaient sa curiosité et son envie d’ouvrir le coffret.
Des souvenirs faisaient surface dans l’esprit de Paul, l’an passé le jeu était presque semblable cependant suite à un défaut de production il avait cessé de fonctionner quelques jours après sa première utilisation. Sa déception fut notable à cause de ce malheureux incident.
Mais la, il venait d’ouvrir le paquet, et détenait la notice du jeu dans sa main gauche. Paul la déposa un peu plus loin sur le vieux tapis oriental aux couleur vives puis déballa tout le jeu avec frénésie. Ses doigts frêles dansaient sur les rails, les locomotives et les wagons hétéroclites. Il débuta le montage du parcours, très concentré et le visage contracté. Sa langue pointait entre ses lèvres, signe qu’il était en pleine réflexion. Paul se releva et contempla le chemin de fer miniature assemblé formant au final un circuit ovale large.
Il se saisit d’une locomotive et l’observa de très près. Paul ausculta le moindre détail, en fronçant des sourcils. Cet avant de Train à Grande Vitesse fascinait Paul, il était orange et en plastique.
Il le posa sur le circuit, ensuite il installa les autres voitures. Le transformateur fut branché sur la prise de la télévision. Les yeux grands ouverts et à quatre pattes il actionna la manette. Le train se déplaça lentement sur les rails avec comme musique de fond un petit moteur bourdonnant.
Paul paraissait joyeux, et dans cet élan il appuyait encore plus fort sur le régulateur de vitesse. L’engin produisait un bruit considérablement plus aigu et puissant proportionnellement à la vitesse gagnée. Après quelques minutes de course folle, Paul fut lassé de cet appareil.
Il entreprit de le démonter afin de le ranger dans la boite et il prit l’autre train. Paul attrapa la locomotive avec la main gauche et l’éleva ensuite au dessus de sa tête. L’engin fut examiné avec minutie et il semblait que ce soit une réplique de locomotive diesel largement répandue pour le transport de marchandise.
Il disposa la locomotive sur le circuit, puis y attacha deux wagons plats, suivis de trois wagons couverts à portes coulissantes et pour finir d’un unique wagon citerne gris.
Un immense sourire et des yeux pétillant illustraient son plaisir à enfoncer le bouton du régulateur de vitesse au maximum. Cependant le caprice eut sa fin, le train se renversa lamentablement dans un virage à cause de l’excessive vitesse.
Le jeu venait de montrer ses limites à Paul et perdait en cachait à ses yeux. Son regard se porta inopinément sur un carton contenant des briquettes à assembler. Il délaissa les rails pour aller vers la nouvelle activité qui occupait ses pensées et qui aiguisait sa curiosité.
Soudainement la porte menant à la cuisine s’ouvrit et une agréable silhouette féminine y apparut. Une voix douce et mélodieuse frétilla aux oreilles de Paul :
« Chéri nous sommes à table avec tes enfants, laisses leurs jouets en ordre s’il te plait et viens tout de suite. Merci. »
Un texte court mais remarquablement bien écrit. On sent bien l´atmosphère de Noël et la joie que procure les cadeaux. Les phrases ont une couleur miel et le texte est fluide. Le vocabulaire et fouillé et le style agréable.
Voila un texte de quelité que l´on prend à lire surtout avec la chute qui est amusante mais criante de vérité.
Bravo ! ![]()
euh bon moi tu connais mon point de vue nanar ![]()
le style est très bien, comme l´as dis Ostramus. j´ai bien aimé la chute : on ne s´y attendais vraiment pas. ![]()
Version amélioré !
Paul restait seul dans le grand salon accroupi face aux cadeaux fraîchement déballés. Les emballages déchirés de toutes parts se disposaient en vrac autour d’un imposant sapin dont l’odeur venait pénétrer ses narines. Une étoile jaune, en plastique et avec quelques paillettes, siégeait à la cime de ce conifère. Une vingtaine de boules et quelques objets fantaisistes composaient la décoration de cet arbre d’hiver.
Installé en monarque sur le siège en cuir, un peu trop grand pour sa taille, Paul balaya le sol du regard. Il était satisfait à la vue de toutes les surprises offertes au nom de Noël. La chaîne hi-fi distillait les chants de la nativité. Paul regardait à travers les portes fenêtres les flocons voltiger dans les airs, pour finir leurs courses sur la terre gelée.
"Oh ! Quand j´entends chanter Noël
J´aime revoir mes joies d´enfant
Le sapin scintillant, la neige d´argent
Noël mon beau rêve blanc"
Il se laissa alors glisser lentement du siège pour finir étalé sur le plancher. Paul se déplaça en direction du petit train, dont il fallait monter le parcours. Il s’installa sur le tapis, que son père avait ramené des Indes, avec la boite du jeu. Les dessins disséminés sur le carton excitaient sa curiosité et son envie d’ouvrir le coffret.
Des souvenirs faisaient surface de l’esprit de Paul, l’an passé le jeu était presque semblable cependant suite à un défaut de production il avait cessé de fonctionner quelques jours après sa première utilisation. Sa déception fut notable à cause de ce malheureux incident.
"Oh ! Quand j´entends sonner au ciel
L´heure où le bon vieillard descend
Je revois tes yeux clairs, Maman
Et je songe à d´autres Noëls blancs"
Mais la, il venait d’ouvrir le paquet, et détenait la notice du jeu dans sa main gauche. Paul la déposa un peu plus loin sur le vieux puis déballa tout le jeu avec frénésie. Ses doigts frêles dansaient sur les rails, les locomotives et les wagons hétéroclites. Il débuta le montage du parcours, très concentré et le visage contracté. Sa langue pointait entre ses lèvres, signe d’une intense réflexion. Paul se releva et contempla le chemin de fer miniature assemblé formant au final un circuit ovale large.
Il se saisit d’une locomotive et l’observa de très près. Paul ausculta le moindre détail, en fronçant des sourcils. Cet avant de Train à Grande Vitesse fascinait Paul, il était orange et en plastique.
"La nuit est pleine de chants joyeux
Le bois craque dans le feu
La table est déjà garnie
Tout est prêt pour mes amis
Et j´attends l´heure où ils vont venir
En écoutant tous mes souvenirs"
Il le posa sur le circuit, ensuite il installa les autres voitures. Paul alimenta le système en branchant le transformateur sur la prise de la télévision. Les yeux grands ouverts et à quatre pattes il actionna la manette. Le train se déplaça lentement sur les rails avec comme musique de fond un petit moteur bourdonnant.
A l’extérieur, un bonhomme de neige dominait le jardin des voisins et des chérubins jouaient en criant, courant et sautant autour de cet être inanimé.
Paul paraissait joyeux, et dans cet élan il appuyait encore plus fort sur le régulateur de vitesse. L’engin produisait un bruit considérablement plus aigu et puissant proportionnellement à la vitesse gagnée. Après quelques minutes de course folle, Paul fut lassé de cet appareil.
"Oh ! Quand j´entends chanter Noël
J´aime revoir mes joies d´enfant
Le sapin scintillant, la neige d´argent
Noël mon beau rêve blanc"
Il entreprit de le démonter pour le ranger dans la boite et il prit l’autre train. Ses yeux s’arrêtèrent quelques instants sur la crèche installée sur le buffet. Tous les personnages étaient représentés avec des figurines en plastique bas de gamme. Une grange en modèle réduit siégeait au milieu du meuble, qui était partiellement recouvert d’un papier marron.
Paul attrapa la locomotive avec la main gauche et l’éleva ensuite au dessus de sa tête. L’engin fut examiné avec minutie et il semblait que ce soit une réplique de locomotive diesel largement répandue pour le transport de marchandise.
Il disposa la locomotive sur le circuit, puis y attacha deux wagons plats, suivis de trois wagons couverts à portes coulissantes et pour finir d’un unique wagon citerne gris.
"Oh ! Quand j´entends sonner au ciel
L´heure où le bon vieillard descend
Je revois tes yeux clairs, Maman
Et je songe à d´autres Noëls blancs
Je revois tes yeux clairs, Maman
Et je songe à d´autres Noëls blancs"
Un immense sourire et des yeux pétillants illustraient son plaisir à enfoncer le bouton du régulateur de vitesse au maximum. Cependant le caprice eut sa fin, le train se renversa lamentablement dans un virage à cause de la vitesse excessive.
Le jeu venait de montrer ses limites à Paul et perdait en cachet à ses yeux. Son regard se porta inopinément sur un carton contenant des briquettes à assembler. Il délaissa les rails pour aller vers la nouvelle activité qui occupait ses pensées et qui aiguisait sa curiosité.
Soudainement la porte menant à la cuisine s’ouvrit et une agréable silhouette féminine y apparut. Une voix douce et mélodieuse frétilla aux oreilles de Paul :
« Chéri nous sommes à table avec tes enfants, laisse leurs jouets en ordre s’il te plait et viens tout de suite. Merci. »
Bizarre... j´me souviens avoir lu et commenté, pourtant je vois pas mon comm... j´ai du oublié.
Bah, bonne nouvelle avec une chute plutot sympa, voir marrante ^^
shinou
tu deviens fou! ![]()
le texte, vraiment bien, j´adore!
j´avoue que j´ai pas lu la version amélioré, mais bon....la premiere est vraiment bien.
Oué, la chute est marrante
Juste dommage que tout le texte ne tende que vers elle, parce que du coup, le reste en devient un peu... euuh... ben ça se sent, quoi, ce qui fait que j´étais sans arrêt tenter de sauter un paragraphe par ci par là... Mais bien quand même ![]()
Tu crois toujours au Père Noël nanar ? :p
![]()
Le père Noël n´existe pas ! la preuve !
y a approximativement deux milliards d´enfants (moins de 18 ans) sur Terre.
Cependant, comme le Père Noël ne visite pas les enfants Musulmans, Hindous, Juifs ou Bouddhistes (sauf peut-être au Japon), ceci réduit la charge de travail pour la nuit de Noël a 15% du total, soit 378 millions.
En comptant une moyenne de 3.5 enfants par foyer, cela revient à 108 millions de maisons, en présumant que chacune comprend au moins un enfant sage.
Le Père Noël dispose d´environ 31 heures de labeur dans la nuit de Noël, grâce aux différents fuseaux horaires et à la rotation de la Terre, dans l´hypothèse qu´il voyage d´Est en Ouest, ce qui parait d´ailleurs logique.
Ceci revient à 967,7 visites par seconde. Cela signifie que pour chaque foyer Chrétien contenant au moins un enfant sage, le Père Noël dispose d´environ un millième de seconde pour parquer le traîneau, sauter en dehors, dégringoler dans la cheminée, remplir les chaussettes, distribuer le reste des présents au pied du sapin, déguster les quelques friandises laissées à son intention, regrimper dans la cheminée, enfourcher le traîneau et passer à la maison suivante.
En supposant que chacun de ces 108 millions d´arrêts sont distribués uniformément à la surface de la Terre (hypothèse que nous savons fausse, bien sûr, mais que nous accepterons en première approximation), nous devrons compter sur environ 1,4 kilomètres par trajet. Ceci signifie un voyage total de plus de 150 millions de kilomètres, sans compter les détours pour ravitailler ou faire pipi.
Le traineau du Père Noël se déplace donc à 1 170 kilomètres par seconde (3000 fois la vitesse du son). A titre de comparaison, le véhicule le plus rapide fabrique par l´homme, la sonde spatiale Ulysse, se traine à 49 kilomètres par seconde et un renne moyen peut courir au mieux de sa forme à 27 kilomètres à l´heure.
La charge utile du traineau constitue également un élément intéressant.
En supposant que chaque enfant ne reçoit rien de plus qu´une boite de Lego moyenne (un kilo), le traineau supporte plus de 500 000 tonnes, sans compter le poids du Père Noël lui-même. Sur Terre, un renne conventionnel ne peut tirer plus de 150 kilos. Même en supposant que le fameux "renne volant" serait dix fois plus performant, le boulot du Père Noël ne pourrait jamais s´accomplir avec 8 ou 9 bestiaux; il lui en faudrait 360 000. Ce qui alourdit la charge utile, abstraction faite du poids du traineau, de 54 000 tonnes supplémentaires, nous conduisant à bonnement 7 fois le poids du Prince Albert (le bateau, hein, pas le monarque).
600 000 tonnes voyageant à 1 170 kilomètres par seconde créent une énorme résistance à l´air. Celle-ci feraient chauffer les rennes, au même titre qu´un engin spatial rentrant dans l´atmosphère terrestre. Les deux rennes en tête de convoi absorberaient chacun une énergie calorifique de 14 300 millions de joules par seconde. En bref, ils flamberaient quasi instantanément, exposant dangereusement les deux rennes suivants.
La meute entière de rennes serait complétement vaporisée en 4.26 millièmes de secondes, soit juste le temps pour le Père Noël d´atteindre la cinquième maison de sa tournée.
Pas de quoi s´en faire de toute façon, puisque le Père Noël, en passant de manière fulgurante de zéro à 1 170 km/s en un millième de seconde, serait sujet à des accélérations allant jusqu´à 17 500 G´s. Un Père Noël de 125 kilos (ce qui semble ridiculement mince) se retrouverait plaqué au fond du traineau par une force de 2 157 507,5 kilos, écrabouillant instantanément ses os et ses organes et le réduisant à un petit tas de chair rose et tremblotante.
(1ere versionà
très bon texte, minouche comme tout, impeccablement écrit (je me serais passé du "lentemenet" quand le "garçon" glisse du canapé), irréprochable en la matière en vain (j´ai repéré une faute, je sais pas si elle a été corrigé dans la deuxième version)
Bon je passe à un autre.
Mouarf, un père noël écrabouillé et des centaines de rennes volants carbonisés avant qu´on ai eu le tps de réagir !
Le texte est très bon par contre (la flemme de lire la v2...), la chute cadre très bien avec noël ![]()
lol oui
"ooooh regarde maman ! une étoile filante !
- Oui mon chéri, c´est la magie de Noël"
![]()
Merci
upeuh
up
J´pas lu la deuxième version, mais la première est bien, quoiqu´en-dessous de tes classiques je trouve. ![]()
moi j´ai bien aimé
up
Tu les uppes deux par deux maintenant? Après ce sera toutes en même temps et y´aura du nanar sur toute la page lol! ![]()
Gééé, j´avais lu mais j´avais pas commenté ![]()
Ben je trouve simplement que c´est une de tes meilleures nouvelles, pas tant au niveau de la chute que de l´écriture surtout ![]()