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Petit nouvelle...

Sturm-man
Sturm-man
Niveau 9
06 septembre 2005 à 18:04:31

Lisez ma petit nouvelle :

Le Marquis de Grattapaille est une des plus étranges personnes qu’il m’a été permis de connaître. Mais je vais commencer cette histoire par le jour où je l’ai rencontré.

C’était une belle journée de septembre. Je venais de terminer mes études de médecine, et j’étais en quête d’un travail. Hélas, Paris en 1901 débordait de médecins, et mes recherches étaient vaines. Je me promenais près de la tour Eiffel, admirant au passage la grandeur de cette œuvre. Mes recherches m’avaient amené presque partout dans la ville, et j’étais exténué.
Je m’arrêtai dans un café, dans l’espoir fou de me faire embaucher. C’est là que je fis la rencontre du Marquis de Grattapaille, qui m’était inconnu à l’époque. Je le vis au coin de la salle, les yeux rivés sur un livre qui ne me semblait pas inconnu. Je reconnus un de mes manuels de médecine. Lorsqu’il eût fini de lire, il me fixa des yeux longuement. Puis il se leva, s’approcha de moi et s’assit en face de moi. Il me posa ensuite une question à laquelle je ne m’attendais pas.
- Vous êtes médecin ?
- Non, mais je cherche un travail de médecin.
- Seriez-vous d’accord de m’accompagner dans mon appartement ?
- Pourquoi ?
- Si vous le faites, je vous garantis que vous trouverez un travail de médecin dans l’heure.
- C’est d’accord, répondis-je.
- Très bien, dans ce cas partons.

Je le suivis hors du café, et nous empruntâmes un dédale de rues sinueuses. Il marchait à un rythme soutenu, que j’avais du mal à tenir. Nous arrivâmes enfin devant un immeuble ancien, datant de dix ans environ. Une seule porte menait à l’intérieur, et la façade dénudée de peinture ne comportait aucune fenêtre. L’immeuble n’avait que deux étages, et il semblait abandonné.

Le Marquis ouvrit la porte. Il entra et alluma la lumière. Ce que je vis m’étonna. L’unique pièce du rez-de-chaussée était très grande. Des bibliothèques pleines couvraient les murs. Au centre de la pièce se trouvaient trois lits de métal, semblables à ceux que l’on trouvait dans les salles d’opérations des hôpitaux. A côté de ces lits se trouvaient deux petits chariots remplis d’instruments de chirurgie. Il y en avait des centaines, tous en excellent état. Le Marquis prit la parole :
- Bienvenue dans mon laboratoire, mon cher.
- Qu’est-ce vous y faites ?
- Des expériences sur la mort.
- Sur la mort ?
- Oui. Je recherche un moyen de repousser les limites de la vie, voir même d’abolir la mort.
- Comment vous y prenez-vous ?
- J’étudie l’organisme humain ou l’animal après la mort.
- Pourquoi m’avoir amené ici ?
- J’ai besoin d’un assistant qui m’aide à prendre des notes, et vous me seriez très utile par vos connaissances encore fraîches, car moi j’ai déjà oublié plusieurs traités fondamentaux !
- Et vous avez pensé à moi ? Il y a des centaines de médecins plus talentueux que moi !
- Mais vous avez un avantage de taille : vous êtes jeune ! Les autres médecins sont des aristocrates, ils ne pensent qu’à gagner de l’argent, et non à faire progresser la médecine.
- Bien, j’accepte de vous aider, mais si je ne reçois pas de salaire, comment vais-je faire pour payer mon logis ?
- Vous pourrez vivre ici, avec moi.
- Je vais aller chercher mes affaires.
- Dois-je vous accompagner ?, me demanda-t-il.
- Non, j’y arriverai très bien tout seul. Attendez-moi ici dans une heure ou deux.
- Très bien, au revoir.
- Au revoir, Marquis, dis-je poliment.

Je sortis de la maison et rejoignis rapidement le bout de la rue. Je ressentais une certaine appréhension quant à la manière de travailler du Marquis. Malgré moi, j’avais accepté un travail que je n’aurais jamais envisagé de faire un an plus tôt, pendant mes études. A l’époque, j’étais insouciant, je pensais trouver très rapidement un travail bien rémunéré. Hélas, la désillusion fut rapide. Je n’étais pas né aristocrate, j’avais donc moins de chance que beaucoup d’autres médecins.

Au détour d’une ruelle, je cessai de penser aux années précédentes. Je passai devant la cathédrale Notre-Dame, et fus soudain abordé par un passant à l’allure militaire.
- Bonjour, je suis l’inspecteur Maurice, dit-il avec un fort accent germanique en me montrant un insigne.
- Bonjour, dis avec surprise.
- J’aimerais vous parler. Si nous allions au café Notre-Dame ?
- Désolé, mais je suis pressé et je n’ai pas le temps de bavarder, alors dites ce que vous avez à me dire.
- Bien. Je vais commencer par vous signaler que le Marquis de Grattapaille n’est pas une personne que vous devez fréquenter.
- Comment, expliquez-vous !
- Il n’y a rien à expliquer. Ne le fréquentez plus, c’est tout, ou vous aurez des ennuis avec la police.
- Vous n’avez pas le droit de me dire qui je dois fréquenter !
- Si vous vous engagez à nous fournir des informations sur les découvertes du Marquis, vous recevrez une somme de 50000 francs, et vous serez assuré de trouver un poste de médecin.
- Vous n’êtes pas de la police ! Vous êtes un espion ! Je refuse de collaborer.
- Effectivement, je suis un espion et j’appartiens aux services de renseignements allemands. Je suis chargé, entre autres, de me renseigner sur les activités du Marquis. Quant à votre collaboration, vous n’avez pas le choix. Ou vous nous aidez, ou votre chère mère mourra.
- Bon, très bien, j’accepte, dis-je à contrecœur.
- Sage décision.
- Bien, que dois-je faire ?
- Vous allez commencer par démissionner de votre poste d’assistant et par renier votre serment d’Hippocrate.
- D’accord.
- Ensuite vous me retrouverez ici même dans deux heures. Sachez que vous allez devenir un espion.
- Quoi ? Mais je ne veux pas devenir…un espion !
- Vous n’avez pas le choix, il semblerait. Au revoir, futur collègue.

Je partis sans le saluer. La rage m’envahissait. Mais l’image de ma mère me revint, et je me calmai.
Je rejoignis rapidement à l’académie ou j’avais prêté serment.

Après de longues discussions, mon serment me fut retiré. Je pris donc la route de la maison du Marquis. Lorsque j’entrai, il me salua. Tandis que je lui annonçais la nouvelle, il pâlit.
- Comment pouvez-vous me faire ça ?, me demanda-t-il.
- Je n’ai pas à me justifier, dis-je froidement. Au revoir, Marquis.

Là-dessus je sortis de la maison et je me dirigeai vers la cathédrale. Je retrouvai rapidement l’homme en question.
- Bonjour, me dit-il.
- Bonjour.
- Vous avez fait ce que je vous avais demandé ?
- Oui, répondis-je sans hésiter.
- Très bien. Je peux donc vous renseigner sur ce qu’il a se passer. Nous allons prendre le train pour l’Allemagne, pour rejoindre le camp d’entrainement des services secrets. On vous en dira plus sur votre rôle là-bas. Avez-vous déjà tenu une arme en main ?
- Oui, pendant mon entrainement pour l’armée.
- Je vais vous en confier une. Dès cet instant, vous êtes au service de l’Allemagne. Oubliez vos origines françaises ne pensez plus qu’à servir l’Allemagne, me dit-il en me tendant un petit pistolet.
Je pris le pistolet et le glissai dans ma poche.
- Nous allons partir pour la gare. Je vous ai pris un billet.
- D’accord.

Le voyage jusqu’à la gare se passa sans encombres, mais un fois arrivés à la gare, nous fûmes abordés par une bande de jeunes à la mine patibulaire.
-Courrez, ce sont des policiers, me hurla l’inspecteur, que je devrais plutôt appeler O18, ce qui signifie Oberleutnant 18.

J’obéis. Nous courûmes jusqu’au train, poursuivis par les policiers. Nous entrâmes dans le wagon de première classe juste à temps, et le train partit sans les policiers. Une fois installés, nous reprîmes notre souffle.

- Nous ont-ils poursuivis, demandais-je naïvement.
- Ils avaient probablement découvert ce que j’étais en train de préparer.
- Vous prépariez quelque chose ?
- Oui, je préparais une opération qui va bientôt se dérouler, et je vous ai choisi comme assistant pour notre mission.
- Naturellement, vous avez menti en me disant que nous allions en Allemagne dans un camp d’entraînement ?
- Naturellement.
- Alors, quelle est notre mission ?
- Je vais commencer par le début. Le Marquis de Grattapaille joue un rôle clé dans la préparation d’une future mission. Hélas, son transfert vers l’Espagne depuis l’Allemagne s’est mal déroulé, et il s’est retrouvé seul à Paris. Nous avons pu reprendre contact avec lui il y a seulement un mois. Notre devoir est maintenant de l’escorter jusqu’à Portsmouth. Vous pourrez ensuite rejoindre votre mère à Paris.
- Où nous dirigeons-nous ?
- Nous allons bientôt arriver au Mans.
- D’accord. Je suppose que le Marquis nous attendra là-bas ?
- Tout à fait. Maintenant reposons-nous.

Je m’endormis aussitôt. Après ce qui me sembla une éternité, il me réveilla.
- Nous allons bientôt arriver, me dit-il.
- Où allons-nous ?
- Nous irons tout de suite retrouver le Marquis, puis nous prendrons le train pour Cherbourg, et enfin nous prendrons le bateau pour notre destination finale.

Le train s’arrêta et nous descendîmes. Nous sortîmes de la gare encore pleine de monde. Arrivés dehors, nous prîmes un taxi pour l’hôtel Marc Antoine. Une fois là-bas, un homme nous salua. Cet homme était le Marquis de Grattapaille.
- Bien le bonjour, messieurs, nous dit-il en souriant.
- Bonjour, dis-je.
- Bonjour.
- Quand prenons-nous le train ?
- Immédiatement, Marquis, dit froidement le lieutenant.
- Bien, alors partons.

Nous reprîmes un taxi, qui s’arrêta devant la gare. Après avoir payé le conducteur, le lieutenant nous conduisit dans la gare. Après moult détours, nous arrivâmes enfin devant notre train. Après être entrés, nous nous assîmes. Le lieutenant et le Marquis discutèrent longuement en allemand, et je finis par m’endormir. Une fois parvenus à notre destination, le port nous envoya une voiture spéciale qui nous mena directement à la côte. Une fois embarqués dans le splendide bateau, nous filâmes vers nos cabines.

La traversée ne vaut pas d’être narrée dans son intégralité. Je ne vous raconterai donc que le troisième jour de traversée.

Nous avions fini de manger notre copieux souper. Il était huit heures précises. Le lieutenant, le Marquis et moi allâmes sur le deuxième pont. Nous bavardâmes longtemps. Tandis que nous débattions des services de transports français, je demandai soudain :
- Pourriez-vous me dire en quoi consiste la mission que vous préparez ?
- L’Allemagne prévoit depuis déjà longtemps une offensive contre l’Angleterre. Mais ce qui nous intéresse, c’est le type d’offensive. Les recherches menées par le Marquis ont abouti à la création d’un nouveau gaz à base de chloroforme et de naphte. Ce gaz, très volatile provoque la mort instantanée de quiconque le respire. Si il est combiné avec de la nitroglycérine et emmagasiné dans une bombe, il devient alors très dangereux. L’opération à venir
- consiste en la pose de quelques-unes de ces bombes dans différentes villes d’Angleterre. Une fois déclenchées, elles sèmeraient la mort et l’Allemagne pourrait prendre possession de l’ancien territoire anglais.

- Mais c’est affreux ! Comment pouvez-vous faire une chose pareille ?
- C’est la guerre, ma foi, me répondit-il le plus naturellement du monde.
- Vous voulez dire que tout ce que j’ai accompli depuis ma rencontre avec le Marquis a aidé cette mission horrible à se préparer ?
- Oui.
- Dans ce cas, je sais ce qu’il me reste à faire.

Je sortis mon pistolet de ma poche et fis feu à deux reprises. Les deux hommes s’effondrèrent. Je balançai ensuite leurs cadavres à l’eau.

Aujourd’hui, je pense qu’une catastrophe a été évitée grâce à moi. Malgré tous les honneurs que j’aurais pu recevoir, je n’ai jamais dévoilé ce secret. Nous sommes maintenant en 1913, et je n’ai toujours pas oublié cette histoire. Je pense que l’écrire permettra aux générations futures de comprendre à quel point l’homme peut être fou. A présent, je pense que je vais m’étendre et retourner contre moi l’arme qui a permis à une partie du monde de survivre.

Sturm-man
Sturm-man
Niveau 9
09 septembre 2005 à 17:38:34

Donnez vos avis SVP !

Upgrade01
Upgrade01
Niveau 5
09 septembre 2005 à 19:01:50

Moi, j´ai bien aimé, mais le seul problème, c´est que les personnages ne sont pas trop décrit

Upgrade01
Upgrade01
Niveau 5
09 septembre 2005 à 19:05:04

dsl, j´ai pas fini ma phrase... Les personnages ne sont pas assez décris. Je suis pas très bien placés car ma fiction ne fait pas l´unanimité. C´est pas mal ce que tu fais mais la prochaine fois que tu fais une fiction, décris les personnages, et que l´action soit plus soutenu.
Bonne continuation, à+ !

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
09 septembre 2005 à 19:23:21

Alors, c´est...étrange. En tout cas, le texte est bien rythmé, peu (pas?) de fautes. Le scénario est intéressant et original. Le seul problème, c´est en effet le fait que l´on ne sache pa à quoi ressemble le héros, mais ceci n´ôte pas le fait que ce soit un excellent texte :ok:

Sturm-man
Sturm-man
Niveau 9
10 septembre 2005 à 09:42:44

C´était un sujet de rédaction au choix au collège, alors ça c´est la version "école" elle n´est pas finie...

hipop_danseuse
hipop_danseuse
Niveau 10
10 septembre 2005 à 10:54:42

j´ai vraiment bien aimé...
quelques répétitions lourdes mais très rarement.
c´est vrai que les perso ne sont pas beaucoup décrits, mais le style et l´orthographe impeccable font oublier la plupart des petits défauts.
bonne continuation. :o))

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