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Les Tantalas: La dague.

Ozmasquall
Ozmasquall
Niveau 10
04 septembre 2005 à 19:54:04

La dague.

Dur dur pour les Tantalas de se lever si tôt un dimanche matin; adieu grasse matinée, croissants chauds, et tout et tout. Ils étaient sur le pied de guerre, enfin, un petit briefing...
En plus il faisait frisquet. Faut dire qu´on était entré dans les premiers jours de l´automne. Vous savez cette saison ni chaude ni froide; douce tout simplement,
quand le soleil nous fait grasse encore, de quelques rayons. Cette saison riche en couleurs et en senteurs. Mais ce matin là, a la porte sud, c´était pas vraiment l´été indien. La gare était déserte et froide. Une brume matinale envahissante à souhait, les plongeaient dans une atmosphère pesante, presque angoissante. On ne devinait même plus les réverbères de la petite placette. Il n´y avait pas une âme qui
vive sauf la leur, les seuls êtres vivants a prendre un train ce matin là. Plus ou moins
éparpillés, ils se rejoignirent, car le chef de gare venait d´annoncer l´approche du train porte sud. Une autre voix se fit entendre moins agréable celle ci; celle du chef Bach.
- Allez bande de larbins, en route, il ne faut pas louper ce train car le prochain est a quatorze heures.
Ils montèrent tous a bord. L´énorme locomotive qui tirerait leur wagon, était impressionnante. A l´avant, un cheval de bronze semblait s´élancer, et ils s´imaginèrent plutôt tirés par cet animal puissant que par la locomotive elle même.
A l´intérieur de la voiture dans laquelle ils étaient montés, tout était agréable a la vue. Les banquettes, capitonnées de vert avec des accoudoirs de bois brun leurs ouvraient les bras. De petites tables basses s´offraient également. Aux fenêtres, de jolies embrases vert anglais cadrait très bien avec le reste du décor.

Nos hommes roulaient maintenant vers Tréno; seuls a bord du train. Bach les avait réunis dans le wagon restaurant. Sur l´immense table qui trônait en plein milieu, il avait déroulé un plan. Tous les six, penchés au dessus, s´entretenaient de la marche a suivre lorsque ils serraient arrivés à destination. Quelques désapprobations surgissaient dans la conversation, mais c´était sur la forme, car sur le fond tout le monde était d´accord. Une fois la mise au point terminée, chacun rejoignit sa place a fin de prendre un peu de repos. La route s´annonçait longue et sinueuse a travers les montagnes granitiques. Rubis s´endormait peu a peu, et sa tête tomba doucement sur l´épaule de Markus qui ne s´en plaint pas. Frank, quand a lui, n´arrivait pas a se détendre; il regardait le paysage défiler pendant que Cina et Djidane discutait encore de leur mission. Bach, de son coté, ronflait comme un ogre. Le train roulait maintenant depuis trois heures, et il allait à présent plus lentement. Il fallait gravir les montagnes. Bientôt, ils serraient au dessus de la brume, signe annonciateur de leur arrivée prochaine. Chacun vivait de son mieux ce temps qui s´égrenait trop doucement.
Et c´est très doucement, que notre train entra enfin en gare d´arrivée. Le conducteur fit siffler sa loco et lança un grand: " Terminus, tout le monde descend". Nos voyageurs étaient quelque peu fatigués de ce long voyage, mais lorsqu´ils mirent le pied à terre, la vue qui s´offrait a leurs yeux les remit en forme. Une verte prairie s´entendait sur une dizaine de kilomètres et au loin on pouvait voir les formes de la ville de Tréno se dessiner; aboutissement du voyage.

Ce fut un vrai dépaysement pour notre troupe, que de traverser cette si jolie prairie. Un tapis de velours, d´un vert si doux et si pur, qu´il vous venait l´envie de s´y pavaner. Des parfums de fleurs inconnus vous invitaient à un enivrement sans fin. Un zéphyr des plus caressant, vous portait vers d´étranges évanouissements; On ne sentait plus ses jambes, sans doute, volait t-on! Il devait y avoir quelques magies en cet endroit, car une fois traverser, il perdirent tous ce sentiment de légèreté et se sentir tout à coup appauvrit de tout; Mais ils se remirent vite de cet abandon de la nature en voyant droit devant eux ce qui était l´aboutissement de leur voyage: Tréno.

Bach le premier s’avoua heureux d’être enfin arrivé ; il se précipita dans le premier bar rencontré, sans même reconnaître ni vraiment apprécier les lieux. Par contre Rubis et Markus, devinèrent au centre de la ville de charmants jardins. Ils décidèrent d’aller s’y promener Frank, lui, monta aux remparts. Djidane et Cina n’oublièrent pas leur mission. Ils leur fallait trouver des costumes de gardes. Sous l’apparence de deux copains en vadrouillent, ils pénétrèrent dans ce bar où un complice les attendait. Il leur délivra les vêtements utiles à la substitution de la dague, en échange de la somme de mille gils.
Tout le monde vaquait à ses occupations, pour l’instant aux allures touristiques. Il n’empêche que le temps s’écoulait agréablement pour notre troupe. Ils profitaient de cette dernière journée à Treno avant cette heure cruciale de la mission. Le ciel était clair et les premières étoiles qui apparaissaient semblaient leurs tomber sur la tête. Bach commençait à voir double, il était tant que Frank arrive au bar pour l’en sortir. Mais il faut dire que ce petit bar était plaisant, pas étonnant que le chef y traîna longuement. De type médiéval, avec des lambris d’un bois brun très chaud, cet endroit retenait les visiteurs. La lumière ambiante était plutôt discrète, la bière de bonne qualité, Frank se laissa tenter par un verre, puis ils partirent ; Car il était bientôt temps pour tous, de se rejoindre en vue de commencer la mission.

A l’heure dite, notre troupe se retrouvait au grand complet devant la demeure du Baron, à part Djidane et Cina restés en retrais pour ne pas éveiller l’attention des gardes. Bach était entré le premier, s’était dirigé vers le premier étage, et avait pénétré dans cette salle annexe d’où il pouvait contrôler la situation. Il vit tout de suite Markus et Rubis prendre place aux premières loges. Frank, lui était resté dehors sur les remparts. Pendant ce temps Djidane et Cina avaient pris la relève de la garde ; on avait pu les voir passer jetant un regard vers Bach comme pour dire « C’est ok ». Avec ses trente places à chaque vente, la salle était comble ce soir là. Cette manifestation mensuelle, a toujours eu un très gros succès, car les objets qui y étaient vendus, étaient pour le moins hétéroclites. Ce soir Le commissaire priseur était sur son trente et un comme à l’accoutumée. Très réputé à Treno, il animait régulièrement les ventes. C’étaient toujours de grands moments, surtout avec lui. Paré pour les circonstances d’une veste orange, on ne voyait que lui sur cette large estrade ; pourtant a sa droite son fidèle collaborateur monsieur Zong.
- Mesdames et Messieurs je proclame la dixième vente aux enchères de Treno ouverte ! Nous avons ce soir à vous proposer cinq objets des plus rares. A savoir, Dragonet, Mitharmure, Plastronix, Dague du roi Cid V, et enfin Eriastron. On sentait la salle en effervescence. L’objet sans doute le plus convoité ce soir, serait la Dague du roi Cid V.
- Monsieur Zong, annonce le commissaire priseur, allez nous chercher Dragonet. Veuillez admirez mesdames et messieurs, Cette lance de petit format, mais tout en or ciselé. Marquée et datée. Cet objet est proposé à 20 000 gils, qui dit mieux ?
Au fond de la salle, une voix s’éleva « 21 000 gils ! »,puis une autre encore plus loin « 25 000 gils ! » ; Rubis et Markus poussèrent l’audace à proposer 30 000. Heureusement pour eux, un gros bonnet de la ville arracha la vente à 50 000 gils, car personne ne surenchérit derrière lui.
- 50 000 gils une fois…50 000 gils deux fois…50 000 gils trois fois…Adjugé à 50 000 gils ! La salle applaudit.
Monsieur Zong, deuxième objet s’il vous plait. Arrivé à la salle des coffres, détenant les reliques, monsieur Zong ne cacha pas son contentement aux deux gardes en factions.
- Ce soir c’est chaud, je crois qu’on va réaliser de grosses affaires.
Djidane et Cina se sourirent, pour eux aussi ce soir c’était très chaud, mais ils ne laissèrent pas paraître leur excitation. Monsieur Zong repartait donc avec son deuxième objet sous le bras « Mitharmure », qui elle ne se vendrait pas à des sommes astronomiques. La salle était désormais bien chauffée. Et voila notre homme qui réapparaissait pour la troisième fois devant nos gardes, de plus en plus fiévreux.
- Cher monsieur Zong, lui lança Cina, avez-vous si peu confiance dans les gardes de monsieur le Baron pour que vous fermiez et refermiez toujours cette porte derrière vous ? A quoi servons nous donc ce soir, et il vous faut faire vite à chaque fois !
- Bien sûr bien sûr, rétorqua l’homme, où avais-je la tête ? Faites votre office messieurs et a tout à l’heure pour le top du top, la dague du roi Cid V.
Nos deux compères échangèrent un regard complice de satisfaction. Maintenant c’était à eux de jouer. Il fallait faire vite. Nos deux hommes pénétrèrent dans la salle des coffres. La dague était là qui s’offrait à eux. C’était si beau, ils hésitèrent un peu puis Djidane la saisit et l’enfouit dans son gilet, et posa la fausse sur le joli coussin de service. Maintenant il fallait fuir car l’abruti de Zong allait revenir. La troisième vente n’était pas encore achevée lorsque Cina et Djidane prirent le couloir qui les mena à la sortie. En passant, ils firent un signe à Bach qui lui-même en fit un à Rubis et Markus.

Tous se dirigèrent donc vers la sortie de la demeure ; mais à la grande stupéfaction de Bach, il fut interpellé par monsieur Zong qui lui dit :
- Votre sortie ne va pas être aussi agréable que votre entrée mon cher, ironisa t-il.
Bach pâlit, essayant vainement de faire signe à ses camarades, car ça allait merder. Mais trop tard…A la sortie, Steiner droit et fier comme Artaban, les attendait accompagné de ses soldats. Il ordonna à ces bleus trop intrépides, de leur rendre l’objet du délit, en l’occurrence la dague. Djidane s’insurgea :
- Il n’en est pas question, plutôt mourir ; camarades, à vos épées défendons notre rêve, quoi qu’il arrive jusqu’au bout.
Markus le premier de sortir l’épée de son fourreau, Steiner était un sacré gaillard et ce n’était pas une partie de plaisir que de se battre contre lui. Les autres bataillèrent à leur tour. Frank, face à un grand costaud n’en menait pas large, rapidement un coup fatal lui fut porté ; il tomba agonisant. Rubis, bien qu’étant une femme se défendait bravement au près de son celui qu’elle aimait ; un instant, elle le regarda, lui sourit, et cette courte pause amoureuse lui coûta la vie ; car l’homme contre qui elle se battait profita de cette faiblesse pour la transpercé en plein cœur. Son sourire se figea définitivement dans la mort qui l’emporta immédiatement. Markus ne voyant plus que cette sombre image de la mort de son aimée perdit tout contrôle et tout alla très vite dans sa tête « Quel rêve insensé, rêve qui mène désormais au cauchemar »
- Mon amour, mon amour, cria t-il, et se jetant sur l’infâme qui lui ôtait ce qu’il avait de plus cher au monde, se mit à le lacérer sans relâche, la haine dans le regard, embué de larmes il le tua, il le greva, le hait ; et dans son délire, il ne sentit pas derrière lui sa mort venir.
- Markus ! Cria Steiner, ton heure est venue. Et sans hésitation, il lui planta sa large épée dans le corps. Ainsi il permit à Markus de rejoindre son amour dans un autre monde.
Ca tournait vraiment mal, Bach fit comprendre à ses hommes, qu’il fallait battre en retraite. Ils s’enfuir à toute jambe vers la forge, arrivant à semer les gardes trop alourdis par leur armure et pénétrèrent dans les galeries souterraines « La route de la gargone ».

Grhyllours
Grhyllours
Niveau 2
04 septembre 2005 à 20:55:05

Erf, c´est une fanfic FF9. J´ai commencé à lire, puis je me suis arrêté en le découvrant, je ne me rappelle pas assez bien de FF9... toutefois, dans ce que j´ai lu, il y a un style assez maîtrisé, peu de fautes (le soleil qui fait la grasse de ses rayons XD), bref, c´est chouette :) Ca manque ptête un peu de fluidité.

Ozmasquall
Ozmasquall
Niveau 10
05 septembre 2005 à 21:23:41

Et bien, merci.

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