a tous
encore un petit texte dont je viens d´avoir l´inspiration 
il est peut etre pas super, mais ca me passait par la tete et j´avait envie de l´écrire
A l’horizon, le ciel se teint de rose au dessus des cimes enneigées, signe de l’aube toute proche. Lorsque le soleil se lève, ses rayons illuminent le monde. Sur ce monde, les hommes, tout jeunes enfants de la Terre, forgent leur destinée. Le soleil semble les acclamer et les encourager à poursuivre leur œuvre, car ce monde est désormais le leur.
Mais, dans un coin reculé, loin de toute présence humaine, une silhouette gît à même le sol. Elle semble oubliée, loin de tout, car seuls quelques rayons viennent l’éclairer, comme si l’astre solaire ne l’avait pas remarquée. Ces quelques rayons suffisent pourtant à faire briller ses écailles d’or et d’argent, mais cet éclat est bien terne à présent, et il disparaît d’avantage au fil des heures. Parfois, la faible clarté illumine d’autres éclats plus petits mais plus intenses, comme des petites perles qui se brisent sur la roche. Ce sont des larmes.
Le dragon ne comprend pas. Ils étaient né bien il y a des millénaires, sur ce monde à l’origine presque vierge. Ils avaient grandit avec le monde, vécu en son sein en s’adaptant à lui, et ne le forçant jamais à s’adapter à eux. Premiers enfants de la Terre, les dragons avaient dominé les cieux, majestueuses créatures issues d’une race fière et noble. Pourtant aujourd’hui cette race faisait partit du passé, car la Terre avait donné naissance aux hommes, et ces derniers avaient décimé leurs aînés.
Il n’y avait pas de haine dans le cœur du dragon, seulement de l’incompréhension. La Terre les avait abandonné. Alors il pleurait. Il était seul dans sa tristesse, car il ne pleurait pas uniquement sa propre mort, il pleurait la perte de sa race entière.
Il leva lentement les yeux vers ce ciel qui les avait si longtemps accueillit. Son dernier souhait aurait été de le parcourir une dernière fois, mais ses maigres forces, toujours déclinantes, ne le lui permettait pas.
Tandis que la vie s’échappait, il adressa une prière à la Terre. Puis il contempla le monde autour de lui et laissa l’oubli de la mort l’emporter.
Il existe un endroit sur le monde, où la pluie ne cesse jamais. D’aucuns disent que cette région est maudite, que la Terre souhaitait noyer le mal sous les eaux. Mais ce que tous ignorent, c’est qu’au centre de cette pluie diluvienne, se trouve une petite clairière où le soleil ne cesse de briller, révélant l’éclat de milliers de fleurs aux couleurs enchanteresses recouvrant le corps du dernier des dragons, comme pour protéger à jamais le souvenir de cette si noble race. Et chaque goutte de pluie qui tombe autour de ce lieu secret est une larme, une larme de regret, un larme de la Terre qui pleure d’avoir tué ses propres enfants.
