Mystères au collège
CHAPITRE I : La rentrée.
Jeudi 2 septembre
8h00 AM
Chez moi
Vous allez peut-être croire que c’est un livre où le héros n’a que quelques heures pour réussir sa mission, eh ben vous savez quoi, ce n’est pas du tout ça. J’ai dix ans et je vais bientôt entrer au collège. D’ailleurs, dans une demi-heure ! Je regarde mon réveil et mon visage indique une expression d’horreur. Je cherche un papier sur mon bureau. Ah ! Le voilà. Il dit : « Le collège Solvusier recevra les élèves de 6ème à 8h30, les 5ème à 9h30… » Je m’arrête de lire. Je m’habille en quatrième vitesse et je descends mon échelle (ma chambre est une mezzanine). Je rentre en trombe dans la chambre de ma mère. Je l’entends ronfler, comme à son habitude.
— Maman ! hurlé-je.
Rien. Je prends les couvertures de ma mère avec une main ferme, et je les mets hors du lit.
— Ah ! hurle ma mère. Je sais que c’est ce qu’elle déteste le plus au monde. Enfin, presque. Il y a quand même quelques petites exceptions que je ne cite pas… Le cri strident qu’a poussé ma mère réveille mon frère.Timon : le monstre de mes nuits… et de mes jours. Je vois une lumière s’allumer de l’autre côté du mur. J’entends le bruit de pantoufles qui frottent contre le sol et là, il arrive. Je vois son ombre mais je n’ai même pas le temps de me le dire, il met un pied dans la pièce, puis l’autre. Il est là.
— Qu’est-ce qui se passe ? demande-t-il de sa grosse voix.
Enfin… Pas si grosse que ça. Sa voix est en train de muer et ça donne des sons bizarres : « Qu’est-ce » est un son assez grave alors que « qui » est très aigu. « se », lui est grave et « passe » aigu.
— Il se passe qu’il est 8h… (Je me tourne vers le réveil de ma mère pour regarder l’heure) 8h03 et je commence dans 27 minutes ! Réponds-je sèchement.
— Et maman ? Elle s’est évanouie ? Propose Timon qui a remarqué les couvertures sur le sol.
— Peut-être. Dis-je.
Mais dès que je finis de dire ces deux mots, on entend un ronflement sonore.Je deviens rouge. Mais pas parce que je suis timide : je deviens rouge de colère. Je mets ma bouche près de l’oreille de ma mère :
— Il est 8h 05 ! Debout ! hurlé-je.
Ma mère ouvre les yeux immédiatement. Elle se lève et rejoint mon frère qui est déjà dans le salon. Au départ, je crois que mon frère est venu prendre son petit déjeuner (le salon et la cuisine ne sont pas séparés) mais je le découvre, ses lunettes sur le nez, et les mains sur la manette de notre console de jeux. Il joue à un jeu de foot. Personnellement, je déteste ça. Quand je joue en vrai, ça va encore, mais je ne peux pas supporter quand c’est en virtuel. Mais bon, tout le monde essaye de se dépêcher. Timon arrête son jeu et s’habille, maman se réveille et s’habille, quant à moi, je prends un petit déjeuner et mets mes chaussures.
Même jour
8h20 AM
Sur le palier de chez moi
On est enfin prêts. La porte est ouverte. Je suis même dans l’escalier. Mais c’est là que ma mère pose la question fatidique qu’elle pose tout le temps :
— Où j’ai mis mes clés ?
Je n’ose pas répondre. Pourtant je sais très bien où elles sont. Tiens, essayez de deviner. Non, elles ne sont pas sur la table de la cuisine. Non, elles ne sont pas sur le bureau de ma mère. Non, elles ne sont pas sur la porte. Bon, vous donnez votre langue au chat ? À propos de chat, je ne vous en ai pas parlé ! J’ai un chat. Il répond au nom de « Minou »alors que son nom est « Noisette ». Il est gros, paresseux et gentil. Il a un programme très chargé et très varié : le matin, il dort ; le midi, il mange ; l’après-midi, il dort ; le soir, il mange et la nuit il dort. Bon, revenons à nos moutons. Non, je n’ai pas de moutons chez moi. Donc, je disais… Les clés étaient dans sa main !
— Ah, elles sont dans ma main, dit ma mère. Que je suis bête !
Je me retiens d’ajouter un commentaire et nous sortons.
Même jour.
8h22 AM
Dans la rue
Sur le chemin du collège, je pense à ma famille. À côté de moi se trouve Timon, 13 ans… et demie (avec lui, il faut le préciser), il entre en 3ème. Passionné par les jeux vidéo, il adore Pokémon. Il joue de temps en temps au tennis. Ma mère, 42 ans, professeur d’université en littérature albanaise. Elle joue, très peu mais un peu, au tennis. Elle est divorcée. Moi, 10 ans, j’entre en 6ème. J’adore l’équitation, écrire et dessiner. Jusque là, on dirait une famille normale… On arrive rue Mère Picole.
— Alors tu es prêt pour passer au collège ? Demande ma mère comme demanderaient toutes les mères avec le sourire idiot qui s’affiche sur son visage.
Je ne réponds pas. Nous arrivons rue du Bal de Crasse et tournons presque tout de suite rue Charles Imberbesse : la rue de mon collège. J’entre tout seul. Enfin ! Enfin ! Tous les élèves de 6ème sont regroupés dans un hall. Pour y accéder, je traverse une petite cour où, à ma droite, il y a une loge. Tous les élèves sont regroupés par école d’origine. Il y a Saint-Jacques (la mienne), l’Arbalète, Brossolet et Victor Cousin. C’est là que le chef de l’établissement, Monsieur Scriptum, prend la parole :
— Bienvenue au collège Solvusier. Nous allons commencer la répartition des élèves dans les différentes classes. Dans la classe de 6ème 1…
Bon les élèves de 6ème 1 on s’en fiche (enfin c’est surtout que je ne sais pas qui inventer pour la remplir). Bon les 6ème 3 aussi mais les 6ème 2, c’est la classe la plus importante.
— Dans la classe de 6ème 2, continue M. Scriptum, il y a Sarah Azuren, Marie Bronzine, Alice Çachangepas, Nicolas Chaubas, Nicolas Croûton, Tiago Dégoût, Benjamin Démonard, Sophie Ducalme, Flavie Etvôtre, Nathalie Faunet, Adrien Fora, Judith François, Lou Levi-Chriti, Kaïhna Lutag, Karine Maurois, Kévin Mexeira, Mélanie Orlox, Pierre Ornicar, Victoire Personne, Nicolas Provenceau, Baptiste Rictusias, Dorian Sellou, Romain Sixtine, Nabil Terraut Gabriel Tristairis-Geaurailu et Edouard Vacheult.
Je ne peux pas m’empêcher de rire. Tout d’abord parce qu’on aurait dit une remise de Césars où dès que les gens entendent leur nom ils s’avancent. En revanche, il n’y a pas d’applaudissements. Mais surtout à cause des noms des élèves. Mais une femme aux lunettes noires me jette un regard perçant et je me tais.
— Je vous présente Madame Volagi. Reprend M. Scriptum.
Il désigne la femme aux lunettes noires. Elle fait un signe de la main qui signifie sans doute bienvenue.
— Et voici Madame String.
Tout le monde interrompt M. Scriptum en éclatant de rire, mais il désigne une femme plutôt jeune, enfin, elle le paraissait. Elle prend la tête du rang.
— C’est votre professeur principal. Explique M. Scriptum.
C’est alors que Mme String prend la parole :
— Bonjour, comme vous l’a expliqué M. Scriptum je suis votre professeur principal. Je vais vous conduire dans votre classe.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Sur le passage, elle nous montre le CDI (Centre de Documentation et d’Information), nous montons un escalier en bois et nous arrivons dans une salle, la salle A 12. Notre salle de torture. Donc nous entrons et Mme String prend ausitôt la parole :
— Asseyez-vous.
Nous obéissons.
— Allons-y. Je m’appelle Madame String (en même temps qu’elle le dit, elle l’écrit). Je sais, mon nom est étrange mais j’aimerais éviter les âneries avec cela. Bon, nous allons tout de suite passer à l’emploi du temps. Explique le professeur.
Elle dessine au tableau 7 colonnes et les remplit. Nous le reproduisons et Mme String nous dit les noms de nos professeurs :
— En sport, vous avez Madame Séchalle ; en SVT, vous avez Madame Chrétien ; en technologie, vous avez Mademoiselle Marcurochrome ; en anglais, vous avez Madame Blondasse ; en français, vous avez moi-même, et je crois que je n’ai pas besoin de vous rappeler mon nom ; en dessin, vous avez Madame Désolée ; en maths, vous avez Madame Chocolat ; en musique, vous avez Madame Frutiel ; en EPS, vous avez Monsieur Gentil et en histoire-géographie, vous avez Monsieur Noirat.
Elle s’arrête pour soupirer et demande :
— Des questions ?
Personne. Tout le monde se lève et, après une petite visite du collège, nous sommes libérés.Moi, je m’étais assis à côté de Kévin Mexeira, Flavie Etvôtre et Sarah Azuren. C’était pratiquement les seuls à avoir été dans ma classe l’année dernière. Je rentre chez moi.
Même jour.
9h30 AM
Chez moi
Ma mère est sur son ordinateur vieux et pété. Elle travaille avec sa tenue habituelle, son pyjama. Mon frère a invité son meilleur ami : Alexandre Ouillor. Comme par hasard, ils jouent à la console. Ils ne savent pas faire autre chose. Alexandre est assez sympa et vachement grand. Je ne leur parle pas, je pense à mon emploi du temps : il est plutôt cool, mais pour des troisièmes ! Les autres sixièmes ont des emplois du temps bien mieux que celui-là ! Et mon frère aussi. Je vais voir mon chat. Comme je m’en doutais, il dort. Je le réveille et lui fais des caresses, pendant que j’entends, venant du salon :
— Mais keskifé fait mon joueur ! Il est nul mon joueur !
Je me rassure en me disant que c’est mon frère et je me lève pour aller lire. En ce moment, je lis Alexandre Dumas. À 12h, je regarde Malcolm suivi de La Petite Maison Dans la Prairie en compagnie de ma mère.
— Tu n’avais pas un cours ? Lui demandé-je.
— C’est pas grave, je dirai que j’étais malade, répond-elle.
Je pousse un soupir. Je suis exaspéré. Demain, je n’ai pas cours. Ce que je vais faire, c’est dormir et regarder la télé, ce n’est pas très intéressant, je vais vous épargner les détails : je dors et je regarde la télé. Je passe le week-end avec ma mère, on reçoit des amis et on ne sort pas, sauf des fois au Luxembourg. Mais bon, on va passer ce moment-là.
Dimanche 5 septembre
6h30 PM
Chez mon père
Nous disons au revoir à notre mère et nous entrons chez notre père. Je suis derrière mon frère qui sonne à la porte. Mon père nous ouvre. Mon père a 41 ans, il est divorcé de ma mère et va rompre avec une autre femme qui s’appelle Marie-Laurence Meufno. Actuellement, il est tout seul. Enfin, théoriquement. Le problème avec mon père, c’est d’avoir un appartement : il fait le ménage tous les deux mois ! Et, il y a aussi qu’il est nul en cuisine. Donc, nous entrons et nous mangeons. Ensuite, pendant que mon frère et mon père font un match de foot sur la console tout en regardant la télé, j’essaye de m’endormir. Dérangé par des éclats de rire et des cris de déception, je lis. Quand le match est fini, je peux enfin m’endormir
Voilà, j´ai fait quelques modifications.
Arthur_Cornedru = Petrarque
"Arthur_Cornedru = Petrarque"
Ha tu me rassures, j´ai cru à un plagiat au début^^. Bon, tous ces remaniements n´apportent pas la suite... ![]()
Ca arrive!!!! Ca sera
Oups dsl
la dans une heure à peu près
CHAPITRE II : Les sources des vannes de Mme Blondasse
Jeudi 4 novembre
5h30 AM
Chez moi
Je fais mes devoirs ; ça fait deux mois que je suis entré au collège et j’en ai fait mon quotidien. Mes profs sont de plus en plus bizarres : Mme String corrige les copies très lentement, Mme Chocolat est obsédée par les tricheries dans les contrôles, M. Noirat n’avance pas dans le programme et a toujours sa voix somnifère, M. Gentil est toujours aussi méchant, Mme Chrétien a toujours la même salle d’où une odeur nauséabonde s’échappe, Mlle Marcourochrome porte toujours un foulard autour du cou, Mme Désolée est toujours aussi folle, Mme Fruitiel, comme toujours, n’a aucune autorité, et Mme Blondasse c’est la pire : elle, elle fait des blagues idiotes, tout le temps, et en plus elle est vulgaire. Alors, avec mes nouveaux copains : Pierre, Romain, Nicolas et Sophie, nous nous sommes posé des questions. Est-elle folle ? Etait-elle comme ça les années précédentes ? On a décidé de mener une petite enquête. C’est depuis le cours de tout à l’heure que l’on a commencé à avoir des soupçons. Je vais vous le raconter.
Mme Blondasse est entrée en classe et a dit :
— Good Morning.
Elle s’est assise et à ce moment-là on a entendu « prout ». C’était la première fois que je voyais un prof péter en cours ! Enfin, que je sentais péter en cours. Mais bon, ce n’est pas le plus important. Je m’étais mis au dernier rang avec Nicolas, Pierre et Sophie, mais Mme Blondasse m’avait dit de venir au premier rang pour nous séparer parce qu’on bavardait. C’est là que j’ai senti l’odeur d’alcool qui sortait de sa bouche. C’était horrible. Peut-être que c’était juste ça, peut-être que c’était à cause du vin qu’elle faisait des blagues idiotes… Non, même si c’était vrai il devait y avoir autre chose. Vers la fin du cours, Mme Blondasse nous a annoncé que l’on aurait un contrôle surprise lundi.
— C’est sur quoi ? demanda Victoire Personne.
— Sur la culture du poireau en Amazonie au XVIIIe siècle !
répondit sèchement Mme Blondasse (exemple de blague stupide que fait Mme Blondasse). Puis elle ajouta :
— Oh ! M. Rictusias, arrêtez de faire le sot. Sot, qui est le seul mot de trois lettres avec un « o » au milieu qui signifie « idiot »…
Dit-elle.(autre exemple de blague stupide que fait Mme Blondasse).
Là, je me suis vraiment dit qu’il fallait agir. On en a discuté et on a décidé de l’espionner…
Vendredi 5 novembre
9h05 AM
Au collège
Je retrouve Pierre, Romain, Nicolas et Sophie. Je tiens à la main un sac que j’ai soigneusement préparé chez moi. Il y a cinq Talkie Walkie reçus en cadeaux de Noël quand j’étais petit, cinq paires de jumelles piquées dans le bureau de mon père, et un appareil photo, pour avoir des preuves au cas où il se passerait un truc vraiment grave avec Mme Blondasse. Bref, j’ai pensé à tout. Même à nos noms de code. C’est très simple, ils sont tirés de Star Wars. Moi, je suis Yoda, Pierre est Obi-Wan, Romain Luke Skywalker, Nicolas Han Solo et Sophie la princesse Leia. Mais il faut que l’on se dépêche. Ce matin, il y a un contrôle de maths et j’ai révisé comme un malade.
— Bonjour tout le monde ! dit Mme Chocolat une fois que tout le monde s’est assis à sa place dans la salle de cours.
— Bonjour Mme Chocolat ! lui répondons-nous tous en chœur.
Elle sort un petit paquet de feuilles (les sujets du contrôle) et les distribue face cachée.
— Très bien, maintenant vous rangez tous vos trousses ! Si je vois quelqu’un se retourner ou regarder son voisin, ce sera moins un sur la note. Il y a des volontaires ?
Tout le monde se tait.
— Très bien, maintenant vous mettez quelque chose entre vous et votre voisin. Et attention ! Je veux que ce que vous mettez entre vous et votre voisin ne soit ni un livre de maths ni un cahier de maths.
Moi, j’ai trop envie de lui répondre « Oui, Chef ! » mais je me tais. Non mais c’est dingue ! On se croirait vraiment à l’armée ! Elle s’arrête de hurler pour soupirer.
— Vous pouvez commencer, lâche-t-elle enfin.
Quand la sonnerie retentit, c’est reparti pour un tour :
— Très bien, quelqu’un ramasse les copies, mais attention ! celui qui ramasse ne doit pas avoir de stylo sur lui sinon c’est moins un sur la note. Ça suffit ! Tout le monde pose les stylos ! dit-elle en remarquant que tout le monde avait continué à écrire pendant qu’elle disait ça.
Vraiment, elle ferait mieux de chanter : « Dans la Guyanne endormie, Sur les bords du Sinamary , Au lever du soleil, On sonne le réveil Pour la Première Compagnie ! ».
Pendant la récré, Romain et moi on se pose des questions sur le contrôle comme : « T’as fini ? » ou : « T’as marqué quoi, là ? ». Pendant le deuxième cours nous faisons des exercices tout banals mais tout le monde est stressé à propos des contrôles.
Je te mets la suite pour toi et puis je la remettrais si yen a d´autres.
oui, mais je préfère un peu le premier...le deux est pas mal non plus! Les noms de codes et tout, franchement...
Mais toi fallait pas que tu lises le deuxième, tu n´avais pas encore lu le 1 en entier. Et puis, c´est un jeu que un de mes copains avait proposé. Les noms de codes ca fait un peu con, mais bon... De toute façon, il n´est pas fini.
Tiens, je te mets la suite :
Lundi 6 septembre
7h30 AM
Chez mon père
Mon frère vient me réveiller. Je m’assieds sur mon lit. Je me lève, vais à la salle de bains et me passe de l’eau sur le visage. Ensuite, je m’habille et je mets mes chaussures. On sort. Dans la rue, je m’endors presque mais j’arrive chez ma mère les yeux ouverts.
7h50 AM
Même jour
Chez moi
On arrive, mon frère et moi, on sonne et là, ma mère nous ouvre. Elle a les yeux fermés. Elle marmonne quelques mots qui doivent sans doute être : « Salut ça va ? » mais avec elle on peut s’attendre à tout. Mon frère s’affale dans le canapé et commence à jouer à la console, ma mère retourne se coucher et je reste seul, un peu comme d’habitude. Je vais voir mon chat qui est dans un petit débarras, dans ma chambre. Après, je prends mon petit déjeuner. Il est déjà 8h. Mon frère s’en va. Il a l’air pressé de partir. Ensuite ma mère me rejoint et elle essaye de me parler : « ça va Timon ? » Je me lève et vais dans ma chambre lire. Bon, ma mère au réveil, c’est un cas, mais si vous avez l’occasion de lire jusqu’au bout mon livre pour la connaître mieux vous verrez qu’au fond elle est sympa.
8h39 AM
Même jour
Au collège
Devant le grillage, je trouve Romain Sixtine qui était aussi dans ma classe l’année dernière. On ne sait pas comment entrer, c’est la galère. Au bout de six minutes, quelqu’un vient nous ouvrir.
— C’est à cette heure-ci que vous arrivez ? demande la gardienne.
On essaye de s’expliquer, mais la gardienne nous envoie immédiatement en cours. Là, nous faisons la connaissance de Mme Chrétien, notre professeur de sciences. Elle commence à élever la voix mais finit par gronder un autre garçon. En montant les escaliers, je vois Romain mettre ses doigts dans ses deux narines pour en ressortir une substance ressemblant à une croûte qu’il avale. En salle de classe, tout le monde sort son livre de sciences qu’on avait eu le premier jour de collège. Mme Chrétien se présente, puis présente le livre. Elle nous explique que nous aurons besoin d’affaires pour l’année. Le cours passe plutôt vite et je m’en réjouis. Nous sortons et ouf ! Nous avons droit à une récréation. Pendant cet instant de bonheur, une personne inconnue vient me voir. Mais je me souviens l’avoir aperçu le premier jour. Si mes souvenirs sont bons il s’appelle Pierre Ornicar. Il prend la parole :
— Salut, je m’appelle Pierre Ornicar. Toi c’est Gabriel Tristairis-Geaurailu, c’est ça ?
J’acquiesce.
— Il paraît que nos frères sont dans la même classe. Reprit-il.
— Peut-être, mais tu sais, je ne m’intéresse vraiment pas à mon frère. Il est débile.
— Tu n’as pas vu le mien !
Nous jouons au jeu de celui qui a le frère le plus horrible et je l’emporte haut la main. Puis, nous commençons à jouer au jeu de celui qui résiste le mieux à son frère.
— Moi j’ai réussi à l’enfermer sur un balcon pendant 30 minutes ! Dit Pierre.
— Eh bien moi je peux le faire rester dans les toilettes pendant 45 minutes sans l’enfermer ! Surenchéri-je.
— Eh bien moi je l’ai fait punir pendant un mois ! Reprend Pierre de plus belle.
— Eh bien moi je lui ai déjà cassé le nez, il a été à l’hôpital ! Et je lui ai cassé bien d’autres choses aussi… Réponds-je sèchement.
Encore une fois, je bats Pierre en le « cassant ». La sonnerie retentit et nous nous rangeons à côté des 6ème 3 et des 6ème 1. Des professeurs viennent nous rejoindre et nous conduisent dans un gymnase. Un monsieur prend la parole :
— Bonjour, je m’appelle M. Gentil. Vous pouvez vous fier à mon nom je suis très gentil.
C’est un peu facile, me dis-je. Je vois vachement bien le professeur arriver en disant : « Salut, je suis pas du tout sympa, avec moi vous allez souffrir et passer une année horrible ». Il nous dit aussi qu’il y aura un groupe qui aura piscine et j’en fais partie. Nous marquons quelque chose sur notre carnet de liaison et M. Gentil nous explique qu’il n’est pas notre professeur et il nous présente Mme Séchalle.
— Bonjour, dit-elle. Je suis votre professeur d’éducation physique et sportive.
Les deux autres classes partent et nous restons seuls. Mme Séchalle fait l’appel et nous présente l’activité que nous allons étudier : le volley. Je n’ai jamais essayé cela mais de toute façon, n’étant pas un grand sportif, je ne connais pas beaucoup de sports. Le seul sport que j’ai essayé et que j’aime c’est l’équitation… Et le badminton. Le cours se termine très vite et nous allons manger. Moi, je mange chez ma mère alors je montre une carte rouge en sortant. Elle dit : « Demi-pensionnaire ». J’explique ma journée à ma mère, puis, après avoir mangé, je retourne au collège où je dois affronter le professeur de technologie. J’entre en cours et Mme Marcourochrome prit la parole :
— Alors, je m’appelle Mme Marcourochrome et je vais vous enseigner la technologie.
Son cours passe vite, elle nous distribue des fiches que l’on doit apprendre et nous dicte la liste de matériel. 14h20 sonne et nous montons en cours d’anglais. Mme Blondasse arrive et elle n’a pas besoin de nous ouvrir la porte car l’autre groupe était avec Mme Chocolat tout à l’heure et elle était encore là quand Mme Blondasse est arrivée.
— Good morning, dit-elle. Bon, je vais faire l’appel.
Quand elle appelle le dernier nom présent sur la liste elle griffonne quelque chose sur un papier et l’accroche sur le mur extérieur.
— Bon, est-ce que tout le monde parle un peu anglais ici ?
tout le monde acquiesce et Mme Blondasse continue.
— Bon, est-ce que vous êtes contents de venir en classe ? demande-t-elle.
Un silence.
— On dit : « oui madame ». Reprend-elle en hurlant.
Des éclats de rire couvrent la voix du professeur. Mme Blondasse nous fait la liste des fournitures à acheter et elle désigne une personne pour aller au tableau. Edouard Vacheult s’avance et s’arme de la craie, prêt à affronter le professeur.
— Ecrivez-moi les jours de la semaine. Dit ce dernier.
Edouard s’exécute et marque : « lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche ».
— Très bien, dit Mme Blondasse. M. Vacheult, on est en cours de quoi ?
— D’anglais, répond celui-ci.
— Et vous venez pour faire quoi ?
— Apprendre.
— Apprendre quoi ?
— L’anglais.
— Et c’est pour ça que vous m’écrivez les jours de la semaine en français ?
Edouard efface ce qu’il a écrit et dit :
— Je les écris en anglais ?
— Ben oui Duschnock ! L’insulte Mme Blondasse.
Tout le monde éclate de rire et Edouard devient rouge de honte. Cette fois il marque : « …, Tiousday, Ouiasnesday, …, …, …, Sunday ».
— Vous savez que le seul jour qui est écrit correctement est « Sunday » ? Pas étonnant, c’est le seul jour où vous êtes vraiment sur terre. Dit Mme Blondasse.
Je ris tellement fort que des larmes commencent à venir me piquer les yeux. Puis, elle m’appelle pour que je vienne corriger les fautes. J’écris comme je le sais : « Monday, Tuesday, Wednesday, Thursday, Friday, Saturday, Sunday ».
— Ah bah, vous vous êtes sur terre tous les jours, déclare le professeur.
Puis une fois que je me suis assis elle continue :
— Bon, comme vous le voyez il y a un élève sur deux qui sait écrire en anglais (pour dire « en anglais » elle hausse la voix et fixe Edouard Vacheult) les jours de la semaine et comme… au fait, vous êtes combien ?
— 26 ! Répondons-nous.
— Donc sur 26 ça en fait 13 qui savent écrire les jours de la semaine et 13 autres qui ne le savent pas. Donc, nous devons apprendre, ouvrez votre livre page 3…
Et le cours se termine comme ça. Nous pouvons enfin rentrer chez nous. Je fais le chemin avec Romain Sixtine. Il est toujours en train de retirer ses crottes de nez et de les avaler. D’après ce que je vois il doit former des crottes à chaque seconde et n’avoir plus faim pour le dîner ! Mais bon, je rentre chez ma mère et prépare mes affaires. Je prends un goûter et raconte ma journée à ma mère. Ensuite, je regarde un peu la télé jusqu’à ce que mon frère rentre. Ensuite, après qu’Timon a pris une cuillère de Nutella en guise de goûter, il se met à jouer à la Game Cube pendant que je lis. Puis, à 17h30, nous partons chez notre père.
Même jour
5h45 PM
Chez mon père
Comme d’habitude, mon père n’est pas là et nous nous installons avec mon frère devant la télé jusqu’à son retour. À 19h45 il rentre et nous fait à manger. Nous mangeons des steacks hachés « Charal ». Vous devez connaître la pub : « Hum ! Charal ! ». Après le repas nous regardons un film : Un jour sans fin, le film préféré de mon père. Pour lui c’est plutôt un film sans fin. Mon père met sa main gauche à l’intérieur de son caleçon et se gratte … Je vais éviter les détails… Avec un doigt de son autre main, il prend une substance jaune dans son nez et la jette au sol. Il recommence l’opération. Je détourne mon regard, dégoûté. Je cherche mes lunette et découvre qu’elles sont juste à côté de mon père.
— Papa, tu peux me passer mes lunettes ? lui demandé-je.
— Je ne peux pas j’ai les mains prises, répond-il.
Je finis par les prendre moi-même, exaspéré. Le film se termine et nous allons nous coucher.
VCoilà la suite du chapitre 1, le chapitre 2 c´était que pour azerty777
Tu l´avais déjà lu???
Désolé mais votre pseudo a été créé il y a moins de deux ans, ce qui ne vous permet pas de poster plus d´un sujet toutes les 3 minutes.
![]()
Hum pas mal, commence à se passer des trucs...ca se lit bien, pas trop de fautes (pas sufisament grosses pour que je les relève en tout cas), bref, j´attends la suite avec impatience, je sens que les mioches vont se faire choper^^
Merci!
Mardi 7 septembre
9h00 AM
Chez ma mère
Comme d’habitude mon frère et moi sommes allés chez notre mère pour préparer nos affaires. Maman ne m’a pas confondu avec Timon puisqu’elle avait cours à 9h. À 9h20, elle part. Moi je reste jusqu’à 10h. Je prends mon petit déjeuner, regarde la télé et je m’en vais.
Même jour
10h10 AM
Au collège
Au collège, je retrouve Pierre. Nous sommes devenus très bons amis. Puis, nous entrons en cours de français avec Mme String. Celle-ci nous fait une liste de choses à acheter, elle nous dit qu’il faut acheter un livre et nous fournit un emploi du temps. Ensuite, après que Mme String a fait l’appel, nous commençons la lecture suivie comme il est indiqué sur notre emploi du temps. Dès que nous ouvrons notre manuel, la cloche sonne. Nous sortons et comme hier, je vais manger. À midi trente, me revoilà au collège en cours de français… et voilà venir le cours d’anglais. Je suis content puisque je me dis que je vais bien rire comme hier, mais je fais moins le malin quand Mme Blondasse dit :
— Vous n’aviez pas de devoirs ? Ah ! mais oui, c’est vrai, sortez une feuille, interrogation surprise.
Comme tout le monde, je me suis mis à glousser. Puis j’obéis. La consigne est : « écrire les jours de la semaine et les mois ». Je me rassure en me disant que c’est simple, ce qui n’est pas l’avis de tout le monde. Il y en a qui ont gardé leur feuille pendant tout le cours et qui n’avaient pas fini après. Bref, le cours d’anglais passe vite pour laisser place à celui de dessin. Mme Désolée était déjà dans la salle d’arts plastiques quand je suis entré en classe. Elle nous fait tout une liste de fournitures, explique ce qu’est le format A4 et à 15h10 (c’est-à-dire 5 minutes avant la fin du cours) elle fait l’appel. Puis, 15h15 sonne et tout le monde se précipite vers la sortie. Mme Désolée n’est plus visible, dépassée par tous les élèves. Mme Désolée est très petite, les cheveux blancs, portant des lunettes, mais sa petite taille ne l’empêche pas de hurler : « Silence ! les enfants, ici, la cloche c’est moi ! ». Beaucoup éclatent de rire et je dois avouer que j’en fais partie. Puis, elle nous laisse sortir et nous rentrons chez nous. Ce soir, je suis chez ma mère. Je rentre et croise ma mère qui va donner un cours. Mon frère revient plus tard. Nous regardons la télé, lisons, mangeons et dormons.
Mercredi 8 septembre
7h50 AM
Chez ma mère
Je me réveille et me lève. Je fais attention de ne pas tomber de l’échelle quand je vais au salon. Ma mère (bien que ça puisse paraître incroyable) s’est levée. Elle m’a préparé un petit-déjeuner que j’engloutis. Puis, je pars pour le collège.
Même jour
8h10 AM
Au collège
Au collège, je vois pour la première fois Mme Chocolat, une femme antillaise qui porte très bien son nom. Elle nous explique son programme et nous fait une liste de ce que nous devons avoir en cours. Elle nous fait faire quelques exercices et à 9h10, elle nous laisse sortir pour aller en cours de musique. J’entre en classe où une femme à lunettes m’attend avec plein d’autres élèves. Tout le monde se met à crier. Je n’entends même plus mon camarade de gauche qui essaye de me parler. Ce n’est plus un cours, c’est n’importe quoi. Le professeur n’a aucune autorité, si on a envie d’écrire la liste d’affaires à acheter présente au tableau, on l’écrit, sinon, ce n’est pas grave. Bref, le cours… Enfin les hurlements se terminent et nous retournons en cours de maths. Nous continuons les exercices que nous avons commencés et Mme Blondasse arrive pour nous faire cours. J’ai passé 3 heures enfermé dans une salle de classe avec d’autres élèves mais là, nous ouvrons enfin la fenêtre car Mme Blondasse dit que ça sent le fauve. Puis, elle nous dit : « Good morning ». Puis, elle ajoute :
— J’ai vos contrôles.
J’entends des chuchotements et des petits cris, mais moi, je me dis juste qu’elle est très rapide pour corriger. Elle distribue les copies et je vois que j’ai un 19/20. Je suis déçu parce que c’était très facile et que j’ai perdu un point juste puisque j’ai mal écris le « T » Tuesday. Puis, elle relève les notes et je dis la mienne en anglais ce qui donne : « nineteen ». Il ne s’est rien passé de spécial sauf que comme par hasard Romain Sixtine a eu 16, ce qui donne : « sixteen » en anglais. Le cours se termine en correction de contrôle. Ensuite, je rentre chez ma mère et nous mangeons. Cet après-midi, nous allons nous renseigner pour que je fasse de l’équitation. C’est à Neuilly donc il faut prendre le métro. Arrivé à destination, je m’inscris et je fais un cours pour que l’on me teste. Puis, on me met dans une reprise niveau galop 2 et nous rentrons. Le soir, nous mangeons, regardons la télé et dormons, comme d’habitude.
Jeudi 9 septembre
7h30 AM
Chez ma mère
Comme tous les matins, je me lève (contrairement à ma mère) mais cette fois, un peu plus tôt. Je m’habille et descends prendre mon petit-déjeuner. Je dis bonjour à ma mère et à mon frère. Comme on me l’a expliqué, j’ai piscine et je dois venir un peu plus tôt. Je prépare mes affaires et à 7h50, je pars pour être au collège à 8h00.
Même jour
8h00 AM
Au collège
Au collège, après la piscine je revois Mme String. Nous faisons de l’expression écrite. Ensuite, je sors pour aller manger chez moi. J’ai deux heures pour manger alors je regarde Malcolm et La Petite Maison dans la Prairie. Puis, je retourne au collège pour mon cours d’anglais. Nous apprenons comment employer l’auxiliaire « to do » pendant toute l’heure. Ensuite viens le cours d’histoire et je fais la connaissance pour la première fois de M. Noirat. C’est un homme imposant et qui a une voix qui endort. Il nous fait la liste des affaires, nous explique le programme et il dit tout en détail.
— Je sais, vous allez me dire que c’est incroyable, mais vous savez qu’il existe des stylos à encre sans plume ! Ils sont très agréables, je vous les conseille, dit-il.
J’avais très envie de lui répondre : « Oui, et tu sais ce qui est incroyable ? C’est que je viens de me rendre compte que j’arrive à dormir les yeux ouverts ! » Mais je me retiens. En cours de français, nous continuons ce que nous avons fait ce matin et je peux enfin rentrer chez moi. Le soir, c’est comme d’habitude, un peu de télé, nous mangeons et nous dormons.
Vendredi 10 septembre
8h30 AM
Chez ma mère
Je me réveille et je descends prendre mon petit-déjeuner. Ma mère me demande si ça va et je lui dis que oui. À 9h05, je lui fais un bisous en lui disant : « À midi » et je quitte l’appartement.
Même jour
9h10 AM
Au collège
Je me retrouve dans le cours de Mme Chocolat où nous faisons des exercices faciles pendant 2 heures. Ensuite, je sors pour rejoindre ma mère chez moi. Je mange un steak avec des haricots. C’est toujours mieux que du poisson tout pourri ! Eh oui, je déteste le poisson. Je trouve ça dégoûtant. Pour moi, c’est comme si on buvait de l’eau de mer à pleine gorgée. Ensuite, je retrouve M. Noirat. Je suis content puisque j’ai assez mal dormi cette nuit. Il nous explique ce qu’est la Mésopotamie et nous parle du livre. Après, je vais en permanence. Je regarde quelqu’un qui s’amuse à écrire : « perm » en caractères bizarres et je vois Kévin Mexeira rajouter un petit « s » devant tous les « perm »… Bon, je ne vais pas vous faire un dessin… En cours de français, rien d’intéressant. Mme String nous fournit un papier pour la cantine. Nous faisons de la grammaire. En cours d’histoire, même chose que tout à l’heure : M. Noirat nous parle de la Mésopotamie car au cours précédent, il n’a même pas eu le temps de dire « Mésopotamie » puisqu’il a parlé de choses qui n’avaient aucun rapport en répondant en détail à des questions complètement idiotes. Ensuite, nous sortons. Maintenant, c’est bon, la vraie rentrée est terminée. Je connais tous mes professeurs. Maintenant, le calvaire… euh, pardon, le travail va commencer
T´as même lu ça hipop_danseuse???
je comprends plus rien en fait, je crois que je me suis emmêlée dans les chapitres...mais j´ai pas lu le dernier chapitre en tout cas.
Faut pâs que tu lises le chapitre 2 (chapitre 2 : la source des vannes...) Y a qu´un texte qui était pour azerty et qui est le début du chapitre 2! Tous les autres, c´est le chapitre1. Je te fais le schéma :
- Début du premier chapitre pour tout le monde
- Début du chapitre 2 pour azerty
- Suite du chapitre 1 pour tout le monde
- Fin du chapitre 1 pour tout le monde
Voilà, c´est dans c´est ordre. Maintenant ca sera plus simple pou toi de poursuivre ta lecture! ![]()
T´as compris?
Je mettrais la suite du chapitre 2 pour Azerty ce soir ou demain. Ok?
Azerty
Est-ce que ça t´interresserait de lire une de mes fics que j´avais écrite il y a six mois?
Ca dépend, de quoi c