Bonjour à vous tous.
Avant de vous soumettre un texte j´avais envie de me présenter un peu.
Je suis principalement joueur sur consoles et viens régulièrement sur des forums de jeux et c´est par hasard que j´ai trouvé ce site dédié à l´écriture.
J´ai un vieux rêve, devenir écrivain. Mais aussi un certain manque de confiance et une lassitude légère mais général qui me ralentit beaucoup.
J´ai écrit un roman il y a trois ans qui est resté lettres mortes après avoir essuyé une dizaine de refus chez des éditeurs. Depuis j´écris peu, un peu de poésie essentiellement.
Je n´ai pas abandonné l´idée de devenir écrivain, disons que c´est en stand by. Merci de me lire et place au texte.
A bientôt
JOLIE FILLE SANS PARAPLUIE.
Je vous ai secouru.
J’ai tendu mon bras armé.
Je vous ai fait peur en arrivant par derrière.
Nous avons marché sans dire grand chose.
Des banalités sinistres dans lesquelles je sentais vos doutes
Et vous mon désir réfréné.
J’ai toujours un parapluie dans mon sac.
Ce jour j’ai béni cette manie
Et vous ai secouru.
Vous vous rendiez tout comme moi au parking.
J’étais si heureux de vous accompagner sans vous connaître.
Nous nous sommes quittés une fois que vous avez payé votre ticket.
Je vous ai contemplé un court instant de face
Car jusqu’à ce que je remplisse mon rôle de protecteur
Contre les égarements du temps
Je ne pouvais que me trouver à vos côtés.
Nous regardions dans la même direction.
Vous me suiviez, collée à moi.
J’ai le souvenir odorant, visuel, auditif et tactile de votre personne.
Je vous ai trouvé très jolie ; mais n’ai rien dit.
Puis vous vous êtres enfuie.
Je me suis retenue de vous dire mon prénom
Et de vous, ou de vous demander le vôtre.
Je trouvais cela bien trop ridicule.
Je sais que si je vous revois un jour, je vous reconnaîtrai.
Je vous accosterai
Et me rappellerai à votre souvenir.
Vous me direz : « quelle mémoire ! » en me remettant
Peut-être oserais-je dire que je ne pouvais oublier un si joli visage.
Ou bien la peur scellera ma bouche et mon espoir.
On ne se sera peut-être même pas arrêté pour bavarder.
Vous retournant sur mon passage persuadé de m’avoir vu quelque part.
Ou on se dira au revoir comme deux parfaits inconnus que nous aurions toujours été.