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Liste des sujets

Fic : La cathédrale de Kridath

KaiM
KaiM
Niveau 11
06 septembre 2005 à 19:01:08

J´ai aussi pris parti de poster des longs chapitres pas souvent que l´inverse. Donc je dois éviter de surcharger les pages, donc attendre la NP pour poster.

Mais là c´est bon, la suite arrive.

KaiM
KaiM
Niveau 11
06 septembre 2005 à 19:04:46

Comme prévu, vlà. Bonne lecture!

Alexandre et ses compagnons chevauchèrent toute la journée vers Kridath. Autour d eux, le même paysage s étendait à perte de vue : des champs semés, parsemés de petits villages et de quelques forêts, le tout entrecoupé de nombreuses rivières. La Dümra était l une des régions les plus fertiles de l Aropa, le grenier à blé du continent. Le Prince remarqua rapidement qu ils étaient les seuls à emprunter la route dans ce sens. Les convois de réfugiés se succédaient, ralliant la capitale. La plupart des gens regardaient Alexandre comme s il s agissait d un fou. Qui aurait voulu aller à la rencontre d Itraïr ? Pour passer le temps, Alexandre discutait avec Artus ; et il apprit ainsi de nombreuses choses au sujet du mage. Artus était né loin à l Est de Dümrist. Ses dons pour la Magie avaient été découverts quand, au cours d une bagarre, il avait mis à terre trois de ses amis sans même les toucher. Conformément à la coutume, il avait aussitôt été envoyé à l Académie de Magie de Dümrist. Ses pouvoirs n avaient rien d exceptionnel, sauf dans un domaine : Artus était extrêmement doué lorsqu il s agissait de déplacer des objets à distance, même très lourds. Il parvenait même à voler. Grâce à ces compétences, il avait pu s enrôler parmi les mages de combat et apprendre le maniement des armes.
Il avait rencontré le général Thul lod cinq ans auparavant, lors d une bataille qu ils avaient livrée contre l empire d Ethiol. Le général avait compris que ses pouvoirs pouvaient être mieux employés, et l avait engagé dans sa garde personnelle. Depuis, Artus n avait pas beaucoup travaillé, car aucun agresseur ne parvenait jamais jusqu à la garde du général Thul lod. Aussi, il s était porté volontaire pour cette mission, désireux de repartir à l aventure.
A la tombée de la nuit, ils s écartèrent un peu de la route pour camper. Alexandre voulut jauger les pouvoirs réels du mage, et le chargea de menues tâches. Artus n eut qu à tendre la main pour entasser quelques branches mortes et disposer un cercle de pierres autour. D une simple incantation, il mit le feu au bois. C était bien un magicien, mais ce genre de choses était à la portée de n importe qui possédant quelques pouvoirs. Le Prince fit soulever à Artus des pierres de plus en plus grosses, puis les chevaux - qui ne semblèrent pas apprécier. Le mage n eut aucune difficulté à accomplir ces exercices. Alexandre en conclut qu il était réellement doué, ce qui pouvait lui servir. Mais cela signifiait aussi qu il ne serait pas simple de se débarrasser de lui, le moment venu.
Hustouk et Vladek se relayèrent pour monter la garde. Vers minuit, alors que le capitaine surveillait le campement, Alexandre vint s asseoir à côté de lui.
- Vous n arrivez pas à dormir, Altesse ?
- Je voulais vous parler seul à seul, répondit le Prince. Vous êtes toujours aux côtés de Tarlaq, l occasion est trop belle.
- Je suppose que je dois commencer à me méfier... De quoi vouliez-vous parler ?
- Je voudrais discuter avec vous de ce qui s est passé à Hözel, au début de l hiver. J ai bien cru que vous alliez nous trahir, à ce moment-là.
- Je vous en prie ! s offusqua Vladek. Je croyais que cette histoire était réglée ! Lorsque j ai été contacté par une organisation inconnue pour servir d espion, j ai accepté afin de pouvoir rencontrer notre ennemi !
- C est ce que vous avez expliqué à l époque. Mais, vous avez pris vous-même l initiative de jouer un triple jeu ? Sans en parler à personne ?
- Je ne savais pas à qui me fier. Il y avait peut-être d autres espions. Mon plan aurait pu être découvert si j en avais avisé le roi.
- Et Tarlaq ? Vous ne lui avez rien dit non plus.
- C est vrai, admit le capitaine. Vous le connaissez. Il aurait tout gâché en voulant intervenir trop tôt, ou en choisissant de vous protéger en priorité.
- En d autres termes, vous nous avez tous mis en danger pour pouvoir confondre l ennemi ? Sans savoir comment vous y prendre une fois la bataille engagée ?
- J ai dû improviser, c est vrai. Nous n avons remporté la victoire que parce que j ai pu libérer Tektus de l emprise de notre adversaire. Un plan que j ai conçu dans l urgence.
- Si vous aviez été un véritable traître, vous auriez agi de la même manière en voyant que la bataille tournait à notre avantage...
- Altesse, voudriez-vous insinuer que j avais l intention de vous abandonner ?! Pensez-vous réellement que j aurais trahi Tarlaq, mon meilleur ami ?! Dois-je vous rappeler que c est moi qui ai le plus perdu dans cette histoire ?!
En prononçant ces paroles, le capitaine exhiba les griffes de métal qu il portait désormais à la place de sa main gauche. Alexandre sentait que le soldat était sincère, et s en voulut aussitôt de l avoir soupçonné.
- Excusez-moi, dit-il à voix basse. J ai trop réfléchi.
Vladek se radoucit.
- Ne vous en faites pas. C est le devoir d un roi que de se méfier ainsi. Alors entraînez-vous. Mais je ne suis pas un courtisan. Je suis un soldat. Vous pouvez compter sur moi.
Ils demeurèrent un instant silencieux, contemplant la nuit.
- Comment avez-vous rencontré Tarlaq ? demanda finalement le Prince.
- C est une longue histoire. Je viens de la campagne. J aurais dû passer ma vie à travailler la terre, si je n avais pas eu des dons pour le combat. A quinze ans, j ai eu une violente dispute avec le fils de notre seigneur...
- A quel sujet ?
- Une bagatelle, répondit Vladek, gêné. Je ne m en souviens même plus. Ce qui compte, c est que nous nous sommes battus.
- A l épée ?
- Lui avait une épée. Moi, un simple bâton. C est moi qui ai gagné.
- Et c était Tarlaq votre adversaire ?
- Exact. Et j ai gagné son respect. Il aurait pu revenir avec des gardes, mais au lieu de cela il a convaincu son père de me prendre comme écuyer. Par la suite je suis devenu un membre de sa garde. A la mort de son père, Tarlaq a fait de moi son second. Notre amitié a fini de se forger dans des combats ardus, des fuites désespérées et des beuveries interminables...
- Je vois...
C était une histoire banale, mais Alexandre venait de comprendre quelque chose d important : ce qui unissait des hommes comme Tarlaq et Vladek. C étaient des frères d armes. Plus que tout, c étaient les épreuves qui rapprochaient les gens. Il ne faudrait pas l oublier.
Le Prince était sur le point d aller se recoucher, lorsque six hommes surgirent de l ombre et s approchèrent du campement. Vladek se leva aussitôt. Même s ils avaient de mauvaises intentions, ces hommes étaient trop loin pour pouvoir les attaquer. Sûrement quelques rôdeurs. Pas de quoi s inquiéter. Le capitaine tira son épée. Alexandre attrapa les sangles des fourreaux de ses glaives et les tira jusqu à lui. Cela suffisait généralement à intimider ce genre de personnages. L un des hommes s avança. Ce devait être le chef.
- Nobles seigneurs, inutile de vous affoler ! s exclama-t-il. Tout se passera bien. Nous n en voulons qu à vos bourses.
Bon. Des brigands. Vladek se mit en garde. Alexandre voulut réveiller Hustouk et Artus.
- Non, non, pas de ça ! ordonna le chef en faisant un signe de la main.
Aussitôt, deux de ses hommes brandirent des arbalètes et les braquèrent sur les deux voyageurs. Le Prince détailla ses ennemis. Ils ne semblaient guère redoutables. Ils étaient armés de couteaux et de bâtons. Seuls les deux tireurs étaient une menace. Le jeune garçon porta les mains à sa ceinture.
- Je ne veux pas d ennuis ! annonça-t-il. Voilà votre or !
Et il lança deux de ses poignards sur les arbalétriers. Les lames s enfoncèrent dans leurs bras, et ils lâchèrent leurs armes en geignant de douleur.
- Partageons donc, capitaine ! s écria Alexandre. Mais évitez de les tuer, si possible ! Ils n ont besoin que d une bonne leçon !
Vladek n attendait que cet ordre. Il se précipita sur les brigands. Le chef brandit son couteau, mais il n eut pas le temps de frapper : la botte du capitaine s enfonçait déjà dans son estomac. Les autres rôdeurs tentèrent de se défendre, mais c était bien inutile. Vladek abattit la poignée de son épée sur la tête du plus proche, puis enfonça ses griffes dans la cuisse de son voisin, qui s effondra avec un hurlement. Alexandre se jeta alors dans le combat. D un coup de pied, il rejeta à terre l un des arbalétriers, puis se faufila derrière un autre brigand et lui lança une violente manchette à la nuque.
Les bandits voulurent s enfuir, mais leur chef les exhorta à reprendre la lutte :
- Allez, les gars ! Ils ne sont que deux ! Eclatez-les !
Son compte n était malheureusement plus exact. Hustouk s était réveillé, et il se jeta dans la bataille. Il esquiva un coup de bâton, empoigna l arme de son adversaire et le frappa au menton. L Ork neutralisa ensuite le chef de la bande d un coup de pied à l entrejambe. Pas très élégant, mais efficace. Profitant de cette diversion, Vladek bouscula les maraudeurs d un coup d épaule et fit tournoyer son épée, causant quelques blessures légères mais douloureuses.
Les deux soldats, occupés à infliger à ces bandits une correction suffisante pour les remettre sur le droit chemin, ne remarquèrent pas l arrivée d un septième homme. Celui-ci s avançait calmement vers Alexandre. Il était vêtu d un manteau noir, et une capuche lui couvrait la tête. Le Prince dégaina ses glaives, pressentant que le nouveau venu serait autrement plus difficile à vaincre.
- Qui es-tu ? demanda le jeune garçon.
- Je me nomme Jakarn.
- Tu n es pas avec ces brigands, n est-ce pas ?
- Non. Ils ne sont là que pour occuper vos hommes. Et je ne suis ici que pour vous tuer, Votre... Altesse.
- Et pour quelle raison ? s étonna Alexandre
- Je suis un mercenaire. On me paye et je me bats sans poser de questions. C est simple, clair, et net.
Jakarn dégaina un sabre et s avança lentement vers le Prince, qui se plaça en position de combat. Les deux adversaires s observèrent silencieusement.
L assaut fut rapide. Alexandre et le mercenaire s élancèrent au même instant. Jakarn abattit son sabre à une vitesse surhumaine. Le Prince croisa ses lames et bloqua celle de son ennemi, puis dégagea l un de ses glaives et frappa. L assassin évita l attaque en réalisant une roue arrière, puis bondit à nouveau sur sa proie. Alexandre intercepta le sabre de Jakarn, mais le mercenaire lui décocha un coup de pied qui l atteignit à la gorge. Le jeune garçon tomba au sol en suffoquant.
- Décevant, dit Jakarn en s approchant de sa victime, l arme haute. Très décevant...
Vladek et Hustouk, qui jusque-là s amusaient, repérèrent soudain le tueur. Ils décidèrent d en finir avec les bandits. L Ork para une attaque au couteau, puis lança son bâton au capitaine. Celui-ci attrapa l arme au vol et assomma les brigands qui l encerclaient par quelques coups bien ajustés. Hustouk souleva son adversaire et le projeta sur ses comparses. En une poignée de sondes, ils avaient mis les six hommes hors d état de nuire.
Les deux guerriers empoignèrent alors leurs épées et se précipitèrent sur Jakarn.

:)

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
06 septembre 2005 à 19:11:13

Erf, tu nous laisse en plein suspense! Je suppose qu´il va falloir attendre quelques jours pour la suite... :snif: M´enfin, tant que c´est aussi bon, on peut attendre un peu. (je dis "on", mais j´ai comme l´impression d´être ton seul lecteur, ce qui est dommage car tu en mérites davantage)

KaiM
KaiM
Niveau 11
06 septembre 2005 à 21:03:06

Azerty :d) Ouais je sais c´est dommage de n´avoir qu´un lecteur, d´autant plus qu´on a une moyenne de 5 nouvelles fics HF par semaine (j´exagère peut-être un peu), et qu´aucun de ces petits nouveaux ne vient lire les fics plus longues.

Je remarque aussi beaucoup de fics HF avortées, c´est étonnant je trouve car ça ne me viendrait pas à l´esprit de commencer une fic sans être sûr de la terminer (là tu te dis : "il a prévu 4 fics sur le Prince Alexandre, il va vraiment toutes les écrire?")

Mais bon peut-être les lecteurs potentiels sont-ils occupées par leur rentrée... Rêvons toujours.

Il faudrait que j´en ramène, tu pourrais pas me faire de la pub? T´es plus connu que moi ici.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
06 septembre 2005 à 21:06:13

Moi connu? Seuls les anciens me connaissent, je ne passais plus depuis plusieurs mois. Mais j´vais en parler à quelques-uns que je connais assez bien et qui seraient susceptibles d´apprécier. (certains n´aiment pas l´HF)

Deathstone
Deathstone
Niveau 9
06 septembre 2005 à 21:07:19

Je lis aussi, mais je suis un peu débordé, alors METS LA SUITE !! !

C´est trop bien :coeur:

KaiM
KaiM
Niveau 11
06 septembre 2005 à 21:10:52

Tu lis, Death? Je te croyais overbooké?

KaiM
KaiM
Niveau 11
06 septembre 2005 à 21:14:20

Non mais en fait ce qu´il faudrait c´est pousser gentiment les nouveaux à lire les anciennes fics...

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
06 septembre 2005 à 21:19:13

Faut dire que y´en a quand même à qui tes chapitres font peur de part leur longueur...s´ils savaient ce qu´ils loupent! ´sont trop flemmards pour lire un si bon texte, bah tant pis pour eux lol!

KaiM
KaiM
Niveau 11
06 septembre 2005 à 21:25:17

J´y peux rien, j´essaye de faire des histoires détaillées et construites, en parlant de tous les (nombreux) personnages et en introduisant quelques-unes de mes idées. Sans être exceptionnel, le résultat est long et je vois mal comment je raccourcirais. Tant pis.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
06 septembre 2005 à 21:29:27

Justement, mais tu sais, la réaction première quand on voit un pavé c´est de ne pas le lire. Pis si on le lit on s´aperçoit qu´en général les meilleures fics sont des pavés (on le voit bien avec Instead of Rise alias Shaztarth´s Fall de l´ami xbq, dont la fic est allée jusqu´à la fin avec un seul lecteur)

KaiM
KaiM
Niveau 11
06 septembre 2005 à 21:34:02

J´approuve le choix de cet exemple, c´est vraiment super. Je comprends que peu lisent les pavés, c´est vrai que ça rebute, mais bon... Avec deux-trois lecteurs je tiendrai jusqu´au bout, même si j´aurais aimé en avoir cinq. (on peut rêver)

KaiM
KaiM
Niveau 11
07 septembre 2005 à 16:10:04

Un nouveau texte. Ce n´est pas la suite, mais j´ai soudain eu besoin de l´écrire. Je ne sais même plus comment j´y ai pensé. Cependant, il a un rapport avec mes fics. Je ne pense pas qu´il soit bon, mais ça devrait vous apprendre des choses.

La pleine lune éclaire doucement la forêt. La nuit est belle, sans vent ni nuage. A travers les troncs serrés filtre la lueur d un feu. Dans une clairière, à côté de ce feu, se tient une jeune femme aux longs cheveux blonds et à la taille épaisse. Elle a mal. Elle est sur le point d accoucher. Elle s est retirée à l écart du village, en secret, car personne ne doit savoir. Car elle n est pas mariée. Et parce qu elle a l intention d abandonner l enfant.

Il est arrivé un jour d été. Comme chaque année, un jeune du village devait partir en pèlerinage dans la montagne. Comme chaque année, il ne devait pas revenir. Alors qu il s engageait sur le chemin, une main gantée de mailles s est posée sur son épaule et l a retenu. Tous ont tourné leur regard vers le nouveau venu. Jamais ils n avaient vu un tel homme. Il avait la peau très pâle, les yeux rouges et une longue crinière de cheveux noirs. Son armure noire semblait onduler plus que coulisser, et son imposante épée paraissait ne demander qu à jaillir de son fourreau.
Il a ordonné au garçon de rester au village, annoncé qu il irait lui-même le lendemain, et déclaré que plus jamais les habitants du pays n auraient à donner leurs jeunes gens à la montagne. Sa voix était douce, mais chargée d autorité.
Dès le premier regard, elle est tombée éperdument amoureuse de lui. Cette voix, ce visage, cette façon de se mouvoir avec grâce, et le fait qu il ait sauvé son frère, l avaient conquise. Le soir, elle est allée le trouver dans sa chambre à l auberge, sous prétexte de le remercier. Elle n en est pas sortie de la nuit.

Il est parti le lendemain, disant qu il serait de retour quatre jours plus tard.

Le premier jour, il ne s est rien passé.

Le deuxième jour, de grandes lumières ont brillé dans les montagnes.

Le troisième jour, des cris ont retenti à travers toute la vallée.

Le quatrième jour, il n est pas revenu.

Le sixième jour, quelques hommes courageux du village ont lancé une expédition, malgré l interdiction, de s aventurer dans les monts.

Le septième jour, ils l ont retrouvé.
Il était étendu dans une ancienne carrière, baignant dans son sang. Son armure en lambeaux révélait les profondes plaies qui barraient son corps entier.

Autour de lui gisaient les corps lacérés et mutilés de dizaines d Orks, un épouvantable carnage. Il a dû les massacrer avant de succomber à ses blessures.

On a retrouvé son épée, fichée dans la paroi de la montagne. Un manteau vert sombre pendait à la lame. La scène aurait paru grotesque, sans le tas de poussière qui traînait en dessous, comme s il avait glissé par les plis du manteau.

Elle est prête. Tout va bien se passer. Le feu éloignera les bêtes sauvages. Et au pire, elle a le couteau...

Etrange histoire, ce couteau. Les hommes ont ramené le corps au village, et l ont étendu dans la chapelle, en attendant de lui offrir des funérailles dignes du héros qu il était. Mais le lendemain, le corps a disparu. Il ne restait rien, aucune preuve de son existence. Même le brancard taché de sang qu on a utilisé pour le transporter, était comme neuf. Les villageois se sont demandé s ils n avaient pas rêvé, mais c était impossible : les habituels bruits nocturnes dans les montagnes ne se faisaient plus entendre, désormais.
Le même jour, elle a trouvé le couteau dans sa maison. Elle n a jamais su comment il était arrivé là. Mais ce dont elle était sûre, c est qu il appartenait à l homme en armure noire.

Quelques semaines plus tard, elle a découvert qu elle était enceinte. Elle a décidé de le cacher. La tradition est impitoyable au village. Si on savait que, sans être mariée, elle attend un enfant, elle serait lapidée. Son frère étant parti travailler dans un autre village, elle est seule chez elle, ce qui lui a facilité la tâche. Elle est restée dans sa maison à tisser la l aine, comme c est son métier, et a porté dans vêtement large. Seule une petite vieille qui travaille avec elle a pu remarquer sa grossesse, mais elle n a rien dit.

Au bout de neuf mois, le bébé n est pas né. Aujourd hui, onze mois entier après leur rencontre, elle a perdu les eaux. Et elle se cache dans la forêt, seule et sans aide. Elle n est pas sûre de s en sortir ainsi, mais elle est certaine que rester au village aurait été une erreur.

Elle sent l enfant venir. Elle a de plus en plus mal. Elle ne pensait pas souffrir autant. Soudain, elle perd connaissance.

Quand elle se réveille, l enfant est né. Elle a cessé de saigner. Le délivre traîne entre ses cuisses. Elle ne comprend pas comment c est possible, comment il a pu venir au monde sans aide, alors qu elle était évanouie. Curieusement, le cordon est tombé, et le nombril du bébé a déjà cicatrisé. Elle regarde enfin vraiment son enfant. C est un garçon. Tout rouge et tout fripé, comme tous les nouveaux-nés. Mais contrairement aux autres, il garde grand ouverts ses yeux aux pupilles écarlates. Il joue avec le couteau, en caresse la lame acérée et promène ses petits doigts sur la poignée renforcée de cuir.
Elle tourne la tête et découvre, avec horreur, un loup énorme aux crocs tranchants. Mais il ne représente aucune menace. Il est couché à terre, son sang s écoulant par la longue entailles qui barre son cou. Elle ne comprend pas. Une idée soudaine germe dans son esprit. Serait-il possible que... ? Mais non, elle se rassure. La lame du couteau ne porte aucune trace de sang. Quelle idée stupide !
Soudain, l enfant délaisse le couteau. Il rampe jusqu à sa mère, s appuie sur son genou, et contre toute attente, se dresse sur ses petites jambes. Il lève le pied gauche, hésite, et fait un pas. Elle est stupéfiée. Son fils sait déjà marcher.
Il fait un second pas, puis un troisième, puis tombe. Il éclate en sanglots, comme furieux de n être pas tout-puissant. Puis ses pleurs se transforment. Un changement imperceptible pour un homme, mais pas pour une mère. Il a faim.
Elle prend l enfant dans ses bras, découvre son sein et approche les petites lèvres du bouton. Il se met à téter.
Elle comprend alors, en regardant ce bout de chair rose, qu elle n arrivera pas à l abandonner. Elle l aime déjà trop. Mais comment faire ?
Elle décide de marcher jusqu à un village éloigné. Elle expliquera que son mari et elle ont trop de travail pour s en occuper, qu elle cherche une nourrice. Il a certes les oreilles un peu pointues et son teint risque de pâlir plus que d ordinaire, mais il pourra quand même passer pour un humain normal. Et elle viendra le voir de temps en temps...
Elle réalise que c est à elle de lui choisir un nom. Elle n y a jamais vraiment pensé. Mais le nom s impose à elle, comme s il avait toujours été le sien.
Elle se penche encore plus sur le petit garçon, et lui chuchote à l oreille :
- Tu m as l air bien précoce. Tu feras sûrement de grandes choses dans ta vie...

...petit Namâric.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
07 septembre 2005 à 16:15:07

J´étais sûr que ce serait lui! Cependant, en saurons-nous davantage sur ce qu´il advint de sa mère et qui était son père?

P.S. La vraie suite elle est pour quand? :)

KaiM
KaiM
Niveau 11
07 septembre 2005 à 16:20:23

Je pense distiller les infos sur Namâric au cours de mes fics, puisqu´il est appelé à prendre de l´importance.

Quand à la vraie suite, ce soir ou demain je pense.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
07 septembre 2005 à 16:27:48

Bonne nouvelle ça. Pour Namâric par contre, je n´aurais pas imaginé qu´il devienne si essentiel, d´après ce que tu dis il est plus imprtant que Tarlaq ou Vladek, non? La question que je me pose, c´est s´il est plus important qu´Alexandre...

Enfin, je saurai tout ceci quand tu nous l´expliquera, en attendant, vivement ce soir^^.

KaiM
KaiM
Niveau 11
07 septembre 2005 à 16:29:39

Cela dit, Namâric ne fera pas grand-chose dans cette fic. Par contre dans les suivantes... Je réfléchis déjà à sa prochaine confrontation avec Olaf "Draxor".

KaiM
KaiM
Niveau 11
07 septembre 2005 à 16:33:01

Mais ce qu´il faut savoir, c´est que j´ai commencé par imaginer, l´été de l´année dernière, une grande histoire se déroulant dans cet univers. Namâric y jouait un rôle important. Je n´ai pas fini de l´imaginer, mais avant de l´écrire, j´ai voulu m´entraîne ren écrivant les Bracelets d´Arzhan, qui devait à l´origine être 3 fois plus court (après le combats contre les Wolks, il passaient par la montagne, atteignaient les falaisses et affrontées Kandrill, fin).

J´en ai profité pour faire revenir quelques-uns de mes personnages secondaires ou principaux, afin de les étoffer. Et les aventures du Prince Alexandre m´ont tellement plu que je suis pas près de m´arrêter.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
07 septembre 2005 à 16:38:40

Parce qu´on reverra Olaf? Arf, je crains que cette fois il ne meurre pour de bon^^

KaiM
KaiM
Niveau 11
07 septembre 2005 à 16:44:32

Si tel est son destin...

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