Bonne lecture. C´est le brouillon.
Dfiuthea avançait lentement dans ce long et maigre couloir où la lumière rougeâtre et blafarde régnée en souverain incontesté. Son pas était lourd et résonnait dans l’immense carcasse en composite. La masse organique imposante se plaçait méticuleusement face à l’accès à la salle 253. Il imposa un de ses membres sur la gauche de la porte et elle s’ouvra.
La pièce était d’une taille réduite, le plafond bas, donnait l’impression d’être écrasé par l’armature métallique et l’air chaud caressait le corps de Dfiuthea. Jizvo se tenait assis sur un des xerusiège, avec un air pensif et ses yeux rivés en direction d’un des côtés.
Jizyo entama la conversation en se levant :
« - Beau vaisseau commandant, un des derniers modèle si je ne me trompe pas ?
- Oui vous avez l’œil. Pour être précis, un croiseur HJ123 des industries Quiero.
- Magnifique engin, en plus il utilise des énergies renouvelables selon les rumeurs ?
- Tout à fait, nous avons des récupérateurs très performants. J’imagine que vous souhaitais faire un petit tour des installations ? Je vais vous faire la visite si vous le voulez bien.
- avec joie, je vous sui. »
Ils déambulaient tout les deux dans les conduits, un dédale sans fin, pour aboutir à la salle de contrôle. Dans ce vaste lieu habitait des personnes, qui demeuraient fixées et branchées à des engins divers qui produisaient nombre de signaux sonores et lumineux, tandis que d’autres butinaient avec nervosité de machine en machine.
Dfiuthea fit un grand geste avec ses membres supérieurs en balayant toute la pièce et qui paraissait gigantesque aux yeux de son acolyte en comparaison des couloirs et salles précédentes minuscules. Il expliqua le rôle de la salle de contrôle et des principaux instruments de commande présent avec brièveté. Le visiteur écouta avec attention l’exposé du commandant tout en observant ce lieu digne d’une ruche.
L’officier l’invita ensuite à le suivre afin de se diriger vers les moteurs auxiliaires. La litanie des allées exiguës débuta une fois de plus, cependant une odeur nauséabonde annoncée la fin du périple à travers l’astronef.
Le commandant posa un de ses membres sur un mur verdâtre, puis une écoutille se dessina en quelques secondes. Il fit un signe afin de lui dire d’entrer dans cette pièce d’où émaner des sons insolites.
Jizvo avait écarquillé ses yeux afin de faire face à ce spectacle, la salle était remplie de machines. Des tuyaux cylindriques jonchés de tout part et sortaient des murs, plafond et sol à profusion. Plusieurs engins vibraient énergétiquement, d’autres tournaient avec vélocité et sans compter le va et vient colossal du piston principal d’une longueur de cinq fortiux au moins.
Le commandant entra à son tour, puis désigna un à un les différentes composantes de la salle tout en expliquant leurs utilités. Jizvo était absorbé par le discours et fasciné par toute cette mécanique qu’il trouvait majestueuse et belle.
Dfiuthea arrêta son exposé puis indiqua d’une mimique à son hôte la porte chaleureusement. Jizvo demanda s’ils visiteraient le compartiment où l’énergie du vaisseau était stockée et produite. Le commandant à ce moment esquissa un petit sourire mesquin, et lui répondit par l’affirmative.
Ils s’engouffrèrent alors dans les entrailles tortueuses et étriquées du spationef, un labyrinthe sans fin pour le visiteur. Des borborygmes émanaient de ces lieux sombres et enfouis sous la carcasse composite du croiseur.
Après de longues minutes passaient à se déplacer, ils étaient arrivés à destination. Le commandant expliqua le rôle de chacun des compartiments, ceux qui fonctionnent à partir de minerais, d’autre à partir de combustibles nucléaires… Jizvo interrompit le commandant dans son discours organisé et pléthore de détails.
« - Ce qui m’intéresse le plus dans vos énergie, c’est l’organique. J’aimerais voir son fonctionnement, et observer les unités en fonctionnement si possible.
- Oui, tous nos visiteurs veuillent les voir absolument. C’est un système rudimentaire mais très efficace. Allons y. »
L’officier apposa un de ses membres sur la paroi bleue parsemée de tâches noires et un accès apparut. Ils passèrent au travers afin d’accéder à une passerelle qui dominait une immense salle. Les yeux de l’hôte pétillaient à la vue de ce lieu et de ce qu’il contenait. Son regard, espiègle, fouinait tout les recoin de ce lieu dont sa curiosité venait à peine d’être rassasié.
Le commandant débuta son exposé, devant, semblait-il, un public conquis et intéressé.
« - Alors nos bêbêtes vous plaisent ?
- Oui, c’est de la qualité supérieure, classe A, importées de Proxima.
- C’est du beau matériel en effet.
- Et dire que parfois elles peuvent être organisée et dangereuse. Jadis elles étaient installées sur plusieurs planètes et avaient utilisées toutes les ressources. Elles sont aussi de grands prédateurs, bien qu’elles ne possèdent pas de grosses carapaces, de cornes ou d’autres avantages physiques.
- Oui je connais un peu leur histoire. C’est de sacrés parasites, heureusement que maintenant ils sont contenus et bien utilisés.
- De grands nuisibles. L’énergie qu’on peut en tirer, qu’elle soit mécanique ou électrique est toujours assez impressionnante.
- Ils nous sont très utiles, voir indispensables en effet. Mais bon comme vous pouvez le constater ils faut pouvoir les contenir, puis il y a aussi le bruit et l’odeur.
- Je le vois encore, elles sont en bon état et d’un bon niveau comme vos afficheurs l’indique. Un vaisseau immense comme celui-ci doit avoir des besoins en énergie gargantuesque. Cela fourni une part importante de votre énergie ?
- Tout est à la mesure de l’homme en effet. Oui et selon les usages entre le tiers et les deux tiers.
- sacré être humains ! »
Dfiuthea et Jizvo rirent ensemble à grands éclats et abandonnèrent ces lieux.