Quelques Haïkus, pour tous les goûts, de moi-même.
Je tombe de mon nid
Tout en haut d'une tour d'acier
Le sol se rapproche
C'est une nuit bien sombre
Le vent est frais, l'herbe humide
Les tombes restent muettes
Une saveur unique,
Et une tendresse sans pareilles,
De la chair humaine
Des histoires se croisent
Le vent, l'eau, des sensations
Dans le parc, j'observe
Un regard j’accroche
Un sourire m’est adressé
La tête je détourne
Une fillette sourit
Je dis : Tu veux un bonbon ?
Et j'ouvre ma longue veste
Derrière je me cache
Qui suis-je ? Que suis-je ? Mon masque tombe
Elle hurle, je la mange.
Plic fait la goutte d'eau
Ploc murmure le robinet
Le noyé se tait
De mon rêve je sors
Car la soif m'a réveillé
Mais l'eau dort toujours
L'Histoire nous rend riche
Mais l'eau n'a pas de mémoire
D’où sa belle clarté
De si grands savants
Nous ont apportés la bombe
Dans leur triste bêtise
Elle est toujours là
Clémente, elle vient vous aider
Une amie, la mort.
Un sur la canicule qui s'abat en Belgique ^^
Il y a des jours
Si chaud que les ombres s'abrittent
Sous des parasols
Un sur la musique :
Beauté invisible
Cavalière de bal masqué
Ton parfum s'écoute
Et un qui n'est pas de moi, mais de mon meilleur ami :
Un papier cadeau
Je déchire sauvagement
La tête de maman