Sacrifice
S’agissait il d’un rêve ou de la réalité. Je ne sais pas, je ne sais plus... Ce jour là j’ai vu le ciel s’assombrir, senti la terre tremblée sous mes pieds, goûté le sang qui recouvrait mon visage et les murs de la vaste bâtisse. Jamais je n’avais été autant dégoûté, mais alors pourquoi ce sentiment ? Pourquoi tant de paix dans mon cœur ? Oh mon dieu qu’ai-je fais ? Non, je ne dois pas être comme ça, maintenant je suis heureux, très heureux. Ma vie, la vie est devenue si parfaite. Pourquoi ce couteau dans mes mains ? Pourquoi ce sang dans ma bouche ? Pourquoi ce morceau de chair coller sur mon palet ? Tout rouge, je n’aime pas le rouge. Murs rouges, draps rouges, entrailles, toutes rouges. Pourquoi tant de rouge ? Je suis là, je suis bien... Je dors, non, je suis éveillé, non, je ne sais pas... Ah, me voila, mais si je suis là, pourquoi suis-je aussi là, devant moi ? Ce couteau, le même que le mien, dans sa main. Rouge, pourquoi ne suis-je pas rouge ? Je les entends, ils arrivent. Le bois grince sous les pas lourd du cortège. Ils entrent, j’attends. La porte claque, le son résonne dans ma tête, encore et encore. Cab, je ne comprends pas... Il pleur. Un prêtre s’approche. Il me parle. Je n’entends pas. Il me tend une fiole, son contenu rayonne, source de l’éternel. Un sourire, je souris, je suis heureux, non, je suis en extase. La douce lumière éclaire mon visage. Le duo d’ecclésiastique s’approche de lui, ils se saisissent de son corps, écarte violemment ses mâchoires. Je fais coulé la lumière dans sa bouche. Je n’ose regarder. Cab se plaint et hurle de douleur, je souris et m’esclaffe de son mal. Je ne comprends pas... Un anneau, continuité, éternité... Deux anneaux, souffrance, peine et haine. Ses poignets dans les cercles, les bras tendus vers le plafond. L’autre prêtre m’offre une sculpture, un visage de démon. C’est un masque, à l’intérieur il y a deux pics. Je m’approche du damné et lui appose la chose sur le visage. Lentement les globes oculaires sont transpercés, le liquide coule le long de ses joues et goutte sur le sol. Le bois s’imbibe. Les cris couvrent le bruit du vent dans les feuilles des arbres. Les religieux s’agenouillent et prient. Ses supplications résonnent dans les longs couloirs. Je prends des ciseaux, je lui découpe lentement les lèvres, découvrant ses dents. Je continus et suit les os de sa face. La chair de ses joues glisse le long de son corps. La droite puis la gauche. Je ne supporte plus cette vision. Ma bile se déverse dans le coin le plus sombre de la pièce. Je ris, encore et toujours. Je me mis devant lui, le fixant sans rien dire. D’un coup sec et brutal je lui tranchai le phallus et lui ouvris la poche contenant ses testicules. Le tout tomba grossièrement sur ses chaussures. L’un des prêtre en pris possession et lui fit coulé dans la gorge, puis repris ses oraisons. Je me place maintenant derrière lui et en trois points précis je lui déchiquetai le rectum. Tout son contenu se déversa sur le bois. Je repris le couteau à la lame acérer. Je coupe lentement la peau. La base du ventre, puis je remonte le long des cotes jusqu´à la base de la gorge. Les intestins, n’étant pas retenue se déverse. Un sécateur me permis d’ouvrir la cage thoracique. Les deux religieux se lèvent et m’aide à couper les veines, les artères et les nerfs. L’un deux pris une bassine terreuse et y disposa les organes. Seul le cœur et les poumons étaient encore en place. Les deux prêtres prirent la forme de monstres dont la forme ne pouvait être décrite. Leurs bouches minuscules, leurs têtes de bébé... Ils dévorent le contenue de la bassine. Je perds le sens des réalités... La folie, je la ressens maintenant. Je mors son bras, je sens la chair chaude sur ma langue. Le sang coule sur ma poitrine. Les murs saignent. Mes yeux saignent. Je me vide de mon sang. Haaaaaaa ! !!!
Fiuw... Ce n’était qu’un cauche....non, c’était la réalité. Il est toujours là-bas. Ma vie n’est qu’un mensonge... Mon bonheur n’est qu’un mensonge... Mais peu importe... Tel est mon destin...
Au même moment dans une salle d’un hôpital abandonné au cœur d’une ville fantôme, Cab est lentement dévoré par les deux monstres. Tel est le sacrifice, tel est le prix du bonheur éternel. La souffrance d’un autre... La jouissance de la mort...
( une note sur 20 serait la bien venu, merci)