Gros big up à redsisi qui m'a rappelé l'existence de ce topic, au détour d'une convers sur le bon vieux temps!
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Les portes de la voiture s'ouvrent devant moi, laissant apparaitre ce qui, aujourd'hui je le pense, est la plus belle chose au monde; un enfant. Ça fait un petit temps que je ne l'ai plus vus. Quelques mois. C'est peu, mais beaucoup aussi lorsqu'on a vu grandir un gosse et que les circonstance t'oblige à le voir de moins en moins souvent. D'abord il hésite, se demandant ou il a atterrit. Je suis posté devant ma porte, et le regarde d'un air satisfait. Il se met à courir, et me saute dans les bras.
« Bonjour bonhomme, ca va? »
« Oui » me répondit-il de sa petite voix encore mal assurée.
Sa mère -ma meilleur amie- me présente son nouveau petit ami, et je les fais rentrer dans mon humble demeure.
« Ze veux un jouet »
Un jouet... Bah voyons! Mais tout mes jouets, je les lui ait donné, malheureusement. Sa mère me rappelle que je possède une boite pleine de légo, avec laquel le gosse aime à s'amuser silencieusement pendant des heures. Il faut croire que malgré ses nombreux défaut, elle possède une mémoire plus aiguisé que la mienne, j'avais complètement oublié cette boite de légo!
Le petit à « son jouet », et se met à aligner les construction « a roue », comme il en à l'habitude. Je reste la, à le regarder comme un mirage iréel. Je n'ai jamais voulu avoir d'enfant, et n'en veux toujours pas à l'heure actuelle, mais lui, c'est autre chose. C'est mon eldorado à moi, mon refuge. Ce petit bout, pas plus haut que trois pommes, me donne la sensation d'être vivant, de respirer autre chose que le mépris et les non dit. Un gosse de cet âge la, ca ne ment pas, c'est sincère.
Sans prévenir, il se rapproche de moi, et me regarde de ses petit yeux noisette qui me fixent intensément.
« Ze t'aime »
Hum. Il faut que je reste plus ou moins stoïque, c'est que j'ai une réputation à tenir moi! L'homme de glace, le cœur de pierre, c'est comme ca que la plupart des gens me voit, et ca me va très bien comme ca. Mais d'entendre ces mots, sortit de sa bouche à lui, ca déchire mon cœur en long et en large, bien que je ne le montre pas.
« Moi aussi je t'aime, bonhomme »
On sort dans le jardin, fumer des substance illicite. Pour une fois, je n'ai pas d'yeux que pour le pétard, mais bien pour ce petit bout de vie qui court en criant sa joie. Je joue avec lui un petit quart d'heure, malheureusement, sa mère a d'autre obligation. C'est pas grave, on se reverra bien assez tôt. Il est temps de se dire au revoir. Je le prend dans mes bras. Le contact me remplit d'une joie triste. Un non sens, peut-être, mais un sentiment bien réel.
« Je viendrais bientôt te voir à la maison, okay? »
« Oui »
« Je te le promet »
« Oui »
Et toi, tu me promet de m'attendre? »
« Oui, t'attendrais »
Je l'embrasse et le serre un peu trop fort une dernière fois. Il doit partir, et moi, rester seul. Cette visite m'a fait quelque chose d'indescriptible. Je l'aime, ce gosse.
C'est étrange que je doive poster ce petit bout de texte sur un forum pour me sentir vivant.
Je t'aime, bonhomme.
« Et si moi je suis barje, ce n'est que de tes yeux, car ils ont l'avantage d'être deux »
Comme tu dirais si bien « t'aime ».