Zezert
ça vient peut-être de moi, mais je trouve que les phases de combats sont assez molles... Mais je suis peut-être trop exigeant
le_maître
pour faire simple en fait, Abanfir a dit à Aeknae qu´il allait lui prendre le Vadrat pour le mettre en colère et se faire tuer. Comme Abanfir est mort au combat, et après avoir combattu au maximum de ses capacités, il recouvre son honneur perdu, ce qui lui permet d´atteindre le royaume des morts des démons, qu´il voulait trouver pour sauver sa femme qui y était coincée. Aeknae, qui sent que le pouvoir du Vadrat sera décuplé s´il va dans ce royaume, se sert du pouvoir de l´artefact précédemment cité, pour suivre Abanfir. Et là baston, et Abanfir finit par lancer sa double lame comme une lance et il transperce ainsi le Vadrat.
(ppoouuuh, que c´est compliqué tout ça
)
Réaction à chaud sur le duel du maitre :
C´est une impression de...déception et de frustration qui domine la lecture de ton texte. Déception parce que tu possèdes un personnage extrêmement intéressant que tu n´exploites que bien trop peu : oui, tu abuses et surabuses des transformations. Mais tu les caricatures bien trop, ce qui fait que personnellement j´avais presque envie de sourire tellement tu décris le tout de manière grotesque...des cornes à travers les oreilles? Mais lol quoi, ça n´a aucun sens. Le Vadrat est quelque chose de divin, la seule chose qu´il peut faire est d´aider, d´une manière ou d´une autre, son propriétaire. (comme quand la corne vient perforer la jambe d´Abanfir) Sinon, il sera paralysé par son corps difforme bien avant d´atteindre ce fameux stade d´"être suprême"...
Le second défaut qui m´a bien énervé dans ton texte, c´est une impression de...naïveté, oui. Alors que tu as un personnage sombre à souhait dont tu pourrais développer une psychologie torturée, tu utilises des expressions presque enfantines, et tes descriptions sont, pour la plupart, vraiment mauvaises. En fait, tu souffres d´un défaut que j´ai aussi, mais en plus grave : tu te contentes de "citer" les choses, du genre (en caricaturé) : "Il avait peur, il était triste." ou "La salle était noire, boouuuh c´que ça fait peur."
De plus il y a des petites expressions d´"humour" qui étaient monnaie courante au début de l´Arène, mais de nos jours, on (et moi en particulier) a plus tendance à préférer une bonne ambiance, halètante de préférence, or ces petites piques cassent tout pour une utilité du niveau d´une pâquerette en guise d´arme...
Et je trouve que ton combat est artificiellement long, pour rien puisqu´au final les mêmes scènes se répètent à l´infini, donc on finit par s´emmerder un peu.
Par contre, le début du duel est très bien fait dans le sens où Abanfir domine et que c´est crédible. On a réellement l´impression qu´il va gagner si on occulte le fait qu´évidemment, il est obligé de perdre^^
Bref, y´a du progrès à faire, et le pire, c´est que je suis sûr que tu peux largement faire beaucoup mieux...mais peut-être faudra-t-il attendre un ou deux ans pour cela. T´es trop jeune je pense. (c´est pas un défaut, on l´a tous été. >< Mais un âge trop bas empêche de penser à certaines choses et d´approfondir suffisamment, de manière générale. Ceci dit, t´écris quand même incomparablement mieux que moi quand j´ai commencé à quatorze ans, c´était vraiment pourri. ><)
A toicespaslui maintenant!
(pfiou ça prend du temps en fait tout ça, ch´ais pas si j´finirai à temps.^^ Là il est 11h56, si j´poste beaucoup plus tard bah c´est qu´y´aura eu mangeaille avant.
)
Très beau texte moicesmoi. Tu as énormément progressé depuis tes débuts, ça se voit.
Ce duel est mené d´une main de maître, tu as un vocabulaire efficace, largement meilleur que le mien par exemple pour les combats "à l´ancienne".
Il est vrai que tu as peu utilisé Aeknae...mais cela est tout à fait compensé par Abanfir, au sommet de sa gloire dans ce duel, et malgré sa mort. (et même, en partie grâce à elle on pourra dire)
Bien que cela puisse paraître complexe, ça rend le tout très intéressant et, si le début du duel est relativement classique, toute la seconde partie est vraiment excellente.
En bref, vous aurez compris qu´Abanfir est le grand gagnant de ce duel, et je décerne un grand BRAVO à Moicesmoi, car ce duel est très largement le meilleur qu´il ait écrit, à mon sens.
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C´est en buvant une goutte d´eau que l´on se rend compte de sa soif.
"L´homme choisit, l´esclave obéit." (Andrew Ryan)
Bravo nouscespasvous ![]()
Et bien, merci beaucoup à tous. ^^
Mais n´oublions pas de féliciter le_maître qui a quand même produit un assez beau duel en soi.
Désespoir...s´il faut attendre un ou deux ans pour m´améliorer...mais je le ferait,et un jour, je serait meilleur que vous ( niark )
Et en même temps Abanfir, j´ai préciser que les cornes poussaient n´importe comment, et que l´esprit d´Aeknae n´était absolument pas contrôler par le Vadrat...
Donc, c´est normal que mon perso pense comme un gamin de huit ans...
Alors Bravo Moicesmoi pour ta troisième victoire sur moicespastoi, et prend garde prochain nadversaire.
Si l´on me terrasse, je reviendrait beaucoup plus fort qu´on ne peux l´imaginer...
HAHAHAHAHAsnif...j´ai perdu...
Pourquoi appelles-tu Azerty Abanfir? OO
A moins que...
euh..oups...tu as raison...
MWahahahahahah je suis un Démon! Je vous tuerai tous, niaaaaaaaahahahahahaaaaaaaaaark!
Anyway, oui tu l´as précisé, mais dans ton texte tu l´as beaucoup trop caricaturé...
Pour ce qui est des huit ans, ton narrateur n´est PAS le Aeknae mais un observateur. Tu peux adopter un point de vue plus ciblé sur le personnage, oui, mais à moins de le faire carrément à la première personne, je ne vois pas de raison à certaines expressions présentes dans ton texte.
Ceci dit, je te rassure, y´a quand même beaucoup de progrès depuis le début, hein. =)
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C´est en buvant une goutte d´eau que l´on se rend compte de sa soif.
"L´homme choisit, l´esclave obéit." (Andrew Ryan)
Que faire ? Vers quelle direction se tourner ? Pourquoi ? Comment ?
Toutes ces questions résonnaient dans la tête du jeune Naël. Voilà dix ans que le jeune garçon avançait, sans aucune idée de l’endroit où ses pieds le menaient, de quoi devenir fou. Mais la folie ne s’emparerait pas de l’humain. Il avait fait une promesse, celle de tuer le démon. Et il ne pouvait enfreindre cette promesse, cela dépassait sa conception de la normalité. C’était impossible, et il allait le prouver. Il continua donc, droit devant lui, sachant très bien que ses pas ne le mèneraient peut-être jamais à son ennemi, mais préférant ne pas y penser. Son chemin le mena dans les villages humains, dans les camps orques, dans les grands domaines des sligrs, en enfin, dans les prairies neutres, le seul paysage encore intouché de ce monde. C’était un des seuls endroits sur cette planète, où l’on entendait très clairement les oiseaux chanter, où l’on voyait les animaux sauvages cohabiter, où l’on voyait au loin la seule chose qui rappelait la guerre, une cathédrale gigantesque.
Mais Naël n’avait pas traversé tous ces villages sans dommages. Il avait été obligé de se fabriquer une sorte d’aura qui faisait croire à tous ceux qui s’approchaient, que l’enfant était bien trop dangereux pour eux, et qu’il ne valait mieux ne pas le provoquer. Le jeune garçon se sentait libre ici. C’était le seul endroit où il avait envie de remercier à jamais, son intuition qui l’y avait mené.
Il écouta les chants des oiseaux, le vent soufflant entre les feuillages des rares arbres qui se présentaient à lui, les cloches de la cathédrale qui sonnait trois heure de l’après-midi. Et il y eut ce cri. Un cri inhumain. Un cri qui sortait de la forêt qui refermait la partie Est de la prairie. Les animaux fuirent, et les chants mélodieux s’estompèrent. Ce cri réduisit à néant le sentiment de bonheur de Naël. Ce puissant cri le fit même trembler. Le jeune garçon décida d’aller se réfugier dans la cathédrale, sachant que, à l’endroit où il se trouvait, il n’avait aucune cachette à portée. Il se mit donc à courir. Courir comme il n’avait jamais couru, car il avait trouvé ce cri démonique, dans les deux sens du terme. Quand il arriva devant la porte de la cathédrale, un peu plus d’un quart d’heure plus tard, un autre cri se fit entendre. Bien qu’il eût avancé, il sentit que le cri se rapprochait. L’adolescent poussa la porte entrouverte de la cathédrale, et n’en cru pas ses yeux. C’était une véritable mine de nain ici. Le sol, les murs et le plafond étaient tapissés d’or. Il y avait des motifs sculptés dans des colonnes d’or, qui soutenaient le plafond. Le sol était en mosaïque. Chaque minuscule morceau était une pierre précieuse. Ainsi, or, argent, rubis, saphir, émeraude, topaze, et illine (pierre précieuse assez rare de couleur beige) formaient un visage, celui de Sines. Les sièges étaient assez spéciaux. On n’aurait pas pu s’asseoir dessus, la forme ne le permettait pas. C’était fait pour que la personne enfile le siège comme un pantalon et s’agenouille. C’était assez particulier, mais ceux qui avaient construit cet édifice devaient avoir sculptés ces « sièges » avec toute l’indifférence du monde, comme si c’était normal d’enfiler de l’or.
Aeknae se releva. Cette transformation était plus douloureuse que toutes les autres réunie. La transformation finale approchait. Le démon se trouvait dans la forêt. La douleur l’avait réveillée, alors qu’il gravissait une pente pratiquement verticale. À présent, il avait des griffes dans les paumes de main, ce qui pouvait l’aider à grimper, les griffes « normal » étant placés de façon à ce qu’il du tordre le poignet, ce qui l’empêchait de grimper convenablement. Le monstre arriva alors dans une prairie. Immédiatement, le Vadrat reconnu cet endroit. Il y avait mené son ancien propriétaire. C’était l’endroit rêvé pour attendre, tellement il était loin de tout et difficile d’accès, et donc désert. En plus, les Sinestère ne venait plus dans cette cathédrale, car elle était devenue trop dangereuse pour eux. Aeknae décida d’aller dans le bâtiment religieux, et du s’arrêter une nouvelle fois pour souffrir, et devenir plus fort. Il plaqua sa main poilue, griffue, verdâtre et malodorante sur la porte.
Naël sursauta. Il avait entendu un grincement, alors qu’après ses recherches, il n’y avait personne dans la cathédrale. C’était donc forcément quelqu’un qui rentrait. L’adolescent sauta dans un des sièges et se fit le plus petit possible. C’était vert et noir, c’était grand, c’était laid. Le nouveau venu s’approcha lentement, et s’assit sur une balustrade que des fesses humaines n’auraient jamais pu atteindre, et il arrêta de bouger. S’était-il endormi ?
Le jeune garçon, qui était caché par une colonne d’or, sortit sans bruit du siège, et se plaqua à la colonne. Aeknae sauta alors de la balustrade, et lacéra la colonne. Trois griffes transpercèrent l’or à deux centimètres de l’humain. Au prix d’un gros effort, Naël s’empêcha de laisser échapper un cri de stupeur. Le démon aurait juré voir quelque chose bouger. Il ne pouvait laisser un ennemi le tuer dans le dos. Alors, il se mit en tête de visiter la cathédrale dans ses moindres recoins. L’enfant regarda à travers les trous béants de la colonne causés par le démon, et tourna autour de la colonne, en même temps que le monstre tourne dans le bâtiment. Aeknae regarda partout. Dans les sièges, sur les poutres au plafond. Celles-ci étaient à un nombre stupéfiant. Il devait y en avoir plu de mille. Quand le démon vit un siège un qui n’était pas dans la ligne ou dans la colonne de sièges, il sut instinctivement que quelqu’un était là, à part lui. Naël entendu une voix dans sa tête. Elle disait :
« Le trouver, le tuer, le manger, Aeknae faim, souder la porte avec ses os, le trouver, le tuer, … »
Naël comprit immédiatement qui pensait ça. Il se concentra longtemps et envoya une pensée à son adversaire. Il lui fit croire qu’il n’y avait personne.
Aeknae continuait ses recherches :
« …, Le manger, Aeknae faim, souder la porte a… , Personne ici, Aeknae dormir. »
Et le monstre s’effondra sans que ni Vadrat, ni le jeune garçon ne comprenne la cause. La boule d’énergie fit se relever le corps transformé et incontrôlé du petit garçon, et le fit continuer d’avancer, cherchant le fautif. L’humain attendit que le monstre regarde ailleurs, et couru discrètement à la porte principale de l’édifice.
Il passa par l’entrebâillement sans devoir ouvrir plus grand la porte grâce à sa minceur. Au moment même où il sortit, un siège passa à travers le mur, et Naël eut un réflexe qui lui sauva la vie. Passant par le trou, le démon sortit du bâtiment religieux et donna un coup de griffe plus épaisses que l’enfant, qui fut évité de justesse encore. Naël sortit son long couteau de chasse et bondit sur son adversaire, car désormais, la peur n’avait plus sa place dans son esprit, il ne voulait que vaincre et survivre. Il s’accrocha à une touffe de poil, et leva son couteau, pour ensuite le planter avec fureur. Le sang gicla et éclaboussa le jeune homme. Il fut pris de haut-le-cœur et d’une terreur atroce. Il voyait ce sang comme il avait vu le sang de ses parents. L’adolescent sortit son petit-déjeuner constitué d’herbe et de viande de rat du plus profond de son estomac, et s’écrasa mollement sur le sol. Aeknae se tenait le dos. Le coup avait été certes bref, mais il avait été profond. Le sang n’arrêtait pas de couler, lorsque Naël se remit de sa peur. Il essaya alors de capter les pensées de son adversaire. C’était peut-être le seul moyen de le vaincre. Il prit alors une profonde inspiration et se concentra.
« Tuer cet enfant, le manger, boire son sang, non je n’aime pas le goût du sang, c’est mauvais, il ne m’appartient pas, il est à lui, si, je veux du sang, je le prendrais de force, je planterais mes griffes dans sa chair, NOOON, et je ferais égoutter mes griffes dans ma bouche, non, je ne dois pas faire ça, il n’a rien fait de mal, si, le petit enfant va périr aujourd’hui, son cri résonnera dans la plaine. »
Naël s’arracha au prix d’un gros effort aux pensées de son ennemi.
« Ils sont deux là-dedans…Pensa l’orphelin, je dois combattre deux ennemis. Ca ne va pas être facile. »
Le jeune homme concentra son énergie psychique et frappa son ennemi d’une force persuasive immense. Aeknae s’arrêta.
« Il est trop fort, je dois me tuer, non surtout pas, je dois combattre le maléfice qu’il m’a envoyé, je dois garder la vie sa…Vite, mes griffes dans ma gorge, ce sera mieux que d’attendre la mort lente et inévitable. »
Le monstre leva la main, et ses griffes se déplacèrent dangereusement vers son raccrochement de la tête avec le torse. Le Vadrat réagit instinctivement. Il produisit un mini-éclair qui frappa la main du démon, et qui l’empêcha ainsi de se suicider. Naël mis du temps, mais comprit tout de même :
« La grosse boule fait de la magie, je dois la détruire avant de tuer son propriétaire. »
Le monstre subit alors une de ses monstrueuses transformations.
L’adolescent qui ne comprenait pas très bien profita de cet instant pour sauter dans un arbre et se cacher dans son dense feuillage pour réfléchir. Aeknae, après avoir subit une douleur égale à celle que l’on subit quand une de nos vertèbres est transformée en corne, et que celle-ci pousse dans le dos. Naël pensa très vite :
« Récapitulons : Le monstre attaque fort, mais n’est pas très résistant. Il s’arrête parfois, et une corne lui pousse en dehors du corps…Ce devait être cela, les cris dans la forêt tout à l’heure. Ensuite, il a deux esprits. Donc, en tout, mes pouvoirs sont inefficaces si je n’attaque qu’un seul esprit, je dois détruire la grosse boule avant de tuer le monstre. Quand il passera en dessous de moi, je sauterais et donnerais un puissant cou de couteau dans la boule magique.
Le monstre se remit de sa transformation et testa sa nouvelle arme. Il donna de dangereux coup d dos dans le vide, et comprit que la nouvelle corne était un très bon atout.
Naël attendit, sachant que peut-être, assez tôt, il remplacerait le vide qui venait de se faire déchiqueter. Le démon regarda autour de lui, cherchant son ennemi de ses petits yeux perçants, et comprit que celui-ci était forcément dans la cathédrale ou dans les arbres. Il confectionna alors sous les yeux terrorisés de l’orphelin, une grande hache de bûcheron avec son Vadrat. Il se mit alors à couper les arbres qu’il voyait, donnant des coups qui auraient pu fendre un rocher en deux. Quand le monstre arriva en dessous de lui, Naël sauta et replanta son arme dans la chair tendue du monstre. La lame s’enfonça avec difficulté, et ressortit aussitôt, se préparant à transpercer la mare de sang qui giclait à travers la plaie. Le jeune garçon regardait les griffes d’Aeknae, de une, pour ne pas se faire tuer, de deux, car la vue du sang l’aurait tétanisé. Tout d’un coup, la cathédrale s’illumina. Les deux adversaires arrêtèrent de se battre pour regarder ce qui se passait, Aeknae donnant un coup d’épaule pour jeter son ennemi au sol, et se plaquant une main sur sa nouvelle plaie, pour se soulager de sa douleur.
La porte s’ouvrit à la volée. Une lumière aveuglante se fit soudain, et les deux combattants furent illuminés. Une silhouette se fit lentement à travers de cette lueur. Elle devenait de plus en plus perceptible à mesure qu’elle avançait. La lueur s’estompa, et Myriam, championne de Sines demi-déesse apparut.
« La guerre ne fait que commencer, et ce combat est déjà une des causes de cette guerre, j’ai reçu l’autorisation de redescendre sur Terre, et j’aiderais les humains pour ce combat universel. »
Sur ce, elle dégaina une lame demie divine, et un disque d’acier. Aeknae comprit alors que son apparence ferait de lui l’ennemi de cette mystérieuse femme. Naël se déplaça au côté de sa sauveuse, et attendit que quelque chose qui ne sembla ne jamais se produire se fasse. Il attendait que les deux guerriers montrent des signes d’agressivité, pour se préparer au combat. Il ne comprenait pas cette longue attente. En fait, le monstre et la championne évaluaient le corps de leurs adversaires, pour connaître les points faibles. Myriam repéra les deux plaies, l’une sur le flanc du démon, et l’autre sur son dos. Elle ne pouvait la voir, mais le sang qui s’écoulait la révéla. C’est alors que Naël fut satisfait. L’attaque fut fulgurante, et les deux ennemis commencèrent leur bataille, Aeknae toujours armé d’une hache de bûcheron. L’adolescent prit à deux main son couteau, et essaya de placer un coup dans cette tornade de douleur que formaient le monstre et la championne. Il jeta un regard à sa sauveuse, et vit qu’elle lui faisait un signe des yeux. Naël comprit et bondissant à gauche, alors que Myriam attaquait à droite, le démon fut pris au dépourvu. Il choisit l’attaque qui lui semblait la plus sérieuse, et frappa avec force la lame de la femme. Pendant ce temps, Naël essayait désespérément de s’accrocher aux innombrables poils d’Aeknae, et, quand il eut enfin réussi, sa lame se planta dans l’épaule du monstre. Se fracassant quelque chose au sol, il regarda Myriam qui lui rendait son regard avec des yeux féliciteurs. Naël sentit un peu de bonheur en ce cauchemar, et lança à l’aveuglette son couteau, qui alla se planter directement dans la plaie précédemment ouverte. La rivière de sang redoubla de volume, et le démon s’écrasa au sol avec fracas. Myriam s’avança, mais ne planta pas son épée dans l’ennemi. Elle fit un signe de tête au jeune garçon et lui dit :
« Viens, toi qui a combattu courageusement le démon, et pourfends le à présent. Cette tâche t’incombe. »
Naël fit un pas en avant, et leva son couteau au-dessus du crâne meurtrit du monstre. Quand il l’abaissa, une résistance se fit sentir. Ni Naël ni Myriam n’avaient vu le nouvel ennemi surgir de la forêt. Ils ne l’avaient pas vu courir de toute la vitesse que lui permettaient ses courtes jambes qui soutenaient péniblement son énorme ventre. Ils n’avaient pas vu la lame se dégainer et se faire lancer. Ils n’avaient pas vu l’éclair de lumière bref qu’avait émis la lame passant dans les rayons du Soleil. Naël n’avait pas vu tout cela, mais l’avait senti. Il avait capté une pensée :
« Ne fait pas ça, le Sacrilège le veut dans ses rangs. Si tu le tu, tu seras tué. Moujah empêchera cela. »
et je vais changer la fin, elle ne me plait pas, donc considerez que j'en suis exactement à ce que vous venez ( j'éspère ) de lire...
C'est mignon votre truc, mais...vous avez pensé au Juge? (ch'ais même pas si vous en avez un d'ailleurs)
Parce que lire des alternances de posts comme ça, franchement, y'a rien de moins agréable...
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C'est en buvant une goutte d'eau que l'on se rend compte de sa soif.
"L'homme choisit, l'esclave obéit." (Andrew Ryan)
on a dit ( je crois ) que le juge, triscal, lirait le truc en entier...là c'est entre nous...
tu pense quoi de mon texte (début) crazymarty?
Pourriez pas passer par MSN alors?
Je sais pas, une discussion privée, on évite de la faire sur un gros topic comme ça je pense. >< (et me ressortez pas MES conneries, c'est weak comme méthode. ><)
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"L'homme choisit, l'esclave obéit." (Andrew Ryan)
J'ai pas MSN....j'arrive pas à l'installer sur mon macintosh qui dâte un peu...
Mais tu as raison...on devrait faire ça autre part crazymarty...ou alors tout simplement arrêter de poster par parties...
"(et me ressortez pas MES conneries, c'est weak comme méthode. ><) "
Moi, j'aurai simplement lâcher un "Tais-toi, vieux râleur." Simple et efficace. ![]()
==Signature==
J'ai essayé de me suicider en sautant du haut de mon égo... J'ai toujours pas atterri.
mon mail pourrait peut etre faire l'affaire
?
crazymarty@hotmail.fr
ah, c'est sympa de prévenir, maintenant, j'ai toute la moitié de mon duel à finir en 24 heures, sachant que j'ai cours demain....OUAIS...
Bon je vais essayé.
Bon, bah j'ai perdu par forfait hein...je post ce que j'ai pu pondre en deux heures...
Que faire ? Vers quelle direction se tourner ? Pourquoi ? Comment ?
Toutes ces questions résonnaient dans la tête du jeune Naël. Voilà dix ans que le jeune garçon avançait, sans aucune idée de l’endroit où ses pieds le menaient, de quoi devenir fou. Mais la folie ne s’emparerait pas de l’humain. Il avait fait une promesse, celle de tuer le démon. Et il ne pouvait enfreindre cette promesse, cela dépassait sa conception de la normalité. C’était impossible, et il allait le prouver. Il continua donc, droit devant lui, sachant très bien que ses pas ne le mèneraient peut-être jamais à son ennemi, mais préférant ne pas y penser. Son chemin le mena dans les villages humains, dans les camps orques, dans les grands domaines des sligrs, en enfin, dans les prairies neutres, le seul paysage encore intouché de ce monde. C’était un des seuls endroits sur cette planète, où l’on entendait très clairement les oiseaux chanter, où l’on voyait les animaux sauvages cohabiter, où l’on voyait au loin la seule chose qui rappelait la guerre, une cathédrale gigantesque.
Mais Naël n’avait pas traversé tous ces villages sans dommages. Il avait été obligé de se fabriquer une sorte d’aura qui faisait croire à tous ceux qui s’approchaient, que l’enfant était bien trop dangereux pour eux, et qu’il ne valait mieux ne pas le provoquer. Le jeune garçon se sentait libre ici. C’était le seul endroit où il avait envie de remercier à jamais, son intuition qui l’y avait mené.
Il écouta les chants des oiseaux, le vent soufflant entre les feuillages des rares arbres qui se présentaient à lui, les cloches de la cathédrale qui sonnait trois heure de l’après-midi. Et il y eut ce cri. Un cri inhumain. Un cri qui sortait de la forêt qui refermait la partie Est de la prairie. Les animaux fuirent, et les chants mélodieux s’estompèrent. Ce cri réduisit à néant le sentiment de bonheur de Naël. Ce puissant cri le fit même trembler. Le jeune garçon décida d’aller se réfugier dans la cathédrale, sachant que, à l’endroit où il se trouvait, il n’avait aucune cachette à portée. Il se mit donc à courir. Courir comme il n’avait jamais couru, car il avait trouvé ce cri démonique, dans les deux sens du terme. Quand il arriva devant la porte de la cathédrale, un peu plus d’un quart d’heure plus tard, un autre cri se fit entendre. Bien qu’il eût avancé, il sentit que le cri se rapprochait. L’adolescent poussa la porte entrouverte de la cathédrale, et n’en cru pas ses yeux. C’était une véritable mine de nain ici. Le sol, les murs et le plafond étaient tapissés d’or. Il y avait des motifs sculptés dans des colonnes d’or, qui soutenaient le plafond. Le sol était en mosaïque. Chaque minuscule morceau était une pierre précieuse. Ainsi, or, argent, rubis, saphir, émeraude, topaze, et illine (pierre précieuse assez rare de couleur beige) formaient un visage, celui de Sines. Les sièges étaient assez spéciaux. On n’aurait pas pu s’asseoir dessus, la forme ne le permettait pas. C’était fait pour que la personne enfile le siège comme un pantalon et s’agenouille. C’était assez particulier, mais ceux qui avaient construit cet édifice devaient avoir sculptés ces « sièges » avec toute l’indifférence du monde, comme si c’était normal d’enfiler de l’or.
Aeknae se releva. Cette transformation était plus douloureuse que toutes les autres réunie. La transformation finale approchait. Le démon se trouvait dans la forêt. La douleur l’avait réveillée, alors qu’il gravissait une pente pratiquement verticale. À présent, il avait des griffes dans les paumes de main, ce qui pouvait l’aider à grimper, les griffes « normal » étant placés de façon à ce qu’il du tordre le poignet, ce qui l’empêchait de grimper convenablement. Le monstre arriva alors dans une prairie. Immédiatement, le Vadrat reconnu cet endroit. Il y avait mené son ancien propriétaire. C’était l’endroit rêvé pour attendre, tellement il était loin de tout et difficile d’accès, et donc désert. En plus, les Sinestère ne venait plus dans cette cathédrale, car elle était devenue trop dangereuse pour eux. Aeknae décida d’aller dans le bâtiment religieux, et du s’arrêter une nouvelle fois pour souffrir, et devenir plus fort. Il plaqua sa main poilue, griffue, verdâtre et malodorante sur la porte.
Naël sursauta. Il avait entendu un grincement, alors qu’après ses recherches, il n’y avait personne dans la cathédrale. C’était donc forcément quelqu’un qui rentrait. L’adolescent sauta dans un des sièges et se fit le plus petit possible. C’était vert et noir, c’était grand, c’était laid. Le nouveau venu s’approcha lentement, et s’assit sur une balustrade que des fesses humaines n’auraient jamais pu atteindre, et il arrêta de bouger. S’était-il endormi ?
Le jeune garçon, qui était caché par une colonne d’or, sortit sans bruit du siège, et se plaqua à la colonne. Aeknae sauta alors de la balustrade, et lacéra la colonne. Trois griffes transpercèrent l’or à deux centimètres de l’humain. Au prix d’un gros effort, Naël s’empêcha de laisser échapper un cri de stupeur. Le démon aurait juré voir quelque chose bouger. Il ne pouvait laisser un ennemi le tuer dans le dos. Alors, il se mit en tête de visiter la cathédrale dans ses moindres recoins. L’enfant regarda à travers les trous béants de la colonne causés par le démon, et tourna autour de la colonne, en même temps que le monstre tourne dans le bâtiment. Aeknae regarda partout. Dans les sièges, sur les poutres au plafond. Celles-ci étaient à un nombre stupéfiant. Il devait y en avoir plu de mille. Quand le démon vit un siège un qui n’était pas dans la ligne ou dans la colonne de sièges, il sut instinctivement que quelqu’un était là, à part lui. Naël entendu une voix dans sa tête. Elle disait :
« Le trouver, le tuer, le manger, Aeknae faim, souder la porte avec ses os, le trouver, le tuer, … »
Naël comprit immédiatement qui pensait ça. Il se concentra longtemps et envoya une pensée à son adversaire. Il lui fit croire qu’il n’y avait personne.
Aeknae continuait ses recherches :
« …, Le manger, Aeknae faim, souder la porte a… , Personne ici, Aeknae dormir. »
Et le monstre s’effondra sans que ni Vadrat, ni le jeune garçon ne comprenne la cause. La boule d’énergie fit se relever le corps transformé et incontrôlé du petit garçon, et le fit continuer d’avancer, cherchant le fautif. L’humain attendit que le monstre regarde ailleurs, et couru discrètement à la porte principale de l’édifice.
Il passa par l’entrebâillement sans devoir ouvrir plus grand la porte grâce à sa minceur. Au moment même où il sortit, un siège passa à travers le mur, et Naël eut un réflexe qui lui sauva la vie. Passant par le trou, le démon sortit du bâtiment religieux et donna un coup de griffe plus épaisses que l’enfant, qui fut évité de justesse encore. Naël sortit son long couteau de chasse et bondit sur son adversaire, car désormais, la peur n’avait plus sa place dans son esprit, il ne voulait que vaincre et survivre. Il s’accrocha à une touffe de poil, et leva son couteau, pour ensuite le planter avec fureur. Le sang gicla et éclaboussa le jeune homme. Il fut pris de haut-le-cœur et d’une terreur atroce. Il voyait ce sang comme il avait vu le sang de ses parents. L’adolescent sortit son petit-déjeuner constitué d’herbe et de viande de rat du plus profond de son estomac, et s’écrasa mollement sur le sol. Aeknae se tenait le dos. Le coup avait été certes bref, mais il avait été profond. Le sang n’arrêtait pas de couler, lorsque Naël se remit de sa peur. Il essaya alors de capter les pensées de son adversaire. C’était peut-être le seul moyen de le vaincre. Il prit alors une profonde inspiration et se concentra.
« Tuer cet enfant, le manger, boire son sang, non je n’aime pas le goût du sang, c’est mauvais, il ne m’appartient pas, il est à lui, si, je veux du sang, je le prendrais de force, je planterais mes griffes dans sa chair, NOOON, et je ferais égoutter mes griffes dans ma bouche, non, je ne dois pas faire ça, il n’a rien fait de mal, si, le petit enfant va périr aujourd’hui, son cri résonnera dans la plaine. »
Naël s’arracha au prix d’un gros effort aux pensées de son ennemi.
« Ils sont deux là-dedans…Pensa l’orphelin, je dois combattre deux ennemis. Ca ne va pas être facile. »
Le jeune homme concentra son énergie psychique et frappa son ennemi d’une force persuasive immense. Aeknae s’arrêta.
« Il est trop fort, je dois me tuer, non surtout pas, je dois combattre le maléfice qu’il m’a envoyé, je dois garder la vie sa…Vite, mes griffes dans ma gorge, ce sera mieux que d’attendre la mort lente et inévitable. »
Le monstre leva la main, et ses griffes se déplacèrent dangereusement vers son raccrochement de la tête avec le torse. Le Vadrat réagit instinctivement. Il produisit un mini-éclair qui frappa la main du démon, et qui l’empêcha ainsi de se suicider. Naël mis du temps, mais comprit tout de même :
« La grosse boule fait de la magie, je dois la détruire avant de tuer son propriétaire. »
Le monstre subit alors une de ses monstrueuses transformations.
L’adolescent qui ne comprenait pas très bien profita de cet instant pour sauter dans un arbre et se cacher dans son dense feuillage pour réfléchir. Aeknae, après avoir subit une douleur égale à celle que l’on subit quand une de nos vertèbres est transformée en corne, et que celle-ci pousse dans le dos. Naël pensa très vite :
« Récapitulons : Le monstre attaque fort, mais n’est pas très résistant. Il s’arrête parfois, et une corne lui pousse en dehors du corps…Ce devait être cela, les cris dans la forêt tout à l’heure. Ensuite, il a deux esprits. Donc, en tout, mes pouvoirs sont inefficaces si je n’attaque qu’un seul esprit, je dois détruire la grosse boule avant de tuer le monstre. Quand il passera en dessous de moi, je sauterais et donnerais un puissant cou de couteau dans la boule magique.
Le monstre se remit de sa transformation et testa sa nouvelle arme. Il donna de dangereux coup d dos dans le vide, et comprit que la nouvelle corne était un très bon atout.
Naël attendit, sachant que peut-être, assez tôt, il remplacerait le vide qui venait de se faire déchiqueter. Le démon regarda autour de lui, cherchant son ennemi de ses petits yeux perçants, et comprit que celui-ci était forcément dans la cathédrale ou dans les arbres. Il confectionna alors sous les yeux terrorisés de l’orphelin, une grande hache de bûcheron avec son Vadrat. Il se mit alors à couper les arbres qu’il voyait, donnant des coups qui auraient pu fendre un rocher en deux. Quand le monstre arriva en dessous de lui, Naël sauta et replanta son arme dans la chair tendue du monstre. La lame s’enfonça avec difficulté, et ressortit aussitôt, se préparant à transpercer la mare de sang qui giclait à travers la plaie. Le jeune garçon regardait les griffes d’Aeknae, de une, pour ne pas se faire tuer, de deux, car la vue du sang l’aurait tétanisé. Tout d’un coup, la cathédrale s’illumina. Les deux adversaires arrêtèrent de se battre pour regarder ce qui se passait, Aeknae donnant un coup d’épaule pour jeter son ennemi au sol, et se plaquant une main sur sa nouvelle plaie, pour se soulager de sa douleur.
La porte s’ouvrit à la volée. Une lumière aveuglante se fit soudain, et les deux combattants furent illuminés. Une silhouette se fit lentement à travers de cette lueur. Elle devenait de plus en plus perceptible à mesure qu’elle avançait. La lueur s’estompa, et Myriam, championne de Sines demi-déesse apparut.
« La guerre ne fait que commencer, et ce combat est déjà une des causes de cette guerre, j’ai reçu l’autorisation de redescendre sur Terre, et j’aiderais les humains pour ce combat universel. »
Sur ce, elle dégaina une lame demie divine, et un disque d’acier. Aeknae comprit alors que son apparence ferait de lui l’ennemi de cette mystérieuse femme. Naël se déplaça au côté de sa sauveuse, et attendit que quelque chose qui ne sembla ne jamais se produire se fasse. Il attendait que les deux guerriers montrent des signes d’agressivité, pour se préparer au combat. Il ne comprenait pas cette longue attente. En fait, le monstre et la championne évaluaient le corps de leurs adversaires, pour connaître les points faibles. Myriam repéra les deux plaies, l’une sur le flanc du démon, et l’autre sur son dos. Elle ne pouvait la voir, mais le sang qui s’écoulait la révéla. C’est alors que Naël fut satisfait. L’attaque fut fulgurante, et les deux ennemis commencèrent leur bataille, Aeknae toujours armé d’une hache de bûcheron. L’adolescent prit à deux main son couteau, et essaya de placer un coup dans cette tornade de douleur que formaient le monstre et la championne. Il jeta un regard à sa sauveuse, et vit qu’elle lui faisait un signe des yeux. Naël comprit et bondissant à gauche, alors que Myriam attaquait à droite, le démon fut pris au dépourvu. Il choisit l’attaque qui lui semblait la plus sérieuse, et frappa avec force la lame de la femme. Pendant ce temps, Naël essayait désespérément de s’accrocher aux innombrables poils d’Aeknae, et, quand il eut enfin réussi, sa lame se planta dans l’épaule du monstre. Se fracassant quelque chose au sol, il regarda Myriam qui lui rendait son regard avec des yeux féliciteurs. Naël sentit un peu de bonheur en ce cauchemar, et lança à l’aveuglette son couteau, qui alla se planter directement dans la plaie précédemment ouverte. La rivière de sang redoubla de volume, et le démon s’écrasa au sol avec fracas. Myriam s’avança, mais ne planta pas son épée dans l’ennemi. Elle fit un signe de tête au jeune garçon et lui dit :
« Viens, toi qui a combattu courageusement le démon, et pourfends le à présent. Cette tâche t’incombe. »
Naël fit un pas en avant, et leva son couteau au-dessus du crâne meurtrit du monstre. Quand il l’abaissa, une résistance se fit sentir. Ni Naël ni Myriam n’avaient vu le nouvel ennemi surgir de la forêt. Ils ne l’avaient pas vu courir de toute la vitesse que lui permettaient ses courtes jambes qui soutenaient péniblement son énorme ventre. Ils n’avaient pas vu la lame se dégainer et se faire lancer. Ils n’avaient pas vu l’éclair de lumière bref qu’avait émis la lame passant dans les rayons du Soleil. Naël n’avait pas vu tout cela, mais l’avait senti. Il avait capté une pensée :
« Ne fait pas ça, le Sacrilège le veut dans ses rangs. Si tu le tu, tu seras tué. Moujah empêchera cela. »
En effet, la lame spartiate avait bloqué dans les aires la lame du couteau de chasse et avait continué sur sa lancée, car le coup de l’adolescent était trop faible pour la dévier. À présent, elle était en vol, et pointée directement face au cœur du jeune homme, à un peu prés dix centimètres. Naël, bien qu’il eût lâché son couteau, fit un saut majestueux. Il commença à tournoyer dans les aires, et plaqua ses mains sur la garde de l’épée. Il s’appuya et se projeta en avant, pour retomber sur ses pieds et attraper le couteau qui semblait tomber lentement dans cette scène éclair. La lame était à présent pointée vers Myriam qui bougea la tête pour éviter la pointe et attrapa le pommeau à deux mains, pour renvoyer au final l’épée à son propriétaire.
La scène, qui semble ici si longue, se passa en moins de cinq secondes. La lame tournoya cette fois-ci en sens inverse et frappa le démon reconstitué en pleine poitrine. Celui-ci la dégraissa, car son corps était protégé par une couche de graisse extraordinairement épaisse. Tout coup, il révéla son terrible atout qu’était le fait qu’il ait trois bras, chacun armé à sa façon. Le premier tenait la lame spartiate, le deuxième tenait une épée longue et lourde qui était celle du titan Huki, et le dernier était en fait l’os sans peau qui avait été aiguisé par les démons qui avaient reconstitué Moujah. Il arriva enfin à la hauteur des trois combattants et frappa le vide que remplaçait la tête de Myriam une seconde auparavant. Celle-ci répliqua avec un coup d’estoc paré par le bras aiguisé. La lame spartiate fit un mouvement ascendant pour couper la femme en deux dans la longueur. C’est ce que ce mouvement aurait dû faire, mais Aeknae sauva malgré lui la championne. Il subit une nouvelle transformation, et une deuxième corne lui poussa du dos, et transperça le bras qui tenait la légère lame antique. Moujah crut à une trahison, mais quand il vit son « ami » se tordre et gesticuler comme un ver qui souffre, il comprit que celui-ci n’avait pas fait exprès. Myriam remercia le ciel, et frappa le démon au crâne. Le bras aiguisé para et les lames se bloquèrent. Moujah cherchait à gagner du temps, pendant qu’il cherchait à tâtons son épée spartiate. Il sentit le fer dans sa main et envoya cette lame sur Myriam, après avoir rompu. Il se rendit compte que ce n’était pas sa lame qu’il avait dans la main quand il sentit la douleur. Il avait en fait un couteau de chasse qui lui transperçait la paume de la main, et Naël tenait fermement le manche du couteau entre ses doigts fins. Donc, la réaction de Moujah à la sensation du métal lui avait fait frapper l’adolescent contre Myriam. Les deux furent déstabilisés et Naël ne pu maintenir sa prise. Il fut donc projeter sans arme dans un pommier, et tomba dans les pommes. Aeknae se releva tant bien que mal et repéra Myriam. Elle était sur les épaules de l’abomination, en train de lui faire un étranglement, l’obligeant à lâcher ses armes pour se débattre. Myriam tentait de parer les attaques du bras aiguisé, qui n’allait sûrement pas se plaquer à la gorge de son propriétaire pour se protéger, mais c’était peine perdue. Le monstre transformé se confectionna un arc et alla se cacher derrière un arbre. Il se confectionna des flèches et tira sur Myriam lâchement.
Une des flèche toucha sa cible et la femme mordit la poussière. Une tache rouge colora les contours du pic et la femme s’évanouit. Naël se réveilla malheureusement ou heureusement, cela dépend des points de vue, à ce moment-là. Il devait sauver sa sauveuse. Il s’arma d’une pomme et jeta son arme de fortune sur l’hideuse tête du monstre reconstitué. Celui-ci sentit la fraîcheur et, à moitié, le choc. Il tourna bêtement la tête pour chercher le coupable. Aeknae décida de tuer Myriam. Il confectionna une longue épée dentelée qu’il souleva loin au-dessus de sa tête. Moujah n’en croyait pas ses oreilles puis ses yeux. Qui était son premier assassin ? Huki, le titan surpuissant. Moujah n’avait que l’esprit de l’un des spartiates qui l’avait combattu. Il se souvenait de la cause de cette bataille. En effet, Huki était le détenteur du Vadrat, avant que le guerrier ne lui tranche le cœur. À présent, c’était Aeknae. Moujah devait le tuer, un sentiment terrible l’envahit, la colère. Il brandit ses trois lames et frappa le démon. Aeknae ne comprenait pas, mais para la deuxième attaque. Moujah fit un coup vertical en même temps qu’un coup horizontal suivit d’un coup de bras tranchant central. Aeknae fit un saut en se tordant le corps d’une manière dégoûtante. En effet, il n’avait plus vraiment de colonne vertébrale, alors toutes sortes de mouvements lui était possible. Il évita le coup central en un pas de côté et abattit son épée-Vadrat. Moujah se baissa, ou plutôt rentra sa tête dans son ventre. Le démon transformé para un coup d’estoc du démon reconstitué, et bondis très haut dans le ciel. Quand il arriva au plus au point de la courbe qu’il décrivait en sautant, il défit le Vadrat, préférant utilisé ses griffes pour ce genre de combat. Naël n’en croyait pas ses yeux. Ils étaient à présent à trois contre le grand et maigre démon à la boule d’énergie. Il descendit du pommier et fonça droit sur le détenteur du Vadrat. Myriam se réveilla à cet instant. La tête lui tournait, mais elle n’avait pas le temps de reprendre ses esprits. Elle du immédiatement rouler sur le côté pour éviter l‘épée d’Huki, qui fracassa le sol à l’endroit où elle se trouvait. Myriam leva son épée et se mit à courir, mais la douleur la rattrapa et elle tomba à genoux. Elle devait récupérer. L’enfant entendit alors des voix, plus précisément deux voix qui lui disaient :
« Naël, c’est le monstre rose et gros, l’abomination qui se trouve devant toi qui nous a tuée. Venge nous, on te regarde »
Et avant que l’adolescent essaye de crier par la pensée « Maman, Papa ? » la liaison des esprits se coupa. Naël courut, et sauta sur son adversaire nouveau, ce meurtrier.
Moujah fut d’abord surpris, mais compris tout de suite la situation. Il donna un gros coup d’épée-bras à son maigre adversaire qui s’assura une prise dans le dos du monstre et se balança. Moujah donna alors un puissant coup d’épée spartiate et Naël fit un bond, pour se retrouver sur l’épée d’Huki, sur laquelle il se cramponna, n’ayant que faire du mal qu’il éprouvait dans les mains. L’épée antique alla se loger entre les deux omoplates du démon reconstitué et celui-ci hurla de douleur. Il fit gigoter son épée titanesque, mais Naël tint bon. Alors, l’abomination aiguisa son épée de son bras-lame, et Naël se releva, évitant le premier passage. Il frappa l’épée de ses deux pieds, ce qui eut pour effet de trancher le bras tenant le pic du Titan avec le bras aiguisé. Alors, Moujah se retrouva avec seulement son bras-épée comme seule défense, et Naël atterrit sur la tête du monstre. Pendant ce temps, le combat faisait rage entre Myriam et Aeknae, dont une transformation avait fait repousser toutes ses parties manquantes.Moujah essayait de frapper son adversaire, mais son bras n’était pas articulé, alors, il essaya de se déloger l’épée spartiate du dos. Pendant ce temps, Naël plantait son couteau dans le crâne dur de son ennemi, et, lorsqu’il entendit un craquement sinistre, il rassembla toutes ses forces dans un ultime coup. L’hémisphère gauche de Moujah éclata, et l’abomination chuta. Naël l’avait fait, il avait vengé ses parents. À présent, il devait tuer ce demi-démon. Il courut, prêt à tuer, mais une secousse terrible ébranla la plaine. Myriam en tomba au sol, et Aeknae se releva de toute sa hauteur. À présent, on voyait à quoi tous ces pics mal placés servaient. Les cornes formaient une parfaite symétrie, et maintenant, il avait plutôt l’air élégant. Myriam se posta devant son protégé, et Naël crut entendre le cri de guerre de Moujah derrière. Il se retourna et ses craintes furent réalisées. Ils étaient à présent entre deux démons surpuissants, sans aucune possibilité de fuite, car Aeknae aurait vite fait de se fabriquer un arc et de les descendre. Moujah s’avança lentement, et ne sembla pas attaquer les deux autres. Il se mit à leurs côtés, et semblait décidé à tuer Aeknae. Myriam qui avait déjà entendu parler des abominations démoniaques, expliqua en vitesse au jeune garçon que L’hémisphère gauche servait de mémoire, et les quatre autres contrôlaient le corps. Aeknae explosa de douleur. Il était à la forme parfaite. C’était l’être parfait, invincible et surpuissant, la chose la plus forte au monde. Il avança et frappa la terre de ses griffes. Cette même planète trembla avec force, que l’on soit à l’opposé de leur position ou non. Naël s’écroula, vidé de toutes forces, vidé de toute vie, il ne lui restait que l’espoir. Il se releva et vit Myriam se volatiliser en même temps que la cathédrale s’effondre. Il vit Moujah, le meurtrier, à l’agonie, et il ne supporta pas de le voir mourir, surtout pas de la main de quelqu’un d’autre. Alors, il s’approcha de lui. Une nouvelle secousse ébranla la Terre entière, et Naël retomba. Il se releva, et encore et encore, le même cycle se renouvela cinq fois. Naël arriva devant la bête. Ils se regardèrent alors dans les yeux, et Näel leva son couteau. Il frappa cinq fois, à différentes parties du crâne de son ennemi, répétant, criant, hurlant :
« Ca c’est pour mes parents. »
Il regarda une dernière fois l’être parfait, et, la vie quittant son corps, il lui parla par l’esprit, tellement il aurait été douloureux de remuer les lèvres.
« Pourquoi suis-tu cette boule qui se nourrit de ton corps, de ta vie, de ton esprit ?
-C’est ma destiné, comme toi tu es destiné à mourir.
-Tu peux le vaincre, tu peux revoir tes parents. Je viens de me battre pour eux, pour les venger. Venge les tiens en vainquant le Vadrat, détruis-le, sois fort. »
Et la vie quitta le jeune adolescent. Aeknae entendit alors une voix dans sa tête :
« Ne l’écoute pas, il dit n’importe quoi. Tu dois me suivre, m’aider à accomplir l’impossible. Instaurer la paix.
-Tu mens »
Et c’est alors que les griffes remuèrent pour la première fois par la volonté du jeune enfant. Il combattait un esprit intérieur et une boule d’énergie extérieur. Il essaya de remplir son esprit de lui, e non de Vadrat, et, d’une force psychique extraordinaire, il le vainquit, plantant ses griffes dans la sphère bleu nuit. La tête du jeune garçon explosa, et il tomba inconscient, redevenant lui-même, le Vadrat fuyant, humilié et vaincu, pour retrouver des forces et poursuivre ses sombres plans sur un autre hôte.
Aeknae se réveilla dans une pièce, où des visages le regardaient. Naël, étant monté au panthéon, avait fait un dernier cadeau à l’enfant maudit. Il lui avait instauré une illusion éternelle, celle de vivre à nouveau avec sa famille, et, deux jours plus tard, Aekane alla dans la forêt avec ses frères et sœur pour jouer, comme auparavant.
Voila voila
le maitre
attend, je t'ai pas préssé
c'est parce que j'étais pas sur de revenir cette semaine
si tu veux retoucher ton texte ... ![]()
Oui, mais c'est parce que sur ce topic, quand l'un des deux forumeurs poste sa version du duel, l'autre n'q que 24 h pour poster, sinon c'est considéré comme du forfait...