Elle les insulta de profanateurs, et leur dit qu’ils ne verraient plus jamais le ciel, car ils ne sortiraient jamais de cet endroit maudit. Tout d’un coup, les squelettes se levèrent, et vinrent se joindre à la bataille, tandis qu’une pierre boucha l’entrée du puit situé à quinze pied au-dessus des têtes des combattants. Les squelettes avaient des fléaux, des faucilles, ou seulement leurs mains comme armes. Abanfir, qui était à présent séparés de son principal ennemi par un mur d’os mouvant, frappa le premier venu, qui vit sa cage thoracique tomber en morceaux. Le mort s’écroula et fut rapidement piétiné par l’un de ses congénères. Aeknae donna un puissant coup de griffe circulaire qui désossa ses ennemis. Il eut pendant un moment un peu d’espace vital, qui lui permit de sauter sur Abanfir, au prise avec un squelette plus grand que les autres. Il l’écrasa de tout son poids, alors que les squelettes tentaient vainement de lui causer des dommages, en le frappant de leurs mains ou de leurs faucilles. Ils n’ont plus de cerveau les squelettes.
Abanfir du invoquer le baiser du démon, une aptitude qui lui conférait une force surhumaine, surdemonite, et surelfique. Il repoussa Aeknae qui alla percuter les squelettes, et prépara un très puissant coup d’épée. Quand il se dit qu’il était prêt, il frappa de toutes ses forces. Aeknae utilisa ses griffes comme protection. Le choc fut titanesque. Les deux ennemis restèrent bloqués ainsi pendant quelques secondes, chacun essayant de prendre l’avantage sur l’autre, mais ce fut Aeknae qui l’emporta. Il étira ses bras à gauche et a droite, ce qui eut pour effet de désarmé Abanfir et de le mettre en position qui le rendait vulnérable. Les deux guerriers avaient à présent les bras étirés, et c’était au plus rapide de frapper son ennemi. Pourtant, ce ne fut pas Abanfir qui frappa, ni même Aeknae. Ce fut le Vadrat qui fit apparaître un petit éclair rouge qui arriva en plein centre de la poitrine d’Abanfir.
Tout cela avait duré quelques secondes, et Aeknae du se battre contre les squelettes avant de poursuivre son principal combat. Le bâtard se releva après quelques secondes de rétablissement, et coupa le crâne du squelette de vache qui s’approcha de lui. C’était le dernier ennemi secondaire qu’il y avait dans cette salle.
Une porte s’ouvrit aussitôt, alors que le mur à l’opposé de la nouvelle ouverture échappa un souffle terrible. Aeknae s’envola aussitôt, et se cassa la jambe sur l’encadrement de porte, avant d’arriver dans la nouvelle salle. Abanfir, plus lourd, résista quelques secondes avant de rejoindre son adversaire, sans se blesser. La porte se referma. Ils se trouvaient à présent dans un long couloir éclairé par des torches. Aeknae était plaqué contre un mur, à un dédoublement du couloir. Cette fois-ci, les murs étaient recouverts de sang qui paraissait frais, mais dans cet endroit mystique, tout était possible. Il y avait écrit à un endroit : « couloir de la mort ». C’était lisible, car les lettres étaient les seuls endroits du mur qui n’étaient pas sanglants.
Abanfir pu reconnaître le danger dés son premier pas, car ce premier pas actionna un mécanisme imperceptible, qui fit se mouvoir le plafond. Il descendait. Aeknae, lui, ne risquait rien, car son plafond n’était pas le même que celui d’Abanfir.
L’Elfe-démon courut à toute vitesse, vitesse qui était amplifiée par le halo rouge autour de lui. Quand il arriva devant son adversaire, il se félicita d’avoir utiliser le baiser du démon, car celui-ci lui avait sauvé la vie. Le plafond était encore haut.
Abanfir se dit alors que si les épées n’étaient pas très efficaces sur Aeknae, le plafond le serait sûrement.
Il esquiva donc le coup de griffe du monstre en faisant une roulade de côté, et donna un coup de pied dans l’arrière-train du démon, qui alla s’écraser sur le sol sous le plafond mortel. Aeknae sentit le danger venir. Il transforma alors la boule d’énergie qu’était le Vadrat en une poutre de fer, et la plaça verticalement, pour bloquer le plafond. Cela marcha au bonheur et au malheur des combattants respectifs. Abanfir, pris de rage, bondit sur son ennemi, laissant sa double épée ténébreuse derrière lui, et donna un grand coup de pied dans la tête du monstre. Le cou craqua, la tête roula au sol, le Vadrat-poutre se retransforma en boule d’énergie, et le plafond recommença à descendre. Ainsi mourut l’enfant qui avait tant souffert, contre sa volonté. Le corps décapité, démonisé et couvert de sang, d’Aeknae continua à se battre. Abanfir était si surpris qu’il se fit couper un long lambeau de chair. Le plafond était à présent en train d’accélérer sa descente, et serait contre le sol dans cinq à six secondes. Abanfir fit un flip arrière et se retrouva au dédoublement de couloir. Le corps d’Aeknae n’eut pas cette chance. Il se fit écraser, et de l’endroit devant Abanfir où se fermait le couloir, s’aspergea un long filet de sang, telle une fontaine rouge. Peu de temps après, une sorte de serpent plat sortit du couloir. Il se leva et reprit de l’épaisseur en un léger « Pop ».
Le Vadrat se transforma de lui-même en seringue, et réinjecta le sang dans son propriétaire. Abanfir comprit alors que le Vadrat était « vivant ». Il s’utilisait de lui-même. Mais, pourtant, il mettait un temps énorme à se construire.
Le combat recommença, et soudain, le Vadrat s’arrêta. Il semblait en pleine « concentration », ou souffrance peut-être, car il tremblait. Mais rien ne se passa.
Le combat continua alors, sans qu’Abanfir ne comprenne la cause de cet arrêt, qui aurait pu causer la destruction du Vadrat.
Pendant ce temps, l’esprit d’Aeknae errait dans l’attente de son jugement, jugement qui n’arriverait jamais, car ceux qui devaient s’occuper de lui ne savait qu’en faire. Avec la disparition de l’enfer, le système post vitam avait quelque peu changé. De plus, le choix pour Aeknae était difficile. Le garçon n’avait à priori rien fait de mal dans sa vie. Pourtant, il avait parfois accepté les choix du Vadrat, et l’avait épaulé pour son avènement. On ne pouvait l’envoyer nulle part, il fut donc renvoyé dans son corps, en guise de seconde chance. Quand son esprit arriva dans son corps, il éprouva une douleur hors du commun. En regardant mieux son corps, il vit qu’il était empalé sur un long pic qui sortait du sol. Son ennemi était en train de danser à première vue, mais Aeknae comprit qu’il était dans le couloir de la mort, en train de passer dans les différents pièges. À présent, il en était au piège tranchant, car du sol sortaient des pics démesurément longs, des murs tournaient des lames, et du plafond tombaient des épées qui semblaient se faire remplacées par d’autres à l’infini, et Abanfir tentait de rester en vie plus de deux secondes dans cette réincarnation de l’enfer.
Aeknae se dégagea du pieu, et fit de même, car malgré sa résistance démoniaque, il ne pourrait survivre s’il ne bougeait pas.
Abanfir sautait pour éviter un pieu qui sortait du sol. Il enchaîna en fléchissant ses jambes, et en se pliant le dos vers le sol, pour ne pas tomber en deux morceau, coupé par la lame terrible qui tournoyait sans fin à partir du mur. Dans cette position délicate, il lui était difficile d’éviter un nouveau pieu qui sortait lentement mais bruyamment du sol, et une épée qui tombait du plafond. Il fit un saut périlleux arrière, attrapant l’épée au vol, et retombant sur une lame tournoyante. Il sautait à chaque fois que son appui improvisé rentrait dans le mur, pour ressortir aussitôt.
La stratégie était certes épuisante, mais à cet endroit, il était protégé de tout. Aeknae n’avait pas cette chance, et du utilisé de sa souplesse et de sa chance pour éviter les pièges. Abanfir lança l’épée du plafond qui alla se ficher dans le genou du monstre. Aeknae hurla de douleur, et fit un saut en se retournant, et en évitant tous les pics. Il arriva devant Abanfir, et donna un puissant coup de griffe. Abanfir se baissa et les griffes se brisèrent sur la roche du mur. En plus de ça, la lame tournoyante coupa le démon en deux. Les deux parties tombèrent sur le sol en dessous de la lame tournoyante. Aeknae souffrait, mais ne mourut pas. Son torse, désormais séparé de ses jambes, se plaça de manière à ce qu’il voit une porte s’ouvrir. Aussitôt, il utilisa ses mains, dont une cassée, pour transformer le Vadrat en jambe, et se les accola. Le Vadrat, comprenant le stratagème, se mit à courir vers la porte, quand Aeknae finit de se relever, évitant de très peu la lame tournoyante. Abanfir était impressionné. La créature savait donc prendre parti de toutes les situations. Il fit donc une roulade pour le suivre, et arriva dans la nouvelle salle. Celle-ci était noire, et seuls les yeux d’un Elfe auraient pu distinguer la moindre chose dans cette salle. Mais pour la vision nocturne, il fallait au moins une source de lumière. Abanfir n’en trouva pas, mais distinguait tout de même les contours de la pièce, peu après que la porte du couloir des morts se soit refermée. Il trouva la source de lumière sur le sol. C’était le nom de la salle : « Salle de la peur ».
Tout d’un coup, la salle s’illumina et Aeknae et le Vadrat furent mystérieusement séparés. Aeknae retrouva avec bonheur son corps chétif et minuscule de huit ans. Le Vadrat était tétanisé. Devant lui se trouvait le Vadrat des dieux. Son « frère » l’observait. Le Vadrat divin s’approcha du Vadrat démoniaque.
Aeknae ne pu se réjouir très longtemps. Devant lui apparut un démon. Il était grand, sa peau frisait entre le noir et le vert, il était maigre à faire peur, ses mains étaient rattachées au corps par des bras musculeux, mais fins. De ses doigts sortaient des griffes démesurées d’un mètre environ. De ses épaules sortaient des cornes de dix centimètres de longs. De presque toutes les autres parties de son corps sortaient des petites cornes et des touffes de poils. Devant le haut de son torse flottait une boule d’énergie bleu noir, le Vadrat. C’était lui-même, il y a quelques secondes. Aeknae alla se réfugier dans un coin de la salle, alors que le monstre s’approchait peu à peu.
Abanfir crut qu’il allait mourir de peur. Devant lui se trouvait un corps. Son corps. Il voyait un Abanfir mort. Les trois guerrier, ou plutôt les deux guerriers et l’enfant se mirent à pleurer, se cacher, hurler. Puis tout à coup, les visions s’arrêtèrent. Aeknae et le Vadrat fusionnèrent de nouveau, et trouvèrent un Abanfir recroquevillé, bien moins impressionnant qu’auparavant. Aeknae bondit grâce à ses jambes magiques du Vadrat, et prépara un puissant coup vertical. Mais, au milieu de l’action, Aeknae éprouva une douleur terrible. Ses jambes repoussaient, ses griffes aussi. En plus de ça, une longue corne sortit de son crâne. Quand Abanfir se releva, il comprit alors le pouvoir du monstre. Il se transformait de plus en plus en démon à intervalle peut-être régulier. C’est pour ça que le livre disait qu’il devenait peu à peu l’être suprême.
Il devait à présent compter le nombre de secondes, de minutes, ou d’heure peut-être, d’intervalle entre les transformations. Cette information pourrait lui être bénéfique.
Argh les fautes :s
J´ai pourtant relu deux fois
"Sa longue chevelure brune, gracieusement balayée par le vent, encadrée un joli visage rond et mate, décorait de deux grands yeux bleus mystérieux."
Faute sur encadrée >> EncadrAIT.
Dsl ![]()
C´était donc ça Oo
Bon, l´orthographe est pas particulièrement prédominante, même si c´est un plus. Après, y´a le choix des termes appropriés, la clarté des actions et des descriptions ("phases narratives et phases descriptives" s´exclamerait, outrée, ma prof de Français.), et tout ça... ![]()
J´ai déja fait plusieurs duels et en ai jugé deux, je sais un peu à quoi m´en tenir ![]()
Alors je n´ai pas besoin de préciser le montant qui doit être déposer sur mon compte pour que tu gagnes ![]()
Laisse moi encore 2h ... ![]()
AAA, on est le cinq janvier! Maudit sois-tu Negatum, d´avoir pris un tel retard! MAAAAUUDDDIIITTT ![]()
Au sénégal, on est encore le 4 ![]()
D´accord, je reviens dans une heure, et là tu seras maudit. ![]()
Maaaauuuddddiiiiittt! Il est trop tard, impudent! ![]()
Mais tu peux quand même poster tu sais...
Je sais bien, je suis en train de relire (un contretemps génant, encore une fois
)
Désolé du retard, vraiment ^^
C´est pas grave, mais la prochaine fois je te couperai une oreille si tu refais ça ![]()
Negatum VS Skysinks
Ankou VS Rhalak
Ankoy (rhapah)! (mwahahaha
)
Le bruit des vagues qui vous berce l´âme.
La lumière de la lune qui éclaire les espoirs et les ambitions.
La douceur du sable sous vos pieds.
L´odeur du sel qui palpite dans vos narines.
Ralak aimait la mer. Vraiment. Dans son esprit confus et embrumé par le sang et la haine, au plus profond de ses massacres, et même en enfer, perdus dans les flammes et la douleur, il s´était toujours souvenu des plages infinies, des hautes falaises et des châteaux perdus, des dunes de sables et du fracas des vagues. Il ne savait pas vraiment pourquoi il appréciait tant les flots de l´océan, ni pourquoi, à chaque massacre qu´il accomplissait, une voix lancinante dans son esprit le priait de voir la mer. Peut-être le goût de l´infini, de la solitude, ce sentiment d´être seul, tout seul sur cette terre infesté par la vermine et l´impureté, face au vent et au sable, face à l´infini.
Face au temps, peut-être.
Ralak était tapi, comme toujours, derrière son épaisse cape noire, qui volait sous le vent de la mer. Ses pas dénudés s´imprimait sur le sable meuble. Ses mains d´obscurs caressaient les manches de ses poignards. Son visage était caché par les ténèbres de la nuit et par les replis de sa capuche, si bien que personne ne pouvait voir, derrière son masque de haine crée par des siècles de guerre et de rage, un sourire serein et heureux. C´était une pensée étrangement excitante, exaltante même, de se savoir à l´abri des regards, des hurlements d´agonies et des malédiction de ses innombrables ennemis. La, caché derrière son capuchon, il se sentait invincible.
Un bruit, dans son dos. Venu de la terre.
Ralak n´eut même pas le temps de finir son soupir que déjà, un poignard effilé plongeait vers son adversaire.
La lueur des flammes.
Le crépitements des braises.
Les froides pierres sous vos pieds.
La douce odeur du bois brûlé.
Ankou Ashura, bercé par la chaleur de la Dominance, s´était assoupi, le dos appuyé contre un pilier glacé. La jeune fille, vêtu seulement d´un long pantalon et d´un habit bleu qui lui arrivait aux coudes, avait laisser tomber ses longs cheveux bruns autour de son visage fatigué. Sa poitrine naissante semblait immobile, et, en observant sa pâleur et les lourdes cernes qui entouraient ses yeux, on aurait pu la croire morte.
Une main se posa sur son épaule, et, dans un sursaut, elle se réveilla.
-Quoi? Je...
Elle se retourna brusquement, et un visage souriant apparu.
-Seigneur Suprême! S´écria-t-elle, nerveuse. Excusez-moi, je ne pensais pas que vous viendrez si vite, et je...
Le regard infiniment triste de Braham se posa sur elle, et un rire étrange, cristallin, éclata dans la d
Dominance.
-Ce n´est pas la peine de réveiller l´univers avec tes cris, tu sais. C´est moi qui suis en retard. Excuse-moi.
Il avança vers les deux feux gigantesque qui brûlait aux milieu de la grotte. Ses cheveux noirs dansait derrière lui, et ses yeux surgi d´un néant de tristesse et de chagrin se levèrent vers les flammes. La nouvelle Ange de la Mort se redressa et le suivit en toute hâte.
-Vous m´avez appelée?
Braham ne répondit pas tout de suite. Il poussa un long soupir attristé, puis tourna la tête vers elle, son éternel sourire hurlant de chagrin toujours accroché aux lèvres.
-Tu as l´air triste, tu sais, Ankou.
Ankou baissa la tête.
-Je suis fatiguée, dit-elle d´une voix qu´elle espérait aimable.
Qui fut boursouflé de haine et de fureur.
Braham se retourna vers les flammes.
-Je ne veux pas que tu sois triste, fit-il, boudeur. Le bonheur est une chose si merveilleuse, si paisible... Si rare et fragile... Il ne faut pas être triste. Même si il faut sombrer dans la haine, dans le désespoir, dans la folie du sang... tout, tout, vaut mieux que le chagrin...
Ankou ne répondit rien. Braham continua lentement, sur un ton plus sérieux cette fois-ci.
-Si je pouvais, je ferai en sorte que personne sur terre ne soit triste. Que tout le monde soit heureux et pacifique... Que le sang s´arrête de couler... Peut-être est-ce le plan de Dieu, l´Ultime Paradis. Après le Jugement Dernier, la Justice permettra peut-être le bonheur... Ce serait comme si...
Ses poings se serrèrent, et il se retourna brusquement vers les flammes. Une goutte salée et amère brilla quand elle tomba par terre. Ankou ne bougea pas.
Il y eut un long silence. Puis, il eut un petit rire:
-Excuse-moi, Ankou... Je parle toujours trop, j´ennuie tout le monde avec mes bêtises...
Sa voix reprit, plus calme.
-Ta mission se trouve prés de l´Océan du Sud...
Le poignard fila à travers l´air.
Ankou ferma les poings, se concentra un instant, puis, au dernier moment, évita la lame mortelle. Ses yeux d´un bleu océan ne quittèrent pas la silhouette à la cape noire un seul instant.
Rhalak se retourna brusquement, et repéra son adversaire. Il eut une grimace de mépris, et son sourire heureux disparut de nouveau. Une enfant... Décidément, les mortels étaient d´une absurdité qui touchait à l´abstrait. Il dégaina sa lame.
Ankou s´éclaircit la gorge, et avança la main.
-Je suis...
-Je m´en moque.
Les yeux bleus s´agrandirent de surprise. L´une des plus puissantes âmes damnées de l´enfer, l´incarnation de la haine des hommes, qui n´étaient alors qu´une silhouette brumeuse à l´autre bout de la plage, était maintenant là, devant elle, grand, imposant, terrifiant, une immense épée à la main.
Ankou Ashura poussa un cri d´effroi. Se jeta à terre.
L´épée s´abattit dans un sifflement, cueillant quelques mèches brunes dans son travail mortel. Rhalak trancha de nouveau l´air alors que la jeune fille roulait sur le coté.
Ankou se baissa à temps, se rétablit. D´un seul geste, dégaina sa faux, et l´abattit sur l´âme damnée. Rhalak para aisément, tourna sur lui-même, trancha l´air. L´arme funeste de la mort décrit une large parabole, et, dans un vrombissement, se cala sur l´épée. Rhalak se baissa, fit coulisser son épée sur le bois sombre, et porta un coup d´estoc. Ankou esquiva, tournoya sur elle-même, lança le poids de la faux sur son adversaire. Le massacreur se jeta en arrière, l´arme lui frôla le menton, et l´épée plongea dans la garde découverte de la jeune fille. Ankou fit une roulade sur le coté, tourna autour de Rhalak, abattit de nouveau sa faux. L´épée s´interposa.
Les deux adversaires restèrent un instant face à face.
-Tu es douée, petite, murmura Rhalak. Mais je suis beaucoup trop rapide pour toi!
Il se volatilisa de nouveau, réapparut derrière Ankou. La jeune fille plongea en avant, alors que la lame caressait sa nuque. Elle poussa un petit cri de colère.
-Hors de question que je te laisse gagner!
Rhalak eut un petit sourire. C´était trop facile, comme toujours...
Il abattit sa lame. Ankou roula sur coté. Il réattaqua. La faux s´interposa. D´un coup de pied, il l´envoya à quelques mètres. La jeune fille grogna.
Les mortels se ressemblaient tous... Rhalak abattit sa lame.
Ankou donna un violent coup de rein. Sa jambe s´envola dans les airs, et sa botte contra la lame avec douceur et fermeté.
-Je ne suis pas encore morte... murmura-t-elle.
Elle se ramassa sur ses mains, et bondit en arrière, ramassant au passage la Faux du Temps. Rhalak ne répondit rien, se contentant d´avancer dans sa direction.
Vers la mer qu´il aimait tant...
Ankou se retourna, poussa un gémissement. Se mit à courir.
-La distance ne te sauvera pas!
La jeune fille était à une vingtaine de mètre de lui quand elle osa jeter un oeil derrière elle.
Il écarta ses dix doigts gantés. Dans chacun d´eux brillait un poignard.
Il y eut un instant sublime, où ses mains se multiplièrent autour de lui comme des serpents vif comme l´éclair. Ou ses doigts dansèrent à la lueur de la lune. Il y eut un millier de glissements, de crissements métalliques dans un chaos impossible. Puis, dix lames volèrent en direction d´Ankou.
La jeune fille ferma les yeux.
Étendit les bras.
A une vitesse effrayante, elle esquiva, se baissa, dansa, tournoya, tourbillonna autour des lames, se releva, se ramassa sur une main, bondit. Les poignards la frolêrent, à chaque fois, sifflant de haine et de rage, à gauche, haut, droite, bas, sur le coté, visant les mains, le coeur, la tête, le ventre, les jambes, visant sa vie, tranchèrent ses cheveux caressèrent sa peau douce et pâle. Au neuvième, Ankou se jeta à terre, et la lame trancha une estafilade dans son habit au niveau du nombril.
Le dixième venait droit sur elle.
Le temps parut se ralentir. Sous sa capuche, Rhalak engagea un sourire serein. La lame effilé fondait droit sur elle. Et, en pleine chute, sans aucun contact avec le sol, elle n´avait aucun moyen de riposter.
-On se retrouvera devant Dieu, jeune fille.
Soudain, les cheveux bruns volant autour du visage de la jeune fille laissèrent apparaître un sourire.
-Inutile, j´en viens.
Et pour la première fois depuis le début du combat, Rhalak comprit qu´il n´avait pas affaire à n´importe qui.
Le poignard tourbillonnant ralentit soudain. Ce n´était plus un effet de son esprit échauffé par le combat, il avait *vraiment* ralentit. Son manche pivotait maintenant à une lenteur impossible, flottant dans l´air marin, ralentit encore, s´arrêta.
Cueilli par la main d´Ankou.
-On la refais? Demanda-t-elle avec un sourire féroce.
Elle relança le poignard.
Rhalak n´eut même pas le temps de bouger. Une douleur foudroyante lui déchira l´esprit, un couteau trancha sa cape noire. Son épaule gémit sous le froid de la lame.
Le sourire serein de l´âme damnée disparut, et il poussa un rugissement de fureur en arrachant le poignard. Mais comment...
Ankou se tint droite, et, lentement, ouvrit la main. La Marque Noire s´enflamma devant la lune.
-Je suis le Treizième Seigneur Ankou Ashura, Ange de la Mort du Purgatoire, et je suis ici pour te tuer au nom de la Justice Absolue. Crains le pouvoir des Psaumes, Rhalak, car Dieu envoie son châtiment!
Selon nos informations, et divers témoins, l´ex-agent Necron Ishtar, actuellement en exil, aurait quitté la cité de Babylone le 120 Fari de l´année 1 de la nouvelle ère, il y a maintenant un mois. Pendant deux semaines, il aurait erré dans le désert du sud, pour finir par arriver vers les ruines de Kasnia. L´analyse des psaumes le confirme, et ajoute qu´il se serait installé dans les ruines du village orc et qu´il y vit une vie de reclus et d´ermite, vivotant de ses chasses et évitant les mortels. Tout indique qu´il ne présente pas, dans l´état des choses, un danger potentiel pour la sécurité du Purgatoire, ni un obstacle au plan de Dieu.
Rédacteur: Département des Origines, Faust Ashura.
Gloire à Dieu*
-Autant pour moi... Tu n´es pas très ordinaire, pour une jeune humaine...
La voix sombre et gutturale de Rhalak glissa sur le sable doux, s´infiltra dans le murmure des vagues. Dans les replis de sa capuche, s´affichait toujours son fameux sourire.
-Mais tu n´arriveras pas à me vaincre pour autant!
Il fondit sur elle comme la première fois, couvrant la longue distance qui les séparait en l´ombre d´un instant. Sa lame glissa sur son fourreau, s´échauffa, et s´abattit d´un coup latéral sur Ankou. La jeune fille esquiva en tournoyant, dégaina sa faux, frappa. Rhalak contra l´attaque sans difficulté, tenta un coup d´estoc. Ankou, sans arrêter son mouvement, plaça son arme en position verticale. L´acier rencontra le bois, et Rhalak dut parer pour ne pas se faire entraîner. Dans un grognement, il tournoya sur lui-même, et abattit son épée sur le crane d´Ankou. La jeune fille interposa son arme.
Ils restèrent un instant ainsi, leurs forces luttant l´une contre l´autre. Puis, au même instant, ils bondirent tout deux en avant.
Se croisèrent.
Et, au dernier moment, se retournèrent.
Les deux lames se croisèrent, s´échappèrent, dans un nouveau torrent d´étincelle.
Rhalak sentait qu´il perdait l´avantage. Sa vitesse n´était plus utile, désormais, face à l´habileté et à la souplesse de la jeune fille, et il devait se contenter de combattre et d´encore combattre, en espérant que son adversaire laisse un instant sa garde découverte. Il sentait en elle une violence, une rage de vaincre rare aux mortels. Dans chaque mouvement de bras, dans chaque vide ou elle armait sa faux, dans chaque esquive dans chaque souffle et parade, dans chaque coup et attaque, dans chaque jet de sueur, chaque crachat de voix. Dans le torrent des coups, l´orage des bottes et des esquives, le déluges des lames qui se croisaient et qui se croisaient encore, dans cet instant figé où la moindre erreur s´accompagne de la mort, elle tirait de chaque point gagné une joie féroce et une exultation perverse.
Ankou fit tournoyer sa faux autour d´elle. En se baissant, elle l´abattit violemment sur Rhalak, qui para sans sourciller. Il bondit, atterrit sur le flac gauche de la jeune fille, frappa avec la vivacité d´un serpent. Ankou fit une roulade, et la lame ne rencontra que l´air marin. La jeune fille se ramassa sur ses jambes, appuya sur ses genoux, et, d´une poussée fabuleuse, bondit, elle et sa faux droit vers le visage de son adversaire.
Rhalak ne réfléchit même pas. Il se laissa tomber en arrière, et son capuchon vola sous le vent. La faux déchira sa cape noire en deux, et des lambeaux s´envolèrent sous le vent de la mer. Le métal mordit la chair, et des giclements de sang jaillirent du torse de l´âme damnée.
Rhalak étendit les bras, se réceptionna souplement, entama une roulade arrière. Ankou, le visage sombre, ne le quittait pas des yeux.
-Tu as perdu. C´est inutile. Personne n´échappe à la mort.
Rhalak, accroupi, regarda ses blessures. Une puissante estafilade lui déchirait la poitrine. Il regarda ses mains. Elles étaient remplis de sang.
-... Vraiment?
Ankou s´approcha de lui. Le poing fermé sur sa faux, les cheveux voltigeant sous le souffle furieux de la mer, on aurait dit une divinité oublié, qui avait quitté les siècles obscurs et sauvages des éons anciens, spectre du passé venu pour hanter le monde sanglant de la Nouvelle Babylone. Rhalak pouvait presque sentir les loups qui tournait autour de lui, les flammes de la sauvagerie et de la faim dans les yeux de cette déesse furieuse et violente, éclaboussé par son propres sang, cette jeune fille, presque une enfant, devenue femme et meurtre par la magie de la nuit des temps.
Et par la volonté de Dieu.
Rhalak, la tête toujours baissé, resta un long moment immobile. Puis, avec vivacité, sa tête découverte se tourna vers Ankou, et ses yeux d´un rouge luisant brillèrent dans l´obscurité.
-Alors essaye de m´échapper!
Il bondit avec la violence d´un ouragan. Il abattit sa lame, une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, cinq fois, gauche, droite, haut, bas, milieu, estoc, latéral, parade, botte, droit vers elle.
Ankou tenta d´esquiver, mais c´était trop tard. Elle avait déjà vu ces yeux...
Ces yeux si violents, si rouges, si... tristes. Ce n´était pas comme ceux du Seigneur Suprême, larmoyant et chagriné. Non, ces yeux étaient secs, ce regard était impitoyable. Et pourtant, il y avait comme un soupçon de chagrin dans...
(Une lame passa au-dessus d´elle, à quelques centimètres de son crâne)
... toute cette haine. Mais que se passait-il?
Elle repensa à Necron, et soudain, tout se brouilla.
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-Il... Il paraît que tu as réussi à tuer ta première cible. Bravo, Ankou.
Morrigan adressa un brillant sourire à sa fille. Elle le lui rendit, en ajoutant à la somme un clin d´oeil.
Le jeune homme croisa les bras, et s´accouda sur le corridor.
-Tu as l´air d´aller mieux, ces derniers temps... J´avais peur que tu ne te remettes jamais du départ de Necron, mais tu as l´air de tenir le coup.
Elle eut un petit rire, et se tourna vers le jardin somptueux du Purgatoire.
-Necron? Ah oui...
Elle étendit les bras. Jamais elle n´avait eut l´air plus sincère.
-Tu sais, je croyais que ce serait difficile, moi aussi... mais depuis que j´ai affronté Rhalak, je me sens mieux. Qui sait, peut-être avais-je besoin de combattre à nouveau... J´en avais presque oublié la vue du sang qui coulait.
Elle abaissa les bras, et, dans un petit sourire sardonique, haussa les épaules.
-Après tout, on reste des assassins...
Elle tenta de s´éloigner, mais la voix de Morrigan la rattrapa comme un coup de fouet.
-Tu veux le tuer, n´est-ce pas?
Ankou se mit à courir vers la mer, et Rhalak comprit instantanément quel était son plan. Mais, malgré tout, il la poursuivit. Parce qu´il s´était juré de combattre et de tuer tout les mortels jusqu´au dernier. Parce que, malgré les massacres et les combats, il avait gardé son sens de l´honneur tiré des chevaliers humains. Et parce que si il fuyait, si il attendait qu´Ankou revienne, et qu´il la tuait ainsi, par abus d´une faiblesse bien trop humaine, il savait que plus jamais il ne pourrait regarder la mer en face.
Il ne pourrait pas y survivre.
Il eut un dernier sourire de condamné, et se mit à courir.
Ankou, sa faux à la main, se concentra. Il ne fallait surtout pas faiblir. Pas maintenant. Sa main gauche collé à sa plaie, haletante, les cheveux couverte de sable, les yeux tournoyant, paniquée, elle semblait pourtant irradier d´une aura de beauté sauvage qui aurait ému n´importe qui.
Au moment où son pied effleura l´eau, elle activa le pouvoir de la faux. Son pied s´appuya sur l´eau comme sur du caoutchouc, et elle continua sa course sans faiblir, tressant dans l´océan comme un long chemin, une corde d´eau et de rage entre elle et Rhalak.
Il ne fallut que quelques mètres à l´âme damnée pour se jeter sur Ankou. L´épée fila. La faux tournoya.
Le combat recommença.
Ankou ne répondit pas tout de suite. Elle jeta un regard perçant à son ami, puis se retourna vers le jardin.
-Oui.
Le regard de Morrigan se durcit. Depuis qu´elle avait failli mourir dans les bras de Grar, il avait changé. Sa timidité s´était mué dans une étrange détermination.
-Tu sais pourtant que les Devins des Psaumes ont considéré que le meurtre de Necron n´est pas nécessaire... Et ce genre de mission irait plutôt à d´autres assassins qu´au joker du Seigneur Suprême.
Ankou Ashura se tourna vers lui. Son visage affichait le plus grand calme et la plus froide détermination.
-J´ai parlé avec le Seigneur Braham. Si je participe activement à la purge des âmes damnées, il me laissera tuer Necron. Si ça ne peut pas faire de bien au Plan de Dieu, ça ne peut pas faire de mal...
Rhalak abattit son épée avec toute la violence dont il était capable. Ankou se jeta sous lui, et la faux du temps balaya ses jambes. L´âme damnée ne se laissa pas troubler, sa lame décrivit une large parabole, et se planta dans son dos. Le métal rencontra le bois noir dans un bruit terrifiant. Rhalak tenta de réattaquer, mais Ankou était déjà debout, et abattit sa faux. Il para, accusa le choc. La jeune fille profita de cet instant pour s´enfuir encore plus profondément dans la mer. L´âme damnée la suivit dans un grognement.
Au fur et à mesure qu´il s´avançait dans l´océan, les éléments se déchaînaient. Le vent puissant créait des vagues énormes qui agitait la corde entre Rhalak et Ankou. L´entité échappé des Enfers comprit enfin ou voulait en venir la jeune fille, et il eut une grimace. Mais il était déjà trop tard pour reculer.
Ankou s´arrêta enfin. Se retourna. Elle eut un beau sourire sauvage, et brandie son épée.
-Voyons ce que vaut la haine incarnée contre la Justice de Dieu.
Elle eut soudain une violente quinte de toux, et du sang coula de sa bouche. Elle fit la grimace, mais garda la tête haute.
Rhalak arriva gravement, et, d´un hochement de tête, brandit son épée.
Ils restèrent un long instant ainsi. Deux silhouettes figés au milieu de l´océan, avec pour seul témoin l´oeil unique et gourmand de la lune. Le regard de Dieu.
Ils fondirent l´un sur l´autre.
La faux percuta la lame dans un torrent d´étincelle.
Rhalak rompit le premier. Il tournoya sur lui-même, et frappa le flanc gauche. Ankou bondit, et abattit sa faux. Rhalak fit un léger pas de coté, frôlant l´océan. Son pied fondit vers la jeune fille, qui contra du manche de son arme. L´épée de Rhalak prit le relais. Ankou se jeta à terre, et sa botte fouetta l´air. Mais Rhalak s´était déjà baissé, et d´une courbe majestueuse, il balaya les bras d´Ankou. La jeune fille fit une roulade en arrière, plaça sa faux au-dessus d´elle. Rhalak fondit sur elle.
Pendant d´interminables minutes, il y eut un tonnerre de coup et de parade, de bottes et d´esquives. La mer se déchaînait tout autour d´eux, et la fureur des flots les enveloppaient l´un comme l´autre d´une violence sauvage et magnifique, transformant leur combat en une lutte mythique, secoués par les vagues et la magie, tremblant sous le rythme des étoiles, comme deux bêtes sauvages entraînés jusqu´aux enfers dans une lutte à mort sans vainqueur ni gagnant.
Ankou, blessé, concentré sur sa magie, perdait du terrain. Avec lenteur et calme, Rhalak la poussa à bout, attendant la moindre faille dans ses parades, la moindre erreur dans ses coups, prenant à chaque botte quelques instants précieux qui lui permettraient, peut-être, de placer un coup mortel à une vitesse quasi-divine. Il avait compris que cette fois-ci, il était à deux doigts de perdre. Il ne devait commettre aucune erreur.
C´est là qu´arriva la vague.
-Je vois... fit Morrigan, pensif, et visiblement un peu jaloux.
Ankou regarda le brillant soleil la regarder de son oeil unique et dévorant. Elle sourit.
-Tu sais Morrigan... Quand j´ai combattu Rhalak, à un moment, j´ai failli perdre pied... Et à ce moment-là, je me suis fait une promesse. Une promesse que je me suis juré de tenir.
-Ah oui?
C´était une vague, une onde de choc venue du plus profond des océans. Dans son eau sombre tiré sur des lieues et des lieues, des rides brillait face à la lune.
Elle s´étira, s´étala face à eux. Se gonfla sous le vent. S´agrandit encore. Haute de plusieurs mètres, elle s´étendait maintenant en face des deux adversaire, prêt à déferler, et à les balayer de la surface de la terre.
Ankou, en plein dans la fureur du combat, senti qu´elle n´avait pas le choix. Avec une grimace d´appréhension, elle activa de nouveau les pouvoirs du temps.
Elle sentit une gigantesque douleur lui broyer le crane. Ses bras se mirent à trembler, ses jambes flageolèrent, et elle manqua de s´évanouir. Lentement, les milliers de mètres cubes de la vague commencèrent à déferler au dessus d´eux, à une lenteur presque impossible.
Ils étaient maintenant dans le creux de la vague. A travers le rideau obscur de l´eau, on pouvait voir la lune, comme une lampe au dessus des ténèbres.
Rhalak eut un petit sourire quand il vit son adversaire s´appuyer sur sa faux pour ne pas tomber. Il s´avança souplement vers Ankou. Derrière lui, l´eau s´effondrait sous les chocs des épées, imprimés il y a déjà d´interminables secondes. Il s´approcha d´elle, et brandit son épée.
-Une dernière volonté, Ankou Ashura?
La jeune fille ne répondit rien. Dans un ultime mouvement, il abattit sa lame.
-Oui... Tu sais, à propos de Necron... Je me suis promis de ne plus jamais souffrir par sa faute. De ne plus rien ressentir pour lui. Seulement de la haine. De la haine. Et encore de la haine.
La faux s´interposa une dernière fois.
Morrigan baissa les yeux.
-Vraiment?
Ankou se tourna vers lui.
-Oui. La souffrance et les regrets ne me serviront à rien. Nous servons la Justice Divine. Peu importe Necron, dans l´immense pouvoir des Psaumes... Il n´est qu´un grain de sable au milieu de l´infini...
Il n´est rien.
Rhalak crispa son sourire, quand il vit la lame de la faux bloquer son épée. Il accentua encore la pression. Ankou gémit. Elle était à bout de force. Quelque chose coula de ses oreilles, et elle devina que c´était du sang.
Mais il y avait le visage, qui brillait dans la lune, celui qu´elle avait juré de tuer, et elle comprit que ce combat, elle ne pouvait pas le perdre.
Lentement, alors que l´eau s´enroulait autour d´eux, elle se releva, centimètre par centimètre, pouce par pouce. Elle gagna du terrain, ses muscles fins se tordant sous l´effort et la douleur. Rhalak écarquilla les yeux. Avec une patience infinie, Ankou repoussa son adversaire, le releva.
Repoussa sa lame.
Fit tournoyer sa faux.
L´abattit sur le crane de Rhalak.
Le temps reprit tout autour d´eux.
La vague les submergea. Ankou eut juste le temps de retenir sa respiration et de se laisser porter par le courant. Puis, sortant la tête de l´eau, et sans un regard vers le cadavre de l´âme damnée qui s´enfonçait vers l´oubli, elle nagea jusqu´au rivage.
Une fois sur la plage, elle se retourna. A l´est, le soleil se levait. Elle poussa un profond soupir, et leva la main vers la mer.
-Voici ce qu´est la Haine, Rhalak. Merci pour cette leçon. Que Dieu te garde...
L´Ange de la Mort avait gagné ce duel.
Le bruit des vagues qui vous berce l´âme.
La lumière de la lune qui éclaire les espoirs et les ambitions.
La douceur du sable sous vos pieds.
L´odeur du sel qui palpite dans vos narines.
Ralak aimait la mer. Vraiment. Dans son esprit confus et embrumé par le sang et la haine, au plus profond de ses massacres, et même en enfer, perdus dans les flammes et la douleur, il s´était toujours souvenu des plages infinies, des hautes falaises et des châteaux perdus, des dunes de sables et du fracas des vagues. Aussi, alors qu´il s´évanouissait dans l´océan, alors qu´il perdait conscience sous dix mètres de fond, le crane fracassé par l´Ange de la Mort, alors que son âme partait errer dans le multivers, il eut un dernier sourire.
Qui brilla à la face du monde pour la première et dernière fois.
(Bon, ok, c´est trééés loin d´être mon meilleur duel, et je pense que ce sera assez serré. (j´ai pas lu le duel d´ange, ferait ça demain). J´ai zappé quelques scénes que j´aurais pu foutre la-dedans pour l´intrigue d´Ankou, mais vu que le principal message est passé, y a pas de probléme
Sur ce, je vais dodo !
)
"D´un seul geste, dégaina sa faux, et l´abattit sur l´âme damnée."
Manque un truc là...
"Rhalak se baissa, fit coulisser son épée sur le bois sombre" Terme inccorect, terroriste de la langue française, va!
"Ankou roula sur coté" Manque encore un truc
"Elle se ramassa sur ses mains, et bondit en arrière, ramassant au passage la Faux du Temps." Répétition
"plaça sa faux au-dessus d´elle. Rhalak fondit sur elle. " Répétition
De petites erreurs, mais qui nuisent quand même au combat...
Le comm de duel maintenant:
Pour Skysink, j´avoue que, au vu de la taille du duel, je m´attendais pas à quelque chose de mirobolant. Mais tu m´as surpris: le combat n´est pas bien long, mais il est assez bien écrit et nerveux. Malgré tout, il n´y a pas beaucoup de rebondissements, et la lutte se résume à "Rhalak gagne", "Ankou gagne", "Rhalak puise dans ses dernières forces et tue Ankou"... Le style est néanmoins d´assez bonne qualité.
Pour Négatum, les combats sont moins fluides, surtout à cause d´un problème de rythme (en effet, une virgule mal placée, et ça rame facilement de ce côté.), mais sont très riches en rebondissements inattendus. Néanmoins, on a un scénario pas transcendant derrière, mais qui ajoute quand même au duel, même si, pour moi, ça ne joue que très peu dans la balance. Le style est très maîtrisé, malgré quelques moments où tu t´enflammes pour rien.
C´est court comme commentaire, mais je ne suis pas très doué, et puis c´est la première fois...
Maintenant, le veeeerrrrdddiccct...
Le vainqueur est:
Negatum
, mais de très peu, ce sont vraiment les rebondissements qui ont joué un rôle décisif, un peu plus que le style lui-même.
En tout cas, félicitations tout de même à Skysink pour ce magnifique duel.
Voilà... Sinon, est-ce que j´ai droit à faire appel à un juge de touche pour savoir ce qu´il en pense ?
(Comment ça formulaire expiré? T´veux t´battre?)
« Oh, pas du jeu. » S’écria Aeknae.
Il se propulsa sur le pont, dos à la porte par laquelle Abanfir était apparu. Le démon le regarda fixement, contemplant la fureur de son ennemi.
« Maintenant, à nous. »
La créature fit un pas en arrière. Instantanément, un bruit mécanique retentit dans la pièce. Abanfir se jeta en avant, à temps pour éviter d’être coupé en deux par la lame actionnée par le mécanisme des pièges de la pyramide. La guillotine poursuivit son chemin, jusqu’au sommet de sa trajectoire, où son mouvement de balancier la ramena vers le pont. Le démon jeta un regard à son ennemi et bondit vers lui, ralentit d’une poussée de ses ailes au moment où une deuxième lame apparaissait. Une série de claquement retentit, et le démon se baissa au moment où deux lances fusèrent au-dessus de lui. Le rire suraigu d’Aeknae couvrit les jurons du démon.
J’ai vu beaucoup de choses. Et ma mémoire se souvient de chacune d’entre elles. Parmi mes favorites, ce sont ces orgies de sang et de chairs qui occupent la première place. Chaque âme que j’enlève est une joie pour moi. Elles se fondent à moi, et disparaissent dans les ténèbres, pour la gloire de mon Seigneur. Par contre, il y a une chose que je n’aime pas dans cette nouvelle existence : c’est cet instant, si court soit-il, où mon maître déchaîne sa fureur. Ce moment de transition entre le pouvoir de Dieu, et la furie des enfers. Cette fraction de seconde, où la noirceur de son âme fait place au rouge de son sang. Je hais ce moment, car le frisson qui m’envahit me fait penser que je ne suis rien… rien qu’une arme d’un démon.
Aeknae n’eut même pas le temps de comprendre ce que l’aura rouge autour de son ennemi représentait, que le démon était déjà sur lui. Slalomant entre les lames, les jets de lances et les traits empoisonnés, Abanfir s’approcha de la créature, et enchaîna immédiatement avec un uppercut. Un autre coup de poing atteint le monstre à la mâchoire, avant que le pied du démon n’atteigne son plexus. Courbé, le monstre tenta de retrouver un semblant de contrôle sur la situation, mais une nouvelle pluie de coups martela son visage, avec autant de violence que la précédente. Son nez se brisa, un torrent de sang se déversa.
Dominé, Aeknae bondit sur le côté et s’agrippa au mur, pensant échapper à son ennemi. En vain.
Abanfir fut sur lui en un battement. Le démon frappa, écrasant le crâne de son ennemi. Celui-ci glissa de quelques mètres, mais pas assez pour échapper à un balayage qui le percuta au côté. Les cornes de sa silhouette se brisèrent, les plus résistantes comme les plus frêles.
Ce que je hais aussi dans ces instants de pouvoir déchaînés, c’est la brutalité qui s’en échappe. Pour mon maître, je n’existe plus. Point de maîtrise ou de fluidité, point d’Agrippa ou d’autres maîtres de l’escrime, point de techniques… Juste la violence et le sang, juste cette haine exécrable qui se dégage constamment de son âme. Mon Seigneur en serait désolé de savoir sa propre chair ainsi consumée par sa vengeance.
Aeknae s’écroula sur le pont, abattu par les chocs. Il se releva difficilement, tendant ses griffes comme on avance un bouclier devant soit.
Abanfir se réceptionna loin de son ennemi, l’étrange aura rougeoyante s’estompant. Les lames en pendule les séparaient, tout deux épuisés et couverts de sang.
« La loi de l’épée… »Marmonna Abanfir.
Son ennemi ricana. La voix du démon était désormais fluette, son épuisement la métamorphosant. Aeknae ne souffrait pas, et ne sentait pas cet accablement. Le Vadrat s’assurait qu’il puisse se battre et lui glissait quelques remarques sur son opposant.
« Il est à bout. Tue-le. »
La créature se jeta en avant, esquiva les lames de pendule, et porta une estocade.
Les griffes frappèrent l’acier en une explosion de cliquettements. Abanfir se ressaisit, prit son élan et porta un coup de taille. Aeknae para, se défit d’une autre botte, plongea en avant en repoussant son ennemi d’un coup d’épaule. Le démon recula d’un pas, puis bondit en frappant d’estoc. La créature se contenta de battre en retraite, laissant son ennemi approcher de la guillotine.
La double lame rivalisait de fluidité et de précision avec les doigts d’acier. Bien que moins maniable que ses opposants, elle tournoyait avec habileté, plus par sa volonté propre que par la maîtrise de son maître. Comme toujours avide de chairs et de sang, elle frappait, de taille ou d’estoc, cherchant l’ultime brèche par laquelle elle pourrait prendre une autre destinée.
Abanfir se rétracta, et plongea sa pointe en avant, vers le cœur. Un claquement retentit et son arme heurta la lame de la guillotine, qui séparait les deux opposants. Le démon se ressaisit, para une botte vicieuse, et bloqua les griffes contre sa cuisse, avant d’abattre sa lame sur le crâne de son ennemi. La deuxième main para l’assaut, puis se retira pour éviter la lame du pendule.
Abanfir frappa de taille, Aeknae para d’une main et attaqua de l’autre. Le démon se décala légèrement, mais pas assez pour éviter à son épaule d’être lacéré. L’instant de triomphe de la créature ne dura pas longtemps, puisque la double lame se dégagea et déchira le flanc de la bête.
La lame les sépara à nouveau.
Aeknae écarta amplement les doigts et jeta le tout en avant. Abanfir se baissa et plaça un balayage vers les jambes de son ennemi. Il esquiva, et planta une griffe dans le mollet du démon, l’immobilisant. Le blessé para une botte, profitant de l’allonge de son arme pour arrêter les coups. La créature était limitée dans ses déplacements par la jambe qu’elle tenait au sol, mais ses coups gagnaient en précision ce qu’ils perdaient en rapidité.
Toutefois, la double lame restait maître des deux combattants, perdus dans ces chocs d’os et de tendons. Fière mais sournoise, elle parait et attaquait, serpent décrivant des arcs de cercle en tout sens, déstabilisante comme elle se devait d’être. Animé d’une volonté propre qui faisait trembler les cieux, elle se déplaçait d’elle-même, forte et précise.
Abanfir para un assaut, et fit couler sa lame en direction de la main immobilisée. Aeknae se dégagea, retirant la griffe bloquant la jambe, permettant au démon d’esquiver via une roulade arrière.
Lame séparatrice.
Abanfir plongea en avant, déchira le vide d’un coup de taille démesuré.
Il jeta un rapide coup d’œil devant et derrière lui, en vain : Aeknae avait disparu.
Toujours sur ses gardes, il observa les murs, ses yeux plus rapides que sa main ne l’avait été quelques instants auparavant.
La douleur apparut soudainement, dans un éclatement de sang et de tissus, sur son côté, au niveau de l’aine. Il tomba à genoux, son épaule s’ouvrant de la même façon.
Il rabattit ses ailes sur lui, formant un bouclier protecteur très sommaire au-dessus de son corps.
La toile parcourue de fins vaisseaux violets se déchira soudainement, par le même phénomène inexplicable qu’auparavant. Abanfir ne pouvait apercevoir de son ennemi qu’une silhouette, qui disparaissait aussi vite qu’elle apparaissait. Ses ailes se trouvaient lacérées, déchirées sans savoir comment ni pourquoi.
Abanfir déploya les deux lambeaux de toiles couverts de sang et leva son arme, instinctivement. L’acier et les griffes se croisèrent, une dernière fois. Le pouvoir du démon battait désormais encore plus fort dans les veines d’Aeknae, ses cornes et sa carrure se modifiant étrangement pour s’amplifier. Sentant sa fin proche, Abanfir parvint à articuler :
« Qui… hais-tu ainsi… pour pouvoir me vaincre ? »
Aeknae se dégagea, désarma l’ennemi d’un mouvement du poignet sournois, envoyant la double lame se faucher sur le pont.
Abanfir bondit vers son arme, au moment où les griffes se plantaient dans son abdomen.
Le démon s’effondra sur le sol, un cri de souffrance jaillit de ses lèvres. Aeknae le maintenait immobilisé, ses griffes en travers du ventre.
« Moi-même. » Lui lança-t-il alors que, dans un ultime hurlement d’effort qui lui déchira un peu plus estomac, l’index d’Abanfir se posait sur l’acier de son arme.
Et le démon périt.
Bravo Neg´
Bien que je n´ai pas trouvé effectivement ton duel transcendant, le mien était également loin de l´être
En tout cas, je suis déçu car je n´avais pas du tout cerné le povoir d´Ankou, de toute évidence.
M´enfin, je saisà quoi m´en tenir si j´ai l´occasion de me re mesurer à elle
Sinon, quand tu liras mon duel, j´aimerais bien qu´tu me donnes ton avis sur MSN ou autre, car j´ai fais ce duel plus pour me relancer qu´autre chose
Sur ce, buenas jornatas, des Maths m´attendent ![]()
ouhlala...j´ai pas tout compris à ton duel Moicesmoi...ok le pont, ensuite Abanfir meurt...Tout d´un coup il sont dans une sorte de puit, après on ne sait où avec dämon qui sort d´on ne sait où, en ensuite voila, Aeknae crève d´un coup d´épée...
Je pense que je vais relire...
Réaction à chaud sur le duel d´Angel (SkySinks pour ceux qui connaissent pas son vieux pseudo^^) : déjà, ton personnage est archi-classique que ce soit dans sa façon de penser ou de se battre. Enfin j´ai eu la réponse à la principale question que je me posais : il est enclin à la lâcheté et à la colère, ce qui me va parfaitement.
(j´vais pouvoir faire la scène d´intro que je voulais^^)
Tu maîtrises correctement ton style et les fautes sont relativement peu nombreuses, rien à dire là-dessus. Tes descriptions sont succinctes mais efficaces, autrement dit parfaites pour un duel^^ Par contre pour la contemplation de la mer, celles de Neg´ sont par exemple ´ach´ment meilleures^^ (faut dire c´est parfaitement son style, et moins le tien à priori
)
Et, comme l´a souligné Moicesmoi, ton duel manque cruellement, à la fois de rebondissements, mais aussi d´une certaine...continuité dans son déroulement? J´ai du mal à m´exprimer mais (et ça doit être mon côté fataliste qui s´exprime ><) j´aime pas les "rebondissements" de dernière minute où le "méchant" (adversaire plutôt dans ce cas) fait une erreur grossière (pourquoi donner un coup de pied au lieu de trancher la tête?) qui le mène à son inévitable perte.
On sent que c´était effectivement pour se remettre dans l´bain, j´espère tu nous f´ras mieux cont´ moi.
A Neg´ maintenant!
Je dois vieillir, l´acide de mon esprit a dû disparaître sans me demander mon avis. :s Ou alors j´adore vraiment trop ton style, car je serai incapable de juger objectivement. (Déjà, ça veut dire qu´il est hors de question que je juge un quelconque duel où tu participes)
Donc je ne vais pas dire grand-chose.
Y´a moins de fautes qu´avant, c´est très bien^^
Le reste...le combat est vraiment bien fait, et je n´ai pas ressenti les problèmes de rythme que cite le Juge. (ça fait la classe, hein?
) Tes descriptions sont vraiment excellentes, dans le combat même ça sert pas à grand-chose mais ton intro et ton outro (oui ça existe, au moins en Anglais
) sont vraiment bonnes.
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C´est en buvant une goutte d´eau que l´on se rend compte de sa soif.
"L´homme choisit, l´esclave obéit." (Andrew Ryan)