Ca veut dire que si j´avais dit les trucs qui me déplaisaient dans la critique ou le texte de Negatum, ça aurait été la même chose, Ash? Oo
Ca f´sait longtemps que j´était pas venu
D´abord, ben, merci de m´avoir accordé la victoire (
) et bravo à Moicesmoi pour son duel (
) (je n´ai malheureusement pas le temps de le lire, mais je le ferais dés que j´en aurais l´occasion.)
Just un détail, pour les défauts de mon texte qu´a cité Musique:
-Pour le choix de vocab´, c´est en effet un de mes défauts. Faut retravailler la-dessus.
-Pour le non-respect de la psychologie adverse, ça, je l´admets, j´ai modifié sciemment le caractére d´Abanfir. J´aurais d´ailleurs aimé m´en excuser auprés de Moicesmoi (tiens, c´est fait) mais les circonstances m´en ont un peu empechés, et puis j´ai tendance à pas tendre le bâton pour me faire battre ^^
-En revanche, je permet de contester le surréalisme, notamment. Ce que je veux dire, c´est que si j´écris de la Fantasy, c´est aussi pour que mes persos puissent chevaucher des boules de feu (et dans ce cas précis, Necron n´a guére volé avec elle plus de trois secondes. Des bottes en cuir ne devrait pas prendre feu si vite.). Mais c´est vrai que tu considére la Fantasy comme un sous-genre...
Quant au coté trop persos du duel, c´est un choix conscient, et plus ça va, plus on s´oriente vers de véritables histoire que de simple combat. Il était important que ce duel soit vu du point de vue de Necron, et j´avais pour ma part assez peur de dire des choses totalement fausses sur Abanfir. Et je trouve l´argument du "il ne pouvait pas savoir" stupide. Si n´importe qui a des questions sur Necron ou sur son entourage pour l´utiliser, il suffit de me le demander (Moicesmoi l´a d´ailleurs fait, et il n´est pas le seul)
Enfin bref, voila quoi... Je lirais ton duel dés que je pourais, luiceslui. ![]()
"j´avais pour ma part assez peur de dire des choses totalement fausses sur Abanfir."
Ce que tu as de toutes façon fait ![]()
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"Pourquoi ils mettent la télé dans la chambre de patient qui sont dans le coma?
-Certains disent qu´ils peuvent entendre.
-Qu´ils leur mettent la radio alors."
Azerty te cherche mutako ![]()
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"Pourquoi ils mettent la télé dans la chambre de patient qui sont dans le coma?
-Certains disent qu´ils peuvent entendre.
-Qu´ils leur mettent la radio alors."
Pour les Chroniques Chimériques ? ![]()
Je m´excuse vraiment, le topic a été posté au mauvais moment pour moi, j´étais sans arrêt à droite à gauche et je n´ai absolument pas pu participer. ![]()
Whoola me suis carrément trompé de topic pour ma fiche...
Je me fais vieux.
bon bah on avait dit il y a deux jours avec Vierax, donc je pense que je vais poster...Neg´ tu lis?
Après sa terrible défaite contre Abanfir, Myriam avait perdu confiance envers son dieu qu’elle avait prié depuis sa naissance. Elle perdit donc tous ses moyens et connaissance. Quant Sines la réveilla, elle se mit en tête de relire les écrits d’Iroseraf le Juste, pour se rendre confiance et repartir en mission. Elle chercha une bibliothèque dans les alentours, ne sachant pas du tout où elle se trouvait. Elle finit par choisir une direction et continuer tout droit. Elle finirait obligatoirement par tomber sur quelque chose. Mais ce fut sur un désert qu’elle tomba, Un désert sans fin visible, les dunes s’étendant à pertes de vue, la chaleur brouillant même la vue des plus lointaines. Elle se contraint à rentrer dedans, sachant qu’elle n’aurait pas plus de chances dans ce désert qu’ailleurs. Elle marcha plusieurs jours sans trouver la moindre trace d’être vivant, seuls les grains de sables et les mirages ornaient le paysage de cet endroit maudit. La marche durant le jour la fatiguait considérablement, et celle de la nuit la gelait. Seul le crépuscule était un juste milieu dans cet enfer. Le sommeil la gagna au bout de cinq jours de marche sans interruption. Elle s’accorda donc une sieste rapide.
Le froid glacial de la nuit en plein désert la réveilla, et elle sentit la très grande envie de quitter les lieux. Elle eut bien fait, car quand elle descendit la troisième dune de cette marche-ci, elle entendit un puissant bruit, pareil à celui que faisait Abanfir en utilisant l’Aban Fir. Un Ange la suivait ! Elle couru, sachant qu’un combat serait perdu d’avance contre un ennemi aussi puissant, et qu’elle n’était pas en mesure de combattre. Elle couru donc à travers les dunes, entendant le bruit s’intensifier à chaque mètre qu’elle parcourrait. Elle décida donc d’invoquer les bottes de Sines pour fuir plus vite. Quand l’invocation fut accomplie, elle couru à la vitesse du Dieu de la performance, fendant l’air, fendant le froid, traversant quelques fois une dune en passant au travers. Elle vit enfin au loin des arbres, mais se méfia en repensant aux mirages du désert. Elle y arriva en un rien de temps, voyant avec soulagement qu’il ne s’agissait pas d’un mirage. Elle se cacha dans un arbre et attendit l’ange. Quand il arriva, elle lui sauta dessus et lui enfonça son couteau dans l’épaule. Elle redescendit le long du bras, découpant ainsi l’aile de l’Ange. Ils s’écrasèrent tous deux au sol, l’Ange se brisant la nuque, Myriam s’aplatissant tout simplement sur le sol. Elle repensa à son rêve qui lui avait sauvé la vie durant son combat contre Abanfir, le rêve qui lui montrait les différents ennemis qui arriveraient. Le prochain si elle se souvenait bien était Gëldet le démon. Il devait arriver dans deux jours. En attendant, elle devait continuer sa route. Elle sortit de la forêt et arriva dans une ville où des gens semblaient fuir. Elle demanda à un homme la cause de leur panique, celui-ci lui répondant que l’oracle avait prédit la destruction du village dans deux jours, ce pourquoi, les habitants fuyaient. Myriam fit la liaison avec Gëldet et demanda une bibliothèque. L’homme lui indiqua rapidement une sorte de manoir lointain en haut d’une montagne, la mettant tout de même en garde du fait que cet endroit là-haut était maudit.
L’homme eut tôt-fait de partir, et Myriam demanda à un autre la cause de leur crainte vis-à-vis de la bibliothèque. Il lui répondit qu’aucun de ceux qui y sont allés depuis deux ans n’y était revenus, sauf un qui avait dit de ne pas y aller, il était revenu en sang, des entailles lui parcourant le corps. Myriam se résolut à y aller, car la seule chose qui lui avait fait garder confiance en son Dieu durant ce voyage, était l’invocation de ses bottes. Elle devait donc immédiatement voir les écrits d’Iroseraf le Juste, sinon elle deviendrait folle. Elle commença donc à gravir la montagne, celle-ci étant semée d’embûche, de rocaille infranchissable, et où elle se fatiguerait énormément pour la grimpée. Elle décrivait donc des grands tours à chaque roche, ce qui le ralenti considérablement. Quand il arriva au sommet, elle se trouver sur la première partie de la montagne, la plus petite, celle-ci étant recouverte de cailloux. L’autre partie, la plus imposante, se dressait devant Myriam, à quelques mètres et devait s’étendre sur plusieurs kilomètres. Les deux parties étaient à moitié séparées par un ravin gigantesque. Les parois du ravin étaient droites comme Myriam ne les avait jamais vues. Elles étaient parfaitement à la verticale, seules quelques rares impuretés /se dégager des parois. Tout ce trou mortel était surplombé par un vieux pont en bois, le bois brûlé par endroits et certaine planche manquantes. Le classique pont bancal pour faire rebrousser chemin les plus froussards, et sans doute les plus intelligents. Myriam marcha sur la première planche qui craqua horriblement fort. Le message fut bien compris, la première planche n’était pas sûre. Même chose pour la cinquième, la dix-neuvième, et la trente-quatrième. Elle se promis de s’en rappeler pour le retour, car c’était le seul chemin possible.
Elle arriva donc devant la bibliothèque, but secondaire de sa mission, et fit le tour pour apprendre à connaître l’endroit. La bibliothèque était construite comme un manoir, il y avait des balcons qui parsemés les murs. Vue d’en haut, elle devait former un nombre un romain. Myriam décida d’entrer par une porte autre que la porte principale. Elle vit le lus bel endroit qu’elle est jamais vue. Les étagères étaient toutes remplies de livres divers, dans un ordre précis. Les escaliers étaient magnifiquement ornés de tapis rouge, les débuts et fins de rampe étaient de bronze, une sphère d’or y était attachée. La pièce menait à diverses autres pièces, qui donnaient sur d’autres pièces, par à chaque fois une porte noire munie d’une poignée en or. La bibliothèque était donc très belle de l’intérieur, et immonde de l’extérieur. Mais il subsistait quelques toiles d’araignée ou livres décomposés au sol, ce qui montrait qu’il y avait eu des combats ici, et que le ménage n’eut pas été fait depuis bien longtemps.
Myriam traversa la pièce, et passa au travers d’un entre bâillement de porte qui avait pris des coups. Myriam avança encore quelque pas et entendit un cri féminin. Elle avança encore jusqu´à ce qu’elle perçoive des pleurs. Elle sortit son poignard et passa dans la pièce suivante. À peine eut-elle fait trois pas, qu’elle sentit le sol se dérober sous son pied. Elle comprit alors le mécanisme qui était en train de se mettre en marche, visant à lui couper la jambe. Elle fit un saut périlleux avant sur place, attrapant au passage le piège à loup qui se refermait et le lança droit devant elle quand elle eut fini son saut. Le piège se referma dans les aires, mais il était toujours dangereux de se le prendre dans la figure, ce que Joh, la femme qui pleurait quelques secondes plus tôt manqua de faire si elle n’eut pas plongé vers le sol. Myriam fit un bond en arrière et se cacha derrière le mur de la salle précédente. Qui était cette femme ? Que voulait-elle ? Pourquoi voulait-elle la peau du premier venu ?
Toutes ces questions, Myriam se les posèrent jusqu´à ce qu’elle n’entendît plus rien de l’autre côté. Elle décida donc d’aller voir et vit seulement la femme à genoux en train de sangloter.
Myriam prit un de ses disques acérés et avança avec prudence vers l’autre femme.
Il ne restait plus que quelques mètres entre les deux humaines, quand Joh se releva et donna un coup de poing dans le menton de Myriam. Celle-ci, malgré ses réflexes impressionnants, ne pu éviter le coup, surpris d’une attaque aussi stupide, elle ne l’avait pas prévu. E deuxième coup ne se fit pas attendre. Il cogna au ventre suivi d’un troisième et d’un quatrième coup. Myriam s’étala au sol, le souffle coupé. Les coups n’étaient pas très puissants, mais rapides et bien placés. Quand elle vit Joh se jeter sur elle, Myriam donna un grand coup de pied dans son tibia, et, se relevant, donna un grand coup de disque dans son dos. Le disque de couleur argentée devint rouge luisant, ainsi que la tunique noire de Joh. Myriam récidiva son attaque, qui fut interceptée par la main recouverte de vêtement de Joh. Elle souleva Myriam dans les aires, et la plaqua contre un mur. Le mur se lézarda sous le choc. Myriam fit un bond sur le côté et donna un coup de pied circulaire qui envoya Joh passer à travers le mur déjà lézardé. Myriam dégaina son poignard et se prépara au coup de grâce, quand soudaine, une boule de feu apparue. Elle frappa Myriam de plein fouet et continua sa route pour s’exploser contre un mur. Myriam fonça sur Joh et la percuta, de manière à li transmettre les flammes et d’étouffer les dernières restantes. Joh donna un coup de poing dans le ventre de l’autre femme, puis un dans le nez, ce qui eut pour effet de arrêter Myriam. Joh s’enfuit dans une autre pièce, pendant que Myriam rampait dans le sens inverse, souhaitant retrouver son souffle et ses esprits avant de poursuivre le combat.
Joh s’arrêta dans le hall principal de la bibliothèque, et repensa à Myriam. Elle se mit à pleurer à nouveau rien qu’en pensant à ce qu’elle avait fait à cette pauvre femme. Pourquoi était-elle obligée de tuer ? Elle commençait peu à peu à perdre la réponse à cette question, mais une sorte d’instinct l’y poussait. Elle entendit de s pas et perdit toutes sortes de civilités et de conscience. Elle fonça dans la porte qu’elle avait fermé en arrivant et de ce fait, la sortie de ses gonds sur Myriam. Cette dernière perdit son souffle et tomba une nouvelle fois au sol. Cette femme avait un grand courage. Foncer dans une porte telle que celle-ci n’était pas une mince affaire, surtout pour le choc, ce même choc que Joh avait ressenti avant de s’écrouler. Le combat était assez différent de celui contre Abanfir, où aucun des deux combattants n’avait le temps de se reposer toutes les cinq minutes.
Myriam repensa alors à la cause de sa venue. C’était son doute à propos de Sines qui l’avait poussé à entrer dans cette bibliothèque. Elle devait savoir pourquoi cette femme l’avait attaquée à présent. Myriam fit un grand effort pour se mettre à plat ventre et lever la tête. Joh était à quelque mètre d’elle et en faisait autant. Myriam, ressentant qu’elle n’avait pas le courage de se lever et achever l’autre femme et pensant que Joh était dans la même situation posa la question qui la tracassait depuis le début du duel :
« Pourquoi m’as-tu attaquer ?
- Je n’en sais rien. Cela m’arrive de plus en plus. Souvent, tout à coup, je reprends mes esprits sans savoir où je me trouve, baignant dans un bain de sang. Là, je viens de reprendre mes esprits et AAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHH !! »
Joh se leva d’un bond malgré ses blessures et sauta sur Myriam. Elle l’écrasa de tout son poids avant de s’asseoir sur elle pour la cribler de coups.
Myriam encaissait les coups sans jamais pouvoir esquiver ou parer, jusqu´à ce qu’elle vît un point faible à l’enchaînement de Joh. Celle-ci ne défendait pas du tout son flanc gauche. Myriam sortit donc son poignard et frappa. Joh eut le réflexe de bloquer la lame avec un livre et continua ses coups. Myriam, coincée, réfléchit à toute vitesse comment sortir de cette situation. La meilleure façon serait d’invoquer l’équipement de son dieu, mais elle n’était plus trop sur d’elle niveau invocation, et les coups de Joh l’empêchaient de la faire directement. Alors, Myriam donna un coup avec le livre, libérant ainsi la lame du poignard et assommant ainsi l’autre femme. Myriam se releva et courue le plus vite qu’elle pouvait dans les autres pièces, ne changeant que très rarement de direction.
Joh reprit ses esprits, et regarda ses mains. Elles étaient rouges de sang. Elle avait tué Myriam, restait juste à savoir où elle avait caché le corps. Elle avança donc dans la direction opposée de celle que Myriam avait prise. Soudain, un tremblement se fit ressentir. Il n’était pas très puissant, juste un frémissement que Joh ne ressentit pas, mais que Myriam ressenti pleinement. Ce genre de frémissement précédait quelque chose. La colère des dieux allait frapper Joh pensa Myriam. Cette même femme profita de sa solitude pour explorer les lieux. Joh devait avoir un net avantage en connaissant les moindres cachettes ou chemins. Myriam arriva devant un somptueux escalier qu’elle emprunta. Toutes les cinquante marches menaient à un nouvel étage. Myriam en compta cinq, plus le toit, cela faisait trois cents marches. L’invocation d’une partie de l’équipement de son dieu était plus facile dehors, sans murs entre les cieux et elle, et elle avait besoin d’air frais pour bien reprendre son souffle. Elle se demanda ce qu’elle invoquerait, mais elle se dit que l’arrivée de Joh quand celle-ci montrait lui montrera le meilleur choix. Elle regarda alors les alentours, et vit une silhouette au loin s’avançant vers le village, où les plus courageux étaient restés. Elle vit aussi le soleil, au loin, en train de ce coucher et décida de faire de même. Quand elle se réveilla le lendemain, tout était normal. Joh ne devait pas être passé, sinon Myriam ne se serait pas réveillée. Aussi, il n’y avait pas de piège. En y repensant, Myriam compris que cela avait été très imprudent que de s’endormir sans être caché. Elle avait eu beaucoup de chance. Myriam ressentie alors un deuxième frémissement plus puissant que le second, mais toujours moindre. Myriam se dirigea alors vers l’escalier. Elle baissa le pied pour le poser sur la marche, mais son pied fut attrapé par une main qui lança ce même pied qu’elle avait attrapé en l’air. Myriam retomba là où elle s’était réveillée, et sortit un de ses disques, mais se ravisa. Si elle le lançait mais ratait son coup, le disque tomberait du toit, et elle aurait peine à aller le rechercher. Joh sauta la dernière marche et couru en direction de Myriam. Myriam eut tout juste le temps de sortir son poignard, avant de se faire chargée par Joh. Pendant sa chute, Myriam enfonça la lame divine dans la cuisse humaine de son ennemie. Joh tomba au sol, dégageant la lame du poignard et se bouchant la plaie qui laissait échapper un flot de sang continu. Myriam sauta sur ses pieds, et fonça sur Joh, mais une boule de feu la renvoya à sa place d’où elle était partie. C’était la deuxième fois que cela se produisait, et Myriam comprit alors que la magie provenait des gants de la femme. Tout d’un coup, Myriam pensa à quelque chose. Pourquoi n’avait-elle pas vu Joh dans son rêve prémonitoire qui l’avait sauvé d’Abanfir ? Mais cette question pouvait attendre, car Joh avait levé son gant au-dessus de Myriam, et semblait invoquer quelque chose. Myriam fit de même, et quelques secondes plus tard, les invocations se rencontrèrent, le feu rencontra le métal divin qui constituait l’armure de Sines. Myriam se releva, et frappa Joh d’un coup de poing puissant dans le ventre. Joh se plia en deux, Myriam lui donna un coup de torse dans la tête qui, grâce à l’armure divine, devait être fatal. Mais Joh se releva tout de même, assez sonnée, et frappa Myriam. Myriam intercepta le poing de son ennemie, et le tordit. Joh frappa à la joue de Myriam de son autre poing. Myriam vacilla sous le choc, et Joh en profita pour lui sauter dessus et la frapper. Myriam, saisit un disque et le lança de toutes ses forces, qu’elle soit à un mètre de Joh ou pas, la pénétration de la lame devait être parfaite. Joh esquiva l’attaque, et prit son arme à elle. C’était un petit piège à loup qu’elle accrocha à son poignet, la chaîne enroulée le long de son bras. Elle continua de frapper Myriam, mais cette fois, les coups étaient deux fois plus puissants. Les poings métalliques semblaient aspirer le sang du visage de Myriam. Le métal devenait alors aussi rouge que la face de Myriam. Le sol laissa échappé encore un frémissement, toujours plus fort que le dernier. Joh n’y prêtant pas attention, frappa encore Myriam jusqu´à ce que le plafond cède et que les deux femmes s’écrasent au cinquième étage. Myriam se releva et aperçu alors que l’armure avait disparu. Pendant que Joh essayait avec peine à se relever, Myriam invoqua les gants de son dieu, ce dieu en qui elle avait à présent de nouveau confiance. Joh vit l’invocation se dérouler et sauta sur Myriam. Celle-ci frappa l’autre femme qui alla s’écraser contre le mur trois mètres plus loin. Joh n’en croyait pas ses yeux, mais en crut son ventre.(Je ne sais pas si ça se dit…Donc…Invention éventuelle…®) Myriam s’élança et frappa de nouveau Joh. Celle-ci rentra dans le mur qui était sur le point de casser. Joh frappa alors de son poing américain improvisé, ce même poing qui rencontra celui de Myriam. Les femmes lutèrent dans cette posture, jusqu´à ce que Joh lève le poignet et laisse échapper un rayon de flamme. Le rayon frappa Myriam de plein fouet, et celle-ci s’étala au sol, les gants disparaissants. Joh plaça alors la chaîne dans la morsure de son piège de poignet, et se remit en tête de frapper Myriam. Elle la plaqua au sol, et la rua de coups. Quand Myriam trouva la force de la repousser, Joh lança sa chaîne. Le piège se rapprocha d’un livre, et Joh, d’un mouvement habile du poignet, libéra la morsure de la chaîne qui la bloquait. Le piège se referma sur le livre, et Joh tira d’un coup sec sur la chaîne, ce qui fit venir le livre à elle. Elle remit la chaîne en place dans la morsure, et avança vers Myriam, prête à lui faire subir des coups de livre. Myriam se fit massacrer sur ce coup-là, et, quand elle trouva le moment opportun, fuit vers la direction opposée. Elle était à deux doigt de s’élancer dans l’escalier qui menait au quatrième étage, qu’un coup de livre puissant l’y envoya à sa place.
Myriam dévala l’escalier de cinquante marche, invoquant en même temps les bottes de Sines qui pouvait lui être utile en ce moment même. Quand elle eut fini de rebondir sur chaque marche, elle se releva tant bien qu’elle pouvait et couru dans la bibliothèque, visant à descendre au premier étage. Myriam entendit derrière elle un bruit de chaîne qui se percutait, et compris que Joh plaçait des pièges, où s’en accrochait un deuxième. Quand elle arriva au hall principal, elle ouvrit la porte à la volet, et couru dehors jusqu´à ce que ses bottes disparaissent. Elle entendit alors un nouveau bruit de métal qu’on percute, mais devina qu’à présent, il venait de dehors. Elle se retourna et vit que Joh descendait beaucoup plus vite grâce à la deuxième chaîne qu’elle s’était installée, en utilisant ses chaînes comme des sortes de grappins. Elle faisait des mouvements rapides, efficaces, et habile, tout cela lui permettait de lancer une chaîne après l’autre, les chaînes s’accrochant au rebord et autres choses qui sortaient du mur, et descendait ainsi. Myriam invoqua rapidement le casque de Sines, car elle n’avait réellement aucune idée de comment vaincre cette femme. Le casque invoqué, Myriam pensa alors au vieux pont en bois. Une chute dans le précipice serait mortelle.
Joh, arrivée à terre, s’élança en avant. Myriam l’attendait de l’autre côté du précipice. Joh analysa la situation. Si elle avançait, Myriam couperait les liens et elle chuterait. Si elle ne faisait rien, Myriam ne bougerait pas, et les deux femmes resteraient bloquées. Joh avança alors et Myriam fit de même. Attendre alors que l’ennemie avançait aurait été révélateur, et Myriam aurait pu rater son coup. À la place de ça, Myriam se souvenait des planches une, cinq, dix-neuf et trente-quatre en partant du départ de Myriam. Joh était à deux doigt de marcher sur la trente-quatrième, mais comme elle marchait sur les planches deux par deux, elle manqua la planche usée. Myriam avança un peu plus vite, sinon elle devrait commencer ce combat-là entre la planche dix-huit et la planche vingt, ce qui n’était pas très confortable pour un combat. Elles s’arrêtèrent à deux mètres l’une de l’autre. Leurs regards étaient noirs, leurs respirations saccadées, la haine envers l’autre augmentait chaque seconde. Elles restèrent là cinq longues minutes, à se défier du regard, quand Myriam passa à l’action. Elle sauta et leva son poignard dans les aires. Joh fit un bond en arrière, et fit remuer le pont, de manière à ce que le rattrapage au sol de Myriam soit plus difficile. Quand Myriam retomba et vacilla, Joh était déjà en train de la ruer de coups. Myriam poussa Joh et cette dernière marcha sur la dix-neuvième planche. Celle-ci céda, et Joh se retrouva coincée, une jambe passant à travers du pont, le reste du corps sur le pont. Myriam, triomphante, leva son poignard et l’abattit là où se trouvait la tête de Joh avant que celle-ci n’esquive le coup. Joh attrapa le poignet de l’autre femme, et la tira violemment, de manière à pouvoir prendre sa tête dans une main. Joh frappa la dix-huitième planche grâce à la tête de Myriam. Quand la planche céda, Joh tomba, mais s’accrocha à la dix-septième. Elle remonta et frappa Myriam au ventre. Myriam n’apprécia guère, et frappa de son poignard le flanc droit de Joh. Celle-ci tituba et tomba dans le trou des deux planches cassées. Dans sa chute, elle reprit ses esprits et lança son piège et l’accrocha à une autre planche. Elle se hissa donc sur le pont, et frappa à nouveau Myriam au ventre. Le poignet aurait dû céder, mais le gant magique constituait une bonne défense. Car là où Joh avait frappé, se trouvait à nouveau le métal divin. Joh, apeurée, se mit à fuir en direction de la bibliothèque. Quand Myriam essaya, après si être rendu elle aussi, de défoncer la porte, elle se défonça plutôt l’épaule. Il devait y avoir quelque chose derrière.
Myriam passa alors par la porte où elle était rentrée la première fois qu’elle était venue. EN se dirigeant vers le hall principal, elle ressenti deux choses, un frémissement comme à chaque fois, et le froid, le froid de plus en plus glacial à mesure qu’elle avançait. Elle comprit alors pourquoi elle s’était cassé l’épaule à essayer d’ouvrir la porte, car cette même porte était consolidée par la glace. Elle entendit aussi des pleurs, des pleurs qu’elle commençait à discerner très facilement. Elle se dirigea vers Joh, accroupie, en pleurs, et leva son poignard. Le poignard sembla entailler le gant, mais celui-ci révéla avoir créer une boule de feu pour le protéger de l’attaque. La boule vola en éclats, et Myriam commença à brûler. Elle du se rouler au sol pour que les flammes s’étouffent. Pendant ce temps, Joh avait chargé à bloc son pouvoir de glace, qu’elle envoya sur Myriam. Celle-ci esquiva et sauta sur Joh, lui tenant le poignet. Myriam tentait de lui casser pour que Joh ne puisse plus se battre ou envoyer des sorts. Myriam commença alors à sentir le froid à travers ses mains qui tenaient fermement le gant de glace et sa prise se desserrer. Le poing désormais fermer de Joh grossissait à vue d’œil. Le gant pris une teinture bleue et Myriam lâcha prise. Désormais, la main de Joh avait la taille d’un ballon de basket et était entièrement en glace. La puissance du coup de poing qui s’ensuivit était terrible. Myriam, propulsée, passa au travers du plafond et retomba donc à l’étage supérieur. Myriam qui sentait son corps geler invoqua l’armure de Sines. Durant l’invocation, elle vit un piège à loup s’accrocher au plafond de l’étage où elle était, et une femme grimper à la chaîne. L’invocation se termina au même moment que la tête de Joh ne passe à travers du trou que Myriam à créer. La championne du dieu des compétences donna un coup de pied circulaire en tournant au sol dans le nez de Joh qui dans sa chute s’emmêla dans sa chaîne et se ré retrouva au rez-de-chaussée. La chaîne lui serrait le cou et elle commençait à manquer d’air. Elle allait finir pendue dans cette bibliothèque. Joh détacha cette même chaîne de son bras et s’écrasa sur le sol gelé. Myriam lui sauta dessus, son poignard prêt à tuer. Joh envoya alors une quantité énorme de glace sur Myriam. La glace rebondie sur l’armure divine et commença à remplir entièrement le rez-de-chaussée. Quand Joh arrêta son pouvoir de glace, le rez-de-chaussée était entièrement gelé. Les deux femmes ne pouvaient plus faire un seul mouvement. Au moment où l’armure de Sines disparue, Myriam se retrouva dans l’espace que remplissait l’armure. Elle eu donc une petite liberté de mouvement. Mais que faire ? Si elle cassait la glace, le tout lui tombait dessus et elle serait écrabouillée. Dans l’espace de Myriam se trouvait la main droite de Joh. Celle-ci remuait très peu, sa propriétaire commençant à mourir. Le feu apparut alors et remplit l’espace de Myriam. Myriam était en train de fondre. La chaleur était terrible, et l’espace tellement restreint que Myriam ne pouvait pas éteindre les flammes. Une apparition se fit alors à Myriam, une apparition de Sines dans son esprit. Il l’incitait à ne pas mourir, seulement de prendre sa respiration, qu’elle soit brûlante ou non. Et en effet, la glace fondit et un torrent d’eau se fit dans la bibliothèque.
Les flammes s’éteignirent et Myriam se raccrocha à la vie. Il n’y avait qu’une sortie possible qui était le trou que Myriam avait fait dans le plafond. Elle y sortit et reprenant son souffle, tenta de reboucher le trou avec une étagère. À mi-chemin entre le trou et l’emplacement précédant d e l’étagère, elle vit Joh ressortir. Les deux femmes se rentrèrent dedans, trempées jusqu’aux os. Joh fit à nouveau grossir ses poings, mais cette fois ci, le poing droit se transforma en une grosse flamme. Myriam fut projetée au sol. Elle invoqua en vitesse les gants de son dieu pendant que Joh ré enroulait le piège à loup, qui pendait au plafond pour rentrer dans l’eau du rez-de-chaussée à son bras. Elle eut alors une vision. Elle vit un démon rentrer dans le village d’où les villageois avaient fui. C’était Geldët. La vision disparut et la vision d’un piège à loup s’offrit au regard de Myriam. Le piège se referma sur l’épaule de la championne de Sines, et l’autre femme la tira à elle. Elles voulurent toutes les deux donner deux coup de poings en même temps et le résultat fut désastreux. Le puissant choc des poings fit craquer les murs. Plusieurs coups s’ensuivirent et Joh fatigua en même temps que Myriam perde ses gants. Elle donna alors un coup de poignard sur le poing de Joh. Le gant se fendit en deux tandis qu’une entaille se formait sur le poignet désormais visible de Joh. Quand Joh refrappa Myriam de ses poings ordinaires, elle ressentit alors la sensation de Myriam, ses émotions. Elle ressentit la colère et la peur en Myriam, la peur de déplaire à son dieu. Soudain, le sol trembla plus vivement qu’à chaque fois et même Joh le ressentit. Myriam comprit alors. C’était Geldët qui provoquait des secousses. Il devait avoir détruit tous les villages sur son chemin. À ce moment, il devait avoir présenter ses pouvoirs aux derniers villageois encore restants. Enfin, il frappa le village d’un terrible tremblement de terre. Un abîme s’ouvrit alors sous la bibliothèque, et le bâtiment entier tomba dans les profondeurs de la terre. Les deux femmes se virent plaquées au plafond. L’eau s’écoulait étrangement du trou au sol, telle une colonne d’eau s’écrasant sur Myriam et Joh, puis s’écoulant dans les escaliers ascendants. Les deux femmes tentèrent tout de même à porter des coups et le combat continua pendant la chute de la bibliothèque. Myriam invoqua alors les bottes de Sines et le casque. Elle pensa alors à se lever, car toute pesanteur était échangée à présent. Elle courut alors sur le plafond, dans les escaliers, jusqu´à ce qu’elle arrive au toit, duquel elle se propulsa pour s’accrocher à la paroi de l’abîme. Elle entama alors son ascension et arriva quelques heures plus tard au niveau du sol, laissant derrière elle Joh. Cette femme-ci pleurait. Elle venait de se condamner par le fait qu’elle eut été pousser à tuer Myriam. Myriam regarda alors à l’intérieur du trou béant et vit la bibliothèque se fracasser contre la pierre souterraine. L’abîme n’était pas très profond. Il ne devait y avoir que quatre cents mètres entre le sol et les décombres de la bibliothèque. Myriam décida de se reposer quelque temps. Elle trouva un petit coin pas loin du pont où elle se posa et se reposa (lol).
Elle fut réveiller par un nouveau tremblement de terre, mais cette fois, l’abîme se fit plus loin, dans le désert qui avait amené Myriam ici. Elle se leva et s’approcha de l’abîme d’où elle était remontée en escaladant la paroi. Soudain, un piège se referma sur son ventre et l’attira vers le trou. Joh la frappa et essaya de la faire tomber. Elle réussit enfin, mais l’envoya contre l’autre paroi, hors de portée de son piège. Elle devait grimper tout en haut pour faire le tour et redescendre. Myriam invoqua alors les gants, le casque l’armure, les bottes et l’âme de son dieu en elle. Elle/il grimpa à toute vitesse la paroi et frappa Joh qui s’envola. Joh invoqua ses éléments. Elle revint de la où elle avait atterri et vint déchaîner les éléments contre le dieu humain. Les deux puissance se rencontrèrent, mais aucune ne surpassa l’autre, d’autant plus que les invocations de Myriam se volatilisaient. Quand Joh fonça sur Myriam, les deux femmes tombèrent dans l’abîme. Elles se retrouvèrent accrochées à des parois différentes.Joh essoufflée, n’en pouvant plus, se coucha sur un rebord assez grand et se reposa, un oeil toujours fixé sur les mouvements de Myriam. Myriam fit de même. Tout à coup, Joh se propulsa puissamment de sa paroi en lançant des fléchettes empoisonnées qu’elle avait oublié durant le combat. Myriam lança un disque acéré et le corps décapité de Joh la percuta. La tête se planta dans un pic rocheux semblable à une stalactite.
Épilogue :
Myriam remonta la paroi de l’abîme, récupérant au passage le disque acéré. Une fois en haut, elle vit ce que Geldët avait fait. Elle entendit la voix de son dieu lui disant de tuer Geldët avant de poursuivre sa route. Myriam descendit alors vers les terres dévastées.
je pense qu´on peut dire que tu as gagné par forfait
Sinon, je sais si ça interesse quelqu´un, mais mon duel avec Grar est presque terminé. Seul ennui: Il fait dans les soixante page. Alors je dis: Est-ce que ça interesse quelqu´un si jamais je le poste? (il me faudra une bonne semaine pour relire, mais je prévois à l´avance). Car si même Az´ ne lit pas, ben... ![]()
ça m´interresse, j´aime bien tes duels. ![]()
Tu t´rends compte que ça fait quasiment Equilibre? ![]()
C´est plus un duel là, c´est carrément une (grosse?) partie d´une hypothétique fic´ sur Necron.
Je lirai un jour, forcément, j´adore ce que tu fais. Mais pas tout de suite, ça c´est clair, vu que, je le rappelle, je ne lis que d´une traite, et soixante pages, ça doit bien prendre deux heures. Faut donc que j´aie deux heures au moins devant moi et que je n´aie pas la flemme...et ces deux conditions sont assez rarement réunies, surtout si j´ai envie de faire autre chose à la place.^^
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C´est en buvant une goutte d´eau que l´on se rend compte de sa soif.
"L´homme choisit, l´esclave obéit." (Andrew Ryan)
Sur le duel, il doit y avoir... Allez, vingt pages de combat pur. Ce qui représente quand même une sacré quantité. Le reste, c´est soit du blabla psychologique, soit de l´introduction et de l´exposition aux personnages du Purgatoire (il doit y avoir une qunzaine d´intervention, que ce soit des personnages déja cités dans des duels antérieurs de moi ou d´autres, ou des nouveaux). Donc c´est pas trop un duel, c´est vrai.
En même temps, tu peux lire en plusieurs parties, hein. parce qu´il y a quand même des coupures dans la narration qui permettentn ça, j´suis humain, tout de même ![]()
Nan mais j´m´en doute, mais quand je lis un texte que je sais terminé, j´peux pas m´empêcher de le lire d´une traite.
La seule exception de texte que je n´ai pas pu lire en une fois, c´est les Bracelets d´Arzhan : j´suis allé manger au milieu.
Mais j´ai fini la fic´ et enchaîné ce qu´il y avait à l´époque de la Cathédrale dans la foulée.
Et quand je reçois un bouquin, inutile de dire qu´il est fini au maximum deux jours après l´avoir reçu. ![]()
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C´est en buvant une goutte d´eau que l´on se rend compte de sa soif.
"L´homme choisit, l´esclave obéit." (Andrew Ryan)
Préviens-nous quand même de la date, comme ça j´inciterai musique à tro... à lire
Si l´oeuvre devait se réduire à un simple reflet du monde observé, elle ne livrerait qu´une image confuse de la vérité.
Bah, ce soir, c´est bon?
Bon, ben voila quoi, finished and relected, aprés pas mal d´effort. Le texte est constitué de douze chant, d´un treiziéme "a part" et d´un epilogue. En tout, ça fait la belle somme de 70 pages toutes rondes. J´aurais bien commencé sur une nouvelle page, mais le temps qu´on y arrive, Az´ aura fini son duel
J´attends quand même quelques lecteurs, notamment Az, le maitre, et ptêtre MCM, qui sait (vu que musique, ben, je l´attend pas trop
). Alors, j´ai fait pas mal d´effort pour respecter la psychologie de Grar, Az´ m´indiquera où j´aurais foiré, mais j´ai vraiment bossé ça dans l´ensemble, donc je pense pas avoir dit trop de connerie. De même, Necron et Ankou, les deux persos récurrents de mes anciennes fics, sont beaucoup plus travaillés, sans ompter les autres persos, qu´ils soient complétement secondaire ou au contraire essentiel à l´histoire. Enfin bref, stop le blabla, et enjoy, quoi ![]()
Les Mains de Dieu
NECRON ISHTAR VS GRAR LE SLIGR
Negatum VS _Azerty777
« On tue un homme, on est un assassin. On en tue des millions, on est un conquérant. On les tue tous, on est Dieu. », Jean Rostand biologiste (1894-1977)
Chant I/XII: La fin des Enfers
http://www.radioblogclub.com/open/114625/louise_attaque/Louise%20Attaque%20-%20J%27t%27emmene%20au%20vent
« Il n´est plus de glorieux vainqueur que celui qui déguste sa victoire. »
C´est un de ces instants figés, pétrifiés par les dieux, c´est l´un de ces instants d´éternité où les coeurs se gèlent, où les horloges s´arrêtent. Un moment où tout se cristallise, ou tout s´arrête, une de ces éternelles secondes qui décident du sort du monde, qui choisissent un destin. Qui écrivent une légende.
Grar tombe. Il voit le sol se dérober, basculer vers l´avant, il voit les étoiles venir à lui, et, entre elles, à travers toutes ces lumières et ces flammes, ces chimères et ces illusions, il voit la mort qui vient à lui, qui sourit de son sourire de néant et d´horreur, de douleur et de folie.
Son sourire de démon.
En face de lui, debout, les traits tendus par la jouissance, se tient celui qui le hantera jusqu´à la fin de sa vie. Son épée gigantesque trace une courbe sublime dans l´air gelé. Ses muscles formidables jouent dans la nuit. Des gouttes de sang volent sur le métal, et, dans le feu brûlant, glisse la main de Grar, encore serré sur son gourdin. D´un moulinet colossal, le cauchemar se fend en avant, et l´épée de Sacrilége plonge dans le coeur du Sligr.
Imparable.
Implacable.
Mortel.
Grar le Sligr est condamné.
Et alors que l´épée pénètre sa poitrine, alors que le sang bouillonne dans la main de Sacrilége, et alors que les orcs de Krasnia se voient condamné à jamais, alors que Grar hurle, hurle sa peur, hurle sa douleur, hurle sa mort et alors que Dieu lui-même, du haut de sa tour d´ivoire, s´apprête à mettre fin cette vie insignifiante dans l´ordre de l´univers, voilà que quelque chose, une pensée, un peu comme un rêve s´abat sur l´âme embrumée de Grar le sligr, une pensée qui sauvera sa vie et décidera de son destin, une pensée qui écrira l´histoire de l´assassin de Lucifer jusqu´à cette nuit où il combattra Necron Ishtar dans les jardins du Purgatoire, une pensée qui l´accompagnera jusqu´à l´ultime moment, la dernière de toutes les aubes, au sommet de l´immense Tour de Babylone. Une pensée où fleurira la nouvelle ère.
La pensée d´un Dieu.
-Veux-tu vivre?
-J´ai rien contre.
-Alors arrête de bouger. Tes blessures sont graves, Necron, et je n´ai pas le talent des jolies infirmières du Purgatoires qui t´ont si bien raccommodé l´autre fois. Faudra te contenter de ce que je sais faire.
L´enfant se permit un sourire. Sous ses cheveux noirs, ses yeux, plus obscurs que jamais, se portèrent sur les montagnes blanches. De nombreuses, trop nombreuses cicatrices serpentaient sur son corps maigre, et ses plaies vives, ces mains tannés par les échardes, appellait au repos ternel.
Mais il n´y avait pas de mort pour Necron Ishtar. Pas pour lui, jamais. Pour lui, il n´y avait que les doutes et les souffrances.
-On a pas vraiment le temps, Ankou. On me soignera là-haut...
-Si tu n´es pas mort d´ici « là-haut », répliqua la jeune fille d´un ton patient. Attend au mois que je bande ce torse si tu veux pas oublier des morceaux en partant.
Ses longs cheveux bruns glissaient dans son dos dans une queue de cheval qui descendait jusqu´à sa nuque, et des yeux gigantesques, bleus et calmes comme un océan, rêvait devant son visage fin. Adossé comme Necron à la gigantesque tour de garde, Ankou Ashura bandait les plaies du jeune garçon. Après l´avoir ausculté, elle avait découvert avec bonheur que ses blessures n´étaient pas si grave que ça. Son combat contre le démon Abanfir avait été rude, bien sur, mais il n´avait que peu souffert en profondeur.
-Et voilà, Necron , fit Ankou en reculant. Tu devrais pouvoir marcher, maintenant.
-Merci beaucoup, Ankou. T´es vraiment très douée, tu sais.
Ankou eut un petit sourire gêné. Elle était heureuse, vraiment très heureuse que Necron aille bien. Elle avait eut si peur pour lui quand elle avait appris qu´il combattait le fameux Abanfir. Mais le jeune garçon, grâce à sa force, son talent et, il est vrai, sa chance colossale avait réussi à vaincre.
Elle s´apprêta à répondre quand un grondement sourd dévasta la vallée.
Un vent puissant se mit à souffler de l´est. Un long hurlement, fort et grandiose, s´éleva à son tour, un cri de titan, une plainte de colosse. Tout autour du village, les terres se fissurèrent. Des flammes apparurent le long des montagnes, des coulées de lave plongèrent sur les flancs. Des torrents de neiges fondues s´effondrèrent dans la vallée, provoquant avalanche sur avalanche Puis, un immense, cyclopéen, infini, grondement explosa des entrailles de la terre, traversa des kilomètres et des kilomètres dans le centre du monde, traversa la roche et le basalte, les montagnes et les océans, se faufilant, bondissant dans les fissures, dans les failles dans les puits, pour remonter à la surface avec la puissance de la fin des temps.
Le village trembla sur ses fondations. Les enfants s´enfuirent en hurlant. La tour de garde, celle où Abanfir le Démon, Minrar de Babylone et Necron Ishtar s´étaient combattu, s´effondra en un ultime chant de détresse. Des pans de roches plongèrent dans la neige, et hurlèrent de milles cris rauques en touchant le sol.
-Cours! S´écria Ankou.
Ils se levèrent tout deux, plongèrent en avant. La terre sursauta, et une vague de pierre, de neige, de sang s´envola dans le ciel gros. Les pierres de la tour de garde plongèrent à la rencontre des enfants, et, l´une d´elle, grosse comme un homme, fondit sur Ankou. Mais la jeune fille était déjà en l´air, et, à une vitesse quasi-divine, esquiva avec grâce l´obus de pierre. Necron eut un sourire quand il devina un pouvoir du temps derrière cette prouesse. Ca avait bien changé, depuis le temps...
Il jeta un regard en arriére. Les tonnes de pierres et de bois qu´avaient été la grande tour de garde chutaient maintenant dans un fracas de terres et de cendres. Alors que les salles se retournaient au grand jour, que les escaliers se déchiraient, que les murailles s´écrasaient sous leur poids, Necron crut voir le corps de Minrar s´enterrer parmi les débris effondrés. Par pur réflexe, il tendit la main, mais il savait éperdument que c´était inutile.
Mais alors que le silence retombait, un cri suraïgu siffla, et un éclat métallique fondit sur lui. Le garçon comprit instantanément, et, d´un mouvement leste, il attrapa au vol l´épée bleutée d´Altandre. Bloqué dans sa paume, la garde fuma quelques instants. Puis cessa.
Necron eut un sourire étrange, puis la rangea discrètement dans son dos. Il était inutile d´en informer Ankou.
-Qu´est-ce que c´était? Demanda-t-il.
-Je ne sais pas, mais c´était énorme, souffla Ankou. La mort de Lucifer a du détruire par le même coup les Enfers. Je suppose que... c´était des âmes, les âmes mauvaises qui se sont libérés de leur étau...
-C´était pas n´importe quels âmes, je crois... Certainement des démons, où des damnés. Je crois qu´on va avoir du travail, Ank...
Il poussa un petit cri de surprise. Il venait de se rappeler.
-Abanfir! Où est Abanfir? Il ne pouvait pas être dans l´éboulement, je n´ai pas vu son corps prés de la tour! Où est-il?
Il se mit à courir vers les décombres, dégaina le bâton du temps, et, d´un regard circulaire, engloba l´horizon. Personne. Il s´apprêtait à faire le tour des ruines, quand une voix l´arreta.
-C´est inutile, Necron. Il est parti.
C´était Ankou. Les yeux baissés, visiblement un peu mal à l´aise, mais la voix assurée.
Necron se retourna lentement.
-Qu´est-ce que tu veux dire? S´écria-t-il. Ankou, ce démon est un tueur, il a massacré tout le village, tu as vu comme la neige est taché de sang? Ne... Ne me dis pas que... Que tu l´as soigné?
Ankou ne répondit rien. Necron se sentit perdre le contrôle de soi-même. Minrar s´était sacrifié pour Abanfir. Pour que ce démon bâtard arrête ses atrocités...
Il prit violemment Ankou par les épaules. Elle poussa un petit gémissement, mais ses yeux bleu restait plantés dans ceux de Necron.
-Ankou, Ankou, c´est un monstre, tu entends? UN MONSTRE! Il a tué tout le village, et ce n´est pas le premier, plein de gens, des populations entières, ce type a plus de sang sur les mains que n´importe quel tyran au monde et...
-...Et Dieu a encore besoin de lui. J´avais des ordres, et c´étaient ceux de ton père, Necron, je devais le faire. Avant même de m´occuper de toi. Je l´ai soigné alors que tu était évanoui.
Elle attendit que Necron lui réponde, mais il n´en fit rien. Il courba la tête en grognant, mais Ankou sentait trop clairement sa fureur pour s´arrêter là.
-La justice à tout prix, Necron, tu as oublié? Nous sommes...
-Les mains de Dieu... Le Dieu de tout les Dieux. Nous sommes ses doigts qui jouent sur l´orgue du futur... murmura-t-il. Je connais la chanson, Ankou... Mais les mains de Dieu n´ont pas la force ni le pouvoir d´un simple mortel... C´est... étrange, n´est-ce pas?
Il se mit à hurler, mais, malgré tout, sa voix restait horriblement mécanique. Un grincement d´engrenage. Un ton étouffé par un masque de cire.
-Tu ne trouves pas, Ankou? Hein? Que Dieu veuille d´un tel monde, tu ne trouves pas ça étrange? Que Dieu souhaite un monde où Abanfir est toujours vivant, et où Minrar est mort? Un monde qui préfère le sang à la paix? Tu ne trouve pas que ça sonne mal? Que ça sonne faux?
Ankou, surprise, ne répondit pas tout de suite. Quand elle parla, c´était d´un ton méfiant, distant, presque apeuré. Et cette voix fit frémir Necron au plus profond de son être, bien plus que toute la colère dont elle aurait été capable.
-Qu´as-tu, Necron? Avant, c´était toi qui nous rappelais à l´ordre. Toi qui nous disais ce qui était la voie de la justice, tu étais le plus doué et le plus obéissant d´entre nous... Et maintenant... Depuis quelque mois... Tu n´es plus le même! Qu´est-ce qui t´arrive, Seigneur?
Un instant, il failli lui dire. Tout lui dire... Ses disputes récurrentes avec son père. Ses nausées et son dégoût profond qui le prenait quand il regardait son tatouage. Ses mains rougies, qu´il regardait encore en encore, qu´il brandissait à un ciel qui ne lui répondait plus. Ses inquiétudes pour elle, ses longues heures d´angoisse, quand elle partait éliminer une cible particulièrement difficile. Et surtout, surtout, ses cauchemars, lors des nuits éternelles au Purgatoire, où ses anciennes victimes venaient leur présenter leurs membres déchiquetés.
Il failli lui dire, et peut-être que l´issue du combat qu´il allait bientôt mener contre une créature nommée Grar aurait été moins tragique. Mais quelque chose, au fond de son masque de cire, l´en empêcha. Quelque chose qui, il le réalisa plus tard, n´avait jamais été de lui.
-Excuse-moi... Je... Tu avais raison de soigner Abanfir... C´est moi qui n´aurait pas du... L´attaquer à été stupide, j´ai perdu le contrôle en voyant ces enfants... J´aurais du tuer Minrar à l´entrée d´Alinos, c´est ça?
Ankou hocha la tête.
-Oui, c´est cela. Mais tu n´as pas à t´inquiéter pour ça, Necron. L´ange te pardonnera vu les circonstances, et peut-être que ce combat avait aussi été prévu. Après tout, les voies de Dieu sont impénétrables.
Elle tendit la main. Derrière elle, l´après-midi se transfigurait en crépuscule. Le soleil, dans sa lente chute vers l´est, avait embrasé le ciel. Ils ne le savaient pas encore, mais là s´achevait le dernier jour de leur ère, celle qui aura vue le sang de Lucifer s´écouler sur son sol. Ils l´ignoraient, mais la nuit qui allait suivre allait de nouveau connaître les halètements, les armes, et le sang. Car le combat de Necron Ishtar n´était pas fini.
Loin de là.
-Viens. Mettons-nous en route.
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Chant II/XII: Le sourire de la Mort
http://fr.youtube.com/watch?v=573ffZPcm88
« Veux-tu vivre? »
Grar hurla.
Quelque part, au fin fond des ténèbres, une lumière fleurit soudain. Elle se projeta avec puissance dans les ombres, tranchant les silhouettes et le noir, bondissant dans les couloirs du néant, vrillant dans l´obscurité, et plongea sur la lame du sligr. Un instant, elle resta, conservé dans le métal et le feu de l´épée. Puis, quand Grar l´abattit, la lumière explosa, et éclaira le Multivers obscures. Les ombres s´effilochèrent, et disparurent dans un dernier cri de souvenir.
Le barbare s´accroupit quand il sentit le sol se matérialiser sous lui. Ses pas s´accrochèrent au marbre froid, et une série de bruit étranges et sinistres grincèrent dans son esprit. Il serra les poings. Ses membres musculeux tremblèrent quand le vent de la réalité le happa de nouveau, et son visage dur comme de la pierre, ces yeux de saphir perdu dans des sourcils de granit frémirent à l´instant même où le temps reprenait son cours.
Puis il ouvrit les yeux.
Devant lui, les deux plus immenses flammes qu´il avaient jamais vu dans sa longue, trop longue vie, brûlaient avec une voracité titanesque. Des chênes bâti comme des citadelles, des cèdres grand comme des montagnes, se consumaient dans des coupoles de bronze cyclopéenne. Les feux montaient jusqu´aux ténèbres du sommet (Y avait-il un plafond? Un ciel?), et l´esprit bouleversé de Grar évalua les hauteurs à une centaine de mètres. Les volutes de flammes, les tornades et les ouragans, s´envolaient vers le ciel noir en hurlant crépitements et sifflements.
Fasciné, le sligr approcha. Les fumées et les torrents cramoisi et jaunes dessinaient des motifs intriguant sur les ténèbres humides. On y découvrait parfois des silhouettes, des cavaliers en armes qui parcouraient des plaines de magma, des guerriers dont les lames éblouissantes dansaient sur les flammes. Des batailles de cendres où la fumée des morts soufflaient comme un tapis de cendres.
Grar s´assit, passa sa main dans les doux poils de sa fourrure, et un sourire enfantin lui vint spontanément au visage. Tant de gens, tant d´hommes et tant de femmes avaient cru qu´il s´agissait d´un manteau, d´une peau de bête qu´il portait en permanence Les humains refusaient de comprendre que les sligr voyageaient avec leur manteaux couds dans leur dos, et que leur fourrure faisaient partie d´eux. Cette confusion avait couté cher a bien des ennemis, à bien des adversaires...
Grar s´assit à quelques mètres d´une des gigantesques coupoles. Pour la première fois depuis longtemps, si longtemps, il se sentait étrangement paisible, étrangement serein. C´était fini. Vraiment fini. Le cauchemar qu´avait été sa vie, les horreurs qu´il avait accompli au nom de sa quête, tout cela était terminé, enfin terminé. Il avait tué Lucifer. Il avait sauvé les démons.
Il eut un petit rire insouciant en songeant aux libertés, à tout ce qu´il pourrait faire, maintenant. Sa vie, qui avait toujours eut un objectif, un but, une cible, une lumière au milieu des ombres, s´ouvrait, lumineuse, entière, gigantesque. Le souffle de la liberté le prit un instant; Il pouvait faire tout ce qu´il voulait, désormais. Absolument tout.
-C´est beau, la liberté, hein?
Grar fut debout en un instant, l´épée dégainé, prêt à faire face à son adversaire. Il n´avait même pas réfléchi, même pas sursauté. Ca avait été un réflexe, un geste répété tant et tant de fois qu´il n´avait plus aucune valeur, en lui-même, gravé dans ses nerfs, imprimé dans ses veines. Et son épée, la suite naturelle de son bras, pleurant le sang de centaines de démons, était prête à prendre une nouvelle vie, à dévorer un nouvel avenir.
A quelques mètres de lui, un homme était apparu. Sa tunique blanche tournoyait sous les vagues de chaleur et de flammes, son visage tendu vers les feux brillait dans les crépitements. Ignorant royalement la lame de Grar, il s´accroupit, et sous ses cheveux noirs, le sligr devina des yeux dévorant.
-C´est beau... mais ça n´existe pas.
Sa voix était triste, tellement triste qu´elle fissura le coeur de Grar. C´était une voix belle comme un dieu, une voix vivante, incarnée par la détresse, le chagrin, la douleur. Grar sentit ses poings se serrer sur son épée.
-Qui es-tu? S´écria-t-il.
Pour la première fois peut-être, l´inconnu sembla remarquer le sligr. Il se tourna vers lui, et un petit sourire triste apparut sur son visage fabuleusement jeune. Sa démarche et sa silhouette faisait penser à un jeune homme, mais tout indiquait en lui une enfance pas encore finie. Sa peau était un peu satiné, d´une chaleur rassurante. Et dans leurs orbites, deux yeux immenses et calmes contemplaient Grar.
Deux yeux noirs comme la plus noire des nuits.
-Je m´appelle Braham.
Il eut un petit sourire déchiré qui fit frissonner Grar.
-Braham? Braham quoi?
-Braham tout court. C´est juste mon nom.
Il eut un rire qui aurait pu appartenir à un enfant de dix ans, et Grar réalisa que le jeune homme était à des kilométres d´avoir répondu à sa question.
-Et toi tu es Grar, c´est ça? Grar le sligr? Grar le héraut des dieux? Grar l´assassin de Lucifer?
Il avait dit ces titres prestigieux avec une simplicité fabuleuse, comme une leçon, comme une comptine. Avec un calme chaleureux, son sourire toujours accroché à son visage, Braham tendit la main.
Il y eut une déchirure dans l´air, l´atmosphère s´arrache sous les crissements, et Grar réalisa que cette main, si proche, si accessible, n´avais jamais été plus lointaine. Pour la première fois de sa vie, il se sent minuscule, perdu sur une étoile, au milieu du ciel. Au coeur de la Terre, le jeune homme, souriant avec une assurance carnassière, tendait son bras blancs, et, traversant l´univers, ses doigts glacés était brandie droit vers le coeur du Sligr.
Une main tendue par-delà les étoiles...
-Enchanté, Grar.
L´assassin de Lucifer hésita un long moment. Puis, dans un soupir d´appréhension, il rangea son épée, et, de sa poigne gigantesque, enserra la petite main de Braham.
Et c´est seulement à cet instant qu´il aperçut les sabliers.
Les deux feux gigantesques brûlaient dans une caverne aussi haute qu´une montagne. Autour d´eux, un labyrinthe de spirales de granit, de caverne et de corridors, s´envolaient jusqu´aux sommets ténébreux. Et partout, dans les couloirs et les détours, prés ou loin des flammes, étaient accroché dans un gigantesque désordre, des sabliers blancs et noirs.
Tous étaient de forme rectangulaire, et, de loin, on aurait pu les confondre avec des tableaux. A l´intérieur, de longs couloirs et des toboggans, des salles et des donjons, où s´écoulait du sable, du sable, du sable. Avec fluidité, les masses ocres et jaunes se mouvaient dans les vastes labyrinthe, plongeaient dans les remontés, s´animaient, dans un léger chuintement. Pour chacun d´eux, le parcours était différent.
Et le sable aussi.
-Qu... Qu´est-ce que c´est? Demanda-t-il, curieux.
-Ca? Fit Braham avec son arrogante simplicité. Et bien...
Il eut un petit rire.
-Certains le nomment Can-Ka No Rey, Mont du Destin, Esprit de Dieu, Dogan, Chambre des Volontés, Toile des Destinées, Alpheg, Hall des Légendes, centre de la psychohistoire...
Son regard noir et si triste se posa sur Grar.
-Mais moi, je l´appelle la Dominance. C´est un peu pompeux, je sais, mais c´est pas n´importe quoi. Tu en dis quoi?
Quand il vit l´air ahuri de Grar, Braham eut un rire aux éclats de larmes.
-Oui, bien sur, je vais un peu trop vite. Je vais toujours trop vite...
Et sa voix se brisa. Grar, trop fasciné par le lieu où il se trouvait, ne vit pas le visage de son interlocuteur lutter pour garder contenance et ne pas s´effondrer dans le chagrin.
-Tu es le gardien de cette caverne, c´est cela? Fit Grar le Sligr, un peu mal à l´aise.
-On peut dire ça, répondit Braham en accrochant à son triste visage son éternel sourire. Je m´occupe de faire tourner les sabliers. Et de regarder les flammes.
Il se tourna vers le feu. Le sligr, se résignant à ne pas recevoir de réponse clair, fit de même, et son regard se perdit dans les flammes limpides et rouges, dans les volutes noires, et dans ces formes infernales qui galopaient dans des explosions de lumiéres et de cendres.
Ses yeux s´agrandirent soudain.
-C´est étrange... murmura Grar. J´ai l´impression qu´il y a des choses et des êtres qui sont à l´intérieur... Des choses qui veulent sortir de ces flammes.
-Ah oui? Comme c´est bizarre, fit Braham. Je ne vois pas grand chose, moi.
Et il éclata de rire, le rire d´un enfant qui ne sait pas mentir.
Mais c´était Grar qui avait menti, cette fois. Car il avait vu quelque chose, là-dedans, quelque chose qui l´avait glacé aux effrois, quelque chose qui lui susurrait de fuir le plus vite possible de cet endroit maudit et de quitter ce fou au sourire absurde.
Car dans les flammes, il s´était vu, lui.
En train de combattre.
Et en train de mourir.
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La Grande Salle des Agents était plongée dans le chaos.
Partout, des anges, des démons, des humains, des orcs, des mages des assassins, des guerriers et des espions. Qui hurlaient, murmuraient, criaient, parlaient, vociféraient. Dans chaque mains, dans chaque paume, brillait le sceau que tout vivant portait dans ses gênes, le sceau que tout homme, animal, végétal, connaissait depuis l´aube de sa conception. Le sigle de la Mort.
Quand Necron pénétra dans la salle, il ne vit pas les murs d´une blancheur irréelle qui avaient marqué son enfance. Il ne vit pas les tables de granit, les trônes d´or et d´argent. Il ne vit pas les vastes voûtes ou dansaient les statues éthérées. Non. Il ne vit que son père, assis sur le plus grand des trônes, son visage noble et hautain toisant le chaos, comme un rocher face à la tempête, comme le capitaine d´un navire destiné aux abîmes
Altraël Ishtar était un véritable colosse. Sa peau d´un noir surnaturel jouait sur ses muscles puissants. Ses yeux bleus électrique, presque blanc, foudroyait de leur clarté hypnotisante, alors qu´une cascade de cheveux ténébreux descendait jusqu´à ses épaules. Dans son dos, deux gigantesques ailes blanches qui faisait deux fois sa taille battait par à-coup.
Necron et Ankou se frayèrent un chemin jusqu´au trône, bousculant la foule bigarrée, ignorant les regards courroucés et les invectives. Quand ils furent arrivés au pied du trône, ils se prosternèrent aux pieds d´Altraël.
-Ankou Ashura au rapport, seigneur Ishtar. Conformément à vos ordres, j´ai ramené Necron du village d´Alinos. Minrar de Babylone est mort, j´ai pu le vérifier par moi-même.
L´Ange de la Peste tourna la tête vers eux, et, pour la premiére fois peut-être, son fils vit de la fureur dans son regard.
-Que se passe-t-il, Pére? Demanda-t-il.
Altraël ouvrit la bouche pour répondre, puis s´arrêta. Le silence s´était abattu dans la salle à l´instant même où Necron avait formulé sa question. Tout les visages étaient maintenant tourné vers eux.
Ankou sentit ses entrailles se glacer. Bien entendu, tous ici cherchaient une réponse, personne ne connaissait l´ampleur de la terriblé vérité, celle qui venait de faire basculer le monde dans une nouvelle ère. Bien entendu, tous guettaient le moment où Altraël parleraient et la révéleraient enfin aux yeux de l´Armée des Morts. Mais cet arrêt avait été bien trop soudain. Serais-ce possible que ce soit l´Ange de la Peste lui-même qui ait attiré l´attention sur lui? Lui qui aurait fait taire tant d´agents, tant de guerrier en un instant, rien que par sa pensée? Il posséderait une telle puissance? Ankou savait de la bouche de Necron que l´Ange avait eu un jour accès aux...
-Ankou, t´es tu occupé d´Abanfir?
Tout les regards se tournèrent vers la jeune fille en un sursaut.
-Hein? Heu... Oui, seigneur! Je l´ai soigné, et... Et il s´est enfui.
-Parfait, fit l´Ange de la Peste. Ce n´était pas le moment pour lui de mourir. Il peut encore nous être utile.
-Père.
C´était Necron. La voix parfaitement calme, indifférente. Un automate. Quand son ami parlait ainsi, Ankou ne pouvait s´empêcher d´imaginer un masque de cire, un masque parfait qui l´isolait complètement, lui et ses émotions, lui et ses tourments, loin du monde de l´Ange de la Peste, des Psaumes, du Purgatoire.
Mais loin d´elle.
-Vous n´avez pas répondu à ma question, Père. Que se passe-t-il?
Soudain, un coup sourd tonna dans la salle. Il y eut un cri de frayeur, et une des statues se renversa. Les colonnades vibrèrent, les murs se tassèrent dans une poussières plâtreuses. Ankou réprima un mouvement de panique. Elle n´avait que trop bien connu les éboulements...
Un silence plus long qu´une éternité résonna dans le hall du Purgatoire. Quand l´Ange parla, ce fut d´une voix claire, pour que tout le monde puisse entendre:
-Lucifer est mort. Et les Enfers ont été détruit, en emportant dans le multivers des dizaines de nos agents. Les âmes se sont échappés de leurs prisons, et commencent à parcourir les terres matérielles et à hanter les vivants. Les plus puissantes risquent de se réincarner, sans compter la vague de magie pure qui est en train de balayer la terre. Les démons sont libérés de leurs emprises. Nous n´avons jamais connu une telle crise depuis Byblos. Tu as ta réponse, Necron, ou je continue?
Un vent d´horreur se faufila dans les rangs de l´armée des morts. Ankou sentit autour d´elle les corps se raidir et les visages se tendre. Tous étaient des assassins, des tueurs, sans âme ni sentiment, des machines à tuer sous les ordres de la Mort elle-même. Chacun d´eux avait massacré bien plus que de nombreux tyrans. Et pourtant, ils avaient peur. Vraiment peur.
-Vous venez de dire que nombre de nos agents ont été tués, demanda l´un d´eux. Vous avez plus d´informations?
Necron le reconnut instantanément. Son torse nu et sacrifié par un immense tatouage de flamme, ses bras parcourus de cicatrices, ses cheveux courts et blonds, et surtout ses yeux rouges, comme ceux d´un démon. Necron ne connaissait pas beaucoup d´Ombres, ces guerriers assoiffés de sang et de mort, mais ceux qu´il avait croisé était ancré dans sa mémoire jusqu´à sa mort. Car cet homme n´était pas du genre à être oublié.
-C´est Schism, murmura-t-il à Ankou. A une certaine époque, il dirigeait la troupe des agents spéciaux, juste avant que mon père prenne la place.
-Oui, l´ex-Juge numéro vingt. J´en ai beaucoup entendu parler, lui répondit-elle.
Altraël et l´homme se défièrent lentement du regard. Après un long silence entrecoupé des murmures de la foule, l´Ange de la Peste se força à répondre.
-Je n´ai...
-Nous avons assez peu d´information pour l´instant. Apparemment, l´ange de la mort Pluton était aux Enfers quand Lucifer s´est vu défier. Il est fort possible qu´il n´en soit pas sorti.
La voix avait tonné à l´entrée de la salle. Une voix calme, posé, chaleureuse. Le visage d´Ankou s´éclaira:
-Papa! S´écria-t-elle.
-Ah, tu es là, Ankou? Je vois que tu as ramené ton ami, aussi.
Le Seigneur des Origines était un vieil homme aux cheveux et à la barbe blanche soigneusement taillé. Son visage souriant à moitié masqué par de gigantesques lunettes carrées, sa longue robe noire volant derrière lui, Faust, le Juge des Psaumes, doyen des Paumes-noires, venait d´entrer dans la salle.
Il s´avança lentement jusqu´au trône, une main posé sur une longue canne en bois. Il jeta un vague coup d´oeil autour de lui, croisant bon nombre de regard. Il savoura quelque instants ce silence et l´attention qu´on lui portait. Puis, enfin:
-Alors, tout le monde est içi pour célébrer les nouveaux exploits de Necron? Hein, petit génie, il paraît que t´es allé combattre le fameux Abanfir et que t´as failli foutre en l´air tout notre boulot depuis une petite centaine de siécles, félicitation! Honnêtement, je préférai ton combat contre Moujah, il était plus... romanesque, mais c´est vrai qu´il était moins long. Tu devras écrire là-dessus, ça le ferait.
Necron ne répondit pas. Il savait que le vieil homme recevait ses ordres et ses informations directement des flammes de Dieu, et qu´il pouvait donc tout savoir du combat contre Moujah.
Y compris ses rêves.
L´Ange de la Peste soupira:
-Le Voyant du Purgatoire est toujours aussi drôle, à ce que je vois. Le temps n´est pas à la plaisanterie, Faust, tu devrais le savoir.
Le vieil homme se renfrogna.
-Je sais bien. Nous connaissons maintenant l´identité de celui qui a tué Lucifer.
-Ah oui? Intervint Schism. Qui es-t-il? Où est-il?
-Il s´appelle Grar. C´est un sligr, une espèce en voie d´extinction qui vivotent ses derniers éons dans les forêts perdus du grand nord. En gros, ça ressemble à un immense bonhomme, mais avec un ours mort collé sur le dos. On peut reprocher beaucoup de chose à leur Dieu, Kalrok l´Invincible, que nous connaissons tous ici, mais certainement pas son manque d´imagination.
Il y eut une nouvelle vague de murmure qui secoua l´assemblée.
-Comment? Demanda un jeune homme de quelques années plus âgé que Necron. Comment un simple mortel a-t-il pu tuer Lucifer?
-Bonne question, Morrigan, lança Faust. On pense que Kalrok l´a formé et l´a éduqué à se battre comme un lion, bien sur, mais ça ne suffit pas, et ce n´est pas sa manière de faire, son truc, c´est plus les génocides. Les Psaumes nous le révéleront un jour ou jamais, mais je soupçonne les autres dieux de lui avoir fourni la puissance et la volonté nécessaire à la mort de Lucifer...
L´ange de la peste se leva de son trône, et, immédiatement, tous oublièrent la réponse du viellard. Car dans les yeux d´Altraël Ishtar, il y avait la fureur la plus intense.
-Où est-il? Où est Grar le Sligr, celui qui a osé s´opposer à nos plans?
Faust eut un petit sourire.
-Il a plongé dans une faille temporelle lors de l´effondrement de l´Enfer. Et devinez où il a atterrit?
-Faust! S´écria Altraël. Arrête ce petit jeu!
Le Seigneur des Origines haussa les épaules, puis, d´un geste souple, désigna le sol du doigt.
-Il est ici même, Altraël. Dans le Purgatoire.
L´ange de la peste jura.
-C´en est trop. Il a détruit les Enfers, bouleverse le plan de Dieu, et il pénètre même où personne ne doit pénétrer? Il ne rentrera pas sur Terre vivant.
Il cria, et son cri, plus puissant qu´un séisme, se propagea dans le Purgatoire:
-Agents de la Mort! Obéissez à la volonté de Dieu! Cherchez-le! Trouvez-le!
Necron sentit ses mains se crisper sur son bâton.
-Et tuez-le!
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-Tu es en danger, Grar.
Braham, le visage caché par la lumière des flammes, les mains perdus dans les pans de sa tunique, avait parlé d´un ton simple et détaché. Peut-être un peu amusé aussi. Un ton si lointain de toute réalité qu´on aurait dit qu´il pensait tout haut;
Pourtant Grar le crut avec la foi d´un homme à l´agonie.
Il n´avait aucune idée du temps qu´ils avaient passé à marcher autour des feux. Peut-être quelques minutes. Peut-être quelques heures. Quelque fois, Braham, avec méthode, retournait un ou l´autre des sabliers, et les torrents ocres et jaunes plongeaient dans leur sommet devenu abîme.
Dans les rares mots qu´ils avaient échangés, Grar n´avait pas réussi à percer le mystère de ce jeune homme triste et souriant. Braham esquivait les questions, riait du Sligr, changeait sans cesse de sujet, dansait avec les phrases comme d´autres dansent avec les lames de leurs adversaires. Des fois, il souriait de toute ses dents, ricanait comme un enfant de cinq ans, et Grar se demandait donc qui, dans ce monde de sang et de traîtrise, de dieu et de combat, pouvait encore vivre en mentant aussi mal.
-Pourquoi serais-je en danger?
-Parce que des hommes te cherchent. Ils sont nombreux. Ils sont armés. Ils sont forts.
Une telle remarque aurait, en temps normal, fait rire Grar. Cela faisait des années qu´il combattait, des années qu´il tuait et massacrait. Des homme en armes, il en avait vu des milliers. Et après tout, même si c´était avec l´aide des Dieux, il avait tout de même vaincu Lucifer en personne, et en combat singulier. Après cette victoire, qui pourrait encore lui faire peur?
Pourtant, sa crainte grandissait au fond de son coeur, et la voix posé de son mystérieux compagnon l´horrifia.
Il regarda autour de lui. Des dizaines de couloirs et d´abîmes plongeait dans des ténébres infranchissables. Grar se sentit comme un rat pris dans une souriciére.
-Je dois partir d´içi, dit-il. Je vais partir à Babylone, et...
-Et après, que feras-tu?
Grar s´arrêta d´un coup.
-Qu´es-ce que tu feras, Grar? Tu as accompli ton but, la tâche pour laquelle tu t´es dévoué, pour laquelle tu t´es consacré. Tu as tué Lucifer, assassiné le Diable en personne, et éteint la rancune dans le coeur des Démons. Bravo. Que te reste-t-il à faire en ce monde?
Il se mit à s´approcher de Grar, un sourire serein peint sur son visage.
-Bien sur, les Dieux ne seront pas ingrat, et tu leur a enlevé une belle épine du pied. Mais après tout, qu´as-tu à faire de la gloire? De la richesse? Du pouvoir? Toute ta vie tu as combattu, et jamais la soif de sang ne s´éteindra en toi. En réalité, Grar, tu n´as pas de futur.
Ses yeux noirs scintillèrent:
-...N´est-ce pas?
Grar garda le silence, époustouflé. Braham venait, en quelques phrase, de résumer touts les tourments qui l´assaillaient depuis qu´il avait vaincu Lucifer. Que faire de sa vie, désormais? Il pourrait retourner dans les montagnes, se marier, avoir des enfants... Mais la vie d´un sligr ne l´intéressait plus, désormais. Il avait laissé son avenir le jour où il avait combattu Sacrilège, dans la forêt de Krasnia.
-Je ne sais pas, Braham. Je ne sais vraiment pas...
Le jeune homme ne répondit pas, mais ses yeux parlait pour lui. Ses yeux toujours si plein de tristesse... Pourquoi était-il si malheureux? Pour Grar, qui n´avait jamais connu que la fiévre des combats, qui ignorait le chagrin comme la joie, l´amour comme la haine, qui n´avait été que la main d´un dieu, une telle mélancolie n´était même pas concevable.
Mais peut-être pouvait-il apprendre.
-Je dois aller à Babylone, dit-il. Ca, je le sais. Je sais que mon destin m´attend là-bas; Je ne sais pas comment, je ne sais pas pourquoi, mais c´est ainsi...
Il tourna son visage vers les feux.
-Peut-être est-ce du aux flammes, je ne sais pas...
Braham eut un petit rire, et haussa les épaules. Ses mains tendues vers le ciel semblait dire à Dieu: « Vous voyez, je n´y suis pour rien. C´est lui qui a choisi »
-Ainsi soit-il, alors. Je vais t´aider à aller à Babylone.
Grar sursauta.
-Comment?
-Il y a un raccourcis dans la caverne, un long couloir qui mènent aux corridor du Purgatoire. Là-bas, il y a des nacelles, qui permettent d´aller où tu veux. C´est marqué, enfin, je crois. Cela fait si longtemps que je n´y suis plus allé... Suis-moi.
Et Grar le suivit. En temps normal, il se serai méfié, mais cette fois-ci, il savait qu´il n´avait pas le choix. Sans l´aide de Braham, il serait incapable de quitter cette caverne maudite.
Après quelques minutes de marche silencieuse, ils débouchèrent sur un cul-de sac. Un sablier magnifique s´écoulait dans un bruissement merveilleux, et, juste à coté, un étrange conduit disparaissait dans les ténèbres.
-C´est là, fit Braham.
Il s´approcha du cul de sac, et perdit son regard dans les sables.
-Encore un sablier? Demanda Grar. Que représentent-ils?
Braham se retourna vers lui, et son sourire brilla dans l´obscurité.
-Si je te le disais, tu ne me croirais pas.
Il se retourna vers le sablier.
-Celui-là, c´est celui d´un enfant. Regarde, les sables sont encore tout en haut.
Et c´était vrai. Grar détailla un instant les sables. Ils étaient blanc et noir, et leurs mélange ressemblait à de la cendre. Au dessus du sablier, une fine écriture avait tracé à l´encre d´or: Raphaël, Fils de Steven.
-C´est le nom du sablier? Fit Grar.
Braham éclata de rire, mais le sligr sentit que ce rire était forcé.
-Si l´on veux, dit le jeune homme. Tu veux essayer de le tourner?
-Le retourner? Mais...
Braham hocha la tête, et désigna le sablier
-Très bien, dit-il en s´exécutant. Comme ça?
Que s´était-il passé?
Au moment même où ses mains avaient fait tourner la lourde piéce de bois sur son pivot, à l´instant sublime où les grains avaient cessés leurs courses pour revenir de son coté, où abîme et sommet, bien et mal, s´était inversé, Grar avait senti une intense impression de puissance. Grisé par la sensation, ses doigts glissèrent, et le sablier se retourna dans un bruit sourd. Les grains blancs et noirs retombèrent lourdement, et continuèrent leurs courses en sens inverse.
Il y avait un pouvoir
-... continue pendant dix minutes...
-Hein? Sursauta-t-il.
Braham ria comme à son habitude.
-Tu ne m´écoutait pas, j´en était sur. Si tu suis ce conduit, tu va arriver au Purgatoire. Là-bas, il y a des nacelles, qui pourront t´amener à Babylone, ou dans ses environs. Il y en a même une qui t´amènera dans la Tour. Tu auras peut-être un peu de mal à te repérer, mais si tu continue à marcher, tu trouvera forcément.
-Très bien, fit Grar. Ca me va parfaitement.
Il commença à se hisser quand...
-Grar.
Le Sligr se retourna. Pour la première fois peut-être, le jeune homme semblait sérieux. Vraiment sérieux. Son sourire enfantin avait disparu, et ses yeux s´étaient éclaircis.
-Ces gens là-haut... Il y en a que tu va devoir combattre. Méfie-toi. Vraiment.
Grar sourit, et posa une main paternelle sur l´épaule du jeune homme.
-Merci beaucoup de ton aide, Braham. Mais ça va aller, maintenant. Je me débrouillerai.
Il grimpa dans le conduit.
-Adieu.
Puis disparut dans les ténèbres.
Braham resta un instant là, les mains perdus dans la toge, la tête baissée, l´âme emplie de tourment. Lentement, comme un geste maintes fois répétés, il regarda ses longues mains blanches. Effleura son front.
-«Merci beaucoup de ton aide »?
Il eut un petit rire, tourna la tête. A quelques centaines de mètres, on pouvait voir les deux feux gigantesque brêler dans leurs bûchers magnifiques.
-C´était mon rôle, Grar. Mon seul rôle. Je devais le faire. Je n´avais pas le choix. Et même si ce rôle te conduit à la mort, mon ami, je devais l´accomplir. Car sinon...
Il approcha à pas lent des feux. Ses yeux était embuée de larmes.
-Mais peut-être ne serais-ce pas si mal... J´aurais droit à une seconde chance... Tout ne recommencera peut-être pas, cette fois-ci. Peut-être qu´aujourd´hui, Dieu oubliera d´exister.
Son sourire triste brilla dans l´obscurité.
-C´est beau la liberté. C´est beau, mais ça n´existe pas.
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