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L'Arène des Duellistes

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
13 juillet 2007 à 20:21:36

Erf, v´là qu´l´aut´ poste à l´heure, même pâs le temps de juger l´autre. :o)) Bon, je poste l´énorme pavé de Negatum, ensuite je donne ma réaction sur le texte de chris, je lis celui de Gorgot et je juge. :-)
Comme y´a un feu d´artifices ce soir, je ne pourrai probablement pas juger ton duel ce soir, toicespaslui (surtout que je vais avoir une quarantaine de pages à lire :o)) ). Ce sera probablement demain, donc. :-)

Avenirs Brisés

Le vieillard courait depuis bien trop longtemps. Il était temps pour Necron de l’arrêter.
Le visage brisé, les os broyés, les muscles tremblant, le vieil homme marchait, et il marchait encore, dans le froid et la faim. Cela faisait des jours que la peur le guidait dans ces cols enneigés, dans ces montagnes gigantesques. Les torrents de neiges, les tempêtes et les tourments ne l’avaient pas arrêté ; Les meutes de loups, les tribus d’orks et les rares dragons ne l’avaient pas effrayé. Car ce qui avait fait la légende de Minrar de Babylone, c’était son courage, sa détermination, sa justice, ses efforts. Et ça n’allait pas changer aujourd’hui.
Les souvenirs défilèrent sous les paupières du vieil homme, alors que ses jambes nues s’avançaient dans la neige. Des images brouillés, floués par le temps et par l’age, par la folie et par les chagrins, déversés dans la rivière folle des décennies comme autant d’écume qui s’abattait dans les vallées de son visage. Des gouttes d’eau dans le torrent du temps, des instants par myriades qui se fondent dans l’abîme, qui plongent dans les remous, qui se faufilent entre les empires, les princes et les ères. L’instant volé par les lèvres d’une courtisane, pour qui il s’était vendu des années avant, des minutes d’oubli, quelque part sur le bateau qui le menait à l’exil, des heures égarés dans des jardins d’Arabie gorgés de soleil, et des jours d’étreintes, de combats, de bataille et d’héroïsme, quelque part, dans Babylone la Maudite. Il avait défié les plus puissants, lui le paysan parti de rien, le mendiant de la ville basse, un à un il les avait combattu, il les avait vaincu, grâce au ciel et, toujours, à son courage. Son histoire avait couru sur les lèvres et les langues, elle avait bondi de tavernes en tavernes, elle s’était faufilée dans les ruelles et dans les chaumières, et elle était devenue légende. Babylone toute entière louait sa gloire, désormais.
Mais soudain, les souvenirs bouillonnèrent, et, dans un hurlement de vapeur, s’essoufflèrent. Ils perdaient consistance, puissance, car les années dorés de Minrar n’était plus que souvenir, désormais. Sa lutte avait continué, mais ce n’était plus un combat, il n’y avait plus d’adversaire. Le héros de Babylone fuyait le Temps, la Mort ; Il ne combattait plus que lui-même.
Il l’avait toujours su. Une chance incroyable était imprimée au plus profond de ses veines. Les dieux avaient triché avec son destin. Des épées qui se brisaient, des chutes heureuses, des guérisons miraculeuses, des coups de chance sidéraux, avaient frappé son mythe de la bénédiction des plus hautes étoiles. Les années n’avaient jamais semblé le toucher, l’emporter comme elles emportent touts les mortels. Minrar avait bien plus d’un siècle d’existence, et il en faisait deux fois mois. Il ne s’était jamais expliqué cette longévité, et cette chance.
Mais cette fois-ci, c’était fini.
Il le savait très bien. La mort n’oublie jamais personne sur son passage. Et c’était son tour de rejoindre ses adversaires, ses amis et ses amours, tout ce que le destin avait amené autour de lui. Il était temps pour lui de rejoindre sa légende.
Telle était sa pensée quand il pénétra dans le village d’Alinos.

Necron se jeta sur Abanfir avec une violence sidérante. Ses pas légers dévalèrent l’escalier, atterrirent souplement sur le pavé de la cave, et bondirent, enfin.
-Tu ne le touches pas !
L’ombre, tapi dans les ténèbres, le regarda avec un petit sourire en coin.
-Et qui es-tu pour m’ordonner ainsi ? Un dieu ? Un héros ?
Un poignard brilla dans l’obscurité. Puis, deux yeux noirs. Deux yeux noirs comme la mort.
-Non. Un assassin.
Une épée en rencontra une autre. Avec un mouvement de mépris, la silhouette para le poignard de Necron, et rompit dans un soupir.
-Peu importe, de toute façon. Les morts n’ont pas de nom. Ils n’ont rien.
Il faisait sombre. Horriblement sombre. Trois chandelles brillaient dans la cave sordide, et leurs lumières émaciées, minces, tremblotantes, dansaient sur les visages fascinés. Necron se concentra. Il avait toujours eu peur du noir. Même maintenant, après toute les épreuves et les horreurs qu’il avait traversé, il était mal à l’aise. Très mal à l’aise.
Mais il ne pouvait se permettre de perdre. Les traits tendus, les bras tremblants sous son épais manteau noir, son visage enfantin balaya du regard la cave sordide.
Ils étaient une petite trentaine. Des enfants. Des petits enfants, de cinq à dix ans, rassemblés en un bloc, en une montagne de corps tremblants qui geignaient et soupiraient de terreur. Il pouvait entendre leur sanglot, leurs murmures terrifiés. Quelques uns d’entre eux lui ressemblait tant…
Mais non. Il n’était pas comme eux. Il n’avait jamais été comme eux, comme il n’avait jamais été comme Moujah, le monstre qu’il avait terrassé, deux mois plus tôt. Non. Il n’était comme personne.
L’ombre jeta un regard amusé aux enfants, qui reculèrent. Necron vit des larmes dans les ténèbres.
-Alors? Fit-elle. De toute façon, tu ne fais que retarder l’échéance. Ces gamins vont mourir de toute façon, tu sais bien. Tu ne peux pas me battre. En fait, tu ne fais que t’envoyer toi-même en Enfer. J’espère que les dieux auront pitié de ton âme.
Sa silhouette seule se découpait dans l’ombre, et Necron ne pouvait voir son apparence. Mais cette voix, ironique, démente, le glaçait. Pas seulement par sa violence, par son ironie, par sa haine. Non, ce qui le terrifiait, c’était cette indifférence totale, cette absence totale d’émotion.
C’était sa propre voix.
La silhouette avança sa lame, qui scintilla à la lueur des chandelles. Il la tenu à bout de bras, et, un large sourire au lèvre, il l’agita doucement à quelques centimètres du visage de Necron. Le garçon ne broncha pas, mais il sentit son poing se serrer sur le manche du poignard.
Soudain, la silhouette bondit à travers les ténèbres, se fendit, l’épée plongea à une vitesse vertigineuse, et le combat commença.
Necron se jeta en arrière. Sa main gauche chercha l’appui de son bâton, fiché dans son dos, et le tira. L’ombre continua sur sa lancée, pivota gracieusement sur le coté, attaqua par la gauche. Le poignard du garçon arrêta le coup, le bâton plongea vers l’ombre. D’un pas de coté, la silhouette esquiva souplement, pivota, abattit son glaive. Necron para avec son sceptre, et maintint fermement l’épée de l’ombre obscure. Il grimaça sous sa force colossale.
-Tu tiendras pas longtemps, gamin, ricana la voix.
-Toi non plus !
Necron respira un grand coup, poussa un hurlement.
Et lâcha son bâton.
Déséquilibré, l’ombre partit en avant, et, l’espace d’un instant, le visage d’Abanfir le démon fut illuminé par les flammes. L’enfant plongea, évita aisément son bâton et l’épée, et d’un geste rageur, balaya l’air de la lame glaciale de son poignard.
Mais la silhouette s’était déjà repris, et sauta en arrière. Le coup de Necron n’atteint que le vide, et l’ombre replongea dans les ténèbres.
-Tu es bon, gamin. Bien meilleur que je croyais.
Necron, seul, à la lumière, scruta l’obscurité. Il distingua vaguement la silhouette de son adversaire, quelque part devant lui. Mais la lumière sanglotante des bougies menaçait de s’éteindre à chaque instant.
-Je suis meilleur que tu ne le seras jamais, monstre.
-Vraiment ? susurra la voix. Quel orgueil, quelle prétention… As-tu seulement imaginé ce que c’est que de m’égaler ? Que de me battre, Necron Ishtar ?
Necron eut un violent sursaut.
-Oui, je sais qui tu es, continua la voix, implacable. Et je sais aussi qui tu sers… Crois-tu que j’ignore ta légende ? Ta réputation t’a précédé…
L’enfant sentit ses doigts égorger le manche de son bâton.
-Explique-toi.
Un rire éclata dans les ténèbres.
-Pourquoi parlerais-je avec un mort ? On m’a parlé de toi, je t’ai reconnu. Tu va mourir, et ce sera comme si tu n’avais existé.
Necron mit son bâton devant lui, face à l’ombre.
-Très bien. Mais dis-moi au moins quel est ton nom. Je veux connaître l’identité de mon adversaire avant que l’un de nous aille rejoindre la Fin des Temps.
L’ombre eut un éclat de rire qui sonna comme un rugissement. Un sourire aiguisé apparut dans le néant.
-Je suis Abanfir.
Une lame venue de nulle part s’abattit sur Necron. L’enfant para, se projeta en arrière dans un hurlement, et plongea son bâton dans l’ombre. La silhouette se laissa tomber à terre, balaya le coup de Necron avec une facilité et une agilité sidérante et contre-attaqua. Elle se tordit, et son glaive brilla dans les flammes, fonça sur l’enfant à une vitesse époustouflante.
Necron détailla du regard la courbe incertaine de l’épée, calcula en une fraction de seconde les intentions d’Abanfir. A droite. Son bâton para le coup, mais il sentit la lame filer au dessus de sa tête. L’ombre l’attaqua de nouveau, au centre, en haut, dans les jambes, sur les bras, partout, avec une détermination et une froideur qui glaça le sang de Necron. Les lames défilèrent dans les ténèbres, brillaient dans les flammes, s’échangeaient, se rencontraient, se frappaient, dans un déluge de coup et de parades, de bottes et d’esquives. Necron, nerveux, contrait avec application chacune des attaques, chacune des feintes d’Abanfir. Mais l’ombre riait, d’un rire effroyable qui résonnait dans les torpeurs de l’ombre, dans les marées de ténèbres, et la cave tremblait de ses mugissements. Abanfir se moquait de lui. Necron le savait.
-Ce n’est… pas avec… ça que tu va pouvoir me… tuer… souffla-t-il.
Il se jeta en arrière, atterrit prés de l’escalier en bois, et tira son poignard.
-Je sais bien, mon cher, susurra Abanfir, amusé. Je sais très bien.
Il abattit son épée. Sa lame traça une courbe mortelle, fondit sur le crâne de Necron. Les yeux noirs s’agrandirent de surprise.
-Tu…
Mais il n’eut pas le temps d’en dire plus, et déjà le bâton du temps montait, dans un sifflement de désespoir, vers la double épée d’Abanfir. Quand le bois rencontra l’acier, l’ombre imprima un violent mouvement de rotation, et l’autre coté de l’épée, caché dans les ténèbres jusqu’alors, brilla enfin dans la lumière jaunâtre des chandelles.
Elle fondit sur le visage de Necron.
Un coup direct.
Terrible.
Mortel.
Implacable.
-C’est avec ça, que je vais te tuer. Salue la lame qui va t’amener aux Enfers, Necron Ishtar.

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Vive la bombe à neutrons. :-)

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
13 juillet 2007 à 20:23:57

(c´est con j´ai foiré le découpage. :o)) )

Minrar vit, au loin, la silhouette se découper dans la neige blafarde. Une petite silhouette noire, a la cape sombre et à la peau blafarde, atterrit brutalement, quelque mètres plus loin. Pas un miracle, d’agilité, l’enfant –car c’en était un- se rétablit souplement, et pris dans sa main quelque chose de brillant. Un poignard.
Minrar de Babylone n’avait pas besoin d’en savoir d’avantage. Il se mit à courir, priant pour arriver à se mettre devant la victime avant que…
La maison de craie noire vomit une autre silhouette dans un rugissement de fin du monde. Le démon, celui qui avait tant tué et tant massacré, fonça vers sa victime, une double lame ensanglanté à la main. L’enfant, dont Minrar pouvait maintenant distinguer les traits, para avec difficulté le coup de la longue épée avec son minuscule poignard. Le démon frappa encore. L’enfant recula, sauta en arrière. Du sang coulait sous ses pas. Son adversaire leva son épée, une fois encore, et…
-Halte-là, monstre !
Abanfir se retourna dans une grimace d’exaspération. Décidément…
Minrar pointa sa lame bleutée vers le démon.
-Ne touche pas à cet enfant ! Si tu dois tuer quelqu’un, c’est moi !
Abanfir eut un sourire carnassier quand les vêtements en lambeau du vieillard apparurent dans la lumière du soleil.
-Ah, voila notre héros éternel… Le Grand, l’immense, le suprême Minrar de Babylone. Cela fait des années qu’on te croit mort, tu sais ça ? Je vais aller réparer cette erreur de jugement tout de suite.
Il se désintéressa de Necron, lécha sa main ensanglantée, et avança à grand pas vers le vieillard. Son rire rugit à travers les montagnes.
-Je crois qu’on va s’amuser.
Necron, abasourdi, la bouche entrouverte, contempla le héros qui s’approchait.
-C’est lui, Minrar de Babylone ?

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
13 juillet 2007 à 20:40:39

Necron ne s’était presque jamais battu en doublon. Il n’avait jamais aimé cette idée, de dépendre de quelqu’un, de se restreindre à ses frappes, d’attaquer uniquement quand l’autre le protégeait. Les autres avaient toujours été un poids pour lui. Toujours.
Mais aujourd’hui, tout changeait. Il se calqua sans mal sur le rythme de Minrar, la danse du vieil héros. Le bâton qui se levait, qui frappait, qui parait, qui contrait, qui bondissait, s’était emprunt du tempo lourd des tambours de Babylone, des rugissements de la plaine, du souffle du passé. Et ses parades, ses esquives, s’affinaient, progressaient, à chaque instant, à chaque parade. Necron ne se battait plus. Il dansait.
Bien entendu, Minrar, lui aussi s’était adapté. Le vieillard le sentait dans ses pas, dans ses gardes, dans ses bons. Il parait moins, il esquivait plus. Altandre ne s’abattait plus. Elle bondissait de bras en bras, de touche en maîtrise, de bottes en feintes dans un ouragan de lames, dans un tonnerre de coup. Et au milieu des souffles puissant des trompettes, du bruit d’acier pilé de la Tour, la Tour de Babylone, noir comme un diamant, qui s’élevait à l’infini dans le ciel, prés de la lueur de Dieu, au sommet de ces briques et de ces complots, de ces batailles et de ces cadavres, il restait le sifflement du purgatoire, le hurlement des pestiférés, et, chanté par la voix d’une petite fille, une douce comptine, un reste d’innocence.
Un éclat d’humanité dans un rire de machine.
Abanfir, lui, perdait du terrain. Il parait, contrait, esquivait dans un déluge de feinte et de garde. Il attaquait parfois, attendant une faiblesse, un silence dans la symphonie. Mais il reculait. Et il ne pouvait pas faire autrement.
Dans un hurlement de rage, il se baissa, et balaya les jambes de ses adversaires de la pointe de sa double lame. Necron bloqua le glaive avec son bâton, et, d’un revers prodigieux, Minrar abattit son épée. Abanfir sauta en arrière, mais il sentit la morsure glaciale de la lame lui laminer l’épaule. Il eut un gémissement de douleur en sautant en arrière.
En reculant, il sentit soudain le sol se dérober à ses pieds. Les cinq mètres d’abîme qui séparait le rempart du sol lui coupa sa retraite en hurlant son silence fatal. Il serra les dents.
Necron arriva par la gauche. Minrar par la droite. Les deux héros se regardèrent, échangèrent un sourire -vieillard et enfant, héros et génie, passé et futur-, et, avec un sifflement où e mêlèrent les voix d’Ankou et de milliers d’amantes, les deux hommes frappèrent.
Une fois.
A gauche.
A droite.
Abanfir para en mettant les deux cotés de sa lame, verticalement. Les trois épées se rencontrèrent en un bruit de fin du monde.
Deux fois.
En haut.
En bas.
Abanfir attendit e dernier instant, fit un pas de coté, sentit le bâton de Necron lui souffler au visage, puis bondit d’une détente formidable. Quand il toucha de nouveau terre, les lames brillèrent une dernière fois.
Trois fois.
Abanfir ne vit pas les épées s’abattre tout de suite. Il prit son glaive, balaya, déchira les cieux, rencontra l’arme de Minrar, et la para aisément.
Pas celle de Necron.
Le bâton du temps vint se loger dans la mâchoire d’Abanfir. Le démon eut le temps de sentir ses pieds décoller du sol avant de s’évanouir sous la puissance du choc.
-C’est fini, fit Necron.

Soudain, un mugissement effroyable provint de l’abîme. Necron et Minrar eut juste le temps de sauter en arrière qu’Abanfir s’élevait dans le ciel à une vitesse phénoménale. Un éclat de rire dément déchira les cieux et les nuées, et le démon étendit ses gigantesques ailes. Les membranes pâteuses se tendit, accroché aux bras, prirent les vents ascendants, et la silhouette s’éloigna encore.
-Alors ? rugit Abanfir. Vous ne croyez pas me vaincre aussi facilement ?
Aussitôt, les ailes de Necron surgirent de son dos, et, en une puissante détente, l’enfant rejoignit Abanfir dans le ciel.
-Non. J’y croyais pas un instant, fit-il calmement.
-C’est ce qu’on verra.
Abanfir fit battre ses ailes, et fonça sur Necron, l’épée à la main. L’enfant para sans faiblir, s’éleva au dessus du démon, et abattit son bâton. Abanfir contra avec le bout de sa lame, et lui imprima une violente rotation. Necron replia ses ailes, descendit de quelques pieds, puis frappa les tibias d’Abanfir ave violence. Le démon grimaça sous la douleur mais tint bon, et…
Abattit sa lame sur les ailes de Necron.
Un serpent rouge comme la mort traça son chemin dans les ailes et la douleur de l’enfant. Il poussa un hurlement d’effroi, et tenta de redescendre, le temps de récupérer.
Trop tard.
Abanfir était déjà dans son dos. Le démon agrippa vigoureusement Necron par derrière, et glissa ses griffes juste en dessous de sa gorge.
-Sois prés à souffrir, Necron Ishtar, susurra t’il.
Necron donna une violente bourrade qui le libéra un instant de l’entrave. Il se retourna, planta ses yeux sombres dans ceux d’Abanfir, et frappa avec toute la force qu’il avait encore la main qui tenait la double lame.
Le démon hurla de douleur.
Lâcha son glaive.
Qui alla se planter dans les remparts, à quelques mètres de Minrar, qui assistait, impuissant, à la scène.
Abanfir éclata de rire.
-Et alors ?
Il plongea en avant, toute griffe dehors. Necron para la première attaque avec son bâton, esquiva la main gauche. Il balança son pied dans la tête d’Abanfir, qui recula, sonné.
Ou du moins c’est ce que Necron crut alors.
Une main rendue poisseuse par le sang étrangla sa cuisse. L’enfant cria de douleur. Abanfir en profita, et, d’un formidable coup d’aile, percuta Necron. Ses griffes s’enfoncèrent dans la chair, la déchira, la brisa. Les hurlements de l’enfant s’intensifièrent.
Mais Abanfir n’avait pas l’intention de faire fuir sa victime. Avec une violence accrue, il planta ses griffes dans les ailes d’aigles de Necron. Les sillons rouges tracèrent une marque, un sigle sanglant au milieu des plumes blanches.
Necron, dévasté par la douleur et la terreur, tenta de se relever. Mais ses membres frémirent, refusèrent de bouger. L’âme de l’enfant s’était blotti au fond de lui-même, fuyant la douleur, l’horreur, avait déserté son corps. Et elle refusait de se reconquérir.
Abanfir le serra contre lui en une fatale étreinte. Les griffes s’enfoncèrent dans son dos, lacérèrent les chairs, évulsérent les nerfs. Necron hurla de nouveau. La douleur était forte, trop forte. Et alors que les doigts visqueux d’Abanfir le démon jouait avec ses muscles, avec son sang, alors que son âme quittait son corps, alors que la Mort, la Mort elle-même, venait embrasser une dernière fois son serviteur, alors que l’enfer bouleversé par la mort du Diable s’ouvrait devant ses pieds…
Ce hurlement se changea en rire.
Quelque part, au fond de lui, une voix s’était éteinte…

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Vive la bombe à neutrons. :-)

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
13 juillet 2007 à 22:21:46

Lu. Ferai une critique plus tard.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
13 juillet 2007 à 22:25:51

Alors (quoi je flood?), dommage que j´aie dû manger entre-temps mais je vais essayer d´me souvenir et pondre une réaction "à chaud" :
Premièrement, effectivement tu maîtrises moyennement ton style. A de nombreuses reprises il y a d´énormes fautes de rythme, principalemetn des virgules présentes là où elles devraient pas et absentes là où elles devraient être. Ca gâche pas mal certains aspects du combat.
Il y a de plus pas mal de fautes assez énormes parfois, ce qui freine également la lecture. Globalement, tu maîtrises mal ton style, et on sent que tu n´as pas écrit depuis pas mal de temps.
Le problème, c´est que ton combat manque, de plus, d´intérêt. Tout est très bref, très succinct, et même si l´idée de varier les points de vue est pas mauvaise, ça n´est que mineur.
En effet, les rebondissements sont peu nombreux (et à chaque fois en gros c´est "il était censé tuer l´autre et puis en fait non"), et même s´ils sont pas trop mauvais, ça donne à ton duel un schéma trop simpliste à mon sens.
On ne ressent en fait pas grand-chose en lisant ce texte je trouve.
Bref, c´est très loin d´être un excellent texte. Désolé d´être aussi crû, les formes n´ont jamais été mon fort et je donne les remarques telles qu´elles me sont venues.
Je m´attaque à celui de Gorgot now. :)

Très bon duel Gorgot. Le style est efficace, les descriptions très bien foutues et tu as un bon vocabulaire. Tu as un "défaut" cependant : un peu comme moi, tu ne t´attardes pas vraiment sur el combat mais sur les personnages, cependant chez toi c´est encore plus marqué je trouve. Ainsi, il y a peu de réel combat dans ton texte, et il faudrait peut-être chercher un certain équilibre dans tes autres textes. :)
Mais globalement, je n´ai pas grand-chose à redire. Il y a quelques fautes, mais elles doivent être d´inattention je pense, et elles sont peu nombreuses.

Bref, ça m´embête de donner ce jugement car j´aime bien Bob, mais il m´apparaît évident que TYRUVIEN a gagné ce match! :-) Félicitations Gorgot! :fete:

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Vive la bombe à neutrons. :-)

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
15 juillet 2007 à 14:49:57

J´ai enfin fini de lire ton duel Moicesmoi. Déjà, tu devineras quelque chose au temps que j´ai mis à lire. Car, de mémoire, ça ne m´est quasiment jamais arrivé de lire un pavé en plusieurs fois depuis que je suis sur ce forum. Les Bracelets d´Arzhan par exemple, je les ai commencés le matin et finis dans la journée.
Alors si j´ai du lire ton texte en trois ou quatre fois, tu devineras sans peine qu´il y a un problème.
Je pensais que c´était dû à mon addiction à FullMetal Alchemist, mais même après les avoir tous regardés l´effet perdure. Je ne vais pas y aller par quatre chemins, et phoque la diplomatie : ton texte est chiant.
Il est beaucoup trop long et répétitif. Tu n´utilises quasiment aucune des capacités des personnages. Je pense que le ratio "nombre de capacités/page" doit avoisiner les 0.25. C´est monstrueusement faible, peut-être le plus faible qu´il m´ait été donné de voir.
De fait, tout se répète infiniment. De nouveaux protagonistes apparaissent, meurent, mais on s´en fout car on est déjà entré dans une forme de routine, vu qu´ils se battent comme les précédents.
Seule la fin est plutôt bien faite, et j´avoue avoir apprécié le dernier post. Ca représente moins d´un quart du texte...

A part cela, ton style est bon et maîtrisé. Tu as un vocabulaire clairement plus étoffé que le mien et tu réussis à trouver suffisamment de périphrases pour tes personnages pour éviter les répétitions. De plus ta psychologie est plutôt bien faite, surtout celle de Necron, ce qui est quelque chose d´assez rare et de très bien. Avec 25-50% de longueur en moins, ton texte était excellent.

Au niveau du fond maintenant. (mais ça, ça ne fait pas totalement partie du jugement en tant que tel, c´est pour répondre à ta "participation au projet") Je suis désolé, mais tout ce que tu as écrit me paraît aberrant. Tu as replacé un monde de fantasy dans notre propre univers, ce qui a à mon avis strictement aucun sens, et va à l´encontre de la plupart des bases que l´on (oui, je suis pas le seul non plus) a établies pour l´univers. Qu´est-ce que le Christ vient foutre ici, crénom?! Tu vas nous ramener Ponce Pilate après? Je sais pas si t´es au courant, mais dans un monde où les Orks existent, rien ne se serait déroulé de manière identique. Les religions auraient été différentes, les personnages n´auraient pas réagi de la même manière. Si Joseph avait été tué par un Ork alors que Jésus avait cinq ans, il aurait grandi dans la haine et la xénophobie selon toute probabilité, et serait devenu soldat ou assassin, ou ermite dans le meilleur des cas.
Pour revenir un peu sur le duel en tant que tel, le copié-collé de Death Note m´a carrément saoulé. S´inspirer de quelque chose est une chose, la copier intégralement en est une autre, bien plus difficile à accepter.

En bref, tu as un bon style mais ça ne suffit pas à faire un bon texte. Dans un duel, il faut constamment garder l´intérêt du lecteur, ce que le tien ne fait, à mon sens, absolument pas. Les combats sont trop nombreux et, plus importants, se ressemblent tous. C´est beaucoup trop lassant.
Je poste maintenant car je ne pense pas lire le pavé de Neg´ tout de suite, mais je vais pas y aller par quatre chemins, au risque qu´on ne me demande plus jamais d´être juge (ça fera du boulot en moins) : je suis assuré à 80% de ma décision. Mais, n´étant pas encore complètement buté, je me réserve le droit, au cas où le texte de Neg´ soit moins bon, d´admettre m´être trompé^^ Mais je ne mentirai pas en disant que ça m´étonnerait beaucoup.

Je vais plutôt, en attendant, poster le topic pour le projet, j´ai trouvé un nom (de code, pas vraiment définitif je pense^^) que je trouve sympathique.

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Vive la bombe à neutrons. :-)

musiqueforever
musiqueforever
Niveau 10
15 juillet 2007 à 23:10:29

Question à Mcm : Comme le "bretteur" apparaît avec l´équipe de Togo, ça veut dire que dans les scènes coupées il sera avec eux (ça nique la fin, mais :coeur: )?

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
16 juillet 2007 à 19:40:09

Ok, duel de Neg´ lu. (foutu cinoche qui m´a retardé une énième fois :o)) ).
Alors c´est très bon, même si, pour être honnête, c´est moins bon que ton précédent. En partie parce qu´effectivement c´est très long...néanmoins, l´intérêt est bien plus grand que pour le texte adverse.
Et la fin, crénom! Ta fin est magnifique, les deux derniers posts sont splendides et écrits d´une main de maître. Une main que je n´attendais pas forcément dans ce texte.
Ton style est toujours aussi bon, toujours aussi humiliant pour moi-même je dirais. :o)) Tu maîtrises tout autant (si ce n´est plus) les combats que moicesmoi, mais tu maîtrises mieux le reste, les émotions, tout ça, tout ce qui me dépasse, en fait.
L´allusion à Os´ est plaisante au fait.
Ah, et je ne peux passer sur tous tes rebondissements, évènements, qui font que ton texte s´éloigne complètement de l´idée de duel, mais qui ne le rendent que meilleur. :-)

Bref, sur ce texte-ci je n´ai pas grand-chose à dire, étant donné que c´est son auteur qui aurait plutôt des tas de choses à m´apprendre. Je n´instillerai donc pas de simulacre de suspense, tout le monde a deviné qui était vainqueur de ce duel. C´est bien sûr NEEEEEEEECROOOOOOOOOOOOOOON!
Félicitations Neg´. :fete:

__________________________________________________

Vive la bombe à neutrons. :-)

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
16 juillet 2007 à 21:48:16

Oui et non musique, le bretteur sera de la partie, mais il ne rencontrera les aventuriers qu´une seule fois, en la personne de Togo, qui sera sous l´effet d´un sortilège qui l´empêchera de le reconnaitre.

Sinon, je tiens juste à préciser une chose: Abanfir n´est pas une vache.

musiqueforever
musiqueforever
Niveau 10
17 juillet 2007 à 12:35:23

:fete: le bretteur est pas zappé :fete:

:rire: Tordant cette critique :rire2:

Elle est où l´impartialité dans tout ça ? :rire:

--crazymarty--
--crazymarty--
Niveau 10
17 juillet 2007 à 22:56:52

j´attend un solide concurrent :(

le_maitre-du_67
le_maitre-du_67
Niveau 7
19 juillet 2007 à 19:54:27

Abanfir n’en croyait pas ses yeux.Exactement trois minutes plus tôt, Myriam était à terre et lui abaissait son arme pour la tuer, et maintenant, il n’avait nettement plus l’avantage, et était à deux doigt de mourir. Il ne savait pas si l’Aban fir était raisonnable, car il risquait de se tuer lui-même, et tout alternative serait une bien meilleure idée. Il pensa au baiser du démon, mais si Myriam prenait tout de même le dessus, il n’aurait plus les forces nécessaires à sa survie. Il n’aimait pas être contrarié à ce point. Il analysa toutes les possibilités pour retarder encore une fois le combat, ou reprendre ses forces, ou porter un coup fatal à son ennemi. Il se souvint alors de la jambe de l’humaine, celle qu’il avait totalement brisée. Les bottes divines devaient la protéger. S’il arrivait à frapper au même endroit, Myriam serait sous son contrôle. Comment devait-il s’y prendre ? Retirer les bottes divines ? Peut-être pourrait-il même se les mettre ? Il devait le tenter, mais même en ayant repris ses esprits, il ne voyait toujours pas Myriam passer. Il tenta alors un croche-pied enfantin, mais parfois efficace. L’intelligence de Myriam la prévint du danger et elle s’arrêta juste à temps en poignardant la jambe de son adversaire. Après que celui-ci ait rangé sa jambe, elle recommença ce qu’elle appeler « le tourbillon de douleur ». Abanfir en eu assez de tout ce combat, de toute cette douleur et de cette femme, qui n’était pas du tout à l’idée que Abanfir s’était faite en abaissant son arme sur la femme endormie dans l’auberge. Myriam porta un coup au crâne de son ennemi, un coup qui aurait tué toutes sortes de créatures, à part les plus robustes. Mais Abanfir faisait partie de ces créatures robustes, et s’accrocha à la vie. Le coup le fit tout de même tomber à terre. Il leva la tête, devant lui se trouvait une impossibilité de la nature. Ce n’était pas une femme. Même sous le nom de championne de Sines, elle semblait moins forte. Elle était d’une puissance inouïe, d’une adresse incomparable, et d’une beauté à en faire tomber les hommes, au sens propre du terme. Elle était hideuse. Peut-être était-ce la rage qui lui déformait le visage, mais même avant, alors qu’elle était assoupie, Abanfir se demandait s’il était devant celle qu’il recherchait, ou devant un vieux voyageur. Abanfir tenait pourtant à son honneur, et comme auparavant, il ne pouvait pas supporter l’idée de pouvoir se faire battre par une femme. Il décida donc de tenter, à ses risques et périls, la magie qui lui avait donné son nom. La terrible attaque Aban fir. Il était prêt à servir les dieux toute sa vie, si Myriam survivait à cette attaque. Enfin, peut-être pas, mais il avait la ferme intention de finir ce duel par cette attaque ou par une attaque suivante. Il ne serait pas déçu.

Myriam vit son ennemi arborer un rictus, et su qu’il allait dévoiler son arme suprême, quelque chose qui ne pouvait être arrêté, quelque chose qui ne pouvait être esquivé, quelque chose de terrible. Elle fut expulser à plusieurs mètres, frappée par une aile géante, une aile de toile, qui venait de se dévoiler dans le dos d’Abanfir. Le bâtard s’envola, et décrivit une série de mouvement complexes dans le ciel. Myriam se concentra avec toute la concentration dont elle était capable, s’ajoutant aussi la concentration que le casque divin lui conférait. L’armure devint d’une couleur or éclatante. Elle en était même constituée. Les gants prirent une couleur rouge rubis, les bottes une couleur bleue saphir, et le casque prit une couleur vert émeraude. Abanfir, dans son action, se demanda si l’équipement disparaîtrait, une fois que l’humaine sera morte, car s’il le portait, il serait pratiquement invincible. Il pourrait même, en cas de besoin, les vendre pour s’acheter les services d’un mercenaire qui ferait le sal boulot à sa place. Mais de toutes manière, à part pour le mercenaire, le coût total à la vente de l’équipement divin n’intéressait pas l’Elfe-démon. S’il voulait de nouvelles armes ou autres choses d’utiles pour son voyage à travers les massacres, il pouvait tout simplement tuer tout le monde et se servir. Il sentit alors la puissance lui venir. La magie extrême le submergeait. Il avait atteint la puissance maximale de l’Aban fir, qu’il lança aussitôt. La peau de Myriam changea de couleur et de texture. La couleur était douce au regard et la peau durs. Elle/il mit ses bras devant elle/il comme bouclier et reçu la secousse de sa vie/ une secousse puissante même pour un être divin. Ses bras se déchiquetèrent. Elle/il fut repousser par la puissance de l’attaque. Elle/il commença à brûler jusqu´à ce que certains de ses os soient à l’air libre. Les bottes, les gants, le casque, l’armure, tous commencèrent à se désintégrer, et l’âme de Sines commença à partir, laissant seule sa championne, seule pour mourir. Mais il resta assez de temps pour lui redonner la force de refaire une seule invocation.

Abanfir retomba, extenué. Il avait survécu à l’attaque, c’était une bonne nouvelle pour lui. Maintenant, il devait tenir sa « promesse » disant qu’il devait finir le combat par l’Aban fir ou l’attaque suivante. Il devait d’abord chercher Myriam, qui devait être sous des décombres ou encore une fois face contre-terre. Il n’eut pas à chercher longtemps, car un faisceau de lumière apparut non loin de là. Myriam avait invoqué le casque, car elle n’avait aucune idée de la prochaine action à faire. Elle pensa alors à sa technique de survie au corps à corps. Mais même avec cette technique, elle était pratiquement sûr de perdre. Aucune autre idée ne lui vint du casque, et elle se résigna à tout positionner et attendre la mort ou la réussite. Abanfir voyait le faisceau disparaître et su alors que cela en était fini de son ennemi, car même s’il avait les gants, il ne devait pas être assez puissant pour parer des coups visant le ventre. Affaiblie, elle ne pourrait sûrement pas porter les rapides petits coups avec ses bottes, et la fuite l’épuiserait encore plus, jusqu´à ce qu’Abanfir la retrouve. L’armure ne la sauvera pas des assauts de son adversaire. Le casque ne pourra que lui faire penser à la fin de sa vie qui approchait. Il marcha alors sur un objet métallique, qui, sous la pression, laissa sortir des lames de son entaille circulaire. En avançant son deuxième pied, il se l’enfonça dans une lame, et dans la douleur, il s’enfonça le deuxième. Il était à présent bloqué. Il essaya de se libérer, mais tomba en avant, déchirant de plus en plus ses pieds, et tomba sur deux autres disque, qui, sous la pression de Myriam qui était revenu se positionner sur les deux disque, libérèrent les lames qui transpercèrent le bâtard. Il avait un étrange sentiment, la peur. Il ne savait pas vraiment ce qu’il ressentait, mais c’était similaire aux expressions qu’il avait eu l’occasion d’observer sur ses précédentes victimes. C’était à son tour de fuir. De perdre tout son honneur. Il réalisa alors qu’il avait fait preuve d’une certaine lâcheté pendant toute sa vie. S’attaquer au plus faible, aux femmes, aux enfants, aux gens sans défenses.Il était à présent à leur place et comprenait ce qu’ils ressentaient tous avant de mourir. Il tenta donc de fuir, se relevant en déchirant ses chaires, courant en sentant ses pieds se détacher. Envoyant par les dernières forces qu’il lui restait les cinq sphères de feu sur Myriam, s’étalant de tout son long sur le sol, quand ses pieds se détachèrent de son corps. Il rampa alors, espérant que les boules de feu empêchent l’humaine de le suivre. Tout à coup, il vit devant lui, des silhouettes de petite taille. Il s’agissait d’être vivant, donc d’ennemis. Quand il réussit enfin à analyser la nature de ses ennemis, il compris qu’il se trouvait dans une situation encore plus déshonorante qu’avant. Les enfants lui sautèrent dessus et commencèrent à le lapider. Il se retourna sur le dos, et vit Myriam entourée de tous les enfants à qui il avait arraché les parents. Myriam, s’avança et en criant ces mots : « Je tue l’impie, au dieu Sines, je tue celui qui t’avait insulté. Je te venge. »
Enfonça le poignard dans la chaire du bâtard. Elle s’y mit à plusieurs fois. À chaque coup, la lame devenait plus rouge, l’entaille plus profonde, la douleur plus insupportable, et la fin plus proche. Myriam approchait du cœur et finit par l’entailler d’un coup puissant. Les yeux de l’Elfe-démon se brouillèrent. Il n’entendit plus le crépitement du feu. Il ne sentait plus son corps. Il ne sentait plus que son âme. Il repensa en vitesse, en voyant sa vie défiler devant ses yeux, à toutes les horreurs qu’il avait commises. Il sentit la vie sortir par l’entaille que le poignard avait creusée. S’accrochant une dernière fois à son corps, il cria à intelligible voix :
« Quel monstre j’ai été, envoyez moi au plus terrible des enfers ».

:snif2:

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
20 juillet 2007 à 02:34:20

Désolé, mais à mon avis j´aurai quand même remporté la victoire. Ton texte est bourrée de répétitions et manque singulièrement de rythme.

le_maitre-du_67
le_maitre-du_67
Niveau 7
20 juillet 2007 à 13:41:13

bah je l´ai relu quand j´ai récuperer mon ordi et c´est ce que je me suis dit, mais j´y ai pas touché...J´aurai quand même aimer participer...ta deuxième victoire sur moi :-(
bon, attendons seulement le juge...même si tu a gagner...

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
25 juillet 2007 à 03:48:47

Musique :d) Euh... tu veux bien développer? :o))

musiqueforever
musiqueforever
Niveau 10
30 juillet 2007 à 03:29:01

Moicesmoi :d) D´une tu m´emmerdes. Oui, c´est comme ça. Tu m´emmerdes parce que c´est horrible d´avoir peur de balancer ce qu´on a sur le coeur juste pour préserver une image factice. D´une.

Maintenant je vais expliquer ma propre réaction sur la critique d´Azerty. Non, je n´attendais pas une réaction de celui-ci pour le faire, c´est juste que j´aurai cru qu´il le comprendrait lui-même, mais comme rien n´est moins sûr,...

Tout d´abord, rappel de la critique 1, après la lecture du texte de moicesmoi contre Negatum, et avec un découpage pour expliquer ce que je trouve totalement "space".

"J´ai enfin fini de lire ton duel Moicesmoi. Déjà, tu devineras quelque chose au temps que j´ai mis à lire."

:d) D´un côté on s´en tape, mais je tiens quand même à signaler que je doute que les duellistes reste leur vie à attendre le jugement, donc inutile de faire ce genre de commentaires.

"Car, de mémoire, ça ne m´est quasiment jamais arrivé de lire un pavé en plusieurs fois depuis que je suis sur ce forum. Les Bracelets d´Arzhan par exemple, je les ai commencés le matin et finis dans la journée."

:d) Là, on s´en tape, commente le duel et viens pas nous enquiquiner avec tes lectures d´autres fics, respect minimum du travail des autres.

"Alors si j´ai du lire ton texte en trois ou quatre fois, tu devineras sans peine qu´il y a un problème.
Je pensais que c´était dû à mon addiction à FullMetal Alchemist, mais même après les avoir tous regardés l´effet perdure."

:d) Stop raconter ta vie...

" Je ne vais pas y aller par quatre chemins, et phoque la diplomatie : ton texte est chiant."

:d) Le politiquement correct aurait été "Personnellement, je trouve ce texte chiant."

"Il est beaucoup trop long et répétitif. Tu n´utilises quasiment aucune des capacités des personnages. Je pense que le ratio "nombre de capacités/page" doit avoisiner les 0.25. C´est monstrueusement faible, peut-être le plus faible qu´il m´ait été donné de voir."

:d) Non, je n´ai rien à dire, c´est juste pour pas faire un pavé sur la suite.

"De fait, tout se répète infiniment. De nouveaux protagonistes apparaissent, meurent, mais on s´en fout car on est déjà entré dans une forme de routine, vu qu´ils se battent comme les précédents."

:d) Toujours rien, si ce n´est que les nouveaux personnages doivent surtout être plus anecdotique qu´autre.

"Seule la fin est plutôt bien faite, et j´avoue avoir apprécié le dernier post. Ca représente moins d´un quart du texte..."

:d) Compliment or not?

"A part cela, ton style est bon et maîtrisé. Tu as un vocabulaire clairement plus étoffé que le mien et tu réussis à trouver suffisamment de périphrases pour tes personnages pour éviter les répétitions. De plus ta psychologie est plutôt bien faite, surtout celle de Necron, ce qui est quelque chose d´assez rare et de très bien. Avec 25-50% de longueur en moins, ton texte était excellent."

:d) Bonne constatation, qui impliquerait théoriquement un conseil sur la longueur et autre... Et bien non...

"Au niveau du fond maintenant. (mais ça, ça ne fait pas totalement partie du jugement en tant que tel, c´est pour répondre à ta "participation au projet") Je suis désolé, mais tout ce que tu as écrit me paraît aberrant. Tu as replacé un monde de fantasy dans notre propre univers, ce qui a à mon avis strictement aucun sens, et va à l´encontre de la plupart des bases que l´on (oui, je suis pas le seul non plus) a établies pour l´univers."

:d) On va déjà s´arrêter là. Tes pseudo base ne sont déjà même pas respecter par toi-même, alors comment veux-tu engueuler un gars parce qu´il ne les respecte pas.

"Qu´est-ce que le Christ vient foutre ici, crénom?! Tu vas nous ramener Ponce Pilate après? Je sais pas si t´es au courant, mais dans un monde où les Orks existent, rien ne se serait déroulé de manière identique. Les religions auraient été différentes, les personnages n´auraient pas réagi de la même manière. Si Joseph avait été tué par un Ork alors que Jésus avait cinq ans, il aurait grandi dans la haine et la xénophobie selon toute probabilité, et serait devenu soldat ou assassin, ou ermite dans le meilleur des cas."

==> Revenons à tes bases, puisque tu as voulu les appliquer précédemment, il faudra en payer les frais. Moicesmoi avait mentionné une potentiel participation de sa part, et avait posé quelques règles qui sont caractéristiques de son univers et qui ont, apparemment, été acceptées. Dans ces règles, on retrouve un personnage-Dieu (que l´on retrouve également dans le duel) qui peut influencer les destins. Alors pourquoi est-ce que ça ne s´appliquerait pas aussi à notre ami hyppi juif? Pourquoi est-ce que ce Dieu n´aurait-il pas pu manipuler le destin pour faire en sorte que Jésus SOIT Jésus?

"Pour revenir un peu sur le duel en tant que tel, le copié-collé de Death Note m´a carrément saoulé. S´inspirer de quelque chose est une chose, la copier intégralement en est une autre, bien plus difficile à accepter."

==> Toujours rien à dire, même si l´idée du Death est plutôt bien utilisé.

"En bref, tu as un bon style mais ça ne suffit pas à faire un bon texte. Dans un duel, il faut constamment garder l´intérêt du lecteur, ce que le tien ne fait, à mon sens, absolument pas. Les combats sont trop nombreux et, plus importants, se ressemblent tous. C´est beaucoup trop lassant."

==> Bienvenue dans l´univers d´un combat. Bien sûr, dans un écrit de fantasy de plumitif, tout le monde il est fort, tout le monde il a fait l´école d´escrime, tout le monde utilise vingt-cinq mille techniques avant de se dire: "Si je faisais un truc simple." Et pouf ça marche. Un bon combat est aussi un vrai combat. Si certes il y a beaucoup de lourdeurs qui font que le duel est ennuyant, c´est normal que des passes se ressemblent puisque un combat est forcément comme ça.

"Je poste maintenant car je ne pense pas lire le pavé de Neg´ tout de suite, mais je vais pas y aller par quatre chemins, au risque qu´on ne me demande plus jamais d´être juge (ça fera du boulot en moins) : je suis assuré à 80% de ma décision. Mais, n´étant pas encore complètement buté, je me réserve le droit, au cas où le texte de Neg´ soit moins bon, d´admettre m´être trompé^^ Mais je ne mentirai pas en disant que ça m´étonnerait beaucoup. "

==> Comme c´est beau, pitié un mouchoir...

Il y a encore une toute petite remarque que j´aimerais faire à propos de cette critique, mais je la garde pour la fin, juste parce que ça fait toujours bonne impression de garder un truc, juste histoire de garder l´intérêt lors d´une critique...

Second time: critique du duel Negatum/Moicesmoi (donc du texte de Negatum pour ceux qui ont suivi ;) )

Ok, duel de Neg´ lu. (foutu cinoche qui m´a retardé une énième fois ).
Alors c´est très bon, même si, pour être honnête, c´est moins bon que ton précédent. En partie parce qu´effectivement c´est très long...néanmoins, l´intérêt est bien plus grand que pour le texte adverse.

==> Tu débutes comme si tu ne t´adressais qu´à Negatum, et puis tu calomnies le texte adverse. Histoire de politiquement correct, encore, mais la vie est basée dessus.

"Et la fin, crénom! Ta fin est magnifique, les deux derniers posts sont splendides et écrits d´une main de maître. Une main que je n´attendais pas forcément dans ce texte."
==> "Pour ma part, je..." Sinon, oui les derniers posts sont bien écrits, mais si c´est une main de maître, alors elle devait être foulée.

"Ton style est toujours aussi bon, toujours aussi humiliant pour moi-même je dirais. Tu maîtrises tout autant (si ce n´est plus) les combats que moicesmoi"

==>Calomnies powa.

", mais tu maîtrises mieux le reste, les émotions, tout ça, tout ce qui me dépasse, en fait."

==> Qué dé wa? Problème de subjectivité à mon avis...

"L´allusion à Os´ est plaisante au fait."

==> Voir au-dessus.

"Ah, et je ne peux passer sur tous tes rebondissements, évènements, qui font que ton texte s´éloigne complètement de l´idée de duel, mais qui ne le rendent que meilleur. :-)"

==> Un duel? Peut-être. Ca sent surtout l´arnaque à plein nez. Moi j´ai été déçu par le côté trop perso du texte. Concentration uniquement sur Necron, en rajoutant un maximum de détails sur lui et des informations que seul Negatum pouvait savoir (Moicesmoi le fait aussi,mais à sa manière retenue et qui gueule pas à chaque phrase), franchement c´est décevant.

Bref, sur ce texte-ci je n´ai pas grand-chose à dire, étant donné que c´est son auteur qui aurait plutôt des tas de choses à m´apprendre. Je n´instillerai donc pas de simulacre de suspense, tout le monde a deviné qui était vainqueur de ce duel. C´est bien sûr NEEEEEEEECROOOOOOOOOOOOOOON!

==> J´imagine que vous aurez vu la différence NETTE de taille entre les deux critiques. Est-ce que ça veut dire qu´il y a moins à dire sur le texte de Negatum? PAS DU TOUT!
Si les défauts sont moins nombreux, ils sont de taille, et doivent être signalé:

-Mauvais choix du vocabulaire (Comme l´a indiqué Moicesmoi ("je tiens juste à préciser une chose: Abanfir n´est pas une vache.")
-Non respect de la psychologie adverse (et d´une technique, mais bon, comme tu n´es pas le seul...) (Le texte donne l´impression qu´Abanfir est un vilain démon qui ne finit jamais ce qu´il a commencé, n´affiche aucune retenue, et à tendance suicidaire.
-Surréalisme flagrant (chevauchée une boule de feu hein? Elle sont en quoi ses bottes?)

EEEEEEEEEEETTTTTTTTTTTTTTTTT, enfin, le dernier argument qui devait se trouver dans la première critique... Suspense!

Au cours des deux dernières pages, j´ai remarqué que Azerty avait une moyenne de 4 smileys de jeux vidéo.com par post (sans compter la signature et les posts de Duel).

Et bizarrement... Lors de la critique sur le texte de Moicesmoi, il n´y en avait pas. Comme écrire un post ne demande en fait que du feeling, aussi pour les smileys, j´aimerais savoir qu´est-ce qui a contribué, dans ce texte, à cette subite chute de smileys?

Sur ce, bonne nuit et bonne cogitation. (formulaire expiré? C´est nouveau...)

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
30 juillet 2007 à 11:05:17

Tu m´détestes, hein? J´te rassure, c´est à peu près réciproque et j´espère que ce post sera le seul que je t´adresserai. J´ai jamais prétendu détenir la vérité universelle, mais je ne supporte pas ta manière pédante de démonter ma façon de faire, toi qui, il me semble, n´a jamais participé ici.
Je suis pas un grand littéraire (tout comme mes connaissances techniques en musique sont proches de zéro, toi qui sembles apprécier ce domaine), je donne donc surtout mes IMPRESSIONS. (tout comme un morceau de musique, encore une fois)
Alors si t´es pas content, si pour toi mon jugement est naze et complètement stupide, soit. Mais j´en ai rien à battre, à priori t´es le seul que ça a gêné. Si Moicesmoi vient ici et dit qu´il préfère ton jugement au mien, soit, je toucherai plus à ses textes. Ce topic doit être le dernier endroit ici où j´me sens encore à peu près à ma place, j´vais pas perdre ça en perdant mon temps à juger pour être dénigré.

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
30 juillet 2007 à 13:46:15

Mais j´ai rien dit moi Oo

AShnRuins
AShnRuins
Niveau 10
30 juillet 2007 à 16:07:53

Pas grave, Moicesmoi, t´es enbrigadé d´office :-)

musiqueforever
musiqueforever
Niveau 10
30 juillet 2007 à 16:19:58

"Tu m´détestes, hein?"

:d) Pas spécialement, c´est juste qu´il y a des choses que tu fais que je n´apprécie pas particulièrement, sinon je n´éprouve pas une grande antipathie envers toi.

Par contre, tu es complètement à côté de la plaque. Je ne pense pas que ton jugement soit naze ou stupide, mais simplement très mal formulé, ce qui est encore pire. Grosso modo, il se résume en: Texte de moicesmoi = Merde, Texte de Negatum = Diamant.
Face à un tel constat, je me pose des questions au sujet de ton impartialité. Comme je l´ai dit, il y a des défauts dans chacun des textes, mais tu as passé sous silence ceux de Negatum, étrangement.

De plus tu compares l´écriture à la musique. Soit. Mais si un musicien se présentent à un concours où on doit décider s´il est plus ou moins bon qu´un autre, on lui donnera toutefois des conseils, ne se fusse que pour la forme, avec des encouragements. C´est pareil ici.

Et pour finir je te remercie pour ton compliment sur mon étalage de connaissances, ça démontre au moins que j´ai quelque chose à étaler.

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