le blem, c´est qu´il est sur l´ordi casser ou je ne sais quoi...et que sachant que j´ai perdu, j´ai pas le courage de recommencer...
Dernier post de la page, pour pas couper mon duel en deux.
C’était une créature étrange, mi-homme, mi-bête, solidement charpentée, couverte d’une épaisse fourrure brune et pourvue de crocs menaçants. Ses yeux, profondément enfoncés dans leurs orbites, brillaient de rage, leur éclat furieux faisant écho à celui de l’épée qu’il tenait à la main. Sa seule présence intimida les milliers de démons qui se dressaient entre lui et Lucifer.
Ce dernier observa attentivement l’intrus. Même à cette distance, il ne sentait pas sa présence, mais il le reconnut sans peine. C’était un Sligr.
Plus précisément, un Sligr nommé Grar.
Lucifer avait eu vent de ses méfaits. Au cours des derniers mois, Grar avait massacré un nombre impressionnant de démons, furieusement, aveuglément. Visiblement, il avait décidé d’en finir avec cette lutte.
Le Seigneur de l’Enfer sentit monter sa colère. Il tenait en son pouvoir la créature qui avait tué tant de ses enfants ! La bête qui l’avait si longtemps défié !
Il parvint pourtant à se dominer, et parla d’une voix calme mais puissante, qui fit trembler les murs de l’immense caverne.
- Bienvenue à toi, Grar. J’admire ta volonté.
Les démons avaient cessé de bouger et de piailler, respectant totalement la parole de leur maître.
- Ca n’a pas dû être facile de parvenir jusqu’ici. En fait, très rares sont ceux qui ont trouvé le chemin vers mon royaume. Chacun avait trouvé un moyen très original… Comment t’y es-tu pris, toi ?
Grar fit un pas en avant et répondit d’un ton rageur :
- Je te le dirai au moment de plonger ma lame dans ton cœur, Lucifer !
Les démons avancèrent à sa rencontre, menaçants. D’autres franchirent la porte derrière lui, lui coupant toute retraite.
- Quelle prétention ! s’exclama le maître de l’Enfer. Te crois-tu capable de vaincre mon armée ?
Grar balaya du regard les milliers de guerriers qui l’encerclaient.
- Je ne suis pas venu pour vous tuer, déclara-t-il. Mon seul but est de vous libérer du joug de Lucifer. Laissez-moi passer !
Les démons ne bougèrent pas.
- Vous ne vous en rendez peut-être pas compte, poursuivit le Sligr d’une voix enflammée, mais votre maître est responsable de la décadence de votre peuple ! Avant d’être condamnés à vivre ici, vous viviez en harmonie à la surface ! C’est lui qui a fait de vous des monstres !
Les guerriers de l’Enfer ne retinrent que l’insulte. Des hurlements rageurs s’élevèrent dans leurs rangs.
- C’en est plus qu’assez !
Urmacht, d’un seul bond, traversa la caverne et retomba à vingt pas du Sligr. Le sol trembla sous l’impact de son corps.
- Oublierais-tu que ce sont les autres Dieux qui nous ont attaqués ? En créant l’Enfer, notre père nous a sauvés !
Grar se tourna vers lui, levant légèrement sa puissante épée.
- Que tu le veuilles ou non, Lucifer a fait de vous des êtres qui ne connaissent que la haine et la soif de sang. Je ne m’attends pas à ce que tu le reconnaisses. Et je ne veux pas te tuer. Mais je te libérerai de ton père, de gré ou de force.
Il empoigna son épée à deux mains. Un éclat flamboyant courut sur la lame.
- Laisse-moi passer, ou meurs, conclut-il.
- Père ! hurla Urmacht, empli de rage. Laissez-moi lui arracher le cœur !
Lucifer, lui aussi emporté par la colère, approuva sans réfléchir.
- Tue-le !
La détente d’Urmacht fut impressionnante de force et de vitesse. Deux cents kilos de muscles et de haine fusèrent vers Grar qui s’élança à la rencontre de son adversaire. La hache et l’épée tournoyèrent.
Les deux lames s’entrechoquèrent avec une violence inouïe. Celle d’Urmacht repoussa l’épée de Grar. Le démon releva son arme et l’abattit aussitôt sur la tête de son adversaire. Le Sligr parvint à relever sa lame et para le coup qui l’aurait ouvert en deux. L’épée recula jusqu’à toucher son front, mais il tint bon.
Les deux combattants se figèrent une seconde. Les démons qui faisaient cercle autour d’eux observaient avidement, sûrs de la victoire de leur général.
Puis les lames repartirent. L’acier frappa l’acier, encore et encore. Urmacht se déchaînait, balançant sa hache de droite et de gauche, décidé et à réduire en charpie la bête qui osait accuser son père d’avoir corrompu son peuple. Mais Grar contrait tous les assauts, maniant son épée avec une adresse qu’on n’aurait jamais soupçonnée chez un Sligr. On eût dit que la lame avait une volonté propre, qu’elle avait été forgée pour protéger son porteur.
Urmacht porta un coup de taille. Grar se baissa pour l’éviter et, dans le même mouvement, plaça une attaque aux jambes du démon. L’acier entailla la chair du mollet, et un flot de sang noir se répandit sur la roche. Urmacht grogna et frappa du poing, atteignant le Sligr en plein visage. Grar fut projeté en arrière et roula sur le sol, mais se releva à temps pour bloquer un nouvel assaut.
Il riposta avec une habileté sidérante. Pivotant sur ses talons, il dégagea son épée et l’abattit sur le coude du démon. Un craquement écoeurant retentit.
Le bras d’Urmacht s’envola.
Le fils de Lucifer poussa un hurlement effroyable tout en serrant de la main gauche son moignon d’où jaillissait une fontaine de sang. Sans s’arrêter, Grar releva son épée et frappa.
Urmacht ne dut qu’à un réflexe de ne pas se faire trancher la tête. Lâchant son bras blessé, il saisit le poignet du Sligr, bloquant la lame à un centimètre de son cou.
- Je ne te laisserai pas gagner si facilement, grogna-t-il.
- Ah ouais ?
Grar, se baissant à peine, ramassa la hache à laquelle s’agrippait encore la main tranchée d’Urmacht. Dans un unique mouvement empreint d’une puissance effrayante, il lui fit décrire une courbe étincelante qui s’acheva au milieu du crâne du démon.
Les yeux d’Urmacht se voilèrent. Sa peau noire vira au gris alors que son sang jaillissait de sa tête ouverte. Il lâcha le bras de Grar et s’écroula en arrière. Son corps tomba lourdement sur la roche.
Puis ce fut le silence.
Les démons contemplaient, sidérés, le cadavre de leur plus grand général. Qui aurait pu croire qu’il serait vaincu si facilement par un animal de la surface ? Il n’avait même pas réussi à blesser son adversaire !
Des explosions de feu retentirent dans les profondeurs. Quand elles s’éteignirent, la voix de Lucifer résonna dans la grotte.
- Impressionnant. Très impressionnant. Sans nul doute, te voilà devenu bien plus puissant qu’auparavant. Il y a peu de temps, vaincre trois de mes enfants n’était pas une tâche aisée pour toi. Et voici qu’à présent tu abats sans mal mon fils préféré ! D’où tiens-tu une telle force ?
Pour toute réponse, Grar avança vers le pont de pierre qui menait au trône.
- Laisse-moi deviner, susurra Lucifer. Tu as dû recevoir l’aide d’un Dieu. Mais certainement pas celle de Kalrok. S’il avait pu faire de toi un tel guerrier, il l’aurait fait depuis longtemps. Non, c’est un autre de mes ennemis qui t’a renforcé. Ce qui signifierait que tu as trahi le Dieu de tes ancêtres…
Lucifer ne décela aucun trouble dans l’attitude de Grar. Pourtant, il sentait qu’il était sur la bonne voie.
- D’ailleurs, Kalrok veut la mort de tous mes enfants. Toi, tu ne cherches qu’à me tuer… C’est bien la preuve que vos opinions ont divergé…
Le Sligr avançait vers le pont. Il n’était plus qu’à dix mètres des démons qui lui barraient la route.
- Ce qu’il dit est vrai, lança Grar à ses adversaires. Je ne veux pas votre mort. Disparaissez.
Les démons ne s’écartèrent pas. Au contraire, ils firent un pas en avant et pointèrent leurs armes sur le Sligr.
- Sais-tu que cent mille démons peuplent ces cavernes ? gronda Lucifer. Penses-tu avoir la moindre chance de m’atteindre ?
- Tu laisserais ton peuple se faire massacrer pour ne pas avoir à m’affronter ? Je croyais que le grand Lucifer serait un peu moins lâche…
- La provocation ne marchera pas sur moi, Grar. C’est moi qui l’ai inventée.
Lucifer eut un sourire mauvais. Puis il leva le bras.
- A l’attaque !
Des centaines de démons se ruèrent sur Grar, l’assaillant par-devant, par derrière, sur les côtés, par-dessus… Les fils de Lucifer se bousculaient, bondissaient les uns par-dessus les autres pour réduire en miettes le meurtrier de leur général. De véritables mâchoires de métal se refermèrent sur le Sligr.
Qui fonça droit devant lui.
Les démons qui lui faisaient face l’atteignirent avant les autres. Ils furent accueillis par un terrible coup d’épée horizontal. Une rangée de têtes s’envola. La hache d’Urmacht, que le Sligr avait conservée, frappa à son tour. Le deuxième rang s’écroula.
Grar poursuivit sa course sans ralentir, l’épée dans la main droite, la hache dans la main gauche, fauchant tout ce qui se dressait devant lui. Les démons qui arrivaient derrière lui ne parvenaient pas à le rattraper, tandis que ceux qui cherchaient à l’arrêter tombaient sous ses coups implacables. Le Sligr recevait bien sûr de nombreuses entailles, mais il n’y prêtait aucune attention, entièrement concentré sur sa progression.
Tant qu’il ne faiblissait pas, il avait une chance d’arriver jusqu’à Lucifer.
Son épée trancha une jambe, remonta pour arracher une tête, revint sur sa droite pour fracasser deux bras ainsi la lance qu’ils tenaient. Sa hache brisa un crâne, une épaule, une masse d’armes, une poitrine, une faux. Les deux lames virevoltaient autour de lui, pulvérisant tout ce qui tentait de l’attaquer.
Lucifer se rendit compte que Grar avait traversé la moitié de son armée. Encore quelques secondes à ce rythme, et il atteindrait le pont, où aucun démon ne se trouvait.
Comment un mortel pouvait-il posséder une telle force ?
- Du nerf ! clama le seigneur des Enfers. Etripez-le !
Les démons redoublèrent de violence, se précipitant sur le Sligr, frappant aveuglément. On eût dit qu’une marée de rouge et de noir bouillonnait autour de Grar. La principale conséquence de cet enthousiasme était qu’ils se blessaient les uns les autres, mais leur énergie parut cependant ralentir quelque peu l’envahisseur.
Parut.
Grar retrouva très vite ses moyens et regagna sa vitesse. Le flot de démons qui l’assaillait de tous côtés ne semblait même pas le déranger. Résolu, il courait droit vers Lucifer.
Une lame lui entailla la cuisse. Il abattit son agresseur d’un revers destructeur, renversa d’un coup d’épaule le groupe de démons qui le chargeait sur la gauche, fit exploser d’un coup de hache la mâchoire d’un autre adversaire. Un démon fonça droit vers lui, épée au poing, et d’un coup d’estoc lui taillada l’épaule. Grar frappa.
Son épée traversa l’abdomen de son ennemi. Soulevant sa victime embrochée, Grar la jeta sur les créatures qui le suivaient. Le cadavre leur tomba des les jambes, les faisant trébucher.
Et Grar réalisa que plus personne ne se tenait devant lui.
Il était parvenu sur le pont.
Se retournant, il faucha d’un ample coup horizontal les démons qui allaient le rejoindre, puis reprit sa course vers Lucifer.
Le Seigneur de l’Enfer vit arriver son ennemi, créature brune maculée de sang poursuivie par une immense vague rouge.
Et pour la première fois, il comprit vraiment qu’il n’avait pas affaire à n’importe qui.
- Encore vivant, toi ? fit Lucifer en se dégageant.
Alkion se mit en garde.
- Pour ton malheur, oui, répondit-il.
Le Seigneur des Enfers jaugea son agresseur. De toute évidence, Alkion avait échappé à son contrôle. Ses yeux rouges brillaient de détermination, et tout dans son attitude criait sa liberté retrouvée. Ses ailes noires, menaçantes, s’étaient dressées au-dessus de sa tête. Son épée était pointée droit vers le cœur de Lucifer.
Ce dernier réalisa qu’il n’avait aucune emprise sur le Paladin Noir. Il ne pouvait pas le tuer comme il avait abattu ses autres démons. Il ne pouvait en fait lui lancer aucun sortilège. Pas tant que son armure de karalite le protègerait.
Le plus puissant guerrier de l’Enfer venait de se retourner contre son maître.
- Tu n’aurais pas dû me trahir, grinça Lucifer. Ta place était réservée dans mon royaume.
- J’ai une chose plus importante à défendre que ma place à tes côtés, répliqua Alkion. Tant qu’il sera à ta merci, je n’abandonnerai pas. C’est pour le sauver que je me suis libéré de toi.
- Mais tu sais que me tuer ne fera que le condamner.
- Je sais. C’est pourquoi je vais te vaincre et t’enfermer pour l’éternité.
L’ombre d’un sourire apparut au coin des lèvres de Lucifer.
- T’en crois-tu capable ?
- Plus que jamais. Grâce aux pouvoirs que tu m’as donnés.
Lucifer leva son épée.
- Alors finissons-en.
Ils se ruèrent l’un sur l’autre comme deux lions en fureur. Leurs lames se heurtèrent avec toute la violence de leurs pouvoirs démoniaques. Alkion glissa sur la droite, plaça un coup de taille fulgurant. Au terme d’une courbe pleine de grâce, l’épée de Lucifer intercepta l’attaque. Son pied s’envola et fusa vers la tête du Paladin Noir. Celui-ci para d’un revers de la main puis bondit dans les airs, abattant son arme sur la tête de son ennemi. Lucifer esquiva l’assaut puis sauta à son tour. Leurs ailes battirent, et ils se rejoignirent en plein vol pour se livrer une passe d’armes aérienne d’une beauté envoûtante.
Alkion dévia une estocade puis se posa sur un pic rocheux. Lucifer plongea sur lui en frappant du tranchant de sa lame. Le Paladin Noir évita le coup d’un mouvement souple parfaitement contrôlé avant de bondir sur un autre promontoire. Lucifer le poursuivit, et leurs épées s’entrechoquèrent. Alkion bondit encore une fois et retomba au sol. Le roi des Enfers le rejoignit, bloqua une botte sournoise et, d’un moulinet élégant, visa la gorge de son adversaire. L’épée du Paladin remonta en une courbe vive et détourna celle de Lucifer.
Une aile blanche frappa Alkion de plein fouet. Le Paladin fut projeté en arrière mais parvint à reprendre le contrôle de sa trajectoire avant d’empoigner un pic de roche, de tournoyer autour et de revenir sur Lucifer en un vol plané meurtrier. Le Maître des Enfers esquiva son balayage et porta un coup d’estoc. Les ailes noires d’Alkion se refermèrent devant lui, et la lame diabolique glissa sur leur membrane.
Les ailes s’écartèrent et les épées se rencontrèrent. De sa main libre, Alkion porta une manchette au cou de Lucifer. Ce dernier lui agrippa le poignet et tenta de le briser d’une clé impitoyable. Le Paladin Noir amorça un saut périlleux arrière, et ses deux pieds percutèrent le visage de Lucifer, qui dut lâcher prise.
Deux ailes se frappèrent avec une violence formidable, suivies de deux lames qui s’entrechoquèrent dans une explosion d’étincelles avant de terminer leur course contre une colonne de roche, qui vola en éclats sous l’impact. Alkion saisit au vol une grosse pierre qu’il lança sur son ennemi dans un jet fulgurant. Lucifer fouetta l’air de son épée, et les deux moitiés du projectile passèrent de chaque côté de sa tête.
Le duel continua. Lutte acharnée entre deux guerriers prodigieux, peut-être les plus grands que le monde ait jamais connus. Combat sans pitié entre un ange immaculé et un démon noir comme la nuit. Tourbillon d’ailes gigantesques et de lames tranchantes, de coups et de parades d’une vitesse folle.
Lucifer était déterminé à vaincre. Il venait enfin de retrouver son pouvoir, il n’allait pas laisser un sous-fifre le lui arracher. Pour sa part, Alkion faisait preuve d’une volonté inébranlable. Sa survie en elle-même n’avait aucune importance.
Mais il avait une excellente raison de ne pas mourir ici.
Grar n’en pouvait plus. Il avait dû perdre la moitié de son sang. C’est à peine s’il réussissait à se maintenir debout. Tôt ou tard, Lucifer allait le trouver, le vaincre, l’achever.
Alors tout serait perdu.
Mais Grar ne pouvait s’y résoudre. Il était venu ici pour accomplir sa destinée. Et il ne repartirait pas sans avoir occis son ennemi.
Mais que pouvait sa volonté face à un tel écart de force ?
Son gourdin au bout du bras, Grar errait au milieu des pierres. Il eut un instant la pensée que ce décor de tempête figée était d’une beauté sauvage et envoûtante. Un bel endroit pour trouver une mort honorable.
Puis il se reprit. Il n’était pas encore mort. Il restait toujours un espoir.
C’est alors qu’il entendit les bruits du duel.
N’y comprenant rien, il s’approcha de la lumière émise par Lucifer, facilement repérable au milieu des ténèbres qui régnaient dans la grotte. Au bout d’une minute à se traîner de rocher en rocher, il parvint sur les lieux du combat.
Il n’en crut pas ses yeux.
Alkion et Lucifer étaient engagés dans une bataille de titans, un affrontement d’un autre âge que le Sligr ne parvenait même pas à suivre des yeux. Les deux adversaires virevoltaient, volant d’un échange à l’autre, leurs épées semblant frapper de tous les côtés à la fois. C’était une lutte époustouflante, une démonstration de talent que nul n’aurait jamais observée sur Terre.
Grar était complètement écrasé par la puissance des deux bretteurs.
Le pied de Lucifer frappa Alkion à l’épaule. Le Paladin bascula, mais se rattrapa s’une roue sur une seule main et, d’une simple poussée des doigts, se projeta dans les airs pour éviter un coup de taille. Il retomba dans le dos de Lucifer, et tous deux firent volte-face pour abattre leurs lames. Des étincelles jaillirent.
Le Seigneur des Enfers bondit en arrière. Dans sa main libre apparut un fouet barbelé qui siffla en filant vers Alkion. Le Paladin l’esquiva en se ployant en arrière, puis se redressa et chargea lame tendue en avant. Lucifer tenta un coup d’aile qu’Alkion para avec les siennes avant de porter un coup de pointe.
Sa lame ne traversa que le vide, car le roi des Enfers s’était décalé d’un léger mouvement du buste. Son fouet claqua une seconde fois.
Et s’enroula sur les mollets d’Alkion.
Le Paladin n’eut pas le temps de réagir. Une violente traction le souleva dans les airs avant de l’abattre sur le sol de pierre, qui se fracassa dans un bruit sinistre.
Tout comme l’armure de karalite.
Des fragments de métal s’éparpillèrent au sol. La plaque dorsale sauta de son emplacement et glissa à terre. Lucifer lâcha son fouet et tendit la main vers son adversaire. Une flamme blanche naquit dans sa paume.
- Adieu, mon ami.
De là où il était, Grar comprit que Lucifer allait achever son ennemi cloué au sol. Alkion n’avait aucune chance de renverser la situation.
Mais Grar, lui en avait une.
Lucifer lui tournait le dos. Un seul bien placé pouvait mettre un terme à des millénaires de terreur et de souffrance. Peu importait la fatigue. Peu importait la douleur. Peu importait la puissance du Dieu.
C’était l’occasion.
Une force nouvelle gagna les muscles de Grar. Une force dont il n’aurait pas soupçonné l’existence. Une force issue de toute l’histoire de son peuple, une force issue de toute sa lignée. Une force née d’une volonté millénaire de porter le coup fatal à l’ennemi de toute vie.
Grar se sentait immensément puissant, plus encore que dans les instants où il exécutait le Sacrifice.
L’heure avait sonné.
Il s’élança dans un mouvement chargé de puissance, chaque muscle, chaque nerf tendu dans le seul but de frapper l’ennemi à mort. Le gourdin fendit l’air en une courbe empreinte de rage.
Qui s’acheva dans la paume de Lucifer.
Le Seigneur des Enfers venait de se retourner, bloquant d’un seul geste le terrible coup de Grar. Plus vive qu’un serpent, sa main se referma sur le cou de Grar et commença à serrer.
- Tu croyais me surprendre ? Je t’ai repéré dès que tu es arrivé ! Quel dommage… Ta dernière chance vient de s’effondrer…
- Gargleu…
Lucifer planta ses yeux dans ceux du Sligr.
- Tu veux dire quelque chose ? Ton dernier mot ? (Il desserra sa prise.) Je suis vraiment trop bon… Vas-y, parle.
Grar prit une grande inspiration, prêt à lâcher un abominable juron. Puis, soudain, ses yeux s’agrandirent, se fixant sur un point situé derrière l’épaule de Lucifer.
Ce regard trahit l’effet de surprise. Instantanément, le Seigneur des Enfers lâcha sa victime et pivota pour riposter à l’assaut d’Alkion…
Qui ne vint pas.
Alkion était toujours étendu à terre, pas encore remis de son choc contre le sol. Il ne s’était pas relevé, il n’avait pas chargé, et ce n’était pas lui qui avait rendu espoir à Grar.
Ce qui signifiait que…
- Et merde, fit Lucifer.
Au même instant, le gourdin de Grar le frappa sous l’aisselle gauche avec une violence incroyable. Lucifer sentit ses côtes se fracasser et transpercer son poumon puis son cœur, juste avant que sa colonne vertébrale ne se brise. L’attaque le souleva de terre et l’envoya s’écraser au sol. Là, il cracha du sang en abondance. Une tache écarlate macula sa tunique blanche. Lucifer tenta de se redresser, mais son corps brisé ne lui obéissait plus.
Grar se dressa au-dessus de lui, gourdin brandi.
Lucifer eut un dernier sourire.
- Tomber dans un piège aussi grossier. Je me croyais meilleur que ça.
Un hoquet lui tira encore un peu de sang. Il jeta au Sligr un regard plein de douleur.
- Mais crois-moi, nous nous reverrons. J’aurai ma revanche.
- J’en doute, répondit Grar.
Et, dans une ultime attaque plus dévastatrice que la fin des temps elle-même, le gourdin broya la tête du Seigneur des Enfers.
Il n’y eut pas d’explosion, pas d’âme tourmentée s’échappant du cadavre pour s’envoler vers les cieux, pas de cataclysme ravageant l’Enfer désormais privé de son maître. Il n’y eut rien. Le corps de Lucifer resta simplement immobile, son crâne écrasé sous le gourdin du Sligr.
Grar lâcha son arme. Toute force le quitta, et il tomba sur le dos. Pour la première fois depuis longtemps, un véritable sourire fendit son visage.
- Je l’ai fait. C’est fini.
Et, sur ces mots, il s’évanouit.
Alkion se redressa. Il regarda le cadavre de Lucifer, puis le Sligr endormi. Ecartant les bras, il appela son pouvoir.
Ses ailes déchirées se reconstituèrent, ses blessures se refermèrent et le sang qui maculait sa peau disparut. Les fragments de karalite s’envolèrent et vinrent reprendre leur place, reformant la puissante armure du Paladin Noir. Son épée bondit et alla se loger dans son fourreau. Alkion se tourna à nouveau vers Grar.
- Non, ce n’est pas fini, déclara-t-il. Au contraire. A présent, si je ne fais rien, tout sera perdu.
Il déploya ses ailes.
- Je devrais te tuer pour ce que tu viens de me faire, Sligr. Mais tu as bien mérité ta survie.
Un flot d’énergie quitta le corps d’Alkion et pénétra dans celui de Grar.
- Ceci devrait te permettre de résister aux épreuves que tu as subies. Maintenant, nous sommes quittes. Adieu.
D’une unique détente, Alkion se projeta dans les airs et, en quelques battements d’ailes, gagna la grande porte, désormais ouverte.
Puis il disparut.
Ombre parmi les ombres.
Son arc était tendu.
Sa cible au bout de la flèche.
Sa position sans faille.
Il bloqua son souffle. Se prépara à ouvrir les doigts. A prendre une vie de plus.
Il ne savait pas qui était cet homme. Il ne savait ce qu’il représentait, qui le pleurerait ni qui se réjouirait de sa mort.
Il savait juste que l’Ordre l’avait condamné.
Et que l’Ordre ne se trompait jamais.
Soudain, à l’instant même où il allait décocher sa flèche, il sentit une vague de chaleur se répandre dans ses entrailles. Il sentit une puissance étrange le gagner, il sentit une rage immense naître en lui. Comme si une chose terrible venait de se loger en lui.
L’impression s’évanouit très vite, et il se demanda si ce n’était pas une illusion. Non. Impossible. C’était trop réel.
Un malaise le prit. Il respira péniblement, ses membres se mettant à trembler, la sueur perlant sur son front. A côté de lui, le guerrier qui partageait sa cachette s’inquiétait.
- Ca va, commandant ? On dirait que vous venez de voir le diable.
Il se tourna vers la cible, un homme en tenue de magistrat qui chevauchait avec ses gardes sur la route de Lazdèn.
- Dépêchez-vous de l’abattre, il va sortir de la fenêtre de tir. Hé, vous êtes sûr que ça va ?
L’archer retrouva son souffle. Ses tremblements cessèrent, et le calme revint dans son esprit. Tout avait disparu.
Il banda une seconde fois son arc.
- Ca va très bien, merci, répondit Namâric Alkionson.
![]()
Azerty K.O par ownage ![]()
Carrément, mon truc va faire complètement ridicule à côté, mais je vais quand même poster pour l´honneur, dès que ma relecture sera finie. ![]()
Ca m´apprendra à défier le Maître. ![]()
Par contre j´ai survolé et tu as fait apparaître Namâric...ce qui est balo car je comptais peut-être intégrer ce duel à not´ projet ou à une éventuellement hypothétique fic´ sur Grar, mais je pourrai pas si tu fais intervenir un personnage inconnu...ce qui ferait une entorse à la règle que je voulais appliquer. -_-
Et évidemment, ça m´aurait beaucoup plus d´intégrer ton duel de-la-mort-qui-tue, parce que même après quinze ans sans écrire tu m´exploserais toujours aussi bien. ![]()
Comme le dit ´tako, j´me suis bien fait pwned.
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Vive la bombe à neutrons. ![]()
T´inquiète pas pour Namâric, il ne fait que citer son nom dans l´intro et apparaître dans la conclusion, on peut largement le remplacer par quelqu´un d´autre.
Quoique... Il intervient dans les motivations d´un autre perso, donc peut-être pas si optionnel que ça. Enfin bon, on verra ce que tu peux en faire.
Le fait est que ça me permettait de modifier un peu le personnage, qui commençait à me gonfler par son absence d´objectifs dans le vie.
Et puis ne te décourage pas si vite, c´est loin d´être mon meilleur duel, il se peut que tu aies tes chances.
Et au fait :
"tu as fait apparaître Namâric...ce qui est balo car je comptais peut-être intégrer ce duel à not´ projet ou à une éventuellement hypothétique fic´ sur Grar, mais je pourrai pas si tu fais intervenir un personnage inconnu..."
Qu´il ne puisse pas apparaître dans une fic sur Grar, d´accord. Mais pourquoi ne pourrait-il pas se trouver dans votre projet ? C´est un combattant de l´Arène, après tout...
J´ai lu ton duel KaiM.
Je n´avais aucune chance.
Il me faudra de nombreuses heures d´écriture avant de pouvoir un jour prétendre avoir le même talent. Qui plus est, tes personnages sont (légèrement) plus vivants qu´avant dans ce duel...qu´adivendra-t-il du suspense si tu perds ton dernier défaut d´écriture? =)
Dommage que tu aies tué tant de Démons, mais après tout tant qu´il en reste, ça va.
Ca fera un peuple mutilé, mais qui pourra sûrement se reconstruire.
Bref, au moins ce "combat" (massacre, mise à mort plutôt
) nous aura permis de voir un magnifique duel, et t´aura permis de sortir de tes vecteurs, équations différentielles et autres joyeusetés que je ne puis imaginer.
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Vive la bombe à neutrons. ![]()
J´ai lu les deux, et en effet je pense que KaiM est largement vainqueur. De toutes façons, comment ne pas donner la victoire à quelqu´un qui a écrit un tel roman ? Encore si ça n´avait été que du remplissage destiné à donner de l´allure à un texte creux, mais là c´est absolument parfait de bout en bout.
Je me souviens qu´à plusieurs reprises je tentais de dénicher un coquille, une répétition, une petite futilité qui pourrait me donner la satisfaction de ne pas avoir à faire à un maître absolu... Mais non
Aucune faute, tout est magnifique. Je ne m´attendais pas à un tel niveau, je suis vraiment bluffé...
Azerty, j´ai été un petit peu déçu de ton texte je dois le reconnaître
C´est peut-être parce que je l´ai lu après celui de KaiM (et c´est vrai que la comparaison est malhonnête envers toi), mais voir que lui met deux posts à écrire ce que toi tu cases en un petit paragraphe ne joue pasen ta faveur. Mais même, je pense que j´aurais espéré un duel plus long, mieux décrit, en allongeant les scènes imortantes (avant le duel, la confrontation orale entre les deux protagonistes, après la mort de Lucifer etc...) que tu n´as pas baclées mais moins développées qu´elles n´auraient du l´être.
Bon je ne vais pas essayer de me faire ton bourreau car malgré ça tu as un style qui me surplombe toujours, et c´est vrai que mon jugement doit être entaché de la comparaison avec l´autre monstre mais voilà, je te dis ce que je pensais
Et je pense que tu en conviendras, ça n´est pas ton meilleur duel (je trouve celui contre Akhnamenra d´une bien plus grande facture par exemple). ![]()
bien meileure facture*
C´est mieux comme ça je pense ![]()
Go!
-Eh bé KaiM, quel pavé! Tu remportes haut la main le prix de la longueur sur ce forum, même si il y a de fortes chance que tu ne garde ce titre que jusqu´à la fin de la semaine ![]()
-Az´, tu pêche (des poissons) gravement par la longueur, mais j´y reviendrait. N´empêche que owned ![]()
-l´intro de KaiM est trés bien foutu, car non seulement elle donne le ton, mais en plus elle englobe ce combat dans un récit historique grâce au récit de Namâric, et montre à quel point ce duel est important pour le monde entier.
-En contrepartie, celle de Az´ est baclé. Vraiment. J´aurais presque préféré, que comme KaiM, tu ne t´attardes pas sur le voyage au lieu de cette demi-page qui me semble tellement énorme qu´elle en devient risible: Tierak est appelé avec une aisance incroyable, il est à peine décrit, le dialogue est stupide ("´kikoo j´veu partir oz enfer pour b ter Lucifer koi lol rofl ptdr" "Ca marche troooo, toi t mon pote jte kif de tro MMMMDDDRR!") tant par sa briéveté que par la confiance aveugle que Tierak met en Grar. Pour le Purgatoire, un peu plus de description aurait été apprécié, car trois ligne, c´est pas grand chose quand même...
-KaiM, ton enfer est un peu... kitch. Je veux dire, les riviéres de lave, les dômes, les grottes les palais les démons, les stalactiques, ça manque un peu d´originalité. On es en enfer, pas dans un clip des YMCA!
-Zezert, y a, une petite incohérence (que tu ne pouvais pas connaître, c´est vrai) au niveau du purgatoire: En théorie, le Purgatoire est reservé aux serviteurs de la mort, uniquement à eux. Ce sont les seuls qui penvent voyager au Paradis, en Enfer et sur Terre par un moyen "physique" (des sortes de nacelles qui font le lien dans le multivers.). En théorie donc, aucune autre créature ne peut employer les chemins du Purgatoire. Pour les Démpons et les anges, je pense qu´il vaut mieux les faire passer d´un monde a un autre directement. c´est important car le Purgatoire est l´un des lieux les plus secrets et les plus protégés de l´univers entier, voire même LE lieu. Faudra que je bosse un peu sur ça.
-KaiM´, Il y a quelques maladresses, et sur certains point, on voit en effet que ça fait nu ans que t´a pas touché à la plume. Il y a des periphrases qui m´ont semblés lourdes, des formulations un peu trop simple. Il manque une ambiance, des adjectifs, pour rendre palpable la tension du combat.
-Az´, tu décris pas les bonnes choses. Le type de démon, pour être franc, on en a rien à cirer, maintenant, surtout si à coté tu zappe la description de Grar lui-même. Ce genre d´erreur donne un coté difforme à la trame de ton texte (j´me comprend kikoo lol ptdr) et déstabilise complétement. Tu fais içi exactement ce que tu critiquais chez le-maître il y a deux pagesn la phrase action, le syndrome du résumé. eh oui, ça touche tout le monde.
-KaiM´, que ce soit pour le monde, Grar, ou même lucifer, on sent que tu n´a pas une énorme marge de manoeuvre. Tout semble... emprunté, ce qui est vrai d´ailleurs, mais ça devrait pas se voir. Je sais pas à quoi c´est du dans le texte, e j´ai la flemme de chercher, mais je te le signale, car, même si ça permet au combat de sentir bon le meuble Ikéa, c´est quandmême un défaut. pom donc.
-"Enfin, après quelques heures de marche où il était passé totalement inaperçu, il arriva devant Lucifer, son ennemi de toujours et la clef de sa destinée." =>> Bonjour, je m´appelle Grar, je me fais passer pour un démon, et j´arrive devant Lucifer en trainant les pieds dans les corridors de l´enfer. C´est le Diable, bordel! Le diable est pas assis dans un coin du palais en train de jouer aux barbie, il trône, avec des gardes et des gardes, par centaines. La maniére dont Grar arrive fait vraiment minimalisme, et ca doit pas être ton but içi, non?
-Le combat contre les démons de KaiM est hyperbolique à mort, mais c´est pas n´importe quel combat, et faut bien ça pour vaincre le Diable, donc c´est parfait. J´opte donc plus pour ce choix-là.
-Bon, az´, y a presque aucune description. Ni de Grar. Ni des colosses. Ni des Enfers. Ni de moi. Pas content ![]()
-Kaim, Au début du combat contre Lucifer, on voit trés bien et la force et la tenacité de Grar. Necron tremble déja à l´idée de le combattre. Même s´il est forcé de gagner.
-Az´, envoyer les flammes et autre connerie, c´est une bonne idée au départ, mais ça devrait pas durer aussi longtemps. Au final, le combat contre Lucifer est minuscule, à coté. Encore une fois, la trame de l´histoire est déséquilibré, car n´est pas centré sur notre ami le Diable.
-KaiM >>Le combat contre Lucifer est efficace, mais manque un peu de rythme. Trop long. Pas assez varié. Peut-être parce que je suis pas dans la duello-mania qu´a Az´ ou autre, mais j´ai trouvé que cette partie manquait cruellement de punch. Maintenant, les coups sont maitrisés, dressés avec Maestria. On sent les 1300 pages du cycle derriére.
Interlude
Oui, je met que les défauts. Et alors?
Fin de l´Interlude
-Az´ tes dialogues sont parfois assez enfantin. Manque un peu de conviction, d´art, de lyrisme là-dedans. Récite pas des poêmes, lmais essaye de faire passer au mieux les émotions, parce que là, c´est un peu raté. Faudrait que tu lise lpus de piéce de théâtre contemporien ![]()
-Kaim, Les dialogues sont bien, pas trop stéréotypée, classe, ect... Y a de bons moments, comme au quand Lucifer, fou de rage, attaque Grar avec son trône-armure, en hurlant "tu ne sais rien". C´est la classe.
-Alkion... (KaiM toujours, j´ai plus de chose à dire sur lui que sur Az´) bonne idée, de faire apparaître le Seigneur des Paladins noir, mais je t´avoue préféré un personnage "original", sans référence au cycle. Mais c´est trés bien comme ça, surtout si on revoit Albion plus tard, et qu´on intégre les Paladins noir dans ce monde-là. (tiens, je glisse vite fait une petite référence dans les lévres d´Ankou pour le combat contre MCM
)
--Des répétitions, des maladresses facilement évitable, entache ton combat. Un must : "faisant trembler encore plus le sol". C´est le genre de phrase catstrophique qui sont à la limite de ridiculiser l´auteur. Relis-toi, bidiou!
-L´ange est trés bien foutu dans son rôle de neo-Loussaïiefeur en plus beau et plus psychopathe. J´ai un peu moins apprécié le combat avec Albion, qui, si il reste magnifique, me semble ...survolé -Hahahahahaha... hahaha...haha...haaa...- (en plus, je prévois un duel aérien aussi contre MCM
) T´en avais marre, nan? 21 page, ça soule.
-Le neo-loussaiepheur d´Az´ est à la fois lpus classe est moins classe. Moins "divin" par sa nature, le coup des visages des victimes, en recanche, c´est génial.Méz il manque encore une fois... tiens, des descriptions, des textes d´ambiances?
(Negatum est fier de vous présenter: Le Détail du jour ![]()
- le "Eh merde" casse absolument tout à mon avis, et le point culminant du combat se transforme en humour un peu con.
(C´était Le Détail du jour, avec Negatum! padabapapapaa dabaa!)
-Ehdidon, az´, pour un fan de démon, je m´attendais à un peu plus de... cynisme, de charisme, de la part de Lucifer. Il parle pas beaucoup, et quand il parle, on regrette qu´il ne se taise pas. Je l´aurais vu bien plus persuasif, bien plus charismatique, surtout venant de ta part.
-Sinon Kaim´, tu zappe et l´arrivée et le départ de Grar des Enfers. C´est pas vraiment un défaut, hein, mais j´aurais aimé voir comment tu te serais débrouillé.
Conclusion:
-KaiM, avec toujours autant de maîtrise et d mestria, a produit un magnifique dul, plein d´idée et de punch, maitrisant toujours avec ardeur l´art du combat. Mi amitiados, senor. ![]()
-Az´, en revanche, ton combat me parait baclé. Tout le potentiel, que tu aurais pu réussir à retranscrir est gaché par tes erreurs monumentales de style et une action beaucoup plus rapide.
Je décerne donc, sans surprise, la victoire au seigneur KaiM. Bravo master!
(Et un formulaire, un!)
Mutako
+1 en effet. Az´ aurait réalisé un duel de cette facture lors de son duel contre toi, je t´aurais accordé la victoire sans une seule hésitation.
D´où le probléme de s´y prendre trop tard ![]()
PPS (aprés j´arrête, promis): Az´, ton duel est loin d´être nu des lpus longs.Mon combat Nec/Moujah fait 29500 carac, et je crois que le combat entre toi et Mutako doit pas faire loin de ça, ainsi que le duel entre Abanfir et Myriam. Sans compter bien sur le pavé d´Amir quand il s´est battu contre KaiM.
Quoique peut-être, en fait ![]()
Bah voilà j´le savais qu´c´était pas réussi, mais j´avoue que je pensais pas l´avoir tant foiré. :/
Dommage de gâcher mon seul duel contre KaiM ainsi...
:pendu:
__________________________________________________
Vive la bombe à neutrons. ![]()
Voilà mon duel contre Tyruvien de Gorgot. On sent que j´ai un peu rouillé, et perdu la main, mais bon... (J´ai un peu peur de passer après kaim et az´ en plus
4 pages et demi, pour 13 500 caractères
Enjoyez ! (ou essayez)
Une vie d’errance. Un matin dans une auberge, le soir dans une autre. Du sang à longueur de journée sur le corps. Une cible au Nord pour le déjeuner, un artefact jalousement gardé à récupérer pour le souper. Satan prend du pouvoir, fait éliminer ses concurrents, s’arrange pour dérober des armes puissantes. Son plan avance, évolue, se complexifie et ses branches se multiplient. Mais grâce à qui ? Grâce à un pauvre bûcheron qui signa un pacte contre sa vie…
Et ce soir-là, ce pauvre bûcheron devait récupérer la Dague de Charun, une dague ensorcelée qui permettrait à Satan d’emmagasiner un stock d’âme rapidement et d’accroître sa puissance. L’ordre de mission informait qu’elle était en la possession d’un demi-elfe du nom de Tyrolien… Euh non Péruvien… Bob sortit le parchemin de sa poche, des bouts de cendre tombèrent du papier démoniaque. Le nom de la cible était Tyruvien, un demi-elfe comme il a été dit précédemment, trahis par son ancien employeur. Un mercenaire donc, voleur pour certains, assassin pour d’autres. Quelqu’un de vif, rapide et mortel pour qui ne s’y attend pas.
Le duel se passerait dans un village désert au fond d’une vallée, Satan avait tout organisé. Un de ces démons-trouffions avait pour mission de ramener une vieille épée plantée dans un rocher. Tandis que Tyruvien devait l’éliminer et prendre la lame pour la ramener à un inconnu. Cet inconnu était bien sûr à la solde de Satan, et il était certain que Tyruvien ne le reverrais jamais.
Bob, quand à lui, avait préparé le terrain depuis quelques jours, quelques explosifs par ci, quelques prévisions par là.
Il arrivait au bord de la falaise qui ouvrait sur la vallée. De là il pourrait observer facilement la situation. C’était une ville quelconque avec quatre routes bordées de maison qui donnaient sur une place centrale. Au milieu de cette place, se trouvait le rocher avec l’épée enfoncée. Encore un nain qui avait voulu faire le malin avec un chevalier après une fête bien arrosée… La terre est meuble dans la région, un peu de Durcium® de nain et elle devient dure comme du roc.
Bob passa un long moment à attendre, s’étirant, aiguisant sa lame et se préparant au combat. Le ciel était bien dégagé, la nuit serait belle. Une nuit de pleine lune en plus, le combat promettait. Bob s’en réjouissait.
Le soleil était en train de passer derrière lui quand le démon arriva. Il était maigre et de taille moyenne, deux cornes fourchues sortaient de son front et un bouc se dessinait sur son menton. Une vraie caricature pensa Bob…
Rikuy était fier, c’était sa première vraie mission depuis qu’il avait finis ses classes. Et qu’elle mission ! Il devait récupérer une puissante épée au pouvoir incommensurable. Il serait à nouveau respecté par les siens après cette mission. Satan lui donnerait peut-être même un peu plus de pouvoir. Il s’en réjouissait d’avance. La ville était déserte et l’épée était à peine à quelques centaines de mètres. Il en apercevait le pommeau. Et en plus ça allait être simple. Qu’elle belle soirée pour une première à la Surface.
Tyruvien était posté sur le toit de l’auberge depuis quelques heures maintenant. L’objet sacré était à portée d’un saut. Mais il devait attendre que sa cible se pointe pour pouvoir récupérer l’arme. Cible qui arrivait calmement de l’ouest, le demi-elfe ne distinguait qu’une ombre, le soleil couchant étant juste derrière lui. La silhouette semblait massive, de longue corne se profilant sur son crâne.
« Sûrement un démon de niveau supérieur, pensa Tyruvien, il faudra rester méfiant. »
Le démon approchait de plus en plus, sa taille diminuant a vu d’œil. Ce n’était qu’un effet d’optique… Tyruvien sortit sa rapière, un sourire se dessinant sur son visage, ça allait être de l’argent facilement gagné !
Rikuy était à deux pas de l’épée, mais où était Tyruvien ? Bob commençait à douter, le demi-elfe s’était-il aperçu du piège ? Une ombre flotta derrière le démon. Finalement, il ne se doutait de rien. Le démon n’avait rien remarqué et continuait d’avancer, l’ombre glissant derrière lui. Une lame se dégagea de derrière une cape. Bob commença à descendre la vallée pour se rapprocher.
La cible était à portée. Tyruvien bondit de son toit, virevoltant dans les airs puis toucha le sol sans un bruit. La poussière se souleva légèrement. Le démon n’avait rien entendu. L’assassin décrocha sa dague de sa main gauche et continua d’approcher. Il ressentit un écho de pensée hostile :
« Tu vas griller en Enfer, mouhahahahahahahaha !! !!!! ».
Il sauta en arrière, rengainant sa dague. Il atterrit sur des appuis parfaits, la rapière en avant.
- J’ai peut être manqué l’effet de surprise mais ta mort reste certaine.
Le démon se retourna.
Rikuy était près de poser ses mains sur l’épée, de plus en plus enthousiasmé et s’imaginant ses futures périlleuses missions. Il s’imaginait brûlant des familles entières d’humains quand un bruit derrière lui attira son attention. Il se retourna prestement, se plaçant en position de combat. En face de lui se trouver un être encapuchonné, plutôt maigre et de taille assez importante. Il rejeta en arrière sa capuche :
- J’ai peut être manqué l’effet de surprise mais ta mort reste certaine.
C’était un demi-elfe. Et il fondit sur le démon en un instant. Rikuy plongea sur le coté, la lame de l’assassin passa à quelques centimètres de son bras.
Le demi-elfe se redressa prestement et frappa verticalement vers le démon au sol. Rikuy prononça quelques mots, une longue barre de métal noire se logea dans ses mains. Il dévia la rapière, se relevant en pivotant et frappa latéralement les jambes du demi-elfe… Qui sauta, et en profita pour frapper Rikuy au visage d’un coup droit du pied. Le démon tituba en arrière, encaissa deux autres coups dans l’estomac puis trébucha sur le rocher enchanté. Son arme tinta deux fois au sol puis roula. Il essaya de se relever, mais Tyruvien le bloqua au sol en lui enfonçant la rapière dans l’épaule. Le démon poussa un cri de douleur, qui fut rapidement stoppé par un coup de dague dans la gorge. Le sang noir bouillonna au pied du roc ‘‘sacré’’.
Tyruvien regarda quelques instants le corps, sa peau frémit, des étincelles bleuâtres se mirent à parcourir son corps. Il se cambra puis tomba à genoux. Un halo bleu l’enrobait, s’intensifiant, son corps se courbait, se tordait, il se convulsionnait par terre, crachant et griffant la poussière. C’était la première fois qu’il tuait une créature supérieure à un être humain, et il ressentait un étrange et puissant afflux d’énergie. La légende de Charun se révélait donc vraie.
Bob observait la scène. Le combat avait été rapide, Tyruvien était un assassin précis et efficace. Mais il était au sol, il fallait en profiter. Comme disait Satan, n’attend pas de frapper ton ennemi à genoux si tu peux le faire quand il est au sol. Le bûcheron prit sa hache en main et lança la première charge du vrai duel.
Tyruvien vit du coin de l’œil le colosse, l’afflux s’arrêta un léger instant puis se déversa en une ultime vague dans chacune des parcelles de son corps. La puissance de cet décharge, lui permit de se projeter sur le toit le plus près. Il ne s’était jamais senti aussi vif et bien. Et il sentait que ce colosse renfermait encore plus de puissance. Il se ferait une joie de l’achever.
Erf, mes tirets ont chié, désolé ![]()
En avant, Necron (Negatum)contre Abanfir (Moicesmoi)
« Abanfir n’est pas un démon. C’est un Dieu. »
Abanfir regarda encore une fois autour de lui. Le plan qu’il avait préparé depuis des années avait suivi son déroulement de la meilleure façon possible. Certes, il y avait eu des retards, des anicroches et autres problèmes qui auraient pu le compromettre, mais, finalement, tout était presque fini.
Tout l’avait mené à cet instant. Ce moment apparemment futile où il était assis sur une pierre, au milieu d’un village en ruine et parsemé de cadavres, ce moment probablement inutile où sa main allait et venait, ferme et décidée, ce moment semblablement vain où les cinq derniers survivants attendaient le jugement. Abanfir leva le regard de son ouvrage et ses yeux se voilèrent un instant en regardant l’horizon. Il restait une dernière épreuve, vers laquelle tout convergeait.
Necron s’arrêta de courir et reprit sa respiration. Quelques minutes plus tôt, la sueur ruisselait sur son visage tendu sous l’effort qu’il devait fournir pour ne pas perdre de vue sa proie. Désormais, l’urée s’écoulait en cascades de son front à son menton, collant ses cheveux poisseux sur ses tempes. L’agent de la mort était tailladé depuis cinq cents mètres par un point de côté qui l’empêchait de suivre le rythme effréné que le vieillard gardait. La peur semblait lui donner des ailes aux pieds.
Tout avait, comme à l’accoutumée, bien commencé. Il était entré dans le cabanon de sa victime, et après quelques froides présentations décrivant les raisons de sa visite, Necron avait montré sa main porteuse du signe. L’homme avait hurlé et s’était effondré, les phalanges crispées sur sa tunique, à l’endroit de son cœur. Une crise cardiaque.
L’agent de la mort, habitué à ces réactions qui simplifiaient son travail, avait décidé d’appliquer le protocole et s’était approché du cadavre dans le but de vérifier le pouls. Et c’est là que tout avait commencé à merder. Le vieillard s’était redressé et l’avait envoyé d’un puissant uppercut dans l’armoire pourrie qui trônait dans un coin. Le condamné était sorti et avait cavalé vers l’ouest, l’aspirant derrière lui, d’abord proche, puis maintenant semé.
Necron s’assit et tenta de contrôler ses halètements. Malgré le froid ambiant, il était pris de bouffées de chaleur, dues à sa course et à la honte qui l’imprégnait. Il avait, pour la première fois, échoué. Il aurait pu se servir de ses pouvoirs, mais il était convaincu de pouvoir s’en passer. L’odeur de sa défaite l’imprégnait… Ou bien était-ce celle de la liberté ?
Se relevant, Necron regarda le ciel de l’horizon, voilé par des nuages grisâtres. Peut-être était-ce le signe du destin pour lui dire qu’il fallait abandonner son poste pour redevenir un simple petit garçon ? Peut-être était-ce la façon que Dieu avait de lui dire qu’il devait cesser d’être Necron l’agent de la mort pour redevenir Raphaël le guérisseur ?
Mais il rejeta cette idée. Pour l’instant du moins. S’il devait mettre un terme à sa carrière, il préférait que ce soit sur autre chose qu’un échec.
Il s’avança sur la route, suivant les pas de sa proie. Par chance, le sol était poussiéreux et les empreintes des lourdes enjambées du vieillard s’étaient parfaitement imprimées dans la terre presque sable.
Necron s’arrêta en même temps que la piste. Il s’accroupit et examina la route, avant de se relever. Il y avait un petit village un peu au nord, une sympathique bourgade où les gens aidaient n’importe qui pour n’importe quoi. Si le vieillard devait trouver un endroit pour être en sécurité, il ne pouvait mieux tomber.
Necron passa la main dans ses cheveux trempés et décoiffés, avant d’apposer un frêle sourire sur son visage. Tout s’arrangeait.
Le bourg était une place forte située en haut d’un promontoire rocheux, entouré de quatre hautes falaises, et d’une muraille qui l’encerclait maladroitement, jouant avec les différences de niveau entre les extrémités de l’élévation. Pour y accéder, il fallait emprunter un chemin qui grimpait en sillonnant autour de la petite ville, exposant un éventuel assaillant à une pluie de flèches. Une mesure de sécurité inutile puisque la bourgade était située bien loin du front et des champs de bataille.
Necron entra dans le village comme si de rien n’était, comme n’importe quel voyageur. Toutefois, il remarqua immédiatement le calme inhabituel qui imprégnait ce lieu. Chaque maison, chaque pierre, chaque planche, tout transpirait de ce silence, de cette aura de mort si angoissante. L’agent de la mort marcha le plus assurément possible. Un nouveau flot d’urée lui brouillait la vue, et ses mains moites avaient de plus en plus de mal à essuyer son front. Finalement, il déboucha sur une impasse, une grande place de pierres brutes qui devait normalement servir d’arrière-cour aux marchands et aux habitants du quartier. Mais Necron s’immobilisa en voyant un homme sur le sol, allongé, son visage tétanisé par la terreur, une main sur son cœur. C’était le vieillard.
L’agent sortit sa dague, craignant une nouvelle ruse. Il s’arrêta lorsque ses oreilles résonnèrent d’un bruit strident qui se révéla, au bout de quelques secondes, être un rire.
Necron releva le visage et aperçut, assis tranquillement sur une pierre isolée, un homme. Sa gorge déployée laissait sortir cette hilarité effrayante. Le fou rire mourut, laissant là une créature agitée de spasmes sporadiques. Il se leva, et deux objets tombèrent sur le sol. Une bouteille d’encre, et une plume. La première se brisa, la deuxième se posa souplement.
Abanfir s’avança. Necron le détailla avec la même circonspection qui le prenait à chaque rencontre. Il semblait être un homme ordinaire, au teint blafard et aux cheveux noirs, au visage maintenant réjoui. Sa tunique claqua, comme le vent soufflait. Il regarda à son tour Necron, et une lueur de folie passa dans ses yeux sombres enfoncés dans ses orbites.
- Ne t’en fais pas, il est vraiment mort maintenant.
L’agent ne se détendit pas, et regarda autour de l’homme. Cinq enfants pleuraient, assis sur le sol, levant leurs yeux terrifiés vers lui, avec presque une lueur d’espoir. Le plus jeune avait environ cinq ans.
Quelque chose se brisa à l’intérieur de Necron. Pendant un instant fugace, il vacilla, comme si c’était une image de lui plus jeune qu’on lui offrait. Ce moment fut court. Il se ressaisit très vite, dressant entre ses émotions et lui-même une barrière imperméable.
- Qui es-tu ?
Le comportement de celui qu’il avait en face changea. Brusquement ramené à la vérité, il porta sa main à sa poche et en sortit un cahier, noir.
- Je me nomme Abanfir. Lâcha-t-il sans daigner lever son regard du carnet. Je suis un démon qui souhaitait parler à l’agent Necron, maître du bâton du temps.
Il tendit les mains et montra l’une des pages blanches au garçon. Enfin, presque blanche. En effet, sur la première ligne, un nom était inscrit, suivi d’un petit texte.
- Il est écrit le nom de ce type, à tes pieds. Le reste dit ceci : « Crise cardiaque. Fera semblant de mourir en comprenant la tâche de Necron contre lui. Utilisera cette ruse pour s’enfuir dans le village le plus proche, avant de mourir devant le propriétaire de ce carnet. »
Un moment de silence, puis :
- Je sais lire, merci.
- Vraiment ? Alors dis-moi ce qui est marqué ici.
Il montra la quatrième de couverture à Necron. Celui-ci resta extérieurement impassible, mais son cœur fit un bond lorsqu’il lut « Propriété de la mort. ».
- Incroyable n’est-ce pas ? Continua le démon. Ton patron a marqué le nom de cet homme pour qu’il t’amène à moi. Pourquoi ?
L’esprit de l’agent enregistra l’énigme et commença à la résoudre, en assemblant des éléments apparemment anodins. Mais il se reprit rapidement et chassa ces hypothèses de sa tête.
- Qu’est-ce que tu racontes ? C’est quoi ce cahier ?
- Ça ? C’est un carnet qui, apparemment, sert à dispenser la mort sur cette planète sans avoir à se lever de son siège.
Il feuilleta le livre puis s’arrêta sur une des premières pages :
- « Celui dont le nom est écrit dans ce cahier meurt ».
Leur regard se croisèrent pour la première fois. Necron recula d’un pas, apeuré. Pendant un bref instant, ce fut comme s’il avait plongé au cœur des ténèbres, au cœur de la folie.
- Im…Impossible.
- Oui, c’est ce que je me suis dit. Alors j’ai marqué le nom de ces cinq braves enfants.
Le papier immaculé se froissa légèrement, les pages se tournant à une allure folle. Puis Abanfir brandit à nouveau le carnet comme auparavant.
Cinq noms avaient été notés, d’une écriture maladroite et qui ne suivait pas les lignes. Une accolade les englobait tous et partait vers la droite pour les relier à un texte :
« Mourront si Necron refuse de céder son bâton du temps. »
Le garçon planta ses yeux dans ceux des enfants, puis regarda le démon.
- Tu veux me faire chanter ?
- Pas du tout. C’est un pur échange. Tu récupères la vie des enfants et le carnet si tu acceptes de me passer ce bâton.
Abanfir eut un léger rictus. « Tu n’as pas d’autres possibilités que d’accepter Necron. A moins que tu ne veuilles avoir la mort de ces enfants sur la conscience… »
L’agent déglutit avec difficulté. Sa mission était terminée, mais il en entrevoyait désormais une nouvelle, consistant à sauver ces gosses. « Si je ne le fais pas… »
Mais il se reprit et déclara d’une voix débordante d’assurance :
- Je n’y crois pas ! Ce carnet ne peut pas être un cahier meurtrier !
- Pourtant tu en as eu une belle preuve juste devant toi.
- C’est idiot ! Un cahier ne peut pas tuer ! Et même s’il le pouvait, ce ne serait pas un simple démon qui pourrait le contrôler ! Si tu es si sûr de toi, alors pour ne notes-tu pas mon nom dedans ?! C’est idiot et immature !
L’agent souffla sa tirade d’une seule traite, et, une fois son accès de rage passée, se redressa pour se donner une contenance.
- Alors c’est un refus ?
- C’est un refus.
- Bien. Attendons.
Son visage avait un air confiant et assuré. Necron sentit ses entrailles se nouer lorsqu’il lut dans ses yeux la malice.
« Ils vont mourir. »
« Non, un cahier ne peut pas tuer. »
Une horloge au loin égrena quatre heures. Les mains de l’agent se serrèrent sur son bâton de métal. Un oiseau passa dans le ciel, lâchant un cri strident. Une goutte de sueur perla.
« Ils vont mourir. »
« Non, un cahier ne peut pas tuer. »
Un des enfants sanglota, brisant le silence. Le démon restait immobile, les bras tendus, ses yeux dégageant cette lueur de folie et de victoire assurée. Une goutte de sueur roula sur le nez.
« Ils vont… »
- NON ! UN CAHIER NE PEUT PAS TUER !
Necron hurla, son cri s’élevant dans l’air vibrant du paroxysme de l’attente. Jamais il n’avait tant douté. Jamais il n’aurait tant douté.
- Bien. Où en étions-nous ? Lança-t-il à Abanfir.
- Quoi ? c’est tout ce que ça te fait ? Ces gens t’ont sauvé la vie, et toi tu te contentes de les regarder mourir ?
- Premièrement, je ne leur avais rien demandé, deuxièmement le meilleur remerciement que je pourrais leur donner est de tuer leur assassin. Mais dis-moi… Comment connaissais-tu leur nom ?
- Si ton maître te laissait un peu plus sortir du purgatoire, tu aurais pu entendre les rumeurs au sujet d’un groupe d’aventuriers, se faisant appelé « la communauté des barjos » qui traînait dans le coin. Mais je ne t’en veux pas, vous les agents de la mort, êtes tellement occupés…
Il se remit en garde, ses deux épées fermement tenues. Necron fit de même, sachant parfaitement que les blessures que les aventuriers lui avaient assénées n’étaient pas profondes, et certainement pas suffisantes pour l’empêcher de se battre convenablement.
Le démon se jeta en avant, et ses lames décrivirent deux courbes vers l’estomac. L’agent esquiva d’un bond en arrière, se reprit et abattit son bâton sur le bras cassés. Abanfir lâcha une de ses épées, et le couteau jaillit de sa gaine de cuir. La pointe plongea vers le visage de la créature, qui se contorsionna pour éviter. Il lança sa jambe à la rencontre du flanc du garçon, qui dressa son bâton comme protection. Le métal résonna, les mains de l’enfant tremblèrent, mais il tint bon.
Le démon changea de stratégie : il lâcha son arme et asséna un puissant atémi, qui fut contré de justesse. Une manchette parvint à frapper la tempe de l’agent, puis un coup de coude fulgurant heurta son nez, avant qu’un uppercut ne vienne lui faire mordre la poussière. Il roula sur le côté, pour éviter un coup de pied qui lui aurait explosé le crâne, se releva et s’enfuit dans la direction opposée.
Le démon bondit à sa poursuite, et sa main se referma sur sa nuque. En quelques centièmes de seconde, Necron comprit qu’il allait essayer de lui briser. L’enfant lança son bâton en arrière, atteignit sa cible à la poitrine. Se courbant, le démon relâcha sa prise et le garçon frappa à nouveau, la tête de métal s’écrasant sur sa pommette. Le poignard plongea vers le visage de l’assassin, la lame passant à quelques centimètres de son cuir chevelu. Le genou d’Abanfir s’éleva, frappa le visage, se détendit pour que le talon heurte le front, et s’abaissa pour s’abattre sur le crâne de l’enfant.
Celui-ci s’affaissa légèrement sous le choc et entendit un sifflement. Il leva le regard vers son ennemi, qui tenait en main l’épée sertie de pierres précieuses, la lame s’abattant sur le garçon. Il n’avait plus qu’une solution.
Le démon se figea, la folie imprégnant encore son visage. Le croassement d’un corbeau s’arrêta, l’oiseau s’immobilisa dans les airs. Les nuages se glacèrent, dans leur course recouvrant le soleil. Le silence, le calme absolu d’un cours stoppé.
Necron ne prit même pas le temps d’admirer la beauté gelée de la nature. Il n’avait pas le temps.
Il roula sur le côté, se dérobant à la prochaine attaque. Une seconde. Il avisa la rapière à quelques mètres de lui. Il bondit, l’attrapant au vol, se réceptionna avec souplesse. Deux secondes. Il rangea son couteau, raffermit sa prise sur l’arme et chargea son ennemi, pointe en avant. Trois secondes.
L’épée déchira le vide, sous la surprise totale d’Abanfir. Celui-ci comprit et se retourna, déviant de justesse la rapière. L’épée décrivit une courbe fulgurante et mortelle, que Necron esquiva d’une détente qui l’emmena au-dessus des toits. Le garçon se réceptionna sur les ardoises d’une bâtisse, avant de s’effondrer, accroupi, incapable de bouger. Contrôler le temps était dangereux, et épuisant. Le duel allait tourné court.
En un terrible hurlement de rage, Abanfir le rattrapa et abattit son arme, la plantant dans les ardoises. Necron roula sur le côté, se reprit et grimpa sur la lame et le bras de son ennemi. La rapière perça la peau en trois endroits, avant qu’un bond du démon ne les sépare. Le bâton rencontra l’épée, une fois, par une estocade, deux fois, par un coup de taille, de nombreuses autres fois, par un combat écrit dans le sang.
Abanfir bondit en arrière, se dérobant aux assauts répétés de l’enfant. Il se réceptionna doucement, et les duellistes se toisèrent du regard. Tout prenait une autre forme. Le sang du démon bouillonnait d’une soif nouvelle, un besoin inextinguible génétique. Il n’y avait plus de bâton, de plan ou de carnet. Il n’y avait que Necron et lui. Uni par leur envie de se tuer.
La rapière décrivit une courbe. L’enfant fouetta l’air, à la recherche du corps de son ennemi. L’épée contra, s’abattit, fut parée par le bâton. La pointe de l’arme de bretteur fondit vers le flanc, mais la cible tourna sur elle-même, balayant l’air d’un revers de la main. Necron se baissa, fouetta la taillade sur la cuisse, puis roula sur le côté pour esquiver la pointe de l’épée qui s’enfonça profondément dans les ardoises. Profitant d’un instant de perdition de l’enfant, la main d’Abanfir plongea vers son visage, doigts tendus. Le garçon se décala légèrement, et les ongles du démon lui entaillèrent la joue, déversant un flot de sang.
La rapière plongea, et déchira le tissu des braies du démon. La poche déchirée, le carnet glissa vers le sol, où Necron le cueillit, avant de s’éloigner d’une détente impressionnante.
L’agent n’avait que quelques secondes. Il lâcha la rapière et fit glisser son doigt le long de sa blessure. Le sang au bout de la phalange, il traça les lettres le plus rapidement possible. Il s’attendait à tout instant à un assaut, les oreilles aux aguets dans l’espoir d’entendre le sifflement de la lame à temps.
Il se retourna, un sourire vainqueur peint sur son visage. Mais le démon était encore là, debout, les bras le long du corps, l’épée en main. Désabusé, Necron vérifia qu’il avait noté le nom correctement. Abanfir. Tout semblait correct. Il n’y avait pas de raison pour qu’il soit toujours vivant. L’effet avait été foudroyant avec les aventuriers.
Un rire malsain sortit de la gorge du démon. Il se reprit facilement et dit, d’une voix amusée :
- Idiot ! Penses-tu que j’aurais été assez bête pour te donner mon vrai nom avec ce cahier qui traînait ?
Necron regarda le mot ensanglanté. Ses espoirs venaient de s’évanouir…
L’enfant tomba à genoux, le poids de la fatigue pesant sur ses épaules. La rapière s’échappa, roula sur le côté, passa par-dessus la gouttière, et se faucha à côté de son maître mort. L’agent resta dans sa position, tétanisé, prêt à accepter la mort.
- Abanfir est un nom que j’ai choisi depuis le début comme pseudonyme afin de cacher ma véritable identité. Il ne t’est donc d’aucune utilité pour me tuer avec ce carnet.
Necron ne dit rien, les yeux baissés sur le cahier. Un grand vide l’envahit, une sérénité où même la peur ne pouvait s’insinuer. C’était la fin.
- Au fait… Tourne un peu la page.
L’enfant obéit, la feuille blanche faisant place à une autre, noir d’une écriture désordonnée qu’il avait déjà vue.
Necron prit le carnet dans ses mains, terrifié. Les noms s’étendaient sur des pages entières, mais ce n’était pas ça le plus effrayant. L’agent connaissait toutes les personnes qui devaient mourir, tout simplement parce qu’il s’agissait de ses collègues ! Les noms de tous les agents de la mort, simples enfants ou anges, étaient notés, et prenaient la moitié du cahier. Il vît les lettres danser sous ses yeux, et arriva au petit texte décrivant les conditions de leur mort. « Mourront si Necron refuse de céder son bâton du temps ». Son regard se posa sur le dernier nom… Ankou.
Les traits de l’enfant se tirèrent pour former un visage tout autre que le dernier. Le rire du démon jouait dans ses oreilles, seul murmure le retenant à la réalité. Le barrage qui retenait ses émotions se brisa, et la tristesse l’envahit. Et la colère aussi.
Le garçon se releva, le visage déformé par la haine, et se saisit de son bâton. Il se jeta sur le démon, et abattit son arme avec la ferme intention de lui briser chaque os. L’épée s’interposa, mais la motivation de Necron ne fit que grandir, lui fournissant une nouvelle énergie. Le démon pivota, exposant son dos, et frappa en direction des jambes de l’enfant. Le métal du bâton détourna l’assaut, avant de s’enfoncer dans l’estomac avec une violence égale à la hargne qui emplissait le cœur du garçon. Abanfir se courba légèrement, prenant une infime fraction de pause. De trop.
Le crâne du prince des ténèbres vibra sous un premier assaut à sa tempe, puis sous une dizaine d’autres, pluie argentée qui le frappaient au front, au menton, au nez, à chaque endroit où l’enfant pouvait le faire souffrir. Son sang se déversait en grandes quantités par tous les orifices de son visage, chaque assaut donnant une nouvelle définition au mot douleur.
Le bâton, luisant du liquide écarlate, s’abattit, rageusement, comme un éclair métallique scintillant. Un dernier assaut, pour une mort certaine.
L’air retentit du choc. Necron laissa échapper un hoquet de surprise. Abanfir, qui s’était laissé dominé jusque là, avait contré avec l’épée, reprenant l’avantage.
- J’ai fait un pacte avec les ténèbres…
La lame enroba le bâton, et le fit sauter des mains de l’enfant. L’épée s’envola, en un coup ascendant. La dague s’interposa, jaillissant du fourreau presque d’elle-même. Necron agrippa le manche des deux mains, luttant contre le pouvoir démoniaque. Abanfir força, et les armes s’envolèrent, l’épée et le poignard, décrivant des cercles dans les airs.
- …pour que personne ne vienne s’interposer dans mes plans.
La jambe du démon frappa le flanc, puis un coup de pied envoya le garçon en arrière. Son corps brillant d’une aura écarlate contrastant avec sa peau blafarde, le prince des ténèbres frappa du tranchant de la main, l’estomac de sa victime se contractant. Son bras se détendit, heurtant la mâchoire, il tourna sur lui-même, son talon percutant la tempe, roula derrière sa proie, asséna un puissant coup du coude.
Revigoré par une énergie nouvelle, le démon frappa, les atémis succédant aux manchettes, puis aux uppercuts, aux crochets, aux balayages, aux coups de pieds sautés ou circulaires,… Necron sentait chaque partie de son corps d’une nouvelle façon, comme si la souffrance le refaisait découvrir des membres endoloris.
L’agent s’écroula, et se traîna sur le toit, avisant son bâton isolé quelques mètres plus loin.
Il tendit la main. Et hurla lorsque le pied du démon l’écrasa sans remords.
- Tout le monde souhaite connaître sa fin. La tienne n’est plus très loin.
L’enfant regarda encore son bâton, avec le frêle espoir de pouvoir se servir de ses pouvoirs à distance. Mais la haine qui l’avait imprégné quelques minutes auparavant s’était dissipée, laissant place à une autre forme de vide. Il était si fatigué désormais…
« Ankou… Je suis désolé. »
Abanfir leva la main et attrapa l’épée par la garde. Le timing était parfait. Sa main gauche se leva, et s’abattit, avec pour seule envie de trancher Necron en deux.
« Necron… Je crois en toi… »
Le visage… Dans l’obscurité… Un ultime sursaut d’espoir.
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Abanfir s’assit. Tout était d’une noirceur totale où il était, la roche en contrebas s’élevant dans la tempête où elle se trouvait encore lorsqu’elle était lave, comme une mer de pointes dressées vers le plafond aux stalactites brisées. Le démon regarda droit devant lui, et examina ses sujets, ses frères, l’admirant avec des yeux vides. Grand ou petit, de toutes les couleurs, avec ou sans corne, admirant leur seigneur revenu pour les mener à la guerre.
Un d’eux s’avança, sa forme trapue et son visage plat se dessinant dans les ténèbres.
- Commandez, roi, et nous obéirons.
Il s’inclina, une fervente expression sur son visage.
Abanfir se leva et le toisa de toute sa hauteur, accentuée par le piédestal sur lequel il se tenait.
- En tant que Dieu de ce royaume, j’ai droit à une offrande.
- Que voulez-vous donc, sire ?
- Ce que je veux…
Il repensa à ces années de souffrance et à son plan, qui s’achevaient. Il avait combattu les plus grands, et chaque bataille l’avait toujours plus raffermis dans sa conviction, chaque combat avait détruit une partie de son humanité qui faisait de lui un démon si hors du commun.
Il leva la tête, sentant encore imprégné l’odeur de Grar. Un Sligr puissant qu’il avait affronté quelques mois auparavant. Ainsi, il l’avait conforté dans son idée de libérer les démons.
Moujah, un ennemi robuste, mais dont la mort était nécessaire. En le vainquant, il lui avait insufflé l’idée de combattre Necron, afin de juger du potentiel du bâton.
Myriam, une adversaire qu’il avait poussé dans ses derniers retranchements, pour affronter Sines, un dieu qui se serait interposé dans le duel de la mort contre l’Autre.
Tout ça pour…
- … c’est un œil de Dieu.
Le démon trapu ne fit aucun geste, mais ses semblables frémirent tous, excepté un, qui ricana.
- Il est tout à fait légitime à sa Seigneurie de réclamer ce bien. Néanmoins, il doit savoir qu’il y a des peurs et des souffrances qu’un possesseur d’œil de Dieu est seul à connaître.
- Je sais tout ça. Donnez le moi.
- Si tel est votre désir.
Sa main jaillit de sous son manteau, et ses griffes se déployèrent, plongeant dans l’œil droit de son roi. Elles en ressortirent immédiatement, tenant le globe oculaire sombre. L’autre bras bondit à son tour, et l’orbite vide fut bientôt pleine.
Abanfir retint un cri de douleur, sentant son nouvel œil le brûler à l’intérieur. Retenant sa rage, il s’assit et attendit qu’il s’accoutume à la souffrance. Il garda la paupière sur sa nouvelle acquisition, puis la releva, découvrant de nouvelles couleurs.
La pupille était vertical, noir, nageant sur une marre rouge aux reflets inquiétants. Un œil de dieu. Un œil maudit.
- Je l’ai fait parce que vous me l’avez demandé. Je ne peux être en aucun cas tenu responsable.
Le seigneur ne dit rien, puis lâcha un rire suraigu, comme si le traitement qu’il avait demandé qu’on lui inflige se devait d’être drôle.
Puis tout se passa très vite, il mit sa main dans sa poche, et en sortit un cahier noir. Son doigt passa sur sa paupière, ensanglanté, et traça des lettres. Le démon trapu s’effondra, mort. Mais il ne fut pas le seul.
Tous les sujets d’Abanfir s’écroulèrent, les uns après les autres, leur dieu les exécutant sans remord.
« Je vais purger ce monde, pour mieux le rebâtir et forger un monde rayonnant ! »
Certains tentèrent de s’enfuir, en vain. L’œil qu’il venait d’acquérir lui permettait de voir les noms de ses victimes, et il les retenait tous, écrivant avec son sang leur funeste fin.
Lorsqu’il les eut tous jugés, il se laissa aller sur le siège de pierre, en pensant aux prochaines modifications qu’il devrait faire aux installations pour créer sa propre armée. Mais un ricanement le sortit de ses projets.
Le démon caché dans sa capuche était toujours vivant, au milieu des cadavres de ses frères.
- Pourquoi n’es-tu pas mort ?
- Oh ça ? Lui répondit-il en cessant de rire. C’est tout simplement parce…
Il rabattit son capuchon. Au milieu de son visage oblong, au-dessus des deux petites fosses qui lui tenaient lieu de narines et de nez, il y avait ses yeux, l’un jaune et rond, l’autre rouge et à la pupille verticale.
- … nous ne sommes pas si différent Abanfir.
Il étira ses lèvres bleues en une parodie de sourire.
Le rire d’Abanfir résonna encore, dans les salles vides de vivants et remplies de cadavres de l’Enfer. Il était désormais un Dieu, et l’Autre n’avait qu’à bien se tenir…
Et voilà, enfin fini
Pour ceux qui ont lu, ils savent désormais que ce duel fait qu´Abanfir change totalement, et se sont sans doute aperçu que ce duel est ma propre préparation au projet de fantasy commun. Enfin, faut voir si c´est bon ou non
En attendant,
à tous!