Azerty il donne envie de faire des duels c´est sur ![]()
Ouais, gagné ^^
Bon ben merci et de rien Az´, je pense quand même pas pouvoir battre KaiM (quoique, dans dix ans...), mais ce message me touche, et me motive pour continuer
. Faudra qu´on le fasse, ce combat, il risque d´être interessant ^^.
Well well, je salue mon adversaire, le maitre du 67, qui a du autant trimé que moi pour écrire son duel ^^. Et merci encore.
(Va mettre sa fiche à jour)
Bon Moujah est mort
Moujah s’effondra au sol. Son esprit avait été charcuté. Il vit alors à ses bras, ses épées qui comme lui agonisaient. L’épée d’Huki et l’épée de spartiate, les deux épées qui avaient transpercés le cœur d’un Titan et celui d’un héros spartiate explosèrent. L’esprit du monstre s’en alla, en enfer, là où il aurait du être depuis plusieurs siècles. Quand la Mort le vit, elle le chassa de l’enfer. Il est maintenant, toujours dans la même agonie, en train de rechercher les démons qui lui ont fait subir ce supplice.
Bravo Negatum, pas de m´avoir battu parce que ça c´est pas dur, mais d´avoir fait un si bon duel.
Je vais essayer d´améliorer mes textes à partir de ce duel et de sa critique...Mais au fond ce que tu me dis de faire Azerty pour faire un bon duel c´est:
Ne pas faire une liste des actions mais plutôt des actions bien décrites qui servent toutes à la compréhension et l´ésthetique du texte.
PS: la phrase: "les gens étaient presque attirés par l’enfer, ce paradis."
ça viens de moi c´est pas un truc auquel j´ai pas fait gaffe.
Pour faire un bon duel, inspire-toi de Neg´, SkySinks, Mutako, voire moi-même si tu veux. Et tu finiras par trouver ton style. Je te conseille d´écrire des nouvelles aussi, même pas fantasy, pour t´entraîner. Ta description de la mort de Moujah par exemple n´est pas trop mauvaise.
Et oui, je pense que tu as bien résumé, mais il n´y a pas que ça...
P.S. C´est tout à ton honneur.
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Vive la bombe à neutrons. ![]()
Voilà donc ma version du duel. Rappel bref :
Duel : Mutako vs _Azerty777/Akhnamenra vs Grar
Une partie paraîtra peut-être copiée du duel de Neg´, mais bon, j´l´ai quand même mise car elle va très bien dans ce duel (et elle s´accorde avec quelques trucs que j´ai en réserve
), même si j´ai peut-être été inconsciemment influencé... ![]()
Enfin bref, enjoyez ce joli pavé de six pages et demie.
(même pas la moitié du plus long de KaiM -_- ) Deux posts, évidement. ![]()
(que je commence après celui-ci pour des raisons de coupure)
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Vive la bombe à neutrons. ![]()
Grar vs Akhnamenra
Cela faisait un nombre incalculable de lunes que l’esprit maudit errait dans la forêt, à la recherche d’un maléfice pour réveiller son ardeur. Grar, lorsqu’il ne se trouvait pas en présence d’un être démoniaque ou du moins profondément maléfique, se sentait las de toutes choses. Plus rien n’importait à cet esprit damné. Damné presque contre sa volonté au départ, par son Dieu qui avait vu en lui l’être divin qui pourrait éradiquer les Démons et autres abominations de ce monde. En contrepartie de l’appui de Kalrok, il était lui-même devenu à la limite du vivant. Sa fourrure, autrefois brune et touffue, s’était affaiblie et avait pris une étrange teinte grise. Il se déplaçait lentement, à pas lourds, sans but. Les hauts arbres de cette magnifique forêt, les splendides étoiles qui brillaient dans le ciel, loin de ses soucis de mortel, plus rien de tout cela n’avait d’importance. Il était vivant pour accomplir quelque chose, et il le ferait. Sa volonté n’était pas de vivre pour vivre, mais de vivre pour tuer. Pourtant, quiconque l’aurait regardé dans les yeux, à ce moment où il paraissait plus mort que le cadavre de l’être qu’il avait vaincu quelques semaines auparavant déjà, y aurait aperçu une étrange et terrifiante lueur. Une lueur de Folie et de Rage, celle qui ne peut disparaître des yeux qu’en les fermant définitivement. Il errait ainsi, à la recherche de quelque frugal repas, lorsque ses sens aiguisés repérèrent une aura démoniaque non loin de là où il était.
Il s’arrêta immédiatement, serra instinctivement son arme maudite. « S’il y a des Démons par ici, ils vont goûter à l’Ombre... », se dit-il amèrement. Cela faisait des années, très longtemps qu’il possédait ce gourdin. Il lui avait été fourni alors qu’il était encore très jeune, par l’un des derniers chamans de sa race, au moment où sa destinée de Raslïne lui était révélée. Il l’avait toujours gardé, car cette arme contenait l’âme de son peuple presque éteint. Et voilà qu’aujourd’hui, cette âme était corrompue par les deux pires espèces existantes : les Démons et les Ombres.
Des voix parvenaient jusqu’à ses oreilles. Plusieurs voix. Déjà, sans même les voir, il pouvait sentir leur aura démoniaque, et son corps avait repris de l’allure : sa fourrure semblait déjà plus épaisse, ses dents plus proches des crocs, et la lueur dans ses yeux s’était accentuée. Il était prêt à accomplir son devoir.
Lentement, souplement, il écarta quelques branchages afin d’avancer. Il devait éviter d’être repéré tandis qu’il progressait dans cette position où toute riposte lui était impossible. Les épines lui lacéraient la peau, mais il s’en moquait. Plus rien n’importait à part ces voix qui se rapprochaient, de plus en plus. Enfin, il pouvait les voir. Trois de ces créatures abjectes étaient assises autour d’un petit feu et discutaient, tandis qu’un quatrième, debout, faisait semblant d’observer les alentours de ses yeux mi-clos. De toute évidence, ils étaient stupidement confiants. Grar écouta ce qu’ils disaient :
— Il m’inspire rien de bon ce vieillard. Je sais pas ce que va en dire le chef, mais personnellement je serais d’avis de l’envoyer ailleurs. T’imagines, quelqu’un mort il y a si longtemps? Ça va nous coûter un maximum d’énergie...
— Tu n’as pas vu son bâton? Une relique ancestrale, capable de rendre quasiment immortel! Il ne le sait sans doute pas, mais on doit pouvoir tirer beaucoup d’énergie d’un tel artefact...au moins dix fois plus que ce qu’il nous faudra pour éveiller sa p’tite dame. Je pense que le chef aura raison s’il l’aide, au final on est gagnants.
— Vous êtes stupides, déclara le troisième. Ce n’est pas pour rien que vous n’êtes pas autorisés à participer à la discussion : vous ne voyez que les choses évidentes. Oui, le bâton d’Ozaras est puissant et pourrait nous permettre d’accéder à la puissance que nous recherchons...mais n’avez-vous pas pris en compte le fait qu’il puisse, une fois ses désirs comblés, se retourner contre nous si sa mie l’exige? En ce cas, affaiblis par le rituel, il nous massacrerait avant de partir vivre éternellement...
— J’avais raison! s’écria le premier. On devrait le tuer et brûler sa carcasse.
— Tais-toi, tu ne comprends rien. Il est dangereux, mais le chef va trouver un moyen de s’assurer de sa coopération...alors taisez-vous.
— Oui, taisez-vous..., souffla le garde. Quelqu’un est dans les parages.
— Ah! Qui veux-tu trouv...
Il ne finit jamais sa phrase. Sous ses yeux ébahis, Grar avait bondi de sa cachette et s’était jeté sur lui. Plus proche du loup que de l’être humain à cet instant, il lui arracha promptement la gorge avec ses mains, puis se releva et observa. Les deux autres étaient tétanisés, ils ne s’étaient même pas relevés. La possibilité d’une attaque leur était tellement inconcevable qu’ils n’arrivaient pas à réaliser que leur camarade, étendu dans une flaque de sang, était mort. Seul le garde s’était éveillé et avait tiré une épée longue.
— Qui es-tu, animal?
— Je viens purifier ce monde de votre engeance maudite...Démon.
Il se jeta sur le côté pour éviter le coup d’estoc envoyé par la créature, et frappa la tête d’un des deux Démons assis, qui s’écroula sur le sol. Il n’en restait déjà plus que deux, mais ils étaient sur le qui-vive désormais.
Ils n’appelaient pas. Ils devaient sûrement vouloir faire bonne figure devant leur invité, peu importe de qui il s’agissait. Cela servait les intérêts de Grar : malgré sa soif de sang démoniaque, il était plus raisonnable de les affronter par petits groupes. Les deux attaquèrent de concert, mais l’un -le garde, curieusement- était trop lent. Sa lame se dirigea vers le Sligr, qui se jeta dessous en un bond fulgurant, évitant au passage le coup de taille de son second adversaire qui lui aurait balafré le torse. Il se releva immédiatement et, d’un formidable coup de poing, arracha son arme au Démon qui resta coi, ne comprenant pas qu’un « animal » puisse avoir autant de force. Il l’acheva d’un coup de son arme maudite, mais la lame du dernier Démon s’enfonça dans sa cuisse, profitant de son manque de vigilance. Grar n’avait jamais fait particulièrement aux blessures, mais être blessé aussi stupidement alors que ce n’était qu’un amuse-gueule le mit en rage et acheva sa transformation : au moins serait-il prêt pour le combat final. La voix sifflante et perfide du Démon le tira de ses pensées :
— C’est une lame de ma confection, si tu vois ce que je veux dire...
— Tes fourberies démoniaques ne me vaincront pas, créature infecte!
Disant cela, Grar ressentit tout de même les effets du poison. Sa vision se brouilla, et ses mouvements commencèrent à se faire plus imprécis. Il ne voyait rien, il ordonnait à ses membres de bouger sans être sûr qu’ils obéissent selon sa volonté. Son champ de vision n’était plus qu’un maelström de couleurs et de formes indéterminables. Sachant cela, le Démon réattaqua. Son épée décrit une majestueuse et splendide courbe que le Sligr ne vit avant de venir entailler la chair du cou de Grar. Celui-ci hurla, et se concentra pour y voir clair. Il ne pouvait se laisser tuer par un simple sous-fifre. Ce serait une ironie immonde que de vaincre Abanfir, un immense Démon, et de se faire tuer par une simple lame empoisonnée. Il chargea son adversaire, qui lui planta son épée dans le torse. Criant toujours plus fort, le Chasseur de Démons arracha la tête de son ennemi d’un puissant coup de griffe, l’envoyant s’écraser sur un arbre dans une majestueuse gerbe de sang. Il s’accorda un instant de repos, observant les quatre cadavres qui laissaient s’écouler leur sombre sang de leurs veines tranchées.
« Leur sang souillera cette forêt, mais je n’avais pas le choix. Elle s’en remettra, contrairement à tous ceux qu’ils auraient pu tuer. Je dois me hâter, je dois au moins tuer leur chef. »
A un huitième de lieue de là, le chef des Démons discutait avec son étrange invité :
— Écoutez, je sais que vous y tenez...mais moi je tiens à ma puissance. Compte tenu de la distance qui nous sépare de sa mort, cela va m’exiger d’énormes quantités d’énergie, que je mettrai peut-être des semaines à recouvrir. Je ne suis pas philanthrope, je veux donc une puiss...attendez, je ressens un affaiblissement de l’aura du groupe.
Akhnamenra resta seul un instant. Le visage du Démon avait brusquement pâli, ses yeux s’étaient rétractés. De toute évidence, « l’aura » dont il parlait était importante. Lorsqu’il revint, il était paniqué.
— Il y a une créature! Elle est couverte de sang, et même à distance j’ai pu sentir qu’il s’agissait de celui de mes camarades...bon sang! Avec quatre morts, je ne suis même plus sûr de pouvoir exécuter votre résurrection sans mourir. Cependant j’ai trouvé ce que vous allez me donner comme prix : ma survie. Vous allez affronter cette bête sauvage là, dans cette damnée forêt, et si vous me rapportez sa tête, je ramènerai votre amour dans ce monde. J’espère juste que je n’y resterai pas, mais dans tous les cas je préfère une mort digne en réalisant un des plus grands sortilèges de l’Histoire que d’être écrasé par ce monstre préhistorique. Allez-y, fou. Je préparerai l’incantation.
Grar avançait, décidé à éradiquer ces Démons. Il avait, un moment, senti la présence se rapprocher, mais elle s’était rapidement éclipsée. Nul doute que le Démon avait pris peur et avait tenté de se trouver une cache pitoyable, dans sa vaine quête de survie. Couvert de sang, les crocs acérés et les muscles tendus, le Chasseur aurait terrifié la Peur elle-même. Il s’était fait son maître, et aujourd’hui elle le servait pour lui permettre de massacrer ces abominations. Soudain, une forme fluette apparut devant lui. Sans qu’il ne parvienne à s’expliquer comment l’être s’était dissimulé à son regard, le Sligr se retrouva nez-à-nez avec un vieillard qui n’avait même plus sa peau sur les os.
— Par quelle diablerie es-tu arrivé sans que je ne te voie, Démon?
— Le Bâton d’Ozaras recèle bien des secrets, mon ami...
— Alors tu es celui dont ils parlaient, celui qu’ils craignaient...si tu les hais autant que moi, pourquoi ne m’aiderais-tu pas à les exterminer?
Celui qui fut un homme partit dans un petit rire, puis daigna répondre :
— Aussi blessant que cela soit pour ma fierté, j’ai besoin de ces créatures. Le Bâton est certes puissant, mais il ne permet pas de redonner la vie.
— Je ne sais qui tu veux ressusciter, vieux fou, mais tu vas le rejoindre dans les Limbes!
Grar poussa un hurlement bestial qui brisa les tympans de son adversaire et chargea, gourdin en avant et la Folie comme bouclier. Nul ne se mettrait en travers de sa route.
En une fraction de seconde, son adversaire comprit qu’il ne pourrait éviter le coup. Un quartier de Lune éthéré apparut brièvement, et il sentit son corps revivre. Ses os rachitiques se durcirent, une peau pierreuse apparut dessus, et il sentit de la force dans ses vieux bras. Au bout du Bâton d’Ozaras, une lame lunaire était apparue. Lorsque l’animal frappa verticalement, l’antique prêtre bloqua sans ciller et tint bon, même s’il était forcé de reculer face à la force primitive qui l’assiégeait. Sentant la défaite inévitable, Akhnamenra se baissa tout en enlevant une de ses mains du Bâton : Grar partit stupidement en avant, déséquilibré. La lame lunaire vint se planter dans son dos, et il dut faire un effort pour ignorer la douleur : même pour un Sligr, c’était atroce, sans commune mesure avec le fait de traverser un simple incendie. Se retournant violemment, il tenta d’arracher une arme qui s’était déjà repliée.
— Ozon! Viens à moi, aide-moi à terrasser cet animal!
Sous les yeux éberlués de Grar, un esprit entièrement vert apparut, et Akhnamenra parut gagner en puissance physique. C’était l’aboutissement de la transformation qui avait commencé peu auparavant, l’apothéose. Le vieillard se mit à attaquer avec une frénésie incontrôlable et une force supérieure à celle de la plupart des hommes vivants, qui n’ont pourtant pas le vingtième de son âge. Enchaînant Tailles et Estocs Lunaires, la momie balafrait le corps de son adversaire qui ne savait comment réagir. Il était impossible de suivre le mouvement du Bâton.
Soudain, un petit croissant de Lune apparut au-dessus d’Akhnamenra, en même temps que l’esprit feuillu disparaissait, affaiblissant le vieillard. Soufflant, tentant de reprendre ses esprits, Grar s’autorisa toutefois un sarcasme :
— En as-tu fini avec tes enchantements, sombre créature?
— Oh non, petit être...le déchaînement de puissance du Bâton ne fait que commencer...Révolution Lunaire!
Deux petites sphères lumineuses sortirent du Bâton et vinrent tourner autour du Sligr, accélérant à chaque tour.
— Tes tours ne m’arrêteront pas!
Tandis qu’il disait cela, il se rendit compte qu’il n’arrivait plus à bouger. Chaque pas était plus difficile à faire, ses muscles devaient dépenser des quantités astronomiques d’énergie pour faire un seul mouvement. Autour de lui, les petites sphères étaient presque invisibles tant elles étaient rapides. Grar hurla et mit toute sa puissance dans un formidable coup circulaire qui explosa une des deux sphères. Aussitôt une partie de son énergie lui revint, mais, alors qu’il s’apprêtait à frapper la seconde, un éclair vint le frapper en pleine poitrine, noircissant sa fourrure et brûlant son corps. La sphère était toujours présente, entièrement invisible désormais. Il devait se résoudre à ne pas se préoccuper d’elle, il ne pouvait plus l’atteindre de toute façon. Un second éclair vint le frapper, illuminant le visage émacié de son ennemi, éclairant la folie qui s’était emparée de lui en même temps qu’il avait invoqué le Dernier Croissant. « Au moins, nous avons un point commun... »
— Ozarogg! Achève maintenant cet être insignifiant, ô Dieu ancestral!
Dans un cri d’une puissance à faire pâlir une sirène, un oiseau de foudre sortit du bâton et observa un instant l’être pitoyable qui gisait à ses pieds, enchaîné par une sphère qui capturait toute son énergie. Et la Foudre s’abattit sur Grar. Pendant quarante longues secondes il sentit sa chair se consumer, sa fourrure brûler et son corps agoniser.
« Ô Kalrok, j’ai échoué. D’être ton Raslïne je ne suis digne, et je rends aujourd’hui mon âme. Je n’ai pas eu la volonté suffisante pour vaincre, je le sais, alors, par pitié, laisse ton fils mourir en paix et ne le tourmente pas comme ces Démons. »
Akhnamenra approcha de son adversaire, souriant :
— Je m’attendais à autre chose quand j’ai vu ce Démon affolé...mais tu n’es qu’un animal. Comme tous les animaux, tu n’as aucune volonté propre. Sache que, dans une autre vie, je t’aurais peut-être aidé à vaincre ces créatures que je n’apprécie pas plus que toi. Mais aujourd’hui tu t’es dressé sur mon chemin, et je ne pouvais le permettre, pas aussi près du but.
— Oui...tu as raison, vieillard..., articula Grar dans un grommèlement. Tu as un but, quelque chose qui...te pousse à...à avancer toujours...toujours plus loin. Moi, je n’ai que...que la volonté d’un...d’un Dieu que je ne comprends pas...aujourd’hui, inconsciemment...j’ai...j’ai voulu me libérer de ces...de ces chaînes maudites. Je n’avais...plus rien à faire ici...va, à présent, offre-moi la...la dernière liberté.
— Je t’ai mal jugé...puis-je connaître ton nom?
— Grar...le Sligr cha...Chasseur de Démons...
— Très bien, Grar. Je suis Akhnamenra, Grand Prêtre Lunaire. A présent repose en paix, Chasseur de Démons, et que ta seconde vie soit plus heureuse.
Disant cela, il lança un dernier Éclair Lunaire qui vint percuter Grar, déchirant sa gorge et lui ôtant ses dernières forces. La sphère qui l’avait tant épuisé ralentit très rapidement avant de disparaître, n’ayant plus de cible à tourmenter. Akhnamenra prit la tête de son adversaire avec plus de respect qu’il ne l’aurait imaginé et se dirigea vers la cachette du Démon. L’heure de revoir son amour avait sonné.
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Vive la bombe à neutrons. ![]()
Aïe aïe aïe ![]()
Retard intolérable. Je ne le ferai plus, promis juré.
Voici donc mon récit du combat Grar / Akhnamenra, qui en plus d´un simple combat offre à mon personnage une tournure totalement différente. Pour les stats, 10 pages et 40 657 caractères, je suis assez fier de moi.
Ahem :
Nice. Rien à dire, franchement ça va être serré mais j´pense que tu vas gagner. Mon texte pêche par un manque de descriptions physiques je pense -mon éternel défaut d´écriture-, et ça pardonnera pas face à toi j´pense.
M´enfin, on verra quand le Juge daignera nous accorder une audience.
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Vive la bombe à neutrons. ![]()
Je daigne vous accorder une audience.
Bon, j´ai choisi mon verdict hier soir mais j´avais la flemme de poster et j´ai pas pu venir avant dooonc "relis ses notes"
-Azerty tout d´abord. Ton style est bon, efficace, comme à ton habitude. Mais tu emploie une tonne d´adverebs qui alourdissent considérablement ton style: lentement, rapidement, ect... Ca ralentit l´action.
-Ensuite, Mutako. Tes descriptions sont un peu... éparses. Tu utilise des lignes et des lignes pour décrire le campement (qui est génial, par ailleur), mais tu ne décris même pas ton persos! Ton style, moins maitrisé que celui de l´Az´, peine à la comparaison
-Le combat d´Az´ est trés technique, mais a le mérite d´être clair. en fait, il ^peut se découper trés simplement, selon un schéma trés tracé (et TRES inspiré du mien, en effet^^). La création du monde est une bonne idée, ça permet de se lancer dans l´histoire du grar. Un peu survolé, certes, mais tu ne pouvais pas vraiment faire autrement.
-Je suis plus critique envers Mutako au niveau du style. Aére ton texte, bordel! A certains passages, j´étais complétement perdu, je ne savais plus où était l´action, comment ça se passait. Ton histoire est bourré de petit rebondissement trés interessants, mais difficile à suivre. Et surtout, j´ai pas l´impression que tu t´es relu, si bien qu´on a droit à de (trés) nombreuses répétitions. Ca fait tache.
-La scénique d´Az´, dans les cmbats, est fait d´une maniére interne et longue qui retranscrit pas vraiment la fiévrze du combat Maintenant, c´est un choix, donc ce n´est pas vraiment une critique. Ce que je critique, en revanche, c´est que les attaques et les coups sont trés classique.
-Celle de Mutako est irréprochable, en revanche. originale, de haute volée, l´interactivité avec le décor donne un vrai soufflé d´air frais dans ta nouvelle. En contrepartie, c´est mal exprimé, souvent, et on ne comprends pas souvent trés bvien ou tu veux en venir (il m´est même arrivé de revenir en arriére pour voir de quoi tu parlais.)
-Les dialogues d´Az´ sont certainement les plus réussis. on y retrouve bien quelque cliché, quelques évidences, qui m´ont nu peu cassés, mais tout est parfaitement cohérent, rodé.
-Mutako, en revanche, si je te fais le cmpliement d´un dialogue qui "coule," je te reproche de ne pas vraiment respcter le background. Bordel, ton type il a mille ans, c´est pas un jeune de banlieu! Quand t´a vécu aussi longtemps, tu te dois d´être sinon cynique et po^te au moins froid dur et sans sentiment. Necron a cent fois moins en age et il ment mille fois mieux!
-Az´, la psychologie de tes personnages est dans ton camp, cette fois-ci. Grar est un personnage qui parait véritablement humain, et touchant, même si son vocable a un petit coté mécanique.
-Mutako, le rebondissement principal est bien foutu. Le coup des elfes est trés original, j´était surpris, ça m´a encouragé à aller jusqu´à la fin.
-En parlant de final, je trouve celui d´Az´ un peu particulier. Si le combat final est interessant, tu transforme la derniére rencontre -mutako a fait la même erreur- en un massacre pur et dur. Le combat est clairement à l´avantage de Grar dans la seconde partie, et c´est normal, mais un peu de suspens aurait pas fait de mal. Et la mort des démons est un peu, expédié. Si le départ de l´esprit est une bonne idée, tu ne fais que le survoler, tu n´insiste pas assez sur l´émotion de ces deux viellards qui s´aiment encore. En revanche, bon boulot pour le suspens, on sait pas ce qui s´passe, dans la tête de notre Grarounet ^^.
-Celui de Mutako est magnifique au niveau de la scéne (l´oiseau, wah, la classe) et nous offre une série de rebondissement que je qualifierai de KaiMien sur la fin: Une conclusion par un dialogue, la découverte d´un nouveau lieu, d´un nouvel espoir, qui offre une opssibilité de suite. Mais, toutcomme Az´, je te reprocherai de survoler un peu les émotions de la fin, au niveau d´Aknamenra: Tu les décris trop, tu ne nous les faits pas ressentir. Tu devrais te lacher un peu plus dans ce domaine.
Vous l´avez compris, c´est serré. TRES serré. Ca va faire une vingtaine d´heures que j´ai lues ces deux textes (les remarques, je les avaient fait au brouillon, hein, je suis humain quand même), et j´ai beaucoup réfléchi à qui accorder la victoire. Aussi, je me dois d´être honnéte avec vous: Pour mon personnage à moi, Necron, pour son évolution future, j´ai interet à ce qu´Az´ gagne. Mais j´ai fait tout mon possible pour oublier ce facteur dans le jugement, et j´ai continué ma reflexion.
Mutako a progressé d´une façon prodigieuse cette année, et j´ai vraiment envie de "récompenser" ses efforts et son talent. Sa jeunesse (enfin, il a mon âge quoi) me pousse en lpus à le récmpenser.
Mais, car il y a un mais, j´ai aussi pensé à comparer les deux duels: Et là, je découvre que si Az´ est inférieur à Mutako au niveau des rebondissement, il est supérieur à lui au niveau du style. Si je donne la victoire à Mutako, j´aurais tranché en faveur des rebondissement dans ce fameux débat de juge qui anime l´Aréne depuis un ans. Grar avait perdu contre Sacrilége, alors qu´il avait une scénique, des rebondissement meilleur, et un style moindre. Si je tranche en faveur d´Akhnamenra, Az´ perdra parce que le jugement et le choix du juge tombe en sa défaveur. Aussi, avec toujours l´envie de supprimer ces aneries et de marquer "Mutako vainqueur", je déclare _azerty777 gagnant de ce duel parmis les plus serrés que j´ai jamais vu. Mon choix et contestable, je le sais, et je comprendrai trés bien que n´importe qui le mette en cause. Mais je déclare quand même (
)
Bref, bravo à Az´ ![]()
Mais aussi bravo à Mutako, qui a su se battre avec fermeté et talent
(Que regarde-tu petit scarabée? Tu a envie de savoir le résultat avant le jugement? Remonte tout en haut, et relis depuis le début. Merci.)
![]()
Eh bien, je dois avouer être légèrement surpris de ce jugement, mais très agréablement surpris. ![]()
Je suis d´accord sur tous les points que tu cites : oui, la fin est expédiée (je trouvais que ça aurait alourdi d´en faire un vrai combat, surtout qu´il n´y avait pas de raison particulière), j´aurais peut-être dû un peu mieux expliciter le dialogue avec l´esprit.
Et oui, je me suis rendu compte que j´avais tendance à décrire plus les... "âmes" que la physique du combat. Bah, ça m´f´ra un style à moi, j´pense pas vraiment pouvoir m´en départager.
Et oui, mes coups sont classiques, je manque d´éclectisme là-dedans. Faudrait j´me relise du KaiM pour étoffer mon vocabulaire et mon imagination.
Enfin bref,
et HOURRRRRAAAAAAAAA!
Je tiens tout de même à féliciter Mutako, qui a réalisé un très bon duel.
(d´ailleurs j´étais sûr de perdre à 80% de chances.
)
Neg´, faut voir sur la Salle pour le scénario de notre duel. J´ai un truc en tête, mais ça implique un évènement majeur (que tu devineras sûrement simplement) et aussi deux-trois règles à briser.
Et j´préfère voir si ça convient à tout le monde (enfin à la majorité et aux principaux acteurs de l´Arène)
Il est temps de vous parler de ce que j´ai en tête depuis pas mal de temps désormais.
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Vive la bombe à neutrons. ![]()
Meeeeerde ch´uis à la bourre. ça m´apprendra à regarder Death note toute la journée.
Fin bref, c´est l´heure du DDuuuuuuuueeeeeeeeeeellll!
L’auberge était déserte. C’était d’ailleurs une des raisons pour lesquelles Abanfir l’avait choisie. Las des massacres qui, de toutes évidences, ne lui apporteraient pas le salut qu’il quémandait, il s’était décidé à faire halte dans une petite ville adossée aux montagnes, où il trouverait le repos tant mérité. Il venait de passer commande lorsqu’il se remit à penser aux événements de la journée. Se faisant, il commença à trembler d’impatience, à l’idée de ce que le livre qu’il avait « trouvé » dans les ruines de la dernière bibliothèque incendiée pourrait lui révéler. Sa quête touchait à sa fin.
Finalement, son envie vainquit sa raison, et il ouvrit son grand sac où il entreposait ses trésors de guerre. Il en extirpa ensuite l’ouvrage, épais et relié de cuir. Il lut les caractères dorés et ouvrit « Les divinités de tout âge » avec une déférence proche de celle d’un chrétien devant la Sainte Croix. Il parcourut rapidement les premières lignes, tentant une nouvelle fois de faire taire sa logique : le dieu auquel il était opposé depuis maintenant des centaines d’années préférait agir dans l’ombre, sournoisement, un marionnettiste guidant les pantins. Il était donc très peu probable qu’un livre théologique ne lui fournisse assez d’informations pour débusquer cet ennemi invisible. Mais n’importe quel indice, aussi ténu soit-il, méritait son attention puisqu’il s’agirait sans doute de la seule piste qu’il pouvait suivre.
Une vingtaine de minutes plus tard, Abanfir tomba sur un chapitre différent des autres. Les pages avaient été toutes arrachées, sauf celle de l’entête, indiquant le titre de cette partie en une sublime enluminure : « Sines et les Sinestères. ». Le démon relut encore une fois l’intitulé, conscient qu’il venait peut-être de franchir un des nombreux obstacles le séparant de son but. Sines. Une orthographe si semblable à celle du mot elfique signifiant « pêché ». Simple coïncidence ?
Abanfir tremblait de joie, conforté dans sa jubilation par une voix dans son esprit : « Il veut que je le retrouve. C’est pour ça que j’ai trouvé le livre. C’est pour ça qu’il y a cet indice. C’est un message qui m’est adressé. »
Il se leva, et lança quelques pièces dorées à l’aubergiste, après quoi il récupéra ses affaires et sortit. La nuit était tombée, couvrant le ciel de son voile funeste. Les étoiles brillaient d’une lueur plus forte qu’à l’accoutumée, comme si elle s’apprêtait à être les témoins muets d’une tragédie. Le démon les observa, silencieux, avant que son visage ne se torde en un horrible sourire fou. Sines, il savait enfin comment Il s’appelait.
Il rouvrit le livre et regarda le nom avec un contentement non dissimulé. Puis il arracha la page et l’approcha. Un humain normal ne l’aurait pas vu, mais ses yeux exercés avaient repéré de petites lignes à la bordure du feuillet. Ces phrases n’étaient que de petits sillons sans encre, comme si celui qui les avait écrites ne voulait pas qu’on les lise. Il passa ses doigts dessus, et sa joie se mua en une haine intense, les lettres et les mots prenant forme : « J’aime quand tu te trompes Abanfir. »
Il s’était encore moqué de lui. Rageant, le démon froissa la page et la jeta à terre, avant de la piétiner. Puis il s’éloigna, en direction de la fontaine. Se rafraîchir, pour garder les idées claires.
La ville était très petite. S’il n’avait pas été si épuisé par sa journée et avide de trouver un refuge où il pourrait examiner l’ouvrage, Abanfir l’aurait tout simplement détruite. La disposition des habitations était organisée de façon à former un ensemble concentrique autour de la fontaine crachant ses litres d’eau quotidiens. Au sud, directement construit sur et dans la roche de la montagne, la petite église égrenait minuit, la cloche couvrant le calme clapotis du bassin.
Abanfir plongea sa tête entière dedans, et la ressortit. L’effet fut immédiat, bien que désagréable. Le démon s’essuya le visage avec sa manche, puis regarda son reflet trouble. Quelque chose l’inquiétait dans son image. D’habitude, ce genre de traitement lui apportait aussitôt un sentiment de sérénité, ajoutant un effet lénifiant à sa colère grandissante. Néanmoins, aujourd’hui, une appréhension familière était apparue. Le démon la reconnut presque instantanément : l’angoisse d’une nouvelle bataille. Un nouvel adversaire allait faire son apparition.
Abanfir se retourna, et trouva ce nouveau combattant juste à l’entrée de l’auberge où il se tenait quelques instants auparavant. C’était une femme, humaine, d’une trentaine d’années. Pendant un instant, le démon crut voir sa chevelure noire un visage qu’il connaissait. Mais il se ressaisit. Elle était bel et bien d’une beauté comparable, une beauté virile et guerrière, mais ses tresses nouées par d’épais fils d’or et ses vêtements de simple tissu, de la moire par en croire les éclats lunaires qui s’en échappaient, la différenciaient de celle qu’Abanfir avait connue… et aimée.
Le démon réajusta ses appuis et sortit les deux lames de son arme de leur gaine de cuir. Son opposante le jaugea d’un regard hautain et haineux, avant d’ouvrir son poing qu’elle tenait serré. Une boule de papier : la page du livre.
- Pourquoi as-tu fait ça ? Oserais-tu te moquer de Sines ?
Le maître des Enfers se détendit un peu. Il ne s’agissait que d’une fidèle fanatique qui n’approuvait pas qu’on bafoue ainsi son dieu.
- Si j’ai offensé quiconque, je m’en excuse. J’étais légèrement énervé.
- Aucune colère ne justifie qu’on se déchaîne contre Sines.
- Je ne moque pas de Sines, c’est simplement que j’ai cru que ce dieu était quelqu’un d’autre.
- Aurais-tu l’audace de comparer le maître de toutes choses à une pitoyable réplique de lui, le grand Sines ?
- Sines, Sines, Sines,… Ma dame, vous n’avez que ce mot-là à la bouche.
La femme excédait, Abanfir jubilait. Il venait d’un seul coup d’évacuer toute la tension et l’amertume qu’il avait ressenties l’instant d’auparavant. Maintenant, il pouvait s’en aller en toute tranquillité, et continuer sa quête. Il tourna le dos à la femme et se pencha pour récupérer ses affaires, lâchant son arme un moment.
Il réagit immédiatement lorsqu’il entendit le sifflement. Il roula sur le côté, manquant de peu de se faire transpercer par un long poignard, qui rebondit sur la pierre de la fontaine avant de plonger dans le bassin. La femme se jeta en avant, en direction du démon. Celui-ci tendit la main vers son arme, puis, comprenant qu’il n’aurait pas le temps de l’attraper, il dressa ses avant-bras comme un bouclier. Le choc fut violent, comme le poing heurtait sa chair. Le guerrier des ténèbres fut projeté en arrière et atterrit dans le bassin.
Il se reprit rapidement. La fontaine était beaucoup plus profonde qu’il n’y paraissait, mais il était hors de question de se battre ici. Les démons sont des créatures de feu, nés des flammes et des cendres, et Abanfir n’était pas particulièrement à l’aise dans les combats aquatiques.
Il y eut du remout à sa droite, et il s’empressa de pivoter. Il vît jaillir, dans le nuage de bulles et de crasses qui recouvraient le fond du bassin, une lame, étincelante à la clarté de la lune et plonger vers la poitrine du démon, prêt à transpercer le cœur. Abanfir agit aussi rapidement que l’eau le lui permettait. Sa bras gauche empoigna le poignet et tira, amenant à lui la fidèle. Son poing droit fusa, vers le visage, usant de toute la force qu’il pouvait employer dans ce milieu aqueux. Ses phalanges finirent dans la main de son opposante, et les doigts se nouèrent autour des mains, chacun cherchant à briser celle de l’autre. La lutte ne fut pas longue.
Abanfir entendit des os craquer, et il sut immédiatement qu’il s’agissait des siens. La femme lui attrapa le bras et le souleva au-dessus de sa tête, avec autant de facilité que si le démon n’avait été qu’un simple fétu de paille. Elle le lança hors du bassin, et le guerrier traversa toute la place et un mur de briques noires avant d’achever sa course dans une cheminée.
Il s’en extirpa, et épousseta la cendre sur ses vêtements détrempés. Un hurlement perçant lui déchira les tympans :
- Pitié, ne nous tuez pas !
Le sorcier infernal se tourna vers un coin sombre de la misérable pièce, où une jeune mère s’était accroupie, derrière son enfant de cinq ans.
- Oh ça va ! Pour une fois que c’est pas moi qui essaie de tuer les gens…
Un nouveau sifflement suivit. Une roulade sauva le démon, juste à temps pour éviter la charge de son ennemie, dont le poing lancé à toute allure percuta le mur maintenant fissuré.
Abanfir se détendit, son bond le faisant traverser la place en un rapide vol plané. Son adversaire fut néanmoins plus rapide qu’il ne s’y attendait et fit de même, juste derrière lui.
« Trop rapide » eut le temps de penser Abanfir « je vais m’éclater le nez contre le pavé à cette allure. »
Il se retourna dans les airs, sentant le souffle chaud de la femme. Il fouetta l’air de son pied, percuta la mâchoire. Débarrassé, le prince démoniaque se reçut gracieusement, silencieusement. Mais malgré son attaque, il savait qu’il n’avait que quelques secondes. Sa main bondit vers sa double lame et l’attrapa d’une prise parfaite, comme si l’arme avait joyeusement bondi dans sa paume, de peur d’être écartée une fois de plus.
Abanfir dressa le plat de la lame devant lui, son instinct une fois de plus salvateur. Le choc fit vibrer le métal, arrachant une nouvelle fois la question de l’identité de celui qui l’avait travaillé et forgé pour fabriquer cette arme si résistante.
Il recula d’un pas, réajustant ses appuis, puis se fendit. Rompant son équilibre, elle esquiva, et lui plaça un atémi à la clavicule, qu’il supporta sans broncher. Il pivota sur lui-même, une de ses épées raclant le pavé en un fourmillement d’étincelles, l’acier à la recherche de chevilles à trancher. Elle bondit, et lança sa jambe en avant. Il l’attrapa et la plaqua contre lui, usant de sa force pour faire tomber son adversaire vers son acier. Mais elle se révéla plus rusée que lui : elle rétracta sa jambe libre et frappa le sternum ennemi avec une violence décuplée par cette envie de vivre qu’Abanfir avait déjà enlevé à beaucoup d’humains.
Le démon, propulsé en arrière, se reprit d’une main, grimaçant sous la douleur de ses os brisés, et revint sur ses jambes, droit, fier, intrinsèque à la bataille.
Le prince infernal jaugea son adversaire. Quelques instants auparavant, il pensait qu’il s’agissait d’un simple pèlerin venu prouver sa déférence à son dieu. Maintenant, il savait qu’elle se trouvait être l’une des redoutables Sinestères, dont la légende lui revenait. Des moines guerriers, vivant reclus, dans l’amour de leur graaand Sines. Il s’aperçut d’une chose : les mains de son ennemi était nues, alors que quelques instants auparavant, elles étaient recouvertes de solides gants de cuir épais. Mettant de côté cette information décisive, il se mit en garde, réitérant les mêmes mouvements qui le protégeaient avec une perfection divine.
La femme dressa ses poings, son poignard dans le fourreau dissimulé dans le creux de ses reins.
- Qui va là ? Tonna une voix provenant d’une des rues adjacentes.
Sa tête pivota, cherchant l’origine. Un unique instant, crucial. Le démon bondit, ses jambes frappant à peine le sol. Le silence suivit cette seconde essentielle. Il se voyait aller vers sa proie, plus rapide que le tigre, plus précis que le faucon. Une des pointes fondit, et pénétra les chairs, déchirant rageusement les muscles, brisant les os. Elle s’écroula morte.
Ce serait ce qui se serait passé si Abanfir avait bénéficié d’une seconde de plus. Heureusement pour elle, un objet frappa l’acier meurtrier, envoyant l’arme se faucher sur la gauche de son maître. Celui-ci poursuivit sa course et percuta la poitrine de la femme, tout deux basculant sur le sol. Elle l’envoya en arrière, profitant de l’élan qu’il lui apportait. Le démon se ressaisit avec son habituel facilité, mais ne fut pas assez véloce pour esquiver l’objet métallique qui revenait à la charge. Le disque acéré trancha la chair de son cou, ouvrant une large plaie qui aurait sans doute causé la mort d’un humain. Mais Abanfir était beaucoup plus résistant que cette pitoyable race. Il comprima de ses mains la blessure, conscient qu’il pourrait survivre si on laissait son métabolisme utiliser son pouvoir régénérateur. Il lui fallait gagner du temps.
- Les mains en l’air, posez vos armes ! Cria la voix.
Cette fois, les deux combattants se tournèrent vers elle. Sur la route pavée qui menait à l’église, trois soldats, dans leur lourde armure d’argent, se tenaient, dessinant dans l’obscurité leur silhouette trapue de soldats aguerris. Le premier pointa son arbalète vers la guerrière, le deuxième encocha une flèche et imita son camarade, et le troisième tira son sabre dans un long chuintement. Elle les observa, furieuse de devoir se rendre, Abanfir eut un frêle sourire. Leur arrivée, bien qu’incongrue, le sauvait. L’archer s’avança légèrement, laissant son capitaine escrimeur le soin de prendre la tête. Mais l’arbalétrier ne fit pas un mouvement.
Le démon le vît alors, un disque doré jaillir des profondeurs de la gorge du garde, pour retourner dans les mains de sa maîtresse. Profitant de l’unique instant de surprise des hommes d’armes, elle lança à nouveau son arme, qui trancha la main du capitaine comme un couteau coupe un morceau de beurre. La flèche jaillit, mais, extirpant sa dague du fourreau, elle la bloqua avec sa deuxième arme. Revenant à la charge, l’acier volant pénétra les viscères du chef, passant dans le métal sans difficulté apparente. La jambe de la fervente frappa le crâne du dernier, l’assommant. Elle se tourna ensuite vers Abanfir, de nouveau sur pied, arme au poing.
Les deux ennemis se jaugèrent, à nouveau. Les étoiles projetèrent leur lumière d’une sombre clarté sur eux, découpant sur les pavés une ombre tremblotante. Un vent se leva, secouant leur tunique étroitement serrée sur leur corps. Leur regard se croisèrent, un crissement s’éleva comme les mains serraient les armes. Deux combattants, un seul vainqueur.
Ils s’élancèrent, déchirant la nuit par leur cri de guerre. Le poignard croisa l’épée, une lueur morbide courant sur les lames croisées. Ils luttèrent ainsi, tentant de prendre l’ascendant physique. La guerrière relâcha ses forces, et se baissa, une estocade de son ennemi l’entraînant au-dessus d’elle. Son poing s’envola et percuta la mâchoire d’Abanfir, ses jambes décollant du sol. Le démon se reprit et para un coup de taille, qui l’aurait ouvert sur toute la largeur. Il recula de quelques pas, les frappes se succédant en une pluie de chocs de métaux, sempiternelle source d’une lumière fugace.
Le pied démoniaque s’éleva, déchirant la nuit par sa vivacité. Il frappa le flanc droit, arrachant un hurlement de jurons de douleur incompréhensibles. L’une des pointes ténébreuses plongea, visant le cœur. Mais la guerrière se reprit, et sa dague décrivit une large parabole meurtrière. Abanfir n’avait que deux solutions : Tuer et mourir, ou ployer et vivre.
Il se détendit, en une formidable esquive arrière, aussi irréaliste que salvatrice. Il jeta un regard en coin sur le bâtiment contre lequel il se trouvait désormais : l’église. Il bondit, en direction d’une corniche où une rangée de gargouille grimaçante se tenait. Le démon regarda en contrebas, admirant les quelque vingt mètres qui le séparaient du sol.
Il se baissa, comme la tête d’une gargouille sautait. Il leva la tête et vît le disque métallique revenir, avide d’un corps de chairs à décapiter. Le démon fit une roue, et frappa l’arme, l’envoyant vers le sol. Il tourna la tête à droite et vît son ennemie, défiant les lois de la physique, courant sur la façade, grimpant vers le clocher. Le démon prit son élan, et bondit à sa poursuite.
La femme continua, jusqu’au sommet, là, elle sauta sur la cloche et se détendit pour échapper à son poursuivant. La lourde clochette de bronze partit en arrière, grâce à son axe, sonna un coup, avant de revenir et de percuter le prince infernal. Celui-ci lâcha son arme et tomba en arrière, son corps amorçant une chute mortelle. Le démon lança un regard en arrière, son arme le précédant dans sa fin. Puis il aperçut son ennemie, bondissant de l’allée des gargouilles, dague en avant, la lame prête à mordre la gorge. Elle n’était plus qu’à une vingtaine de centimètres lorsque Abanfir comprit qu’il n’avait plus le choix.
Un tourbillon de sang, de tissus et de souffrance jaillit, le visage du démon se convulsant sous la douleur, puis sous le plaisir de retrouver sa vraie nature.
Ses ailes se déployèrent, précipitant sa chute d’un seul battement. Il se réceptionna lourdement, contrairement à l’accoutumée. La bête était libérée.
Il envoya sa jambe en avant, frappant le ventre de la guerrière avec une violence décuplée. La femme partit en arrière, alla s’encastrer dans le mur de l’église. Le démon tendit la main vers sa double épée et celle-ci fit un bond vers lui, s’arrêtant dans sa paume.
La femme examina son adversaire avec une frayeur non dissimulée. Celui qu’elle avait cru être un simple blasphémateur avait désormais l’apparence de quelque chose de plus puissant, de plus terrible.
Les ailes se tendirent, la voile brassant l’air pour éjecter leur propriétaire du sol.
Un être porteur d’une destinée refusée.
Abanfir s’éleva jusqu’aux gargouilles, où ses dons de télékinésies les firent se soulever pour aller s’écraser sur le sol, dans une vaine tentative pour écraser Myriam, insaisissable.
Une créature qu’on nommait Dieu.
Un grondement retentit, roulant dans les cieux. Les étoiles clignotèrent, les rayons lunaires dardant sur le divin démon faiblirent. Des nuages apparurent, couvrant le ciel de leur texture grisâtre.
La femme hésita un moment, puis se concentra. Un halo doré la recouvrit, puis ses vêtements changèrent : de la simple tunique de laine noire, ses atouts devinrent d’un métal brillant d’une lueur céleste, ses mains se couvrirent de délicats gants en soie blanche, ses petites espadrilles usées se métamorphosèrent en de grandes bottes rutilantes. La dague disparut et une grande épée de lumière fit son apparition, large et longue.
Abanfir eut un léger rictus de contentement en voyant la femme bondirent vers lui. Il pointa un index vers la base du clocher, et elle explosa. La tour tituba sur son pied brisé, avant d’amorcer une longue et lente chute vers la combattante. Un hurlement de rage s’échappa de la gorge du démon, comme un halo ensanglanté le couvrant, et il bondit au sommet du beffroi. Un affrontement divin débutait… avec pour récompense une sensation qu’un duelliste n’éprouvait que peu de fois dans sa vie.
La montagne trembla dés le premier choc. La double lame croisa le fer céleste, une secousse déchira les cieux et la terre. Mais ce n’était que le premier coup.
C’était une lutte implacable dont seuls les grands maîtres ont le secret. Le Dieu se tenait suspendu dans les airs, son épée allant et venant contre l’arme du démon, tissant au fil des centaines d’assauts échangés en quelques secondes un affrontement inscrit dans leur destinée.
- Tu ne peux rien contre moi, je suis un Dieu ! Gronda la voix métamorphosée de la femme.
Néanmoins, le démon ne démordait pas. Chaque attaque enfonçait ses jambes un peu plus dans la roche de la tour chutant, mais son corps était souple et puissant, une machine de chairs et d’os huilée par un sang de guerrier qui prouvait son effroyable efficacité une fois encore.
- Je ne crains pas les dieux !
La terre autour d’eux se métamorphosait. Les habitations qui avaient tenues depuis tant de siècles face à tant de catastrophes et de malheurs avaient été soufflées dés le premier assaut, emportant leurs occupants. Maintenant, la roche, mise à nue, éclatait, explosait, risquait à tout moment de s’ouvrir sur les enfers bouillonnantes. La montagne tremblait, de peur de s’effondrer, et tous ses occupants priaient pour que la lutte cesse. Les cieux, toujours recouverts par le mélange cotonneux et maintenant menaçant, semblaient les seuls à demeurer impassible, mais ils craignaient que la fureur combattante ne double d’intensité pour se déchaîner dans ses espaces. Mais tous purent se rassurer, car la lutte touchait à sa fin.
Abanfir eut un hoquet de souffrance, ses yeux vrillèrent dans ceux du dieu. Il lâcha son arme, qui partit se faucher plus bas. Sines prit son épée à deux mains et l’extirpa du corps du démon. Il s’éloigna ensuite d’un bond, tandis que la tour miraculeusement sauvée des assauts des combattants achevait sa course, écrasant sous sa colossale masse le prince vaincu.
Le dieu observa la poussière se dissiper, avant d’empoigner sa lumineuse lame et de s’avancer vers ce qui semblait être la tombe du combattant.
Les ailes du démon se déployèrent, projetant les débris loin de lui, et il se releva, haletant et titubant. Sa blessure était profonde et saignait abondamment. Son flanc gauche était ouvert sur une vingtaine de centimètres.
Sines le regarda dans le blanc des yeux, et Abanfir y lut quelque chose qu’un autre combattant lui avait déjà donné des années auparavant.
Le dieu admira un moment la résistance d’Abanfir, puis pointa vers lui un index ferme et juste : le châtiment céleste des blasphémateurs allait s’appliquer.
Le loup se tenait au sommet d’une colline surplombant la région entière lorsqu’il lança son hurlement. La bête réaffirmait son autorité sur les terres que tout le monde avait craint quelques instants auparavant. En effet, le sol s’était mis à trembler, comme si un monstre des entrailles du monde s’apprêtait à en bondir. Mais maintenant, les séismes s’étaient arrêtés, laissant place à un calme grandissant.
Le chef de meute lança son regard vers l’horizon. Au loin, une petite tache sombre adossée à une immense pointe noire lui indiquait la position du village le plus proche. Les terres dévastées le séparant de cet endroit, où habituellement une pointe signalait une église, grouillait du gibier apeuré par les tremblements. Un véritable festin qu’il devait exploiter.
Mais, coupant court à ses délires culinaires, une grande lumière s’éleva dans le ciel, du village, et engloba la montagne. Une véritable colonne blanche éclairant plus efficacement la région que le soleil, mais avec cette même lueur morbide caractéristique de la lune, qui se mua en quelques secondes un dôme déchaînant les pouvoirs célestes.
Le loup, apeuré, s’enfuit dans la direction opposée, descendant de la colline, trop tard. Le dôme était déjà sur lui.
Il avait tenté de lutter. Le pouvoir des dieux s’était déchaîné dans toute sa splendeur et sa chaotique puissance. Il avait vu le corps de son ennemi crispé, presque sur le point de se faire emporter par la vague de lumière pure, mais il avait tenu le coup et remonté le fil, pas à pas, luttant pour chaque centimètre. Au terme d’une pénible course contre l’énergie suprême, il s’était trouvé à portée du corps libérant la crainte céleste. Un coup suffirait à l’abattre. Il lui suffisait de tendre le bras et de…
Mais une nouvelle énergie était venue s’ajouter au pouvoir. La violence du jugement explosa et anéantit celui qui marchait. La région fut dévastée…
Sines l’avait regardé dans le blanc des yeux, et Abanfir y avait lu quelque chose qu’un autre combattant lui avait déjà donné des années auparavant: de la pitié. Le prince des ténèbres y avait vu un signe du destin : cette bataille devait finir comme la précédente. Comme celle de celui qui lui avait volé une amie, et une épouse…
Abanfir se hissa sur ses jambes, prenant appui sur sa lame. Il était passé très près de la mort. Si, alors que Sines s’apprêtait à lui porter le coup de grâce, il n’avait pas reçu cette nouvelle énergie, il serait mort à présent. Cela ne voulait dire qu’une chose : Il paniquait. Son ennemi de toujours paniquait. Sa panique emplissait son cœur de doute, et c’était ce doute qui avait apporté son aide au combattant des ténèbres.
L’enveloppe charnelle de Sines détruite, son esprit devait à présent voguer à la limite du Néant, encore trop empli de confusion pour pouvoir tenter quelque chose contre le vainqueur.
Abanfir sourit : il lui faudrait moins de temps pour récupérer qu’au Dieu. Il n’y aurait donc aucune intervention divine inopinée dans son prochain duel… celui qui marquera l’achèvement de son plan et la possibilité de finir cette traque qui durait depuis trop longtemps.
Ok, j´essaierai de faire mieux pour les prochains duels.
"Ton personnage m´a, içi, fait l´effet d´un "Namaric" (si KaiM me permet d´utiliser cette expression)"
Non, parce qu´il faut mettre un accent circonflexe sur le deuxième "a". ![]()
Bon, les 24h sont passés, et Moicesmoi est donc désigné gagnant par forfait son combat contre le-maitre-du-67.
Bravo à lui
Vala. Sobre, mais clair.
Dur...
C´comme ça.
Voila, c´est Dimanche. Postez vos duels, les jeunes ![]()
Merci pour cette victoire, même si je trouve un peu dommage que le_maître n´ait pas pu participé.
crote mon ordi est casser ou je ne sais quoi et j´ai reussi à utiliser l´ordi de ma soeur en secret pour voir si j´avais encore la possibilité de retarder la date et je vois que non...ça m´énerve
Surtout que pour une fois mon texte était bon...et je dois attendre dans la semaine prochaine ou même mardi après celui qui arrive...ça m´énerve
Tu peux toujours le poster, si tu trouves qu´il est bon...tu as perdu le duel, mais tu peux avoir des avis.
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Vive la bombe à neutrons. ![]()