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Liste des sujets

L'Arène des Duellistes

le_maitre-du_67
le_maitre-du_67
Niveau 7
26 juin 2007 à 21:59:09

je n´ai pas dit que puisque c´est mon premier duel, je le bâcle, ce serai idiot, mais je dit juste qu´il n´est pas parfait parce que c´est mon premier , et qu´il est bâclé, parce que j´ai pas eu le temps de le changer comme j´avais dit avant...j´avais le brevet ce matin et cet après-midi j´ai "fêter" les vacances...

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
26 juin 2007 à 22:02:04

Voilà voilà:

Les humains se blottirent les uns contre les autres. Ils étaient terrés dans un coin de la nef, apeurés. Seul un prêtre avait eu le courage de se lever, pour ouvrir la Bible, et en réciter les versets réservés aux exorcismes. De l’autre côté de l’église, la grande porte barrée d’une lourde poutre en chêne frémissait, le grincement du bois sur le point de craquer répercuté en écho. Dehors, le massacre avait fait place au silence, brisé par le crépitement de quelques maisons incendiées, et, soudain, le bruit d´un poing frappant sur le lourd battant de la maison de Dieu.
Les prières redoublèrent, les néophytes joignant les mains en une ultime supplique. La poutre se brisa en deux, comme un simple fétu de paille. La lumière, la cendre, le sang entrèrent dans l’église, en même temps que ce qui semblait être un homme. Il s’avança, et observa les restes brisés de l’huis qui lui barrait le chemin quelques instants auparavant.
- Ca c’est une entrée fracassante.
Le prêtre s’avança, dressant une gargantuesque croix en or entre ses paroissiens et le démon.
- Va-t-en, créature impie !
- Oh non ! Pitié, tout mais pas ça, je me rends !
Abanfir se recroquevilla, comme si la vue de ce crucifix l’effrayait. L’ecclésiastique s’avança, encouragé par cette victoire. La suite se passa très rapidement : le démon se reprit, et trancha la main du moine en l’envoyant d’un coup de sa double lame dans un coin de la salle. Le pontife s’écroula, serrant son moignon contre lui en hurlant.
L’assassin s’avança et frappa du talon la tempe du prêtre, sa boîte crânienne cédant instantanément en aspergeant les bancs et le mur de bouts de chairs rosâtres et de sang.
- Et dire qu’il y a encore des gens qui croient qu’une bête croix est utile contre un seigneur tel que moi.
Le démon avança dans l’allée, vers les réfugiés, ceux-ci toujours assis sur le sol en implorant Dieu de bien vouloir les sauver. Mais le Seigneur peut se montrer tellement cruel…
- Vous m’avez l’air bien tendu.
Ils frissonnèrent, tentant d’imaginer ce que le destin leur réservait.
- Soyez tranquille, je ne vais rien vous faire.
Surpris, un des plus jeune releva la tête en bafouillant :
- C’est vrai ?
- Non.
Sa tête explosa, répandant son contenu sur sa famille et ses amis. Un hurlement de terreur résonna dans l’église.
- C’est une belle construction cet endroit. Pas vraiment dans mes tons, mais j’ai un don de décorateur inné.
Le démon planta son arme dans un banc et s’y assit. Les habitants terrorisés redressèrent leur visage, pour observer cet étrange assaillant. D’apparence malingre, il était d’une pâleur contrastant avec ses vêtements noirs, ses cheveux sombres et ses yeux obscurs. Son visage laissait transparaître une grande jouissance dans ce qu’il faisait, comme si la vue du sang déversé par et pour lui lui fournissait une raison de jubiler. Il ne resta que quelques instants assis. Il se releva, et commença à marcher le long de l’allée centrale, entre les bancs, en jetant des regards sur les murs.
- Un peu trop noir, m’est avis. Un peu de rouge lui ferait le plus grand bien.
Il pointa son index vers le plus robuste homme parmi les réfugiés. Celui-ci commença à léviter, poussant de petits halètements effrayés. A mi-chemin entre le sol et les poutres du plafond, il s’arrêta, puis se fit raide, ses jambes et ses bras se tendant comme s’il était écartelé par des liens invisibles. Il y eu un instant d’hésitation, voir de suspense : serait-ce les bras ou les jambes qui lâcheraient en premier ? Puis la fin : tout s’arracha, sauf la tête, en quatre horribles fontaines de sang qui jaillirent pour recouvrir les murs. Le buste retomba sur le marbre, se rompant la nuque. Abanfir ne tressaillit pas, contrairement à ses prisonniers qui sanglotèrent de plus belle.
- En plus ça pue cet endroit ! C’est quoi ? De l’encens ? Je hais l’encens !
Il pointa à nouveau son doigt, mais vers une femme cette fois-ci, qui se releva magiquement, pour s’avancer vers le centre de la nef. Son corps s’embrasa instantanément, répandant hurlement de souffrance et effluves de festin. Lorsque les flammes et les cris se furent apaisés, le démon s’avança vers un grand candélabre, où trônaient trois bougies.
- Pourquoi trois ? On vous a jamais appris que c’était 2 le chiffre clé de la vie ?
Les habitants se mirent à trembler encore plus, mais Abanfir se contenta d’arracher la bougie centrale du chandelier et de jeter la cire enflammée derrière lui.
- Vous êtes d’une paranoïa, c’est incroyable…
L’assassin s’approcha d’eux, et s’accroupit, devant une fillette de cinq ans recroquevillée.
- Qu’est-ce qu’il y a, petite ? Tu as peur ?
- T…T’es un méchant !
- Moi un méchant ? C’est pas gentil de dire ça. Mais après tout, tu as parfaitement raison.
Le corps de la fillette s’envola pour s’écraser contre le mur, coupé en deux.
Abanfir dressa sa main gauche en avant, et un torrent de flammes en jaillit, noyant les civils en répandant la même odeur si caractéristique de chairs brûlées.
Puis il se retourna précipitamment, légèrement affolé. Des bruits de pas.
Une haute forme s’avança dans l’allée. Elle n’était semblable à rien de connu d’Abanfir. Elle était très grande, dépassant de plus d’un mètre le démon. Son corps semblait être fait d’un mélange d’êtres de couleurs et de statures différentes, formant un ensemble parfaitement asymétrique. Ce mélange tenait dans sa main droite une épée effilée, mais courte, plus semblable à un glaive. Son bras gauche était constitué d’un mélange de chairs et de métal, comme si on avait greffé une arme sur l’os à proprement parlé. Il était marqué d’horribles cicatrices en tout genre, comme il le laissait lui-même voir, dans son immonde nudité. L’être que Abanfir avait devant lui ressemblait à un mélange d’humains et de démons, créant ainsi un terrifiant, repoussant, et puissant, monstre. Sa face était composée de chair tuméfiée, brûlée par des flammes et un fer qui avait laissé une marque en forme d’une main, les doigts indiquant la bouche de la chose. Les deux yeux formaient une abduction immonde, l’un situé où devait se trouver le sourcil, l’autre sur la joue. La créature ne semblait pas posséder de fosse nasale, mais sa gueule était suffisamment large pour avaler un enfant en entier. Son corps large était largement musclé, les veines bleues saillantes.
Abanfir se mit en garde, en invectivant la bête :
-Qui es-tu ?
Un grondement lui répondit. Il doutait que cette chose puisse parler, mais il devait avant tout déterminer si elle avait des intentions hostiles.
- Moujah.
- Et qu’est-ce que tu es ?
- Celui qui te tueras.
Maintenant, tout était clair.
- Qui t’envoie ?
- Personne. J’ai appris tes agissements, je suis venu les stopper.
Abanfir évalua ses chances contre cet être. La corpulence de Moujah et son tour de poitrine lui conféraient sans nul doute possible un avantage d’endurance et de force non négligeable. Néanmoins, le démon avait depuis ses débuts fait preuve d’une grande agilité qu’on lui enviait. Toutefois, il avait, quelques mois auparavant, sous-estimé un ennemi d’une corpulence semblable, et ça avait failli lui coûter la vie. La prudence était de mise.
- Alors, tu es une de ces lopettes qui trouvent que mes massacres sont nuisibles à la société ?
- J’ai faim, et j’ai mal. Plus tu tues, plus je dois marcher pour me procurer ma nourriture. J’aurai encore plus faim, et j’aurai encore plus mal. C’est ma raison de tuer.
- Tuer pour vivre…Quel ignoble concept.
Le frêle guerrier dressa ses lames, créant une garde infaillible qui lui avait sauvé la vie à de nombreuses reprises. Aucune lame ne pouvait détourner les siennes. Il le prouverait encore. Pour chasser la vision de sa défaite.
Il se jeta en avant, faisant tournoyer sa double lame devant lui. Moujah réagit au quart de tour en abattant son bras semi métallique.
Un cliquetis retentit, puis le glaive se jeta vers le cœur du démon. Celui-ci rompit son équilibre, esquivant l’assaut, se releva en assénant un coup de poing dans le ventre de son ennemi. Celui-ci se courba sous le choc, puis son épée déchira le vide où Abanfir se tenait un peu avant. Le guerrier sombre recula encore de quelques mètres, pour examiner la situation. Son opposant avait de bons réflexes, mais une garde qui laissait à désirer.
Il se jeta en avant, visant le cœur. Son estoc fut dévié in extremis par le bras de son adversaire. La bête lança son pied gauche en direction du visage d’Abanfir, qui esquiva en se baissant. Le deuxième genou lui percuta la mâchoire, l’envoyant dans les airs. Son ennemi lâcha son épée et se saisit de sa cheville, avant de le faire tournoyer dans les airs. Il l’envoya percuter une des nombreuses colonnes de pierre, la brisant et répandant roches et poussières aux alentours de l’impact.
Abanfir se releva, et para un coup de pied circulaire qui l’aurait encastré dans le mur. La bête ne démordit pas et leva son épée au-dessus de sa tête pour fendre le crâne de son ennemi. Le démon se jeta sur le côté, roulant entre les bancs, pour revenir dans l’allée centrale. Le monstre saisit un des longs sièges de bois et l’écrasa sur sa victime. Le chêne verni éclata en une multitude d’échardes, se répandant dans tous les sens. Abanfir jaillit des décombres pour échapper à un nouvel assaut.
Le duel prenait une tournure à laquelle le démon ne s’attendait pas : le monstre gagnait du terrain sans difficulté apparente, sa méthode de barbare arrachant des cris de douleur ou simplement de rage à Abanfir de façon sporadique. Bien qu’habitué à manier la double lame depuis sa plus prime enfance, il n’avait jamais eu affaire à un adversaire qui se battait avec deux armes aussi aisément. Malgré son avantage flagrant, Moujah n’arrivait toutefois pas à blesser son opposant. Même si son arme éraflait parfois le corps du démon, l’auto régénération des cellules de celui-ci le guérissait presque immédiatement, leurs lames tissant au fil des passes et des bottes un affrontement meurtrier où un seul survivrait.
Abanfir s’arrêta de reculer, acculé contre la croix qui regardait l’assemblée. Le Christ crucifié sembla se pencher sur la bataille, son regard condescendant allant d’un combattant à l’autre. La double lame tinta contre l’épée, les métaux croisés. Suant à grosses gouttes, le démon vît son ennemi rétracter son bras métallique, la pointe de ce dernier prêt à fondre vers son cœur.
Le guerrier sombre regarda avec effroi cet estoc piquer vers son torse. Dans un ultime sursaut de désespoir, il dressa son poignet droit pour amortir le choc. L’os et le métal traversèrent la chair sans difficulté apparente pour continuer leur course vers le cœur. Mais Abanfir se contorsionna, esquivant de peu l’arme qui se planta dans le bois du crucifix. Profitant de cet unique instant d’avantage, l’assassin saisit son épée avec sa seule main valide, puis planta sa pointe dans les abdominaux du colosse. Il ne broncha pas, tentant d’arracher son bras au bois. La lame du démon déchira les chairs et partit vers la gauche en creusant un sillon ensanglanté. Le titan leva son glaive et l’abattit, tandis que l’acier maudit allait en oblique vers son épaule gauche. Les métaux se heurtèrent, Abanfir se baissant en dessous de sa seconde lame qu’il eut peine à maintenir au-dessus de lui avec son unique bras valide. Deux petits tintements retentirent. Moujah leva les yeux, juste à temps pour voir la représentation du Christ s’effondrer sur lui : Abanfir venait d’user de ses dons magiques pour faire sauter les clous maintenant les mains du plus célèbre des crucifiés. Le bras armé se dégagea à temps pour arrêter la chute de la statue. Le démon arbora un sourire mauvais, avant de dégager sa lame et de se jeter sur le côté en assénant un coup de pied sur le genou de son ennemi. Un craquement retentit, et la lourde effigie s’écrasa avec fracas.

Y´a une suite,message trop long

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
26 juin 2007 à 22:02:24

Abanfir prit quelques secondes pour régénérer sa main, avant de s’approcher. La lourde statue de bronze se souleva, et Moujah apparut, rageant. Abanfir pointa son torse avec un ricanement sarcastique en lisant la lettre qu’il avait écrite en le blessant :
- Z ! Comme…Zabanfir ?
- Te moque pas de notre duel ! Tu vas mourir !
- Parle pour toi, boule de gras ! T’as une fuite !
La bête baissa le visage vers ses blessures suintantes d’un liquide jaunâtre qu’il reconnut comme étant de la graisse.
- Ce duel ne va plus durer longtemps.
Avec une rapidité décuplée qu’Abanfir n’aurait jamais pu imaginer pour une créature de cette corpulence, Moujah se jeta sur son ennemi, abattant son coude sur son cartilage nasal. Le corps du démon fut projeté en arrière, où il heurta le mur avec violence. Il se ressaisit rapidement et dressa sa lame devant lui, un tintement lui indiquant que son instinct l’avait encore sauvé. Abanfir esquiva un revers, para un coup de taille, évita un coup de pied circulaire, puis se lança en avant, jambe tendue. Son pied droit heurta le ventre de l’ennemi, qui se courba. Le deuxième s’éleva et frappa la mâchoire, le seigneur impie réalisant une culbute digne des meilleurs maîtres d’art martiaux. Profitant de la confusion de son ennemi, le roi des démons se saisit d’une chaîne attachée au mur, et arracha le clou l’entravant. Son corps s’éleva dans les airs, tandis que l’énorme lustre pendant de la voûte s’écrasait sur le sol, répandant cires et flammes sur le marbre ensanglanté.
Moujah bondit à la suite de son ennemi, sa seule force physique suffisante pour le porter sur la charpente où se jouerait le dernier acte de ce duel.
Abanfir ne laissa pas le temps à son opposant de raffermir ses appuis sur le bois. Il se jeta en avant, ayant auparavant planté son arme dans la poutre, et asséna une puissante manchette à la jugulaire qui aurait suffit à rompre la nuque d’un simple humain. Il se laissa doucement tomber sur le chêne, pour asséner de violents coups de poing dans l’estomac du monstre. Une tempête hargneuse s’abattit sur le corps du malheureux, qui ne pouvait entrevoir dans le souffle de furie qu’un démon aux yeux exorbités et entouré d’une aura rougeoyante. Profitant d’une fraction d’instant de repos, la créature frappa d’estoc. Abanfir bondit en arrière, exécutant un salto, se ressaisissant avec une seule main, puis se jetant à nouveau vers Moujah.
Un coup de pied sauté fractura la mâchoire du monstre, qui bascula dans le vide pour s’écraser sur l’immense lustre. Abanfir se saisit de son épée et bondit vers son opposant. Celui-ci le vît s’avancer rapidement, comme rendu fou par une subite montée de rage. Mais Moujah n’avait pas l’intention de mourir.
Les dalles de marbres volèrent en éclat, lorsque le démon les percuta. Le monstre avait réussi, grâce à une roulade épuisant ses dernières forces, à éviter de finir réduit en poussière. Il se releva et s’avança vers un Abanfir encore groggy par sa rencontre avec le sol. La créature lui infligea une terrible manchette à la mâchoire qui envoya le démon manger la pierre d’un pilier. Il retomba sur le sol, crachant du sang et des dents. Il tendit la main vers son arme gisant quelques mètres plus loin, mais…
Le pied de Moujah s’abattit sur son poignet, provoquant un craquement qui n’augurait rien de bon. Le monstre toisa son ennemi déchu de toute sa hauteur. Puis il se baissa et saisit la jambe de Abanfir, la tirant vers soi tout en gardant son pied sur son bras, l’écartelant.
- Qu’est-ce que tu fous !
- Je prends mon dû. Quand je vaincs un ennemi, je lui prends un membre, simplement.
La pression se fit plus forte, et le démon sentit ses articulations s’étirer pour bientôt lâcher. Mais ce fut la bête qui céda la première. Elle recula, portant ses mains à son visage, portant les marques de l’attaque que le seigneur impie lui avait portée grâce à sa magie. Il roula sur le côté, à temps pour éviter une nouvelle de ces sphères incandescentes. Abanfir se releva, prit son arme, et regarda les cinq boules de feu l’entourant.
Moujah se jeta en avant, sa lame de spartiate dressé devant lui comme le dernier rempart de sa forteresse assiégée. Abanfir ne tressaillit pas. Au dernier instant, il se baissa, évita un coup de taille. Son buste se contorsionna ensuite, pour éviter une estocade. Son corps ondulait, au fil des attaques, chaque assaut étant esquivé avec une aisance surhumaine.
Moujah se fendit, droit vers le cœur. Le démon para, et les cinq sphères fondirent vers son ennemi. Elles éclatèrent sur son dos, répandant de la cendre et des morceaux de tissus calcinés. Abanfir recula de quelques mètres, reprenant son souffle.
Ils se regardèrent, conscients tout deux que la bataille touchait à sa fin. La fatigue se sentait dans chacun de leur mouvement. Malgré son air suffisant et ses esquives assurées, Abanfir n’avait plus la force nécessaire pour parer tous les assauts, tandis que l’envie d’en finir de Moujah transparaissait dans la haine qu’il plaçait dans ses attaques.
Une fois encore, ce fut le colosse qui reprit le combat. Un coup de taille destiné à trancher la tête de son ennemi. Une estocade voulant lui percer le cœur. Un coup de poing dirigé vers sa poitrine.
Les esquives d’Abanfir se faisaient de plus en plus dangereuses. Un saut périlleux. Une roulade pernicieuse. Une manchette déviant tous les assauts.
D’un revers aussi puissant qu’inattendu, le titan envoya la double lame se faucher à l’autre bout de la nef, du côté des cadavres de réfugiés. Le démon la regarda un bref instant, suffisamment pour que son ennemi lui assène un foudroyant coup de pied, l’envoyant dans la direction opposée, tout en fracassant les derniers bancs ayant survécus à la bataille. Abanfir roula sur le côté, et réalisa qu’il était aculé dans un coin de l’église. Il entendit le pas lourdaud de son opposant, et se retourna en dressant l’objet qu’il venait de trouver comme bouclier :
- Et dire qu’il y a encore des gens qui croient qu’une bête croix est inutile pour un seigneur tel que moi.
La lame du spartiate s’écrasa contre le crucifix, celui-ci formant un bouclier exceptionnel et miraculeux. Les deux ennemis luttèrent quelques instants, des étincelles jaillissant du contact entre les deux métaux. Abanfir mit fin à cette lutte par un uppercut. Moujah recula, avant de se ressaisir. Il chercha des yeux son ennemi, mais il avait disparu. Il se retourna instinctivement mais c’était trop tard. Il n’eut pas le temps de dresser son épée devant lui, pour arrêter la double lame qui venait de s’envoler des mains d’Abanfir vers sa tête.
Le crâne de Moujah s’envola, et s’écrasa à quelques mètres du candélabre. Décapité, son corps tituba, avant de s’effondrer, vaincu.
Abanfir resta environ cinq minutes à genoux dans l’église, reprenant des forces par l’apaisante sérénité qui régnait à présent, après ces épouvantables minutes de bataille et de tintements. Ragaillardi, il se leva, récupéra son épée, et sortit. Une fois sur la petite colline surplombant l’église, il dit à haute voix, comme à lui-même :
- Faut que je me grouille de trouver un village à incendier avec une église, sinon je vais encore dormir dehors.

:diable:

le_maitre-du_67
le_maitre-du_67
Niveau 7
26 juin 2007 à 23:24:34

j´ai lu et j´ai trouver ça très bien...j´ai été un peu déçu que tu oublis la lame d´Huki le Titan que Moujah a tuer, mais le combat est très interessant. Bon n´étant pas bon en critiques de texte, je ne vais pas trop en faire. Qui est sensé nous juger?

Negatum
Negatum
Niveau 10
27 juin 2007 à 00:42:43

Moi même, t je le ferais demain matin.

le_maitre-du_67
le_maitre-du_67
Niveau 7
27 juin 2007 à 00:55:39

ok...choisi bien...et n´oubli pas: ce n´est pas la quantité mais la qualitée qui compte...même si j´ai très peur que de toute façon Moicesmoi gagne sur les deux points :)
Mais bon on verra bien...et demain on post le notre Negatum...

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
27 juin 2007 à 12:11:52

Voilà ce que ça donne de se lancer dans trois duels à la fois : le plus mauvais duel qu´on ait jamais vu sur cette Arène (encore que non, Croustibat avait fait un truc incompréhensible une fois il me semble, t´as donc le deuxième plus mauvais). Je citerai pas tous les défauts -ce sera au juge de le faire-, mais je dis juste qu´on voit clairement que ça a été bâclé...alors qu´à l´inverse Moicesmoi a pris du temps pour faire un long combat (que j´ai pas encore lu mais que je lirai). Dommage Toicespaslui d´avoir gâché un bon duel fasse à un faux adversaire...

Et viens pas me sortir l´âge, parce que Triscal a le même âge que toi, et c´est le jour et la nuit entre vos textes.

__________________________________________________

Vive la bombe à neutrons. :-)

le_maitre-du_67
le_maitre-du_67
Niveau 7
27 juin 2007 à 12:45:13

Escusez moi tout le monde, mais esque Azerty a quelque chose contre moi, ou il harcèle tout les nouveau venus jusqu´a ce qu´ils fichent le camp?

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
27 juin 2007 à 17:21:48

Non, pas tous les nouveaux, juste toi.

"Dommage Toicespaslui d´avoir gâché un bon duel fasse à un faux adversaire"

Un adversaire médiocre est quand même un adversaire, et c´est en s´exerçant dans ce genre de bataille qu´on finit par devenir bon. (et je te signale que ton fasse vient de te faire perdre la face)

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
27 juin 2007 à 18:52:10

(Oh p´tain t´as raison. :ouch: Comment j´ai pu sortir une énormité pareille? :ouch2: En plus, c´est pas la première fois ces derniers temps, ´reusement que j´ai relu mon combat de l´autre fois...)

le-maitre==>Nan, y´a que toi (et borat) qui me tape autant sur les nerfs. Triscal est aussi nouveau que toi il me semble, j´l´ai pas agressé et l´agresserai sûrement pas, d´ailleurs si je vois un de ses textes en première page et que la vigilance de ma flemme s´est endormie, j´irai sûrement le lire. :) Tu me saoules, j´y peux rien, à venir geindre, à faire "moi vouloir faire duel!!!!!!!!!!!!!!!!!!!" sur cinq pages pour au final pondre un truc fait en un quart d´heure. Mais t´as de la chance, il semblerait que je sois le seul à me rendre compte (je peux être taxé de parano aussi, ça règle tous les problèmes, mais ce serait simpliste comme raisonnement, vu que t´es la seule personne à me saouler autant) à quel point tu es une perte de temps pour ce topic.

__________________________________________________

Vive la bombe à neutrons. :-)

Negatum
Negatum
Niveau 10
27 juin 2007 à 19:07:19

Excusez-moi du retard, une coupure d´éléctricité m´a coupé de l´ordinateur pendant toute la journée. Le jugement, maintenant!

Commençons par le scénario:
-Moicesmoi: Ton duel, à ce niveau-là, reste "classiques". mais les rebondissements sont trés nombreux et bien trouvé. TU utilise la plupart des techniques de toi comme de Moujah avec maestria et l´idée du christ est sympa. Je te ferai qu´un reproche: Le début est peut-être un peu long, avec les massacres.
-Le-maitre: tu pêche avant tout par le manque de rebondissement. En fait, si j´ai bien compris, ton monstre ne fait qu´attaquer, a un moment l´ennemi se met en rouge, et ça continue comme avant. La fin, si elle contient au moins des rebondissement, aurait été mieux si elle aurait été compréhensible. Le coup de la poche de graisse, j´aidu mal à y croire.

Le style: (je fais court, hein)
Moicesmoi : Bon, comme d´habitude. Lentement, à ton rythme, tu as progressé pendant l´année, et ça se voit clairement au jour d´aujourd´hui. Il manque un peu des descritpions à certains moments , mais la narration est trés bonne (sur certains passages, le rythme est génial). TU pêche juste par le manque d´ambiance, mais ça, ça finiras par venir :-)
Le-maitre: Aie. Une action par phrase, et des phrases simplifiés, juste assez pour qu´on comprenne. Y a aucune description, aucune musicalité. Ca se voit que c´est, sinon ton premier duel, du moins ton premier texte. En plus, tu le bacle au nivea de la fin, qui est, sinon trés rapide, complétement incompréhensible. TOut va trop vite, prend plus de temps.

En toute logique, la victoire revient à...
:fete: MOICESMOI :fete:

(Va vite finir son duel, foutu coupure!)

-Mutako
-Mutako
Niveau 10
27 juin 2007 à 19:10:06

"aurait été mieux si elle aurait été compréhensible"

:nonnon:

Moicesmoi
Moicesmoi
Niveau 10
27 juin 2007 à 19:18:51

Arf, merci beaucoup Negatum. Me revoilà avec deux vies :o))

Par contre, j´aimerai comprendre ce qu´est un duel classique et un duel qui ne l´est pas :question:

Negatum
Negatum
Niveau 10
27 juin 2007 à 19:22:14

Je veux dire, touts tes rebondissements sont bien, mais aucun n´est véritablement original ou ne surprend le lecteur. Alors que... bon , je vais prendre mon exemple: Lors d´un combat de l´année derniére, j´ai fait intervenir un ours qui a complétement changé le cours du combat. Là par exemple, l´intervention d´un citoyen en faveur de Moujah en croyant que c´est un sauveur aurait pu être sypa. Mais c´est trés bien comme ça ^^

le_maitre-du_67
le_maitre-du_67
Niveau 7
27 juin 2007 à 19:35:53

bon c´était prévisble mais bravo à toi Moicesmoi...j´ai bien aimé aussi ton duel...J´ai pris en compte ce que tu m´avit dis Negatum et j´ai soigné mon duel contre Necron... Je pense que le commentaire sera tout autre ce soir.
Encore bravo Moicesmoi, jme retrouve à une vie, et gare à toi Negatum.

Negatum
Negatum
Niveau 10
27 juin 2007 à 19:52:20

Gare à toi aussi! (presque fini, doit relire)

Negatum
Negatum
Niveau 10
27 juin 2007 à 21:09:57

J´ai fini (juste a temps). Je t´attend pour poster, le maître.

Negatum
Negatum
Niveau 10
27 juin 2007 à 21:50:59

-Necron !
Il marchait. Ca, il arrivait à s’en souvenir. Il était seul, et il marchait sur un chemin. Où ? Quand ? Il l’ignorait. L’image, le souvenir, était recouverte d’un voile de ténèbres, d’oubli qui avait effacé les détails et les décors. Mais il marchait.
-Necron !
C’était une voix douce, une voix de petite fille, un peu boudeuse, un peu triste aussi. Une voix qui pouvait éclater de rire comme elle pouvait fondre en larme.
-Qu’est-ce qu’il y a, Ankou ?
Ca, c’était sa voix. Il la reconnaissait. Une voix acide, sardonique, un ton froid comme de la glace. Aucune émotion, aucun sentiment, n’y perçait.
Il n’avait jamais aimé sa voix. Elle lui faisait peur. Ce souffle vibrant, cette mélodie l’effrayait, elle lui faisait l’effet d’une machine à tuer, d’un calculateur sans âme. Mais peut-être n’était-il que ça, après tout.
-Qu’est-ce qu’il y a ? C’est moi qui devrais te poser la question. Depuis que tu es venu à notre département, tu as changé. Beaucoup changé. L’ange de la peste dit même…
-L’ange n’a jamais dit que des stupidités.
-Necron, explique moi ce qui t’arrive, fit la voix d’un ton calme.
Il soupira.
-Et après, tu me laisseras ?
-Je peux toujours t‘en faire une promesse, mais tu sais très bien que je ne la tiendrais pas.
Elle rit de sa plaisanterie. Lui non.
-Je sais plus pourquoi me battre, dit Necron de son ton le plus égal, le plus distant. Ca a toujours été dans ma nature de me battre et de gagner, mais…
Le ton d’Ankou devint sévère.
-Necron, on se bat pour la justice. D’accord, on tue, d’accord, on achève, on massacre, on manipule, on dévaste les villes, on brûle les campagnes, on fait disparaître des pays entiers sous nos fléaux, d’accord. Mais on ne fait qu’obéir aux ordres. La mort est la seule juge, c’est elle qui décide ce qui est bien pour le monde, ou ce qui est mal. Nous ne sommes que des pions, et c’est bien mieux comme ça.
-Je sais tout ça, mais…
-Mais tu te demande pourquoi le faire, pas vrai ?
Necron sentit ses lèvres bouger en un assentiment muet.
La voix d’Ankou devint soudain plus nerveuse, plus joueuse.
-Alors si tu ne le fais pour la justice, si tu ne le fais pas pour la mort…
Un visage apparut soudain dans l’ombre. Et ce visage s’approcha, s’approcha encore, aussi sûrement que la lame s’était approché du cœur de Necron, aussi sûrement que la branche s’était approché de son visage à lui, mais cette fois-ci, le visage continua d’avancer. Le temps ne reprit pas, le temps ne s’arrêta pas. Aucun sort ne le protégeait, cette fois-ci. Son bouclier magique, son bouclier de haine, de calcul, tout ce qui avait fait le jeune génie qu’il était, toutes ces années de haine et de souffrance, tout se brisa devant ce visage, et…
Ankou déposa un frêle baiser sur les lèvres de Necron.
-Fais-le pour ça, murmura-t-elle.

Le soleil avait disparu quand Moujah atteint la rivière.
Elle coulait, calme, sereine, dans la vallée, balafrant la mer d’arbre de sa couleur bleutée, pâle, laiteuse. A l’ouest, toujours à l’ouest, la rivière se perdait dans les rapides, et la lune, blanche, effilé comme un couteau, répandait ses lumières dans les remous clairs. Car le ciel s’était apaisé, et dans le noir de la nuit brillait déjà des myriades d’étoiles.
L’abomination s’y désaltéra un instant. La blessure dans le dos le préoccupait. Il ne sentait pas les élancements de douleur, bien sur, mais il voyait la graisse ensanglantée couler à flot sur son passage. Le poignard de l’enfant lui avait fait mal. Très mal.
Mais c’était fini, maintenant. Il avait tué un agent de la mort, un envoyé de la faucheuse en personne. Et jamais plus il ne verrait le signe de l’Enfer briller devant lui, tatoué au creux d’une paume.
-Ce n’est pas fini, Moujah !
Le titan se retourna.
Non. Necron se tenait là, une main serré sur sa poitrine, une autre sur le manche de son bâton, la bouche en sang, les cheveux en batailles, les vêtements déchiquetés, mais il était là, un regard de défi sur le coin de ses yeux noirs.
Sa blessure était effrayante. Le trou béant que lui avait laissé l’épée d’Huki s’était refermé, mais la peau était devenue noire, rassis comme de la cendre. Des filaments verdâtres courait sur son ventre et sur sa poitrine, et des morceaux de chairs moisies s’étaient empêtrés dans sa cape noire.
Moujah ricana.
-C’est donc toi qui veux me tuer ? Regarde-toi donc ! Tu es comme moi !
Necron se mit à claudiquer lentement jusqu’à lui.
-Avec tes muscles moisis, ta peau blanche de cadavre, et ta petite tête ensanglantée, tu me ressembles au final. Tu es pourri de l’intérieur, tu es un mort-vivant, toi aussi. Et tu prétends me donner des leçons !
Moujah exultait d’un plaisir soudain. Le petit serviteur de la mort était là, inoffensif, venu sagement pour se faire tuer. Son courage et son dévouement lui masquaient sa raison. Il était devenu fou.
Il y eut un silence. Necron laissa échapper un soupir, puis prit son bâton à deux mains. Son poignard était soigneusement rangé dans son pommeau.
-Non, dit-il, je ne suis définitivement pas comme toi.
Il prit son inspiration, et désactiva son bouclier.
Moujah poussa un rugissement bestial, bondit en brandissant sa lame, et l’abattit là ou se trouvait Necron.
Un coup.
Simple.
Direct.
Mortel.
L’enfant plongea sur le coté, se remit souplement et sauta en arrière. Moujah le poursuivit, prit son élan et balaya avec une force phénoménale les jambes de Necron. Le serviteur de la mort sauta de nouveau, d’une détente formidable, et atterrit en équilibre sur le bras droit de Moujah. Celui-ci le secoua vigoureusement, mais la lame du poignard brillait déjà dans la lumière de la nuit, et Necron perça à trois reprise la graisse visqueuse du monstre. Avant que l’autre puisse réagir, il était à terre.
Moujah chargea, le bras gauche filant devant lui. Necron pivota sur le coté, para tout en souplesse le coup magistral, et envoya un violent coup de pied dans le ventre du titan. Moujah, d’un coup rageur, balaya le sol de sa main droite, et l’enfant s’envola de nouveau.
Necron sentit ses oreilles bourdonner. Il eut juste le temps d’apercevoir où il atterrissait qu’il était déjà sous l’eau, au milieu de la rivière. Il se hissa sur un rocher, et, debout, sa silhouette squelettique découpée sur la face de la lune, il attendit Moujah.
Le titan ne se fit pas prier. Sa rage avait été décuplé par les coups de poignards, et il ne voyait maintenant plus qu’une chose : cet horrible gamin qui aurait du être mort, et qui pourtant continuait de se battre, sans même être gêné par ses blessures.
Il poussa un hurlement, et, d’un geste fulgurant de puissance, il déracina l’un des arbres, et l’abattit jusqu’à Necron. L’enfant manqua de glisser quand il vit le chêne colossal tomber à quelques mètres de lui, mais il ne se troubla pas : Un pont sommaire avait dorénavant était construit entre lui et le monstre.
Moujah prit son épée à deux mains, et commença à avancer sur le gigantesque tronc d’arbre. Sous le poids du titan, il se courba un peu, mais il ne trembla pas quand Necron bondit dessus à son tour. Parfait, songea Necron.
Un plan s’était déjà formé dans sa tête. Un plan d’une remarquable efficacité.
Necron et Moujah était à trois mètres l’un de l’autre. Face à face. Il n’y avait plus de fuites, plus d’esquive possible. Il n’y avait que le combat.
La lame d’Huki contre le Bâton du Temps.
Le vivant contre la Mort.
Le monstre contre l’enfant.
Le spartiate contre le génie.
-Je crois que cette fois-ci, ça va être sérieux, fit Necron avec un petit sourire.
Sa blessure semblait s’être apaisé par l’eau. Les terribles élancements qu’il avait à la poitrine s’étaient calmés, désormais, et il ne sentait presque plus la douleur. Ses forces, recouvertes par le bouclier, lui redonnaient espoir. Et puis, il y avait toujours ce visage, imprimé dans le ciel noir, qui le regardait sans faillir ; Pour ce visage, il aurait été prêt à tout.
-En effet, morveux. J’ai hâte de déchiqueter ton cadavre, tu sais. Ton bras me serait très utile, celui avec le tatouage sur la paume. Qui sait, où pourrais-je bien le mettre ?
Sans cesser de sourire, Necron fit un geste obscène qui ne laissa aucun doute sur l’endroit où, en effet, il pourrait le mettre.
Moujah se jeta sur lui, l’épée d’Huki rencontra le frêle bâton du temps, et le combat recommença pour la toute dernière fois.
Ce ne fut plus qu’un tourbillon de mort, un ballet terrifiant où les deux silhouettes, l’une gigantesque, l’une minuscule, se livrèrent un combat sans merci ni repos. Les lames s’entrechoquait, se croisait, se décroisait dans un torrent de coups et de parades, de prises et de bottes. Moujah attaquait avec sa force colossale, prenant tout les risques, balayant l’espace pour ne laisser à son adversaire aucune chance de fuite. Necron parait et contre-attaquai avec une grâce qu’il ne s’était jamais connu, sautant, pivotant, esquivant, contre-attaquant. Il bondissait sans relâche, sans souffler, gagnait la voie des airs, pour essayer d’atteindre son adversaire à la tête. Mais le chemin vers la gueule monstrueuse était toujours entravée, ou par une épée, ou par un bras, si bien qu’il devait à chaque fois faire demi-tour, rebrousser chemin sur le tronc d’arbres, et attendre, à nouveau.
Soudain, alors que le combat gagnait à chaque seconde en vitesse et en intensité, Necron sauta au dessus de Moujah. Le titan se retourna en grognant, et chargea avec ses deux lames. D’un geste calme et maîtrisé, Necron interposa son bâton. Il grimaça sous le choc, mais il tint bon, et méthodiquement, toujours avec ce même calme désarmant, il commença à reculer. Ses pieds raclèrent le tronc d’arbre, pas à pas, ses yeux d’un noir d’enfer plongé dans ceux sanglants et exorbités du titan, pas à pas, ses mains appuyant doucement mais fermement sur le baton du temps, bloquant les deux épées dans une gangue implacable, pas à pas, avec une force sidérante, il…
Necron rompit à l’instant même où sa cheville effleura la racine, à quelque pas seulement de la rive.
Le piége se refermait.
Moujah n’attendait que ça. Dans un raclement putride qui donna la nausée à Necron, il se dégagea, et recommença à attaquer. Il balaya l’air de ses épées, et les deux lames filérent vers la tête de son adversaire. L’enfant se baissa prestement, sentit le sifflement au dessus de lui, puis porta un coup d’estoc. Mais le bras gauche de Moujah était déjà là, et la gigantesque épée brilla dans les étoiles quand elle s’éleva une nouvelle fois. Necron eut juste le temps de faire un pas de coté que déjà la lame du titan entaillait le tronc.
Un coup.
Necron bondit sur la lame, et grimpa sur le bras de Moujah. Avec un hurlement, il abattit son bâton sur le crâne du titan. Le colosse se baissa, et son bras gauche visa souplement Necron. L’enfant bondit à terre, attendit que la masse descendit vers lui, puis sauta pour esquiver.
Deux coups.
-Pourquoi fuis-tu ? Tu sais que tu ne fais que retarder l’échéance ! hurla Moujah.
-Vraiment ? fit Necron en se rétablissant souplement le tronc.
Il se détendit, et, à une vitesse sidérante, il bondit sur Moujah. Avant même que le géant puisse parer, il asséna un coup puissant au crâne, puis, avec une rage contenue, balaya du revers de son bâton son poignet droit.
Moujah recula, sonné. Le coup au poignet, notamment, semblait l’avoir perturbé. Necron nota calmement ce fait dans son esprit, pensant que, peut-être, il n’y avait pas qu’une seule légende grecque qui avait un talon qu’on pouvait transpercer
-Sale gamin ! hurla Moujah.
Et son épée s’abattit encore, mais cette fois-ci avec une telle violence, une telle hargne, que Necron n’eut pas le temps d’éviter complètement le coup. La lame siffla à son oreille, et il sentit une vive douleur au flac gauche. Ses vêtements se déchirèrent sous le choc, et ses poils se dressèrent sur son corps.
Mais il sourit.
Trois coups.

:sournois:

le_maitre-du_67
le_maitre-du_67
Niveau 7
27 juin 2007 à 22:00:04

Combat contre Negatum :
Le monde de la Mort était noir, particulièrement noir. Necron se tenait là, attendant son tour de se faire confier une mission. Quand la Mort en eu fini avec celui qui le précédait, elle le fit quérir. Necron s’avança dans ce qu’on appelait, le chemin de la mort. À côté de lui, les âmes des morts passaient et se rendaient eux aussi chez la Mort. L’enfant arriva donc au seuil de la porte de la Mort. Les âmes entraient et sortaient, mais aucune ne croisa ses yeux. Il reconnut alors Elderas qui sortait et se rendait à son poste respectif. Il entra donc dans les bureaux de la Mort. Il les traversa et entra dans les appartements de la Mort. Celle-ci ne se retourna même pas et commença à lui parler avant même qu’il ne soit entièrement rentré. La Mort lui parla de sa prochaine mission.
« Ta prochaine mission t’opposera à un être de la même force qu’un dieu, ou pire. Il a tué un Titan. Mais le titan lui a lancé une malédiction avant de le tuer lui aussi. À présent il est devenu monstrueux.
- Je croyais qu’il été mort.
- La malédiction implique aussi sa survie, mais il doit subir la douleur de sa mort de manière constante.
- Il ne peut donc pas mourir.
- Seul moi ou un agent de la mort peux s’en charger. Les héros eux aussi peuvent le faire, mais auront moins de chances que toi, Necron. Tu es l’un des plus puissants de mes agents. Tâche de t’en montrer digne.
- Oui, mon maître.
- Maintenant, va rencontrer ton ennemi et emmène le là où il se doit d’être. »

Necron quitta l’enfer et se rendit au terrible monde des batailles, des guerres, des défis. Un monde pire que l’enfer. Le monde du dessous était plus calme, les âmes y recevait un repos éternel. Ici, tout le monde se défiait, tout le monde vivait dans la peur d’un défi prochain, les gens étaient presque attirés par l’enfer, ce paradis. Necron avait appris que le monstre qui refusait la mort se trouvait dans la forêt d’Almanir, où il dégustait les Elfes. Il s’y dirigea donc et arriva à l’orée du bois. Il remarqua un gigantesque précipice, à quelque mètre de la forêt, qui empêchait l’accès à la deuxième partie de la forêt d’Almanir. Les Elfes avaient construit des ponts en lianes, qui passaient par-dessus le précipice. Les lianes accrochées les unes aux autres, parurent totalement instables et fragiles, mais il se rappela la délicatesse et la légèreté des Elfes. Personne ne passait en ce moment.
« Peut-être, se dit Necron, que personne ne passe, parce qu’il il ne reste personne. La Mort m’a bien parlé d’un monstre. »

Moujah était pris au piège. Les Elfes étaient tous rassemblés ici. Et oui tous, même si une partie était rassemblée dans son ventre, tous les Elfes d’Almanir se trouvaient dans la clairière. Moujah, après avoir dépeuplé la première partie de la forêt, avait pensé pouvoir s’accorder un petit temps de repos. Il s’était avéré que les Elfes de la deuxième partie étaient revenu, et qu’il l’avait fait prisonnier. Moujah s’était réveillé, à plat dos contre-terre, les Elfes tournants autour de lui.
L’un d’eux, qui avait l’air d’être un magicien ou même le chef, avait un long couteau, orné de rubis, d’or et de feuilles. Il comprit alors qu’il allait être l’objet d’un sacrifice pour venger l’âme de leurs frères. Il était solidement attaché. Les Elfes s’arrêtèrent tous subitement ne danser. L’homme au couteau se révéla être le chef, quand il ordonna à ses Elfes de lui apporté du bois et des silex. Les Elfes s’exécutèrent. Moujah fut rapidement soulevé, par 7 Elfes, et fut posé sur un lit de branches.
Le chef leva son couteau et l’enfonça dans Moujah. Ensuite, les Elfes mirent le feu aux branches et dansèrent. Moujah décida alors qu’il avait fini de s’amuser avec lui et se dit que c’était son tour. Il se leva, brisant les liens qui le maintenaient en place sans aucune difficulté. Il pris le chef à deux mains et l’écrasa entre ses poings. Il attrapa un autre Elfe et le plaqua contre le feu. Les Elfes commençaient à fuir dans les arbres. Il leur lançait des branches enflammées qui les firent se transformer en torche elfique. Les seuls qui arrivèrent à fuir assez loin pour que Moujah ne les atteigne pas de ses branches furent brûlés par la forêt qui commençait à prendre feu. Moujah se régala de leurs chaires au milieu de l’incendie. Quand il eu terminé, il se dirigea vers le précipice qu’il avait vu avant. Il avait cru comprendre que d’autres Elfes passaient par des ponts pour se retrouver dans la deuxième partie de la forêt. Et des Elfes devaient s’y trouver. Il avança donc au milieu du terrible incendie qui avait déjà brûlé un quart de cette partie de la forêt d’Almanir. Il rencontra au passage quelques Elfes qu’il dévora de suite. Cela justifiait ses soupsons. Il restait des Elfes, à son grand bonheur. Il arriva donc au « pont ». Quand il vit les lianes, il s’exclama :
« HURRRRRRR », ce qui signifie dans un langage plus courrant :
« C’est quoi ce truc de bâtard ? »
Il prit un arbre et avança au précipice. Il le plaça, quand il sentit une présence. Il se retourna et vit un petit garçon horrifié.
« Hey, petit, tu n’aurais pas vu des Elfes par ici ?
- Euh…Je…E Moujah.
- Pourquoi veux-tu connaître le nom de celui qui va te manger ?
- Je suis venu de la part de la Mort vous faire retournez là où vous devez êtres. En enfer.
- C’est ça. Va voir la Mort et dis lui que si elle veut de moi, qu’elle vienne me chercher.
- Faites attention à ce que vous dites ! Elle m’envoie pour accomplir sa tâche.
- Et donc Toi, tu es sensé me tuer ? Je n’aurai jamais cru que la Mort était aussi drôle. Elle veut Ta mort, on dirait. Tu ne remarque pas qu’elle t’envoie en mission impossible ? Elle cherche à se débarrasser de toi, sauf si elle s’est mal renseignée ou que tu t’es trompé de gars. Bon, après cette charmante discussion, je vais te manger, alors ne bouge pas je teste le pont et j’arrive pour te tuer. »

Necron se sentait mal, devant lui, un monstre de prêt de trois mètre de haut le défiait et lui se retrouvait avec son bâton contre un ennemi portant trois lames. Quand Moujah eut fini de tester son pont, il revint vers l’enfant. Celui-ci était pratiquement plus horrifié qu’avant. Il aurait préféré que cette chose ne parle pas, qu’il n’y ait pas d’humanisme en ce monstre. Moujah s’avança vers lui, son bras tranchant déjà prêt à couper le jeune homme en petite tranche. Necron aurait pu lui sauter dessus, il aurait pu le charcuter de son couteau, il aurait pu, mais il était trop peureux. Il avait peur, non pas de mourir, mais inexplicablement de la chose elle-même. Ce mastodonte qui avançait d’un pas lourd, l’un de ses « bras » tranchant comme une lame d’Elfe. Le monstre était maintenant suffisamment près pour pouvoir achever le garçon d’un coup de bras. Il restait pourtant là, il semblait vouloir s’amuser.
« Frappes ! Frappes-moi tant que tu le peux encore. »
Necron était paralysé. Il ne pouvait pas bouger un seul de ses membres, et quand il prit conscience qu’il ne respirait même plus, il s’ordonna dans sa tête de frapper aussi fort qu’il le pouvait. C’était un agent de la Mort tout de même. Il vit alors une épée qui arrivait. Une épée resplendissante, qui avait l’air forgée par les dieux. Quand il reprit ses esprits en comprenant que l’épée allait le renvoyer d’où il venait, il leva son bâton qui bloqua l’épée. La douleur dans le bras du jeune garçon fut tellement atroce, qu’il tomba à terre.
« Qu’y a t‘il ? Pourquoi es-tu par terre ? Tu ressens de la douleur ?
- Oui.
- Mais tu ne sais pas ce qu’est la douleur ! Tiens, je vais t’apprendre ce que c’est que la véritable douleur. »
Il s’avança, encore une fois. Necron se demanda pourquoi la Mort lui confiait cette mission à lui et pas à un autre. Il se rappela alors, les paroles de la Mort :
« Tu es l’un des plus puissants de mes agents. Tâche de t’en montrer digne. »
Necron se releva et affronta le monstre en face, comme un homme. Moujah attaqua, Necron para. La lame d’Huki passa ensuite à cinq centimètres de Necron. Le bras tranchant du monstre s’abattit sur le bâton qui se fendit alors en deux. Pendant qu’il restait encore un morceau toujours accroché à la partie principale, Necron remonta le temps. Necron se releva et affronta le monstre en face, comme un homme. Moujah attaqua, Necron para. La lame d’Huki passa ensuite à cinq centimètres de Necron. Le bras tranchant du monstre s’abattit sur le vide, où le bâton du temps se trouvait quelques secondes plus tôt. Moujah attaqua de son épée spartiate, que l’agent de la Mort évita. Le combat se prolongea longuement. Les deux ennemi n’était pas de force égales, mais Moujah jouait un peu avec le jeune garçon. Il le laissait parer, le laissait esquiver, le laisser attaquer. Le combat continua donc ainsi jusqu´à ce que le bâton du temps vienne se planter dans la plaie du couteau de sacrifice. Moujah sentit la douleur. Il tomba même à terre.

L’incendie arriva à l’orée de la forêt. Il avait donc brûlé toute la première partie d’Almanir. Moujah se libera deux doigt de son épée et attrapa Necron. Il l’envoya voler tout droit dans le feu, mais Necron tomba au ralenti, ce qui lui permit d’attraper une branche plutôt que de se faire carbonisé. Le feu grimpa à l’arbre et Necron n’u d’autre choix que de retourner chez son adversaire. Celui-ci observait comment un gamin de 11 ans se débrouiller dans ce genre de situations. Il fut tout de même surpris de l’étrange pouvoir de Necron, celui de tomber doucement. Le garçon sauta sur son ennemi et enfonça alors son petit couteau dans la nuque de son adversaire. La tête de l’abomination vacilla et manqua de tomber. Moujah prit alors son ennemi et le plaqua au sol.
« J’ai dit que je testais le pont et que je revenais te manger. Je t’ai demandé de ne pas bouger. »
Et le monstre enfonça son épée de spartiate dans le cœur de l’enfant. Ensuite il le lança dans le précipice. Il n’avait pas besoin d’un bras d’enfant et d’un bâton de magicien.
Il passa donc sur le pont et s’avança vers la forêt, se demandant combien seraient les Elfes, et s’il n’aurait pas dû d’abord dévorer le garçon avant de jeter ses restes. Il se dit que ce qui était fait était fait et continua d’avancer vers la forêt quand il se prit un couteau dans la nuque. Sa tête tomba et roula. Elle s’arrêta, les yeux en direction de Necron qui avait été protégés par le bouclier du temps et sa capacité à tomber au ralenti, qui l’avait permis de se rattraper à une corniche. Ensuite ses sauts surhumains le firent progressé de corniche à corniche, et le revoilà, près à faire ce que la Mort lui avait demandé. Le corps tomba à terre inerte. Necron, s’avança vers le corps, et dit :
« Je vous avais dit que la Mort m’envoie accomplir sa tâche, que je suis un agent de la Mort. »
Necron prit son petit couteau et s’approcha du corps inerte qui l’avait tant apeuré au début du duel. Maintenant il était là, à ses pieds. Il leva son couteau, voulant déverser toute sa haine pour cette créature dans ce geste et l’entrechoqua avec la lame d’Huki. Non, ce n’était pas lui qui avait provoqué l’entrechoc. C’était bien l’épée qui attachée à ce bras avait paré le coup de couteau. La lame d’Huki envoya le couteau dans les aires et se planta dans l’épaule du garçon, détruisant ainsi le bouclier, et l’épée spartiate démarra sa lancée en direction du cœur du jeune homme. Celui-ci arrêta le temps et pendant les trois secondes qui lui restaient, entra dans les souvenirs de la tête qui se tenait là. Il compris alors, que l’esprit de l’abomination s’était divisé en trois. Une partie était dans son cerveau, une autre dans la lame d’Huki et la dernière dans la lame de spartiate.Les trois secondes se terminèrent. Necron sentit la lame lui passer par le cœur et sa dernière vision et audition fut celle de la tête, dans un terrible rictus, lui disant :
« Maintenant tu sais ce qu’est la douleur, la vraie. »
« Tiens, te revoilà Necron. Tu ne m’a pas apporté ce que je voulais. »

Épilogue :

Les épées de Moujah ont traîné son corps à sa tête, pour ensuite le lui recoudre. Le monstre a dévoré Necron et les Elfes de la deuxième partie de la forêt, et est reparti dans son voyage sans but, sauf celui de chercher à manger.

_Azerty777
_Azerty777
Niveau 10
28 juin 2007 à 00:10:40

Merci, Neg´. Merci d´avoir écrit ce texte magnifique, mené, si l´on excepte les quelques anicroches que je t´ai fait remarquer, d´une main de maître de bout en bout. Tu as réussi à pousser à son paroxysme l´idée que j´avais déjà eue depuis longtemps d´intégrer une histoire à ces duels, créant par la même une véritable nouvelle, plus qu´un simple combat.
Avec une meilleure maîtrise de la langue pour supprimer ces fautes gênantes, tu seras un des meilleurs adversaires de cette Arène. A vrai dire je redoute le moment où je devrai t´affronter, pour une raison en lien avec ce que j´ai dit plus haut. Mais tu verras tout ça (les autres aussi, d´ailleurs :nerd: ) en temps voulu.
Pour donner mon verdict, il n´est nul besoin que je lise l´autre texte. Mais bien sûr que je vais quand même le faire, pour pouvoir dire s´il y a eu progrès depuis l´autre fois.

Réaction à chaud aussi, donc :
"Il entra donc dans les bureaux de la Mort. Il les traversa et entra dans les appartements de la Mort."
==>Mettre des détails comme ça c´est sympa, à la base. Le problème c´est que tu mentionnes sans rien faire d´autre, donc au final on lit une liste plus qu´autre chose. Là tu décris les appartements de la Mort, soit : fais passer au lecteur l´ambiance qu´il y a dedans. Imagines-tu cet endroit comme sombre, glauque, ténébreux, ou plutôt gris, terne, sans émotion? Si tu ne sais pas décrire, ne le fais pas et saute ce genre d´intro. Ca n´est pas de bonne augure pour la suite...

L´idée de faire un dialogue avec la Mort n´est pas mauvaise en soi, mais elle parle de manière bien trop classique j´allais dire...enfin c´est la Mort quoi, j´ai l´impression que moi-même j´aurais pu sortir ce qu´elle dit dans ton texte. Une fois encore, si tu n´arrives pas à décrire explicitement ce que pourrait dire une entité comme la Mort, il y a des moyens de le contourner, en décrivant la manière dont elle parle par exemple plutôt que les paroles elles-mêmes.

"les gens étaient presque attirés par l’enfer, ce paradis."
==>Phrase sympathique, je sais pas si tu l´as fait exprès (j´me rappelle encore de ces nombreuses "perles" que l-orgue-e-yeux voyait dans mes textes alors que j´y avais pas fait gaffe^^), mais ça rend plutôt bien. (faut pas citer que les défauts non plus, hein :-p )

"Les Elfes s’exécutèrent. Moujah fut rapidement soulevé, par 7 Elfes, et fut posé sur un lit de branches. "
==>Déjà on écrit les chiffres en lettres, mais c´est un détail. Ceci est l´exemple type de la "phrase-action" (encore un mot spécial Az´! :fete: ), très présente dans ton précédent duel et peut-être un peu moins dans celui-là. En gros, tu cites des actions, comme dans une liste de courses (ch´ais plus qui avait dit ça comme ça, mais c´est l´image parfaite). Et ça, ben ça ne peut que très rarement accoucher d´un bon texte. Et certainement pas dans un duel, où l´intérêt est souvent minime si l´on ne soigne pas le style.

"Moujah se régala de leurs chaires au milieu de l’incendie."
==>Idem, sauf que là c´est vraiment flagrant. On s´en fout, qu´il bouffe des Elfes! On s´en branle, mais complètement...à moins que tu ne donnes un intérêt à la scène, en décrivant avec moult(e?)s détails sa manière ignoble de les dévorer. Là, la scène a un intérêt car elle permet de voir l´ignominie du personnage, de se rendre compte à quel point c´est une abomination. (tu te serais pas inspiré de Warcraft III dis, pour ce perso? :-) )

"Quand il vit les lianes, il s’exclama :
« HURRRRRRR », ce qui signifie dans un langage plus courrant :
« C’est quoi ce truc de bâtard ? »"
==>C´est très enfantin, niais comme formulation. Là-dessus l´inexpérience joue sûrement, je faisais la même chose dans l´une de mes premières fictions. (et je maintiens que c´est d´un ridicule affreux, j´ai arrêté dès que je m´en suis rendu compte^^)

Necron est un agent de la Mort, il parle d´une façon beaucoup trop naïve. Lis le texte de Neg´ pour voir comment il parle en réalité : de manière froide, implacable, comme celui qui coupe méthodiquement les filins reliant des êtres à la vie se doit d´être.

Même remarque sur la "peur" de Necron qui est stupide. Mais la description de ladite peur, elle, n´est pas trop mauvaise.

Bonne idée le coup des trois esprits. Ca permet de placer un semblant de suspense, puisque je me suis demandé comment tu allais faire gagner Moujah. C´est toujours un bon point.

C´est tout pour les remarques à chaud. Mon avis sur ton duel globalement maintenant : non, il n´y a pas de progrès réel depuis l´autre, pas de progrès spectaculaire du moins. De toute façon, tu n´as pas écrit un duel, puisque ton intro est plus longue (!!!) que le duel lui-même. Tu as, comme précédemment, enchaîné les "phrases-actions" sans but, sans intérêt. On n´a que très peu d´indications sur le combat, sur l´esthétique des frappes par exemple. On n´a rien. On n´a pas un combat, on a un résumé de combat. D´ailleurs ton texte est lui-même un immense résumé.

C´est donc sans surprise que je déclare NECRON vainqueur de ce "combat"! Félicitations Negatum, pour avoir écrit un des meilleurs textes de cette Arène. Un jour, tu battras KaiM. J´en suis sûr maintenant : si quelqu´un doit le battre, ce sera toi.

Au plaisir, chers amis. :-)

(et magnifique formulaire expiré :-) )

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Vive la bombe à neutrons. :-)

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