L’AVION DE L’APOCALYPSE
Une nouvelle de Pvt_Rammstein
Avant propos :
Les événements relatés dans cette histoire sont purement fictifs.
Toutes ressemblances avec des personnes existantes ou ayant existées, ne seraient que pures coïncidences. Les noms des marques, des chansons, des personnalités présentes ou évoquées dans ce récit, appartiennent à leurs propriétaires respectifs. Le reste est ma propriété intellectuelle.
Je ne suis qu’une misérable fourmi qui ne cherche pas à faire de profit via ses œuvres. Je désire simplement faire partager ma passion pour l’écriture avec d’autres internautes, et en se sens, tous commentaires et autres critiques sont les bienvenus ^^ !
« Certains voyages ne devraient jamais être faits… »
Anonyme.
- vous aurez peut-être remarquez les ressemblances entre certains paragraphes de cette histoire et ma fic délire " Allumés et macchabées" je m´en excuses par avance ^^!
***
-Prologue-
Julie essuya d’un revers de la main la buée qui s’était incrustée sur le miroir de la salle de bain. Elle examina avec attention le reflet que celui-ci lui renvoyait. Son visage était pâle, presque livide. Ses traits étaient tirés. Des cernes ombraient ses yeux. De longues mèches de cheveux bruns reposaient négligemment sur ses épaules, et son regard autrefois si pétillant, n’était plus que l’ombre de lui-même.
Sans décrocher les yeux de la glace, la jeune femme s’empara de la lame de rasoir posée sur le rebord de l’évier. Elle abandonna ensuite son triste reflet pour reporter son attention sur son poignet gauche où saillaient de grosses veines bleues. Elles étaient si apparentes que pendant l’espace d’un instant, elle songea qu’elles s’offraient tout simplement à elle.
Après avoir pris une profonde inspiration, elle approcha la lame de ces dernières. Des larmes se dessinèrent aux coins de ses yeux fatigués et instinctivement, ses paupières se fermèrent. C´était l´instant critique.
A ce stade, elle avait encore la possibilité de renoncer à son geste, mais l´envie était trop forte. Elle devait le faire. Elle ne supportait plus la vue de ce corps jadis meurtri jusqu’au plus profond de sa chair. Elle n’avait pas simplement été violée par ceux qu’elle avait cru ses amis, elle avait été trompée, humiliée, souillée et ce à jamais. En dépit de ce qu’elle avait pu entendre dire autour d’elle, le temps n´avait pas arrangé les choses. Au contraire, il les avait empirées.
Malgré toute la bonne volonté du monde, elle n´avait pas réussi à oublier. Julie avait très mal vécu la période qui avait suivi cette fameuse nuit du 16 juillet. Elle avait rejetée toutes les personnes qui avaient tenté de lui venir en aide, y compris les membres de sa propre famille. Elle s’était renfermée sur elle-même et ne faisait plus confiance à personne, vivant en permanence dans la peur.
Rongée par la honte et par sa conscience, elle déprimait. Mais dans son esprit torturé, une idée avait commencé à germer. Le suicide. Cette pensée obscure avait finit par devenir chez elle une sorte d´obsession.
C´était la façon la plus simple que la jeune femme avait trouvé pour en finir avec tout ça et exorciser ses vieux démons. C’était la seule solution qu’elle avait trouvée pour mettre fin à ce cauchemar incessant dont les images défilées encore et encore dans sa tête. Lancinantes, douloureuses, semblables à de vieille blessure qui ne cicatriserai jamais.
Cependant, au pied du mur, elle hésitait. Julie aurait cru que cela aurait été un jeu d´enfant de s´ôter la vie, mais elle s´était trompée. C’était bien plus difficile qu´elle ne l´eut imaginée.
Elle avait peur. Peur de mourir. Peur de décevoir les rares personnes qui croyaient encore en elle. Peur de ce qui pourrait l´attendre de l´autre côté des ténèbres.
Son cerveau bouillonnait de dizaines de flashs. Toute sa vie défilée sous ses yeux. Les instants de bonheur, les éclats de rires, toutes ces petites perles de vies si lointaines maintenant, furent écrasaient par le poids des violentes crises d´angoisses qui s´étaient emparées d´elle depuis le soir de son agression.
Un souvenir en particulier se détacha de ce tourbillon d´image. Celui des visages satisfaits de ses violeurs lorsqu’ils l’avaient abandonnée à moitié nue et terrorisée dans la cave ou avait eu lieu le drame. Leurs regards froids et inexpressifs resteraient à jamais gravés dans son esprit.
Cette pensée lui redonna un peu de courage en même temps qu´une force nouvelle. Elle se sentait prête. C´était l´instant ou jamais. La jeune femme serra les dents en appuyant le tranchant de la lame contre sa peau. Cette action provoqua une profonde entaille dans sa chair et lui arracha un gémissement. Pourtant cela n´était rien en comparaison avec ce que lui avait fait subir ses bourreaux. Rien comparé au mal qu’ils lui avaient fait cette nuit là. Il était trop tard pour revenir en arrière et elle le savait parfaitement. D’un geste rapide elle se trancha les veines.
La douleur fut intense, et elle n’eut pas la force de retenir le cri qui monta dans sa gorge. Le sang s’échappait de sa blessure par petits jets réguliers. L’hémoglobine se répandit rapidement sur le miroir et le lavabo, dégoulinant jusqu’aux carrelages immaculés de la salle d’eau.
Julie se sentit mal. Elle n’allait pas tardée à tourner de l’œil. Juste avant de sombrer, son regard se posa sur le reflet qui lui faisait face. Malgré sa vision embuée de larmes, elle crut se voir sourire. Ce fut la dernière chose qu’elle vit avant de s’effondrer sur le sol couvert de sang. De son sang.