Bonne lecture.
En l’an 2168, dans le système de Petra-697, sur la planète U-1238-P l’alerte générale était lancée. Ils allaient arriver, maintenant ou dans plusieurs jours, personne ne le savait mais leur venue était inéluctable. Il fallait s’y préparer.
L’exo planète était sous le protectorat de la M.P. depuis près de onze années standards solaires et son climat était plutôt inhospitalier, aride plus précisément.
Deux heures après l’alerte les vaisseaux de défense de la planète s’étaient déployés à soixante milles kilomètres en orbite, cachés derrière une lune. La flotte de fortune était hétéroclite, en allant du destroyer dernière génération des industries de Vénus jusqu’au vieux astronef de commerce à propulsion nucléaire aménagé par des contrebandiers pour le combat.
Le croiseur lourd « P-70 » abritait le haut commandement de cette escadre et il était réuni sur le pont principal dans lequel une dizaine de gradés discutaient autour d’une grande table blanche. Un vieil homme dominait cette assemblée, il se leva lentement pendant que les autres continuaient à parler puis hissa sa main fluette au dessus de la masse. Le silence fut instantané.
« Messieurs, voici mes instructions et ma vision du combat pour les prochaines heures et journées à suivre. Préparez vous à capter le signal de la balise de saut des forces étrangères. D’après les calculs des ingénieurs en propulsions et selon nous renseignements, bien que maigre, nous aurons environ une heure standard solaire pour nous déployer après avoir capter le signal. La flotte adverse est composée d’éléments récents et très modernes. La supériorité en nombre et en technologie de notre adversaire est réelle et significative. Notre seule chance réside dans une gestion efficace de nos forces spatiales et du terrain. La lune derrière laquelle nous sommes posté possède quelques canons laser servant habituellement à détruire les astéroïdes de la barrière de E-5987-A dérivant vers notre planète. Cette ceinture d’astroïdes, nos lunes, ces canons laser et les radiations de notre étoile doivent être des éléments à considérer dans notre stratégie car notre ennemie ne les aura pas considéré peut être. Ma proposition est de faire deux groupes. Le premier de ces groupes devra être très mobile et équipé contre les radiations solaires. Son but sera d’attirer et de combattre l’adversaire dans les aérolithes et donc forcement dans le champ d’action intense des radiations de notre étoile. Je pense qu’il y a peu de chance pour que l’adversaire ait aménagé sa flotte pour résister à la puissance des rayonnements de notre astre. J’espère ainsi avec cette tactique éliminer ou endommager gravement tout ses vaisseaux lourds ou peu mobiles. Notre flotte affectée à cette tâche devra être très active, face aux météorites et à notre ennemie. Cette action se fera en corrélation avec nos tirs de laser à partir de notre lune sur l’escadre adverse et les astéroïdes. Notre deuxième flotte protégera ces batteries de tirs terrestres et s’occupera d’achever les astronefs survivants. Est-ce clair messieurs ? Des questions ou des suggestions ? »
L’homme âgé s’assit dans son siège large en cuir noir et dévisagea chacun de ses hommes. Personne n’avait rien à ajouter, il n’y avait pas de meilleure stratégie et ils le savaient tous. Ce choix montrait bien qu’ils étaient dans une situation extrêmement désavantageuse pour eux car leur chef avait du choisir une tactique très osée afin de mener le combat. Ils repartirent tous à leurs postes et dans leurs vaisseaux spatiaux à grandes enjambées afin de mettre en œuvre les paroles du général.
Les ouvriers, techniciens et ingénieurs travaillaient sans relâche afin d’effectuer les modifications que le haut commandement avait demandé. Après trois heures de labeur, la plupart des changements avaient été fait. C’est à ce moment précis où le signal de saut avait été capté.
Le général Retafio, qui avait le titre honorifique et prisé de Dorakuo stellaire, lança l’alerte générale. La flotte fut mise en mouvement immédiatement, les pilotes de chasse se préparaient avec leur mécanicien pour vérifier une dernière fois le matériel, les hommes faisaient les derniers préparatifs de tout les armements et boucliers. La flotte « A » de défense planétaire, composée d’une dizaine de vaisseaux et de plusieurs centaines de chasseurs, était cachée derrière la lune comme prévu et la flotte « B », constituée d’une cinquantaine d’astronefs et de plusieurs milliers d’engins de chasse, se déplaçait vers les astéroïdes.
Arrivés dans les météorites, la flotte cracha ses chasseurs, le commandant de la chasse demanda les derniers ordres du général :
« - Ici Sortione, commandant de la chasse, quelles sont les ordres sire ?
- Formez des groupes en position griffe de dix à vingt engins. Placez vous à découvert du champ à cinquante mille kilomètre du signal. Préparez vous à vous replier dès les premières minutes de combat. Vous irez ensuite emmener vos adversaires dans les champs et affecterez certains de vos hommes à la défense des bâtiments lourds. Bonne chance.
- Merci général, à vous aussi. »
La communication entre le général et le commandant fut coupée et le commandant s’adressa à la chasse.
« Ici le commandant, je veux des groupes en position griffe de dix à vingt chasseurs. L’adversaire est en grand surnombre et mieux équipé, il faudra l’amener dans les champs si on veut avoir une chance. Au bout d’une minute d’engagement on se replie tous, je dis bien tous et pas d’actes d’héroïsmes merci ce sera inutile vu la situation. Messieurs, déploiement des ailerons en position d’attaque. Activation des systèmes de défense. Bouclier opérationnel. Charge arme offensive maximale. Nous allons au point de coordonnées 45-57-79-79-21 et attendrons que la flotte adverse ait fini de replier l’espace. Bonne chance à tous. »
A suivre
´Impatient de lire la suite ![]()
Baaaaaah parfait comme d´hab
Lirai la suite égalemetn =)
up
Voici le chapitre 2. Bonne lecture et merci pour les commentaires.
Chapitre 2
Les milliers d’appareils de combat rapproché était la, en position, attendant le signal de la flotte adverse, synonyme de rudes combats. Le silence radio régnait dans cette nuée de métaux et le temps devenait éternité.
Soudain, les senseurs captèrent le signe de saut et des sons aigu retentirent dans chaque enfin. Chaque pilote observa quelques secondes l’espace, les étoiles et eut une pensée pour les siens. Ils sélectionnèrent la fréquence des informations générales afin de recevoir les dernières instructions.
«Ici le commandant, le signal vient d’être capté. Selon les premières estimations le saut final se trouvera à une distance de cinq Joeiiti environ. Vous savez très bien ce que cela signifie, mais je le répète pour les novices. A cette distance le combat risque d’être engagé instantanément, nous sommes à la limite de la distance de tir rapide des croiseurs. Leurs chasseurs vont mettre au maximum trois minutes avant d’entrer en contact direct avec notre position. Soyez opérationnels immédiatement. Position et configuration combat code max. Bonne chance messieurs. »
Une immense armada apparut alors face aux défenseurs. Sertao, membre du groupe douze, se positionnait pour le combat, il se retrouvait allonger dans son astronef L-12 puis les drogues de guerre furent injecté dans son être. Sa vision devenait plus clair, ses sentiments s’effaçaient, sa mémoire se vidait et son âme engloutit par cette chimie des dieux laissait place au guerriers aguerri sans regrets ni remords. Ses pupilles se dilataient aux extrêmes, son pouls devenait fou, ses yeux devenait rougeoyant pendant que son esprit évasif, trouvait un asile dans l’organisme métallique au moyen des filin cuivreux qui parsemaient son corps dévorait par les stupéfiants.
Sertao lança une topographie spatiale express afin d’évaluer les forces en présence. La machine se faisait attendre et bourdonnait affreusement. Il eut alors la carte spatiale estimée de l’escadre ennemie projetée dans son esprit. Ses conclusions étaient sans appel, l’armada était lourdement équipée et très nombreuse. Cette information, lourde de conséquence, ne provoqua aucun sentiment, la peur avait fui son âme.
Son détecteur lui indiqua le déploiement de la chasse hostile, qui était en nombre impressionnant. Il concentra son esprit sur celle-ci tout en étant étroitement lié à tout les capteur de son spationef.
Le contact venait d’être réalisé, les deux nuages s’étaient scindés. Les projectiles voguaient de toute part et illuminés les cosmos. Les alertes missiles résonnaient incessamment dans les crânes de tous les pilotes. Ils croisaient des centaines d’engin à toute les millisecondes dont ils effectuaient le tri entre cibles et alliés à l’aide de leurs détecteurs, supers calculateurs et esprits dopés aux drogues de synthèse.
Sertao poursuivait un de ses adversaires, qui était d’une grande rapidité, il arriva à verrouiller sa cible malgré toutes les difficultés qu’il avait à le suivre. Il fit feu avec ses canons lourds et les projectiles se rapprochèrent rapidement de la cible. Ils furent déviés par un écran bleu qui apparut à l’arrière de l’engin ennemi. Il fut obligé de désengager à l’instant car un vaisseau vint lui couper la route puis exploser. Le signal notifiant que le commandant de l’escadrille allait passer un message à tout ses hommes grésilla dans la sombre et véloce carcasse.
« Repli immédiat ! Je répète, à toutes les unités repli immédiat ! Cessez tout combat ! Allez au plus vite dans la zone prévu. Nous avons subi de lourdes pertes. Les boucliers de ces chasseurs sont très puissants et nous n’avons aucune chance de victoire pour le moment. Utilisez vos énergies pour la propulsion et certains écrans. Fin de communication. »
Sertao obtempéra dans le moment et signala qu’il était toujours opérationnel à son chef de groupe.
A l’intérieur du « P-70 », le général Retafio demeurait seul dans la vaste salle des conférences avec un jeune homme, un civil. Le vieil homme caressait la dame d’un jeu d’échecs posé sur une table en polymères de Mars de couleur grise. Il fixa ensuite du regard l’ombre anxieuse qui se dessinait face à lui. Les lèvres du général se mirent à danser soudainement.
« - Savez vous jouer aux échecs ?
- Non.
- Un militaire doit savoir y jouer.
- quel est le rapport avec la bataille que vos forces livrent ?
- Chaque pilote de chasse livre une partie d’échecs de quelques secondes au plus face à ses adversaires, où à chaque coup il a le droit à une milliseconde. Nous avons moins de pièces que notre ennemie, mais j’espère en donner en plus à ces hommes grâce à ma stratégie, afin qu’ils puissent lutter les uns contre les autres à armes égales. Par la suite, que l’esprit le plus fort soit le vainqueur.
- Je vois. Une partie d’échecs très rapide où le doute n’est pas permis et synonyme de mort instantanée. L’erreur ne pardonne pas.
- Exactement. J’ai aussi ma partie en cours contre l’amiral de la flotte adverse, et ce n’est que le début. Le rapport des forces en présence n’a jamais déterminé dans l’absolu le vainqueur.
- Il y a quand même des situations désespérées…
- Il n’y en a que pour les faibles et perdants. Si on doit mourir, autant le faire en rendant service aux vivants. C´est-à-dire en ralentissant ou en réduisant les forces ennemie au maximum.
- La mort utile… Un concept auquel je n’adhère pas. »
Le vieil homme jeta un regard froid vers la chose qu’il considérait comme un lâche puis observa ses écrans de contrôle dans l’espoir de voir ses chasseurs revenir.
Récit intéréssant, ce n´est pas trop space op, il y a une bonne mesure des effets. Seulement il n´y a pas assez de description du combat mais la qualité du texte peut effacer ça.
J´attends la suire ![]()
Chapitre 3
L’escadre de chasseurs, parvenue dans le champ d’astéroïde, enclencha pendant quelques secondes les appareils électroniques de reconnaissance mutuelle. Le commandant de la chasse annonça d’une voix glaciale le chiffre obtenu par la procédure : « Messieurs, ici le commandant Sortione, nous sommes cent cinquante trois. Le plan prévu reste inchangé. »
Une minorité d’astronefs se déployèrent vers leurs vaisseaux lourds afin de les protéger. La majorité des spationefs de combat rapproché se dispersèrent dans le nouvel environnement pour affronter les adversaires en surnombre.
Sertao se trouvait derrière une roche à forme elliptique. Il demeurait inquiet quant à la situation, car leurs pertes étaient considérables. La plupart des systèmes offensifs et défensifs des engins étaient désactivés par les différents champs électromagnétiques d’une puissance colossale. Les pilotes n’avaient plus de boucliers, ni de senseurs sophistiqué et seul le vieux canon fonctionnait parfaitement dans ces conditions. Sertao pensait pouvoir enfin se battre à armes égales et à l’ancienne. La où les artifices informatiques disparaissaient pour laisser place à la dextérité des navigateurs.
Les opposants allaient fondre dans ces poussières d’étoiles d’une minute à l’autre au moment où les systèmes de détection s’emballèrent. Un signal étrange était capté en provenance de l’arrière. Sertao se rappela de ce signe, c’était la brigade spéciale de chasse. Cette brigade était composée d’une centaine de chasseurs, extrêmement difficiles à manier et d’une redoutable puissance de feu.
Des milliers d’engins se déversent à travers des roches. Plusieurs désorientés par les lieux s’écrasèrent. Le premier contact avait été meurtrier pour les assaillants, surpris par le terrain et ce piège. Les spationefs de la M.P. engagèrent le combat immédiatement et agressivement.
Sertao avait pris en chasse un chef de groupe adverse. L’ennemi collait les poussières d’étoiles dans l’espoir de décourager son poursuivant. Le T25-E s’agitait follement et son adversaire s’agrippait avec ténacité. Les deux pilotes jouaient sur la vitesse de poursuite et celle de ciblage.
Après une dizaine de tirs infructueux, la cible fut abattue et s’écrasa instantanément sur un astéroïde. Sertao sélectionna l’ennemi le plus proche et le pris en chasse.
Le vide était illuminé de milles rayons, feux et explosions lors de l’arrivée des vaisseaux lourds adverses. Ils pénétrèrent péniblement dans le champ de météorites. Les roches célestes endommagèrent sévèrement un nombre considérable de spationefs car leurs boucliers ne fonctionnaient plus.
Les missiles inondaient l’espace et les deux armadas distinctes au début fusionnaient en un nuage de lumière et de matière ébranlées sans cesse. La lutte était acharnée et les militaires de la M.P. semblaient être presque à statu quo avec leurs opposants.
Le vaisseau amiral adverse venait de prendre pour cible le P-70. Le vieux croiseur n’avait plus les forces de fuir, les attaques continues l’avaient épuisé.
Le général Retafio dans la salle de commandement paraissait très paisible. Assis au milieu, il gardait son regard fixe vers une petite carte holographique situé deux mètres devant lui. Les autres officiers du haut commandement étaient très nerveux à cause du la dernière manœuvre du vaisseau de commandement adverse.
Un jeune gradé vint alors questionner le vieil amiral, un peu trop tranquille selon les officiers.
« - Sire, nous sommes dans une grave situation. Nos pertes sont considérables. Le croiseur amiral tente une manœuvre pour nous aborder. Quels sont vos plans ? ». Le jeune capitaine ne cachait pas son extrême angoisse. Ses acquis d’école militaire, son inexpérience et les rapports qu’il venait de lire faisaient penser que c’était fini.
« Tout ce passe comme je l’avais prévu. Nous allons nous faire aborder par leur vaisseau amiral comme convenu. Toutes mes instructions détaillées pour toutes les phases de bataille sont faites. Je vais les fait parvenir à vous et aux autres hommes en temps venu. Nous contrôlons la situation et je compte bien atteindre les objectifs fixés. Retournez à votre poste et attendez vos ordres. Le temps pour les questions n’est plus avec nous. » L’assemblée présente avait écouté le discours avec attention et à vrai dire ils avaient tous arrêté leurs activités pour bien suivre. Chacun espérait apprendre quelque chose et trouvait un espoir.
Le Dorakuo stellaire racla sa gorge, ce qui trancha le silence et fit reprendre à chacun son travail. Les hommes repartaient rassurer par le charisme et l’efficacité des paroles de leur chef.
Il observait la bataille, une frégate adverse venait de recevoir de plein fouet les tirs de canons laser provenant de la lune. L’engin, poussé par l’énergie reçue, se déplaçait vers un immense astéroïde pour s’écraser dessus. Quelques cris de joie résonnèrent dans le P-70 et il se laissa esquisser un sourire infime.
Cette réussite ne cachait pas le danger qui approchait. Il activa les communicateurs et envoya les ordres. Chaque section du P-70 reçue des instructions à propos de l’abordage de leur vaisseau par l’adversaire.
Les hommes s’équipaient, les sections de défense se mettaient en place avec tout le matériel nécessaire…
Pas fini au bout de quatre chapitres? Bu, sachant qu´il y a deux mois entre chaque on va devoir attendre.
Bon sinon c´est bien écrit, attention toutefois aux fautes, d´accord notamment, et aussi tu pourrais pas essayer de décrire plus? Parce que là tu nous balances des noms techniques mais nous on sait pas ce que c´est la différence entre un P70 et un L25 ou encore un TR456 (ça c´est d´moi c´est un exemple
), bref, j´aurais préféré savoir un peu plus à quoi ressemblent les vaisseaux. De plus le combat est assez confus, c´est qui les MP (ou quelque chose du genre) et c´est qui les autres? n´oublies pas que les termes "spationefs" par exemple ne veulent strictement rien dire pour le lecteur si tu ne lui expliques pas.
Bon, dans l´ensemble ça se lit bien, c´est intéressant et je veux la suite.
(plus vite que deux mois si possible
)
C´est dingue, je sais pas ou tu vas trouvé tout ça ! suis trop terre à terre ? ![]()
Un début de glossaire.
Glossaire :
Dorakuo stellaire : titre honorifique militaire. Il est décerné aux chefs des flottes de la M.P. par le conseil d’administration et l’état major des brigades de protection. Depuis la création de ce titre en 231, il a été remis à onze militaires. Le prestige de ce titre est immense. A plusieurs batailles, il a été rapporté que rien que le fait de savoir que les troupes sont dirigées par un tel homme, les forces ennemies se rendent sans se battre.
M.P. : Martian Pétroléum, conglomérat d’industries de l’énergie, ayant à l’origine et encore pour activité l’extraction et le raffinage des hydrocarbures. Elle est issue des fusions des différentes compagnies terriennes fondées au début de l’ère du pétrole. Elle a du contrat d’exploitation de ressources énergétiques, tout comme la gestion de différent système planétaire. Cette gestion comprend toutes les activités allant de la police, à la production agricole jusqu´à n’importe quel service ou industrie. Elle possède son armée afin de protéger ses intérêts. En 2150, on estimait ses forces spatiales à 3500 points et ses forces terrestres à 8000 points. Des rumeurs assurent qu’elle a des forces spéciales d’une puissance bien supérieure à celle du Directoire de la Terre et des différentes organisations géopolitiques. Elle se dispute les marchés avec cinq autres compagnies majeures et une centaine d’autres mineures.
Petra-697 : Système de Petra-69, système peu connu de l’extérieur de la galaxie connue. Il comporte quelques planètes ayant des ressources de niveau quatre en hydrocarbures divers et en fer.
T25-E : chasseur dernière génération extrêmement redoutable. Il est fabriqué par la filiale armement de la O.V.. Sa conception date de 2156. Armement : lasers amplifiés, canons à ions et grenades stellaires. Dimensions : dix mètres de longueur, quatre de largeur et quatre de hauteur. Sa forme générale est cubique, avec un avant plus petit que l’arrière. Il possède une trentaine de micro propulseur, ce qui explique sa maniabilité.
L-12 : chasseur de Mars. Il fut le spationef de base des « brigades de protection » de la M.P. de 2050 à 2100. Il possède trois ailes qui se déplient pour le combat. Sur chacune d’elles sont disposés des armes, différentes selon les variantes du vaisseau. En général ce sont des canons lasers et / canons lourds. Sa coque est mince et effilée. La longueur de la machine est de douze mètres, sa hauteur sans ailes est de quatre mètres et son rayon avec ailes est de vingt mètres. Il possède cinq propulseurs.
P-70 : croiseur lourd des industries de Saturne. Ils ont été construits entre 2020 et 2033. Leurs plans et usines ont été perdus lors de plusieurs explosions simultanées d’origine inconnues. Ils ont eu la réputation d’être d’une grande fiabilité et d’une excellente conception. Il y en a eu treize de produits. La forme générale de l’enfin est ovale. Sa propulsion, dont on peut facilement changer le type de carburant, est de bonne qualité. Son armement est de type standard, mais avec des astuces permettant de l’optimiser (les canons sont avancés à l’extérieur de la coque et rentrent quand ils ne tirent pas et rechargent, ce qui permet de gagner en angle de tir absolu). Ses dimensions : longueur 5,60 kilomètres, hauteur 2,02 kilomètres et largeur 2,13 kilomètres. Sa valeur à la sortie d’usine était de 1,128 points.
Chapitre 4
L’unité G-70, affectée au secteur du même nom, attendait en position de combat. Elle se composait d’une centaine d’hommes armés de fusil à impulsion modèle standard Terra-2100, de grenades à explosions incandescentes ioniques et de gilets de protection de base. Ils entendirent plusieurs déflagrations significatives. La coque venait d’être éventrée. Chaque homme serrait son fusil entre ses bras, visant le bout du couloir d’où l’ennemi devait ruisseler d’un flot continu.
A l’avant de la garde, les soldats dont certains se cachaient derrière leurs boucliers en acier anti-laser, commençaient à dégoupiller des grenades.
Le capitaine de section, en liaison à ondes courtes, attendait l’attaque imminente. Il reçut une communication du poste B-01 « Les voila ! ». Les premiers fracas de tirs retentirent dans les couloirs de la zone G-70.
Le général, toujours calme et presque sans vie, résidait dans un turisiège. Un colonel, qui venait de lire les derniers rapports, s’approcha de lui l’air interrogateur et inquiet.
« Ne dites rien colonel, tout a été prévu comme je le souhaitais, tout se passe comme prévu. Ne soyez pas inquiets. Vous croyez que la deuxième division est coincée au niveau deux ? Les accès pour aller au niveau trois sont bloqués par les forces adverses ? C’est dans mes plans. L’adversaire a trouvé un plan du vaisseau détaillé ? C’est aussi dans mes plans. Il manque tout le combustible nucléaire et tout nos explosifs ? C’est toujours dans mes plans. Je maîtrise tout, je suis le stratège et vous l’homme d’action. Contentez vous d’obéir, de faire obéir, de tirer et de tuer. Rendez vous utile, ne restez pas ici. Nos hommes ont besoin d’être encadrés. »
Le colonel repartit, presque honteux de son comportement, vers le front. Retafio se concentrait à nouveau sur ses écrans de contrôle.
L’avenir de la flotte s’avérait, au cours de la bataille, de plus en plus sombre. Malgré le plan du général, la supériorité numérique écrasante de l’adversaire se faisait sentir. Il le savait, c’était inévitable. Mais sans sa stratégie les forces de la M.P. se seraient fait balayer en un éclair. La bataille allait encoure durer, il le fallait car telle était sa mission.
Il regardait sur l’affichage holographique une de ses frégates explosant sous les innombrables tirs adverses sans laisser échapper la moindre crainte.
Le couloir T-70 du niveau deux était illuminé par d’indénombrables projectiles faits de feux et d’éclairs. Deux barricades de fortune se faisait face en ces lieux enfumés. Les soldats se battaient avec rage et les corps commençaient à recouvrir le sol. L’étroite coursive permettait aux défenseurs de résister facilement à un adversaire en surnombre, car celui-ci ne pouvait qu’engager que peu d’hommes dans les combats.
Un hurlement résonna dans l’allée…« Grenade AMF ». Les attaquants se jetèrent au sol et les soldats de la M.P. essayèrent tant bien que mal de s’enfuir de leur barricade.
L’objet anodin, une petite boule verte, arriva au contact d’une poutre en acier. Un petit « plok » vînt faire frémir les oreilles, puis un éclair de chaleur et de lumière sortirent de la sphère avec une centaine de billes. Chaque bille explosa avec fracas à la rencontre du moindre obstacle.
La barricade annihilée, les défenseurs ayant survécus installèrent un retranchement une centaine de mètres plus loin. Les hostilités continuèrent avec la même violence.
Retafio envoya des ordres à la flotte, il fallait s’éloigner du P-70. Les commandants des autres engins lourds ne comprenaient pas et voulaient venir secourir leur général dont le croiseur était abordé depuis près de douze heures par le vaisseau amiral adverse. Finalement, chacun allait obéir au vieil homme, espérant une nouvelle ruse pour gagner.
Il laissa son regard plonger sur les pancartes tactiques des combats internes. Ils ne les avaient pas encore envoyé. Le rapport des pertes devait arriver d’un instant à l’autre. Combien d’hommes sur les dix milles avait survécu ? La directive 4558-4557-885 fut envoyée à cent vingt trois hommes en secret.
Le niveau deux venait d’être évacué à la grande surprise de l’adversaire. Le général avait fait faire des trous entre le niveau deux et trous qui n’étaient pas indiqués sur les plans. L’ennemie avait trouvé des plans du vaisseau et croyait avoir coincé dans une voie sans issue les soldats de la M.P.. Cette stratégie avait permis de prendre à revers et de surprendre les attaquants.
Après quinze heures d’affrontements, les assaillants arrêtèrent de faire feu. Chaque camp observait l’autre avec inquiétude. Les soldats se demandaient les raisons d’un tel silence soudain. Ils restaient aux aguets angoissé par ce mauvais présage.
Le général venait d’avoir écho de la situation et activa l’envoi automatique des ordres qu’il avait préprogrammé aux cent vingt trois hommes ayant reçu la directive 4558-4557-885. Ils allaient les envoyer dans les instants qui arrivaient et il se devait de répondre avec honneur.
Le rapport perte envahisseur glissa dans les mains de Retafio. Pertes estimées à trois milles hommes environ, plus ou moins dix pourcents. Troupes adverses à bord du P-70 estimées à dix milles hommes, plus ou moins trente pourcents.
Le vieil homme resta perplexe devant ces chiffres et l’officier qui venait de les lui amener semblait en être totalement paniqué.
L’écran de contrôle général du vaisseau fut illuminé de milles diodes. Retafio se retourna d’un coup et constatait avec regrets qu’il avait perdu les communications avec cent dix points de contrôle presque simultanément sur les deux milles.
Ils étaient la…
Ajouts au glossaire pour cet épisode.
Fusil à impulsion modèle standard Terra-2100 : Sous cette appellation on trouve diverses armes avec la même base. L’arme de base mesure 1,12 mètres de long et tire du laser simplifié. Il existe deux versions célèbres le sniper et le tir lourd. Dans la version sniper l’arme mesure 3.23 mètres de long avec une tige d’un mètre de haut dépassant servant à la fois d’équilibreur et d’antenne de réception émission. Dans la version arme lourde le canon mesure 2,59 mètres avec un élargissement du canon allant jusqu’à 27,3 centimètres pour la version terrienne des troupes de chocs asiatiques. Le laser simplifié est souvent changé pour de l’amplifié voir du ionique d’assaut. Cette arme a été conçue en 2013 et est actuellement dépassé mais utilisée par beaucoup de force grâce à sa réputation et fiabilité.
Grenade AMF : Grenade Anti-Matière à Fragmentation. Arme extrêmement destructive, très difficile à contrer et a un prix d’achat exorbitant.
J´oubliais, bonne lecture et merci pour les commentaires. ![]()
Chapitre 5
Le niveau deux avait été perdu. Ils défendaient les sas de passages avec ferveur et malgré cela des petites percées avaient été effectuées à travers leurs lignes.
Niveau trois, couloir S-24, le sergent Voitazo dirigeant son escouade de dix hommes protégeait ce passage. Deux soldats tenaient chacun un bouclier de force devant lui. Il rechargeait son pistolet éclateur. Le caporal couché sur le sol à quelques mètres à côté de lui, caché par une poutre métallique, tirait nerveusement avec son fusil à impulsion modèle standard Terra-2100. Les éclats étaient assourdissants et réguliers.
Soudain le camp d’en face se replia presque instantanément. Voitazo et ses hommes furent très surpris par ce mouvement. Ils restèrent tous très concentrés prêts à agir.
Une lueur bleue se matérialisa au fond de la coursive et bondit sur le caporal. Le militaire fut réduire à l’état de cendres brûlantes devant les yeux bluffés et terrifiés de l’escouade.
Le sergent savait ce qu’il allait leur arriver à tous, mais pas ses hommes. Ils leur avaient envoyé ces soldats…
Deux points rouges s’avançaient vers eux. L’homme était seul. Un gros tube scintillant était tenu dans ses larges bras. Un masque dont cinq tubes minces s’allongeaient jusque dans sa longue tunique noire trônait sur sa tête. Il saisit son arme d’une main et tendit l’autre vers ses ennemies. Son gant brilla et émit un son strident.
Les deux soldats devant le sergent s’effondrèrent. Voitazo plongea sur le côté. Il visa l’attaquant et ne plût faire feu. Sa main refusait d’obéir. Elle demeurait figer. Le sergent tremblait, il forçait... Recouvert de transpiration, fou, il prit le pistolet avec sa deuxième main et fut encore dans l’incapacité de tirer.
Dans son dernier regard, il vit ses hommes s’enfuir, certains se faire tuer mais tous les yeux flamboyants de terreur.
Le visage du sergent se tendit d’une peur colossale et se retourna son arme sur son crâne. Un tir de pistolet éclateur retentit dans le couloir S-24.
Le caporal chef Yuazo fut interrompu pendant qu’il ouvrait le feu sur l’ennemi. Le couloir T-63 était animé d’un magnifique spectacle pyrotechnique. Le soldat Mopre passa à son supérieur une communication importante.
« - Ici le caporal chef Yuazo, défendant le couloir T-63. J’attends vos instructions.
- Ici, Quartier Général Central. Ordre d’évacuation code six bis. Adieu. »
La communication fut coupée immédiatement et l’homme resta figé. Il prit alors conscience de l’ordre reçu.
« Code six bis les mecs ! Bougez vous bordel ! Je répète code six, code six bis ! ». Le caporal chef hurla les injonctions du haut commandement. Sa voix montrait l’importance et l’urgence. Une pointe de peur et d’angoisse résonnaient dans sa voix.
Les soldats, surpris, hésitèrent puis se ruèrent vers leurs positions. Certains jetaient leurs armes, mais tous couraient aussi vite qu’ils le pouvaient. On serait facilement amener à croire que le diable en personne venait dans cette coursive. Nombre d’hommes se firent abattre, dans cette retraite à la hâte dont l’adversaire se réjouissait.
Une fois le calme revenu, les soldats de la M.P. disparus, les attaquants ne bougeaient pas, comme attendant une contre attaque. Le silence s’élevait des cadavres gisant sur le sol fait d’acier.
Deux hommes apparurent. Ils avançaient lentement vers les positions ennemies et avec assurance. Soudain, ils se mirent à courir. Un soldat voulut faire feu. Il visa. Un cri bondit de son cœur. Ses yeux trahissaient l’enfer de souffrances mentales qu’il venait de vivre. Il retourna l’arme contre lui-même et fit feu.
Chaque homme restait à son poste, les yeux braqués sur le premier mort. L’incompréhension, la peur et la mort se lisaient dans leurs prunelles.
Un soldat hurla, se jeta sur le sol et se roula dans tout les sens. Il se releva, se propulsa contre les mûrs. Il bondit sur son supérieur qui l’abattit. Juste avant sa mort, il avait pu voir sur son visage sa dernière volonté. Qu’on l’abat. Qu’on mit fin à ses tortures.
Aucun tir ne put attendre les deux hommes de la M.P. et les soldats adverses tombaient un à un. La fuite s’organisa alors dans la plus grande confusion et terreur.
Plusieurs fuyards criaient au diable ou toutes sortes de noms de démons. Les deux vainqueurs continuaient de progresser à travers les lignes ennemies…
Trop long ? Pas assez dur ? ^^
J´essaie de faire le prochain chapitre pour moins de seux semaines.
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Chapitre 6
« Général, voici le rapport provisoire de la bataille établi il y a une heure environ. Je vous le lis. Nous avons perdu la lune avec sa flotte de protection. Quatre vingt quinze pourcent de notre chasse a été anéanti. Il ne reste, que le commandant de la chasse et un quart de la brigade spéciale. Tout nos vaisseaux lourds ont été détruit ou sont hors d’usage. Nous avons répertorié quatre vaisseaux abordés où les combats font rage à l’intérieur. Au delà de ce bilan provisoire de nos forces, j’ai une estimation des pertes de notre adversaire. Nous avons détruit quinze pourcent de sa capacité d’attaque et c’est à peu près vingt pourcent de sa flotte qui est lourdement endommagée. »
Retafio restait impassible. Le colonel, l’air grave, le fixa. Il attendait de son supérieur une issue à la bataille, un plan génial ou bien une reddition. Le vieil homme grogna et attrapa une tige. Il alluma l’écran de bataille en appuyant à l’extrémité de l’objet. Des plans du croiseur défilèrent à toutes vitesses en hologramme.
Après avoir longuement étudié les formes en trois dimensions, il fit signe au colonel de se retirer. Il fixa un câble dans une prise de son cou. Ses yeux clignotèrent et son corps entrait en transe. Les dernières instructions avaient été envoyées. Le vieux général allait s’éclipser de ce lieu pour échapper à l’ennemi…
Une dizaine d’homme en armes pénétrèrent dans la salle de commandement. Le Dorakuo stellaire était méconnaissable. La combinaison revêtue par le général ressemblait à celles des autres, mis à une petite étoile dorée cousue sur l’épaule droite.
Les onze capes noires s’évanouirent dans les dédales de coursives du P-70. Leurs yeux rouges dévoraient les murs et se terraient au fond de leurs amples capuches…
A suivre
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Comme promis, la suite. Excellente lecture et merci pour vos commentaires.
Chapitre 7
« Le Petit Homme Vert » filait à grande vitesse dans le champ d’astéroïdes dense et esquivait nerveusement les obstacles nombreux. A l’intérieur de la petite corvette, les dix hommes se démenaient pour aller plus vite tout en évitant les dangers.
Après de longues heures de trajet, ils atteignirent un lieu dégagé et sûr. Deux membres restèrent sur le pont principal et le reste alla se reposer. Fatigués par le périlleux voyage, ils discutèrent tranquillement.
« -Tu connais le chemin que l’on va prendre ?
- Non pas du tout.
- Tu connais beaucoup des membres de l’équipage ?
- Non personne, et toi ?
- Personne. »
Les écrans de contrôle scintillèrent et les doigts dansaient sur les claviers tactiles. Après de longues minutes de programmation, ils s’arrêtèrent à nouveau.
« - Je m’appelle Elena Quora. J’étais mécano sur les chasseurs au sol et je m’occupais des forages parfois. On m’a prévenu une heure avant le départ du P-70 que je me retrouverais sur ce vaisseau pour une mission confidentielle. Et toi ?
- C’est vrai qu’on n’a pas eu le temps de faire les présentations avec tout ce qui nous est arrivé… Garfi Kertau, ingénieur propulsion et pour cette mission, j’ai été averti dix minutes avant le départ du P-70… Je crois que seul le commandant connaît la mission.
- C’est exact. Je crois qu’il n’apprécierait pas qu’on soit curieux. Bien que je ne vois pas le danger à nous révéler des informations…
- Il a ses ordres et ses raisons. Remettons nous au boulot, il ne faudrait pas rater le vecteur de saut ! »
La femme et l’homme se replongèrent sur leurs terminaux en silence.
Une dizaine d’heures s’écoula dans le calme puis le commandant vînt dans la salle de contrôle. Le vieil homme inspecta chaque moniteur, tapota sur les claviers à la recherche du moindre problème et écouta les rapports de Garfi et d’Elena. Il semblait satisfait du travail accompli pendant son sommeil mais restait un peu inquiet.
Le commandant, Stefan Nipulu, s’agitait dans son siège. L’homme, barbu et chauve cherchait sur quelle planète du secteur il pourrait emmener le vaisseau pour le ravitailler en toute sécurité.
Dans les entrailles, les autres membres de la mission commençaient leurs trains de vie quotidiens. Jonathan Ato, ingénieur en système d’armes, rédigeait un carnet de bord dans sa cabine personnelle. Il écrivait avec un antique stylo, un objet préhistorique à l’age où les stylets électroniques règnent sur la galaxie, sur un cahier en papier jauni par le temps.
Dans la salle de sport, les efforts n’étaient pas vains. Franz Maze et Victoria Uiro s’activaient sur les divers appareils afin de garder leurs excellentes formes physiques, pouvant servir en cas de pépins. Le visage de Franz était blanc et tendu tandis que celui de Victoria devenait colérique et fatigué.
Des bruits de pas résonnaient dans l’immense carcasse de métal. Vincent Aotey, Akira Kimobi et Sarah Mitchels couraient dans le dédale de coursives étroites. Vincent, grand et athlétique, ouvrait la marche et n’avait aucune difficulté. Sarah, une belle brune aux yeux espiègle, le talonnait avec le souffle rapide. Akira, un petit homme trapu aux prunelles narquoise, suivait laborieusement le rythme de course. Les trois défilaient dans tout les couloirs et pièces de l’engin à vive allure.
John Pertare manipulait des pièces du canon à ions du pont inférieur. Il ne comprenait pas trop le fonctionnement de cet appareil mais il l’étudiait avec intérêt. Le plan étalé sur le sol plastifié, John tentait d’identifier chaque accessoire. Le corps mince se faufilait dans la machine et ses yeux verts, trônant dans son crâne aux cheveux longs, examinaient les différents tuyaux. Un outil lui glissa de sa main droite et tomba au fond d’une cale. Le bruit sourd de choc fut accompagné de quelques jurons.
Les membres de l’équipage échangeaient très peu de paroles. Les repas se faisaient dans un grand silence, ponctués par les bruits de couverts… Le commandant avait choisi une planète isolée et fréquentée par des mercenaires, pirates et toute la racaille du secteur. Cependant, ce lieu était hors zone d’influence des grandes puissances.
Le reste de l’équipe ne partageait pas le choix de leur supérieur, mais ne le contestait pas devant tout le monde. Une atmosphère inquiétante pénétra dans la carcasse de métal et la méfiance par ce choix et le vide spatial s’accrut. Toute personne devenait suspecte et chacun allait derrière l’autre pour vérifier si tout était en ordre. On cachait ses activités, on ne disait rien et sans en penser moins.
Un bruit retentit dans l’engin, puis une vive secousse se propagea dans la carlingue. Des odeurs de brûlé se répandirent à travers les coursives et les conduits d’aération. La peur et la panique étaient à bord…
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