Bon, j´avais écrits ça lors d´une soirée où je n´avais rien à faire ( comme d´habitude ) . C´est la première fois que je fais ça hors du cadre scolaire et que je publie sur le net. j´aimerais votre avis et si il est concluant, j´écrirais sûrement la suite. Ben, je vous souhaite bonne lecture 
( dites merci à Atomix-Breezer qui m´a convaincu de le poster )
Chapitre 1
19 juillet, normalement, dans nos contrées, un 19 juillet, il fait beau : journée ensoleillée, ciel bleu, brise légère, et peut être un ou deux petits nuages. Mais là, non, il pleut des cordes, pas le moindre rayon de soleil et un vent abominable. Pour ce qui est des nuages, mieux vaut ne pas en parler. C’est un 19 juillet à jeter dans la pile des jours ennuyeux. Depuis ce matin, je regarde par la fenêtre en poussant de profonds soupirs, les coudes sur l’appui de fenêtre. S’il y avait quelque chose à la télé. Mais non, le 19 juillet, c’est un samedi. Et à 14h30 le samedi, c’est les vieux feuilletons américains. Est-ce que Candy va coucher avec Kévin ? Michael sait qu‘Alexandre est son frère ? Non, la télé restera éteinte. Et pourquoi pas un peu de musique. En ce 19 juillet, j’ai envie de pousser la chansonnette. Indochine – L’Aventurier. Des années que le CD est resté dans une boite. Difficile de la voir cette boite, sous le monceau de poussière. Ah ! Le voilà, sous les Rolling Stone et au-dessus des Beetles. Là, parfait, rien à redire. J’ai plus qu’à me vautrer dans mon lit-divan couleur indigo. Je suis déjà entrain de murmurer le refrain. Tout compte fait, un 19 juillet pluvieux n’est pas forcément un 19 juillet ennuyeux.
Je bois une gorgée du thé qui était sur la table de nuit, attrape mon bouquin posé également sur la table de nuit et je me plonge dedans. La vie, la belle vie, c’est ça ! Pas besoin de grosses voitures à des prix indécents. De toutes façons, elles seront, elle aussi, coincées sur le périph. Pas besoin non plus d’argent à ne plus savoir quoi en faire, juste assez pour être à l’abri d’un pépin éventuel. Une petite amie, vraiment pas nécessaire. C’est un gouffre à pognon, on doit rencontrer des gens qu’on ne veut pas rencontrer, aller à des endroits dont on se fout complètement. Et le pire, supporter les railleries quand on a omis de ne pas directement ramasser une chaussette sale. Bref, la galère. En ce 19 juillet, je n’ai pas de petites amies, pas non plus de grosses voitures et encore moins un compte en banque bien remplis. Et je ne m’en porte pas plus mal !
Non, ce n’est pas en ça le bonheur. Une vie simple, parsemée de petit plaisir, des amis sur qui compter, sont pas nombreux, mais ils sont là, un job pas complètement stupide. Illustrateur, cela ne rapporte pas grand chose. Mais au moins, j’y prends un certain plaisir. C’est pas toujours facile de terminer un dessin dans les délais. Une illustration d’un vieux tank pour un magazine de guerre, rien de plus barbant. Mais je me dis que c’est toujours mieux que de passer 8 heures dans un sombre bureau qui vous rend dépressif.
La pluie s’estompe, le ciel s’éclaire et le soleil tiédit l’herbe humide. Ah, ce n’est finalement pas un 19 juillet pluvieux. Me revoilà, collé à l’appuie de fenêtre, à regarder de ciel, serein et détendu. Le regard hagard, s’évadant à travers les nuages, je m’évade. Il est si bon de ne rien faire un samedi 19 juillet.
Soudain, un bruit sourd, venant de la cuisine. J’accoure. Rien… Oh ! Là, quelque chose …
Fin du chapitre 1