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Fanfic: Bataille de la Porte Noire

Elfindel
Elfindel
Niveau 10
17 juin 2005 à 20:57:07

Tout d´abord, :hello: à tous! J´écris en ce moment un essai de bataille basée sur Tolkien. Cet illustre auteur ne décrit pas vraiment la bataille en question, juste des moments clé en rapport avec les héros. Cela m´a permis d´innover: je raconte cette bataille par le biais d´un personnage que j´ai créé et les évènements que j´y rapporte sont sortis de mon imagination :-) sauf pour les grandes lignes ou, évidemment, je m´efforce de rester fidèle à Tolkien. Voilà, assez de " blablatage", place à la fanfic:

Le Moranônn. Ce funeste endroit qui était fort justement nommé, car cette Porte était l’entrée du royaume de Mordor, le Pays Noir, le royaume de Sauron, allait servir de théâtre à une énorme et importante bataille qui resterait gravée dans la mémoire des hommes en tant que bataille de la Porte Noire.
Les armées du Gondor et du Rohan rassemblées, étaient commandées par la Pierre Elfique, Aragorn Elessar, Roi du Gondor et de l’Arnor bien qu’il n’ait pas encore revendiqué publiquement ce titre. Ces troupes avaient donc cheminé depuis Minas Tirith où s’était déroulée la bataille des Champs de Pelennor qui avait vu la cuisante défaite de Sauron face aux Gondoriens et aux Rohirrims ayant tenu leur promesse et leur alliance en venant aider le peuple de Mundburg.
Norlim était un chevalier de Gondor, capitaine des légions de Pelargir, qui gardait peu d’espoir d’une quelconque victoire à présent. Le roi Elessar avait tenu conseil avec les autres seigneurs et Mithrandir, le Cavalier Blanc, à Minas Tirith, et il avait été décidé que les troupes des peuples libres d’Endor se dirigeraient vers la Porte Noire et qu’ils livreraient bataille aux troupes de l’Oeil. Pourquoi, cela Norlim l’ignorait. Il n’avait pas été convié au conseil et ne savait donc rien des raisons qui avaient poussé ces nobles seigneurs à prendre une telle décision.
Une fois le trajet terminé, le Roi Elessar avait appelé Sauron au Moranônn, scandant qu’il sorte et que justice lui serait faite. Terrible erreur, avait pensé Norlim, et il n’avait pas totalement tort. Un être immonde se faisant appeler Bouche de Sauron s’était présenté devant les seigneurs des armées opposées au Mordor, disant qu’il était un ambassadeur et que nul ne devait l’attaquer. Il avait appelé le Roi à approcher, et celui-ci s’était avancé avec d’autres nobles. Le Roi Eomer de Rohan l’accompagnait, ainsi que Mithrandir. Le prince Legolas de la Forêt Noire chevauchait à ses côtés, et en croupe derrière lui se tenait dans l’ombre Gimli, fils de Gloïn, Nain de la Montagne Solitaire. Enfin, deux êtres ayant la taille d’enfants allaient avec lui et c’était des Hobbits : Peregrin Touque et Meriadoc Brandebouc, gardes de la Citadelle et de la Marche. Norlim avait accompagné les seigneurs, derrière les porte-étendards, en retrait et silencieux et personne ne l’en avait empêché. La Bouche de Sauron avait montré deux objets brillants que Norlim n’avait pu voir à cause des autres devant lui. Mithrandir avait parlé à l’ignoble messager, le congédiant presque et il était bien visible qu’il ne céderait pas, et il ne le fit d’ailleurs pas. Le messager de l’Oeil était donc retourné au Mordor, et le combat avait débuté.
Le Roi Elessar et sa suite s’étaient empressés de revenir auprès de leurs armées rassemblées sur les collines aux alentours du Moranônn. Sur l’une, on pouvait voir flottant au vent l’étendard du cheval blanc sur fond vert, emblème du Rohan, et sur l’autre colline, le drapeau portant l’arbre blanc du Gondor, à côté du cygne blanc sur fond bleu de Dol Amroth. Les troupes étaient solidement campées sur leurs positions, attendant en silence que les ennemis lancent leur attaque. Le roi Elessar, sur les conseils avisés du prince Imrahil de Dol Amroth avait organisé les armées de la manière suivante : les premières lignes étaient formées de lanciers qui tenaient leurs armes, longues d’au moins cinq mètres, parfaitement à l’horizontale, de sorte que les ennemis viendraient s’y empaler s’ils attaquaient de front et les soldats des lignes plus en arrière tenaient leurs lances à la verticale, de façon à pouvoir arrêter les projectiles. La cavalerie se tenait légèrement en retrait, prête à charger au signal du Roi et les fantassins épéistes se tenaient en masse derrière les lignes défensives de lanciers. Quant aux archers, ils étaient placés de part et d’autre de la cavalerie et des lanciers, et la plus grande partie était derrière les fantassins. Aragorn se trouvait au milieu de la cavalerie, monté sur Roheryn, les rôdeurs du Nord venus de l’Arnor à ses côtés, ainsi qu’Elladan et Elrohir, les fils d’Elrond. Mithrandir, quant à lui, se trouvait également avec la cavalerie, un peu plus loin que le fils d’Arathorn.
Le prince Legolas commandait les archers, poste que lui avait assigné Aragorn, et qui convenait fort bien à l’Elfe ; avec ce dernier venait Gimli fils de Gloïn, qui ne quittait pas son ami.
Sur l’autre colline, le roi Eomer avait organisé ses troupes de manière simple, à la façon du Rohan. Tous les soldats étaient des cavaliers ; s’il y avait un ordre précis, il n’était aucunement visible, à part ceci : les piquiers se tenaient à l’avant et les archers derrière et sur les côtés. Le roi se tenait à l’avant de ses guerriers, le regard déterminé sous son casque où étaient attachés quelques crins de cheval. Malgré son nouveau statut de Roi de la Marche, il n’avait pas changé sa façon de se vêtir, à l’exception d’une broche de noble apparence pour attacher une cape vert foncé, celle-là même qui avait appartenu à Théoden son oncle. Eomer Eadig se tenait donc à l’avant de ses troupes, l’épée hors du fourreau, attendant un choc qui tardait à venir.
Norlim, lui, commandait ses propres troupes, qui s’élevaient environ à un millier d’hommes en armes, dont une centaine de cavaliers. En selle sur son cheval d’un blanc nacré, il se trouvait avec ses cavaliers près de l’armée de la Cité Blanche du Gondor, ses fantassins tout de suite derrière eux. Comme tous, le capitaine de Pelargir attendait, et cette attente était insupportable et paraissait durer des heures. La tension du moment était perceptible, le roi Elessar, d’ordinaire confiant et calme, était anxieux, comme tous ses sujets à l’exception peut-être de Mithrandir. Son noble visage était agité de temps à autre de tics nerveux, et il avait le regard vague, vide, on le sentait « ailleurs ». Ainsi se passèrent quelques minutes, dans une angoissante attente. Les chevaux eux-mêmes avaient peur, car ils ressentaient les sentiments de leurs maîtres.

Elfindel
Elfindel
Niveau 10
17 juin 2005 à 20:58:22

Je vous invite à laisser des commentaires qui pourraient m´aider à améliorer mon style etc., si toutefois vous en avez la motivation et l´envie et que la première partie ne vous ennuie pas trop :-)

Leroidangmar
Leroidangmar
Niveau 10
06 juillet 2005 à 12:23:20

Moi j´ai déjà lu cette partie, comme tu le sais Elfi, et je la trouve super ! !! continues ! parce que je crois que j´ai jamais lu la fin ! :ok: ! bravo c´est très bien !

Elfindel
Elfindel
Niveau 10
08 juillet 2005 à 23:21:01

Non tu n´as pas lu la fin car déjà j´ai pas fini hem et puis aussi parce que j´ai oublié de la poster sur ton topic comme tu m´y avais autorisée et enfin bon, je verrai ça quand je reviendrai

Elfindel
Elfindel
Niveau 10
08 juillet 2005 à 23:26:22

Enfin, deux immenses trolls vêtus de guenilles sales et malodorantes poussèrent de grandes poutres reliées à un système destiné à l’ouverture du Moranônn, sur les plates-formes au-dessus de la Porte. Les trolls faisaient trembler la terre de leurs pas lourds et gigantesques, soulevant au passage moulte poussière qui traînaient sur le sol de pierre noire de la plate-forme sur laquelle ils se trouvaient. La Porte Noire s’ouvrit grand pour laisser apparaître les légions de Sauron, des dizaines de milliers de soldats portant le signe de l’Oeil, à l’aspect féroce et peu engageant. Ces dizaines de milliers d’orques, de gobelins, et de nombre d’autres soldats du Seigneur de la Terre Noire se déversèrent sur la plaine, vidant complètement le Mordor.
Le choc fut terrible lorsque les légions de Mordor rencontrèrent celles des Peuples Libres d’Endor. La force à cheval du Rohan chargea avant de laisser le temps de le faire à ses ennemis, fracassant nombre de crânes d’orques au passage, fendant nombre de cous, faisant voler d’immondes têtes qui retombaient quelques mètres en arrière. Eomer se débrouillait fort bien, son épée, Guthwinë, brillait d’une pâle lueur, brandie bien haut par-dessus sa tête, le Roi de la Marche se tenait droit sur sa selle, et assenait des coups précis et meurtriers à ses ennemis.
Le Gondor resta sur la défensive, laissant les premières lignes ennemies se briser sur les lances des soldats de la Tour de Garde tel que les vagues qui se brisent en déferlant sur les rochers, et cela s’avéra être une bonne tactique. Les arcs orques vibrèrent en multitude et avec force, les traits noirs pleuvaient sur les chevaliers du Roi Elessar, mais la disposition des troupes et les lances levées vers le ciel arrêtèrent la plupart des flèches ennemies, Imrahil se révélait être un fin stratège. Pendant que les lanciers dégageaient leurs armes, une salve de flèches gondoriennes fut lancée pour contenir les ennemis suivants. Ainsi se déroula une bonne partie du combat, jusqu’à ce que ce qui devait arriver arriva : cela n’était pas suffisant. Aragorn, voyant qu’il fallait intervenir, ordonna et lança la charge, Anduril brandie en avant, et les ennemis reculaient à sa seule vue, l’Epée Reforgée, la Flamme de l’Ouest, Narsil reforgée… Narsil, l’épée d’Isildur forgée par Telchard de Nogrod aux temps anciens. La cavalerie de la Cité Blanche et celle de Dol Amroth heurtèrent les orques de plein fouet et les massacrèrent rapidement. Ensuite vinrent des Haradrims avec leurs armures sophistiquées qui offraient une grande protection et leurs larges boucliers dorés. Les archers commandés par Legolas entrèrent en action, tuant un maximum de ces Moricauds. C’est là que les troupes de Norlim attaquèrent, au milieu de la masse de soldats. Les fantassins furent également envoyés, et la bataille pure et simple épée contre épée débuta.
Bientôt, il ne resta à Norlim pas plus de six-cent hommes qui se tenaient debout et marchaient et combattaient, vivants en bref. Le Gondorien en avait assez ; ses hommes se faisaient massacrer sous ses yeux, et il ne pouvait rien y faire. Et le seigneur Elessar ? L’espoir du Gondor reposait sur lui ! Et que faisait-il ? Il menait une bataille qu’il savait perdue d’avance, mais il semblait ne pas y prêter attention, debout sur Roheryn. Norlim, lui, aurait désiré sonner la retraite de ses troupes et partir, s’en aller, retourner chez lui. Non pas par couardise ou manque de courage ou toute autre forme de peur, mais pour mettre un terme à la gigantesque tuerie qui se déroulait sous ses yeux. L’herbe de la plaine était toute rougie de sang rouge et noir, celui des hommes et des orques et autres serviteurs de Sauron et le sol était jonché d’êtres gisant là sans aucun honneur, la vie s’étant échappée de leur corps. Chaque seconde au moins, une lame fauchait une tête, ou pénétrait dans une poitrine ; la plaine retentissait des cris des mourants ou de ceux qui se faisaient tuer, tout cela formait un vacarme assourdissant et insupportable.
Alors qu’il restait là, pensif, sur son cheval, Norlim vit un soldat en armure parcouru de spasmes qui s’écroula à ses pieds, le visage blême, les yeux révulsés, la bouche grande ouverte avec un filet de sang qui en coulait. C’était un de ses soldats, un de ceux de Pelargir. Norlim fut frappé d’horreur. Se tournant, il vit un grand capitaine orque au visage couvert de cicatrices et de balafres qui riait du méfait qu’il venait d’accomplir. L’expression de Norlim changea tout à coup :de l’étonnement, il passa à la furie, ses yeux se firent violence, allumés d’une flamme sauvage et vengeresse et ses sourcils étaient froncés de manière excessive, il lança sa monture sur son ennemi en un cri de rage effrayant.
L’orque esquiva d’un bond boiteux l’animal et la lame de son maître, tout juste ; sa tête avait failli être fauchée. Le cheval de Norlim s’était laissé emporter par son élan, le Gondorien fit faire à sa monture un habile demi-tour avant de repartir à la charge. Cette fois la créature de Mordor eut moins de chance, la lame de Norlim l’atteignit dans l’épaule, faisant couler un sang noir sur les mains et l’armure de cuir chaotique du serviteur de Sauron. L’orque lança un cri perçant puis sauta au devant du cheval de Norlim, son cimeterre noir tendu devant lui. Il abattit violemment son arme, et Norlim sentit alors un choc étrange, sa monture faiblissait légèrement. Le capitaine de Pelargir comprit que l’immondice en armure qui se trouvait devant lui devait avoir blessé l’animal, et se prépara, retirant rapidement ses pieds de ses étriers de fer. Norlim sentit à nouveau son fidèle destrier faiblir avant de s’effondrer au sol et son maître put voir que l’orque lui avait transpercé la patte avant gauche et se dit que l’animal avait eu beaucoup de force et de courage pour rester ainsi debout après avoir subi une telle blessure. Après s’être promis de s’en souvenir, Norlim revint à son combat actuel. Pour l’heure, il avait été projeté à terre avec violence et sentit au moment de sa chute une douleur aiguë au poignet. Il se releva lentement, tenant son poignet serré contre lui, et eut l’heureux réflexe de tendre son épée, qu’il avait ramassée quelques instants plus tôt, devant lui, ce qui lui sauva la vie, puisque l’arme de son ennemi vint s’écraser bruyamment contre la sienne quelques secondes plus tard.

__________________________________________________

Bon, voilà la suite :-) :ok:

Elfindel
Elfindel
Niveau 10
10 juillet 2005 à 14:24:40

:up:

Arawn
Arawn
Niveau 5
02 mai 2007 à 22:09:20

Un bon texte, bien que la majeur partie ne soit qu´un récit stratégique.
Peut-on espérer une suite?
:mort:

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