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Fic : Les Bracelets d'Arzhan

FCGAME
FCGAME
Niveau 10
30 juin 2005 à 13:36:35

:ok:
je la lirais, sinon, oui, tu , aurais raison de détailler un peu le monde, mais n´en fait pas trop, sinon ton histoire tomberait dans le style
" longuet".
Mais je te fais confiance pour cela :-)

KaiM
KaiM
Niveau 11
30 juin 2005 à 15:17:14

Voilà donc la suite :

En émergeant d un sommeil sans rêves, Alexandre sentit, avant même d ouvrir les yeux, qu il était assis adossé à un arbre, et que ses poignets comme ses chevilles étaient solidement attachés. Il tendit l oreille dans l espoir de capter un quelconque indice quant au lieu où il se trouvait, supposant que, puisqu il n était pas encore mort, il ne risquait rien tant que ses paupières restaient closes. Il n eut cependant pas le loisir d entendre quoi que se soit, car une voix forte s éleva immédiatement.
- Lève-toi ! Je sais que tu es réveillé !
Le Prince ouvrit les yeux et découvrit Draxor debout devant lui. Sa curiosité naturelle prit aussitôt le dessus.
- Comment l avez-vous su ?
- Mon masque me confère bien des pouvoirs, dont certains me permettent de sonder l esprit des autres, répondit le guerrier.
- Et où vous l êtes-vous procuré ?
- Dans les... Ce n est pas ton problème ! s emporta Draxor. A ta place je me préoccuperais avant tout de ce qui m arrive ! Tu n as pas idée de la gravité de la situation !
Alexandre prit soudain conscience qu il était prisonnier du guerrier, et observa les environs. Le terrain était parsemé de buissons épais. Quelques chênes s élevaient ici et là. Le Prince devait avoir dormi longtemps, car le Soleil était bas sur l horizon. Presque malgré lui, il remarqua une branche morte apparemment solide qui traînait près de lui, et qui aurait fait une arme efficace, au cas où...
- Bon, alors dites-moi tout, demanda-t-il finalement. Pourquoi avez-vous devancé votre Ordre ? Pourquoi nous avez-vous attaqués de cette manière ? Et surtout, que voulez-vous ?
- Tout cela ne te concerne pas vraiment...
- Au contraire, je suis en plein dedans !
- . ..mais au cas où les choses tourneraient mal, il vaut mieux que tu saches ce qui se passe, poursuivit le guerrier sans tenir compte de l interruption. Si j ai choisi d agir seul, c est que les Paladins, en constatant que tu ne pouvais te servir des Bracelets, auraient jugé qu ils n avaient plus aucun pouvoir et classé aussitôt l affaire. Mais moi, je sais que ces objets possèdent encore toute leur puissance, et qu ils représentent une menace, c est pourquoi je suis intervenu. Voilà qui répond à ta première question.
- Pourquoi n avoir pas simplement signalé à votre Ordre que vous saviez que les Bracelets étaient toujours utilisables ?
- Parce qu ils ne m auraient pas cru. La plupart du temps, les artefacts dont nous retrouvons la trace n ont réellement aucun pouvoir. Mais les résultats de mes recherches sont formels : Arzhan et ses successeurs ont disposé d une puissance phénoménale, et les Bracelets ont toujours été transmis de plein gré. Simplement, ta famille et toi ne savez pas vous en servir.
- Cela, nous le savions déjà, remarqua Alexandre.
- Les Paladins, eux, n auraient pas tardé à conclure que plus personne ne pouvait les utiliser. Ils ont déjà trop à faire pour s encombrer des intuitions de chacun de leurs chercheurs. Pour répondre à ta deuxième question, sache que j ai tout d abord tenté de te tuer pour retirer leur pouvoir aux bracelets. C est dans ce but que j ai engagé une meute de Wolks.
- L attaque dans la vallée, c était vous ! Espèce de... Mais pourquoi ne pas m avoir supprimé de manière sûre, en m abattant de loin avec un arc, par exemple ?
- Le fait que j aie cherché à te faire assassiner ne semble pas t émouvoir outre mesure.
- Ce qui est fait est fait. De plus il semble que vous ne cherchiez plus à me tuer désormais, je n ai donc pas à m inquiéter. Mais répondez à ma question.
- Je ne voulais pas que l on comprenne que c était toi qui étais visé. L Ordre m aurait immédiatement reconnu derrière un meurtre en règle, et m aurait pourchassé impitoyablement, par vengeance. Tandis qu une attaque de bêtes sauvages, c est un accident...
- Vous dites vouloir supprimer une menace pour le monde, et vous pensez avant tout à sauver votre peau...
- Si je veux protéger ce monde, c est surtout pour y vivre, répliqua Draxor. Je ne vais pas me faire tuer pour plus de sûreté.
- Je suis écrasé par cet altruisme...
- Je m en doute. Quoi qu il en soit, les Wolks ont échoué. Je me préparais à organiser un second " accident" lorsqu un événement imprévu s est produit : un Zahr a tenté de te dérober les Bracelets.
- Comment le savez-vous ?
- Je te suivais, à Fodam. Lorsque tu es sorti de la maison, je suis allé voir ce qui s y était passé, et devant l Assermenteur, le plateau de jeu et le corps du Zahr, j ai facilement compris. Tu avais donc un nouvel ennemi, qui connaissait l existence des Bracelets, et qu il me fallait donc éliminer. Je sais ce que tu vas me dire : qu il suffisait de te supprimer pour régler le problème. Mais voilà : quelqu un qui s intéresse aux Bracelets d Arzhan peut très bien avoir des vues sur d autres objets de pouvoir. Le priver de l un d eux ne sert à rien, il faut l exterminer. Et puisque c était à toi que cet ennemi s intéressait, il me fallait t enlever. Malheureusement, vous avez été trop prompts à quitter la caravane, et j ai dû improviser lorsque je vous ai retrouvé.
- Vous avez failli vous faire tuer...
- Je sais. Je ne pensais pas que Namâric était aussi fort. J avais néanmoins prévu une fiole de Durionne, au cas où l opération s avérerait plus ardue que prévue. Et j ai eu raison...
- Vous avez tué les autres ? questionna le Prince.
- Non. Cela n avait pas d intérêt. Ils ne peuvent pas nous retrouver.
- Et maintenant ?
- Maintenant, déclara Draxor, tu vas me servir d appât pour attirer notre ennemi. Ensuite je le tuerai, puis tu auras le choix entre me remettre les Bracelets ou mourir.
Alexandre resta silencieux, se demandant s il devait ou non signaler au guerrier qu un long serpent s était silencieusement glissé derrière lui, et s était maintenant dressé, prêt à mordre...

KaiM
KaiM
Niveau 11
02 juillet 2005 à 12:25:47

Toujours poas de comms, mais il parait que ça ne veut pas forcément dire que personne ne lit, donc la suite :

Lida tira un couteau et vint trancher les liens qui entravaient le Prince.
- Merci, articula Alexandre, qui ne comprenait rien à ce qui venait de se passer.
Greta éclata soudain de rage.
- Toi ! aboya-t-elle. Tu n aurais pas pu rester avec la caravane ? ! Tu as une idée du mal qu on a eu à te retrouver ? ! Tu te rends compte que tu aurais pu te faire tuer?!
Alexandre, qui ne s attendait pas à un tel accès de colère, fut tout d abord surpris puis s emporta à son tour.
- Et je pourrais savoir pourquoi vous teniez tant à me revoir ? ! pourquoi vos mercenaires partent en fumée quand on les tue ? ! pourquoi vous expédiez des boules de feu à vos ennemis ? !
Lida fit un léger signe de tête à sa grand-mère adoptive, qui se calma aussitôt.
- Non, tu ne peux pas, grommela la vieille femme avant d aller apporter son aide au mercenaire qui se relevait péniblement.
Alexandre se tourna vers Lida.
- Cette femme ne te semble jamais un peu bizarre ? lui demanda-t-il
La fillette resta silencieuse.
- C est vrai, se rappela le Prince, tu es sourde et muette...
Greta revint vers eux, soutenant le mercenaire.
- Que va-t-on faire maintenant ? s inquiéta Alexandre.
- Toi, pas grand-chose, répondit la vieille femme en plantant son regard dans celui du Prince.
Alexandre se sentit aussitôt cloué sur place par une force irrésistible. Il ne pouvait plus faire le moindre mouvement. Ses yeux restaient fixés sur ceux de Greta. Soudain, le Prince fut envahi par une immense douleur. Il avait l impression qu on lui enfonçait d innombrables aiguilles dans la peau, qu on le brûlait vif et qu on l écartelait à la fois. Sa vue se brouilla. La souffrance était insupportable mais il n arrivait pas à s évanouir. Il n avait plus qu un souhait : que tout s arrête enfin. Une voix résonna dans sa tête. " Enlève tes bracelets". Aussitôt, les bras d Alexandre furent libérés. " Enlève tes bracelets". Il n avait qu à retirer les deux bijoux pour faire cesser la douleur, il le savait. " Enlève tes bracelets". Le Prince allait céder à l injonction lorsque sa lucidité revint. Il voyait à nouveau le visage dur de Greta face à lui. " Enlève tes bracelets". Il comprit que c était la vieille femme qui s en prenait à lui. " Enlève tes bracelets". Alexandre remarqua la branche d arbre posée à côté de lui. Profitant de la liberté de ses mains, il la saisit et la lança de toutes ses forces sur Greta. Mais le projectile s immobilisa en plein vol et retomba mollement.
Comprenant qu il était victime d un sort magique contre lequel la force ne pouvait rien, le Prince décida de résister à la souffrance. En se concentrant, il perçut le duel qui se déroulait dans les esprits. Greta avait établi un contact spirituel semblable à celui créé par Dario la nuit précédente, et tentait d influencer l âme de sa victime. Alexandre comprit que la douleur n était qu une illusion, et sentit monter en lui une haine immense qu il dirigea contre la vieille femme. Celle-ci grimaça, mais tint bon. La souffrance du Prince s était cependant atténuée. Il redoubla d efforts, et Greta commença à tituber. Il sentit alors l esprit de Lida se joindre à celui de sa grand-mère et la douleur irradia de plus belle. La voix s éleva à nouveau. " Enlève tes bracelets".
Alexandre se sentait écrasé par les forces de ses deux opposantes. Soudain, il ressentit une grande chaleur dans ses poignets et son esprit plongea dans les Bracelets d Arzhan. Il y vit une immense lumière qui brillait derrière ce qui semblait être un mur de verre. Sans comprendre ce qu il faisait, il détourna sa volonté de ses adversaires et la lança contre la barrière, qui se brisa aussitôt. Le Prince fut submergé par une vague d énergie et se lança à l assaut des âmes de ses adversaires. L air se troubla autour des combattants. Les rides de Greta se creusaient. Un filet de sang s écoulait de la bouche de Lida. Le mercenaire se convulsait au sol. Alexandre sentait que sa tête était sur le point d éclater, mais continuait à lutter...
Lorsque le mercenaire explosa, tous s écroulèrent, sans connaissance.

Alexandre se trouvait dans un désert de sable. Il n avait que de vagues souvenirs concernant ce qui venait de lui arriver, et peinait à mettre de l ordre dans ses pensées. Il lui semblait avoir affronté Greta, mais pourquoi ? Et que faisait Lida à côté de sa grand-mère adoptive à ce moment ? Et quel était cet homme d armes dont il se rappelait la présence ? Il remarqua alors qu un combat se déroulait devant lui : Un chevalier en armure blanche muni d une épée elfique affrontait un homme âgé en manteau bleu armé d un sabre oriental. Alexandre reconnut Dario. Le maître Chanteur se déplaçait de façon à toujours se trouver entre son adversaire et le Prince. Le chevalier frappait sans relâche, déterminé à tuer. Dario parait chaque coup avec aisance mais enchaînait les attaques sans parvenir à percer la garde de son assaillant. Soudain, le chevalier parvint à entailler le bras du maître Chanteur, qui relâcha son attention une fraction de seconde. L épée du guerrier s abattit et la tête de Dario tomba. Le corps du mage disparut aussitôt.
Le chevalier se dirigea vers Alexandre. Le Prince sentit ses glaives dans son dos et les tira sur-le-champ. Il détailla son adversaire. L armure du chevalier ne présentait pas le moindre défaut. Son casque surmonté d un panache blanc était solidement fixé sur ses épaules. Alexandre, pressentant une issue funeste, tenta de fuir, mais, d un bond, le chevalier se plaça devant lui. Le Prince frappa avec violence, mais son adversaire esquiva en se jetant en arrière à une vitesse hallucinante, revint en un éclair et en deux coups vicieux désarma Alexandre. Le guerrier poussa le Prince à terre et leva son épée. A cet instant Alexandre comprit trois choses :
Il était dans un rêve.
Son adversaire voulait lui ouvrir le crâne pour lire dans ses pensées.
Et il lui était très facile de s échapper.

KaiM
KaiM
Niveau 11
03 juillet 2005 à 16:10:08

Plus aucun lecteur? Après cette partie j´arrête de poster jusqu´à ce que quelqu´un ce manifeste sinon je cours à l´oubli.

Le Prince se réveilla en sursaut. Il était seul. Il reposait dans une salle vide aux murs de bois. A la réflexion, ce ne devait pas être une salle compte tenu des cahots qui la secouaient. Des bruits de voix se faisaient entendre à l extérieur. Alexandre s approcha de la porte et tenta de l ouvrir, mais elle était verrouillée. Il repéra alors une mince ouverture dans l une des parois et regarda à travers. La fente était haute, de sorte qu il ne vit tout d abord que le ciel nuageux et faiblement éclairé. Ce devait être le matin, et le Soleil n était probablement pas encore levé. En se dressant sur la pointe des pieds, le Prince constata qu un soldat en uniforme blanc chevauchait à côté de lui. Il était donc dans un chariot.
- Hé ! appela Alexandre.
Le militaire se tourna vers lui.
- Tiens ! Notre blessé s est réveillé !
- Pourrais-je savoir ce qui s est passé ?
- On avait espéré que ce serait toi qui nous le dirait ! Notre commandant ressent une immense activité magique dans la campagne, on s y précipite et qu est-ce qu on trouve ? Un chevalier brûlé, deux gamins évanouis, et une vieille folle qui tente désespérément de les ranimer !
- Soyez poli ! Parlez de moi avec plus de respect ! Je suis le Prince royal de Dümra !
- Ouais, c est ça. Et tu te balades sans escorte au milieu de nulle part alors que tu devrais être sur le front avec ton père ? Désolé, mais c est un peu gros.
Un second soldat, d apparence plus robuste, fit irruption dans le champ de vision d Alexandre.
- Que se passe-t-il ? demanda-t-il au premier.
- Rien, sergent. Le prisonnier s est réveillé.
- Et qu a-t-il dit ?
- Il prétend être le Prince Alexandre.
- Voyez-vous ça, railla le sergent en se tournant vers le jeune garçon. Et tu te balades sans escorte au milieu de nulle part alors que tu devrais être sur le front avec ton père ? Désolé, mais c est un peu gros.
- Oui, je sais, répondit Alexandre. C est exactement ce que votre subordonné vient de me dire. Vous manquez d imagination, dans l armée !
- Laisse tomber cette idée, grommela le sergent. Tu ne t en tireras pas comme ça. Dis-nous plutôt ce que tu faisais là où on t a trouvé.
- Je pique-niquais avec des amis, dit le Prince d un ton innocent.
- Et vous avez pour habitude de faire cuire des chevaliers pour le plat de résistance ?
- Comment va-t-il ? s inquiéta Alexandre.
- Il ne respirait plus quand nous sommes arrivés. Paix à son âme. Vous paierez pour ce crime.
- Mais je ne l ai pas tué !
- Qui, alors ? Tes deux amies ?
- Où sont-elles ?
- Dans notre second chariot. Notre commandant voulait que tu restes seul pendant le voyage. A mon avis, tu as du souci à te faire.
- Le voyage ? Où allons-nous ?
Alexandre avait un don pour amener n importe qui à répondre à ses questions. Et le sergent s y était laissé prendre, oubliant complètement qu au départ, c était lui qui menait l interrogatoire.
- Dans notre camp, à Hözel. Mais tu ne dois pas le savoir et... mais c est pas vrai ! Ferme-la !
Le Prince décida de profiter de son avantage.
- Votre commandant risque de ne pas être content d apprendre que votre langue est plus rapide que votre cervelle, observa-t-il. A sa place, j arracherais l une des deux.
Le sergent blêmit. C était probablement un homme simple.
- Si tu lui en parles, tu le regretteras !
- Possible, mais vous aussi. Cela dit, vous pouvez aussi me laisser filer. La porte pourrait avoir été mal fermée...
- Je pense que le commandant tient beaucoup trop à toi pour me pardonner ton évasion. Alors n y pense pas et reste tranquille jusqu à l arrivée.
Alexandre se laissa retomber au fond du chariot. Il tenta de se rassurer en se disant que le chef de ces militaires le reconnaîtrait forcément, mais il ne pouvait s empêcher de penser qu un nouvel ennemi venait de se manifester et que les soldats qui l escortaient n étaient pas du tout des membres de l armée royale.
Il réfléchit à un moyen de se tirer de cette situation pour le moins inquiétante. Il n avait pas d arme. Tarlaq et ses compagnons ne savaient pas où le trouver. Dario avait peut-être tenté de le contacter, mais un importun tentait de le piéger dans le monde des rêves et il n était pas question pour le Prince de s y aventurer. Ca faisait beaucoup de problèmes à régler.
En plus de cela, sa mémoire lui revenait peu à peu. Il était presque sûr que Greta était une ennemie, qu elle avait tenté de le forcer à se défaire des Bracelets. Il ne se souvenait d ailleurs plus comment il lui avait échappé. Il se rappelait vaguement que Lida était intervenue, et c était peut-être elle qui l avait sauvé... Oui, cela semblait plausible. Mais il aurait tout loisir d y repenser plus tard.
Pour l instant, il devait s évader. L idéal aurait été de crocheter la serrure de la porte et de détaler le plus vite possible, mais Alexandre ne pensait pas avoir sur lui quoi que se soit pour y parvenir. Il contempla les Bracelets d Arzhan à ses poignets. Ces trucs n avaient décidément aucune utilité ! Alexandre avait du mal à croire que des magiciens aient pu devenir immensément puissants grâce à eux ! Machinalement, il fouilla dans ses poches et ses doigts se refermèrent sur un petit objet cylindrique. Le Prince, intrigué, l examina, et reconnut, stupéfait, le sifflet de Namâric.
Pendant une seconde, l esprit rationnel d Alexandre envisagea la possibilité de l existence de la Chance. Mais rapidement, il se tourna à nouveau vers le concret. Le Prince s approcha de la fenêtre et souffla dans l appeau. Il ne se passa rien. " Evidemment, c aurait été trop beau" se dit Alexandre en se laissant tomber sur le plancher. Il se morfondait depuis quelques minutes, lorsqu une petite forme sombre se faufila par l ouverture et atterrit devant le Prince.
Alexandre prit l oiseau entre ses mains et l observa un instant. Le volatile était couvert d un épais plumage brun. Une crête rouge courait de sa tête au bout se sa queue. Son bec et ses serres ne cessaient de cliqueter, comme pour manifester de l impatience.
- Puis-je te confier un message ? demanda timidement le Prince.
- Bien sûr que tu peux ! s exclama le petit oiseau d une voix nasillarde. A quoi crois-tu que je serve ? A cirer les chaussures ? !
- Mais ? Tu parles ? Tu ne te contentes pas de répéter ce qu on te dit ?
- Pour qui me prends-tu ? Pour une machine stupide ? Et sois gentil de me vouvoyer ! Un peu de respect pour tes aînés !
- Mes aînés ? s étonna Alexandre.
- Evidemment ! Je suis bien plus âgé que toi, gamin !
- Je croyais que les oiseaux ne vivaient que quelques années...
- On n a pas toute la journée ! Tu me le confies ou pas, ton message ?
- Tu saurais retrouver Namâric ?
- Bien sûr que je saurais ! C est quand même lui que j étais sensé suivre ! Mais comme je suis discret, je ne te demanderai pas comment tu t es procuré son appeau.
Le Prince sourit. Cette bestiole lui plaisait. Bon, il fallait qu il élabore un plan d évasion à envoyer à ses amis. Incapables comme ils l étaient, ils ne pourraient jamais le sortir de ce chariot s il ne leur donnait pas un coup de pouce. Mais après tout, pourquoi chercher à s enfuir quand l ennemi décidait de se montrer ? Il fallait au contraire en tirer parti !
Et Alexandre commença à dicter.

azergatil
azergatil
Niveau 8
03 juillet 2005 à 16:36:33

Je te rassure ; je trouve ça très bien écrit :) , zvec de nettes améliorations par rapport au début :ok:

KaiM
KaiM
Niveau 11
04 juillet 2005 à 10:20:16

Un lecteur, c´est bon.

Je continue donc :

Etendu sur le sol, Draxor agonisait. Ses membres brûlés ne lui permettaient plus d esquisser le moindre geste, mais malgré cela il luttait désespérément contre la mort depuis plusieurs heures. Tout autre que lui aurait rendu l âme depuis longtemps, mais il était différent des autres. Son masque avait protégé son visage, empêchant le souffle enflammé de pénétrer dans ses poumons, et maintenant encore la magie de l objet le maintenait en vie. Son coeur battait très faiblement, son souffle était imperceptible. Même les soldats qui avaient emmené Alexandre l avaient laissé pour mort. Mais Draxor refusait la mort. Il ne pouvait accepter de s être battu pour rien. Peu à peu, son coeur ralentit et le Paladin commença à manquer d air. Lentement son esprit s obscurcissait.
Alors que la dernière étincelle de vie qui l animait était sur le point de s éteindre, Draxor vit toute son existence défiler devant ses yeux : sa jeunesse dans un petit village de campagne, ses dons précoces pour la bataille, son entrée dans l Ordre des Paladins Noirs, ses nombreuses missions... La vie que le Paladin revoyait n était pas celle dont il aurait voulu. Elle avait été entièrement vouée à la guerre, au travail, au devoir, sans la moindre place pour la joie ou l amour. Le sentiment d avoir raté sa vie envahit Draxor, et cela l incommoda. Il souhaitait finir sur un souvenir heureux. Il se replongea dans son enfance, revit le visage de son frère cadet. Lui, au moins, était sûrement heureux, maintenant. Draxor se rappela les soirées où, après leur avoir raconté de fabuleuses histoires, leur mère les portait jusque dans leurs lits et leur chantait une berceuse. Il pouvait presque entendre à nouveau les douces mélodies qui l avaient si souvent rassuré dans le noir. Tout était bon, doux, calme...
Draxor mourut en paix.

Du moins, il le crut un instant.
Car la berceuse ne s éteignait pas, mais au contraire prenait de l ampleur. Ce n était plus la voix d une femme qui fredonnait la mélopée, mais celle d un vieil homme. Draxor sentit ses muscles se reformer, ses brûlures cicatriser, son coeur repartir, la lumière revenir.
Il se leva d un bond. Une voix s éleva derrière lui.
- Tu es tiré d affaire, Paladin. Inutile de me remercier, il était naturel de te venir en aide. Tu as sûrement déjà entendu parler de moi...
Draxor se retourna prudemment. Son sauveur acheva sa tirade :
- Je suis Dario d Yrwald.

Si des voyageurs avaient parcouru la route de Dümrist ce matin-là, un étrange spectacle se serait offert à eux : quatre cavaliers lourdement armés s étaient regroupés au milieu de la voie et contemplaient, incrédules, un petit oiseau qui leur parlait avec la voix du Prince Alexandre. Lorsque le volatile eut fini de délivrer son message, les quatre guerriers se regardèrent, indécis.
Lorsqu ils s étaient réveillés et avaient constaté la disparition de Draxor et du Prince, Tarlaq, Vladek, Hustouk et Namâric avaient méticuleusement fouillé les environs à la recherche de traces, mais en vain : le Paladin avait pris ses précautions. Piteux, les quatre soldats avaient décidé de rallier Dümrist au plus vite et de revenir avec suffisamment d effectifs pour organiser une battue en règle. Mais ils savaient que c était sans espoir : le Prince et son ravisseur étaient sûrement déjà loin. Ils avaient chevauché toute la nuit et n étaient plus qu à quelques lieues de la capitale, lorsque l oiseau messager les avait rejoints., porteurs de nouvelles informations. Ils devaient maintenant prendre une décision.
- Pourrait-ce être un piège ? demanda finalement Tarlaq.
- Impossible, répondit Namâric. Frid imite la voix du Prince, c est donc forcément lui qui lui a dicté le message.
- Frid, c est le nom de cet oiseau ? intervint Vladek.
- Bien sûr ! s exclama le volatile. De qui d autre voudrais-tu qu il parle ? !
- Il est toujours aussi excité ? questionna le baron.
- Excité, moi ? ! s indigna Frid. Faut pas vous étonner ! C est vous qui êtes exaspérants!
- Et si le Prince avait parlé sous la contrainte ? supposa Hustouk.
- Tu me prends pour qui ? s écria l oiseau. Je vous l aurais dit !
- On peut lui faire confiance, assura Namâric. Je propose de foncer à Hözel et d appliquer le plan du Prince.
- Mais ces soldats pourraient être plus nombreux qu on ne le croit ! objecta Tarlaq. Il nous faut des renforts !
- C est vrai, admit le Paladin.
Il se tourna vers son messager.
- Frid ! Rends-toi à Dümrist, explique la situation et envoie tous les hommes disponibles à Hözel ! Nous, nous allons sur place immédiatement pour pouvoir intervenir au plus vite, si besoin est.
- Ne vaudrait-il pas mieux que l un d entre nous gagne lui-même la ville ? suggéra Vladek.
- Je peux très bien m acquitter tout seul de cette mission ! hurla l oiseau. Vous aurez besoin d être le plus nombreux possible en cas de pépin ! Allez, ne perdez pas de temps !
Et Frid prit son envol, filant droit vers Dümrist, tandis que les quatre guerriers éperonnaient leurs montures et quittaient la route.
Le volatile avait à peine parcouru cent mètres quand il entendit un rapide bruissement d ailes derrière lui. Il tourna légèrement la tête et découvrit un faucon menaçant sur le point de le rattraper. Frid, qui n en était pas à sa première mission périlleuse, plongea aussitôt vers le sol. Son poursuivant s engagea sans mal à sa suite. Le petit oiseau savait qu il n avait aucune chance de distancer un tel adversaire, aussi mit-il immédiatement au point un plan pour le neutraliser. Juste avant de toucher terre, il redressa sa trajectoire et pénétra dans un champ de hautes herbes. Le faucon, sans quitter des yeux sa future victime, survola les végétaux, attendant que sa proie en émerge. Frid, satisfait, se dirigea vers un imposant chêne, son poursuivant à ses trousses. Le faucon, qui gardait les yeux braqués sur le petit oiseau, ne vit l obstacle que trop tard. Sa tête percuta le tronc de l arbre de plein fouet tandis que sa proie le contournait aisément. Frid revint ensuite sur son agresseur pour vérifier qu il était bien hors de combat.
Cela lui fut fatal.
Le faucon explosa. L arbre et l oiseau messager furent réduits en cendres tandis que la moitié du champ était balayée par le souffle de l explosion. Seul un roseau ténu qui se dressait dans un petit ruisseau avait plié sans rompre.

KaiM
KaiM
Niveau 11
05 juillet 2005 à 09:39:49

La suite :

D après les souvenirs d Alexandre, Hözel était un village abandonné, maudit par un sorcier très légèrement irritable. Or, lorsque le Prince, sous bonne garde, descendit de son chariot, il constata qu une activité fébrile régnait dans le bourg. Des soldats couraient en tous sens, rassemblant tout ce qui traînait à l extérieur. Alexandre, en remarquant les épais nuages qui couvraient les environs et les arbres qui ployaient au loin, comprit qu une tempête arrivait sur eux, et que les militaires tentaient de mettre leur matériel à l abri.
- Allez, avance ! ordonna le sergent.
- A quelle division de l armée royale appartenez-vous ? interrogea le Prince.
- Nous ne faisons pas partie de... avance, je te dis !
Un des soldats qui montaient la garde à l entrée de la ville vint à leur rencontre.
- Nous seront bientôt prêts à partir, annonça-t-il. Mais nous devrons rester ici tant que la tempête ne se sera pas calmée !
- Où est le commandant ? demanda le sergent.
- Dans son bureau. Il a demandé qu on ne le dérange sous aucun prétexte.
- J ai quelque chose qui devrait l intéresser...
- Si vous voulez parler de ce garçon, dit le garde en désignant Alexandre, sachez que le commandant attendait sa venue, et qu il a ordonné qu on ne vienne pas le déranger, même pour lui !
- Mais que peut-il bien faire pendant des heures dans son bureau ? s étonna le sergent.
- Ce n est pas mon problème, et je pense qu il vaut mieux ne pas chercher à le savoir.
Le sergent se tourna vers ses hommes.
- Enfermez les trois prisonniers dans des cellules séparées, commanda-t-il.
Tandis que les gardes l emmenaient, Alexandre détailla le village. Il comportait une trentaine de maisons, une forteresse, une église dédiée à un dieu quelconque et quelques auberges. Pour un lieu abandonné depuis des années, il était en bon état. Le Prince estimait à deux cents les soldats qui campaient dans le village, et se demanda pourquoi des militaires étrangers à l armée de son père s étaient installés ici. Il semblait qu ils allaient lever le camp, il devait donc s agir d une mission d espionnage. Non, ce n était pas possible. On n espionne pas à deux cents. Mais on n attaque pas non plus un royaume avec des effectifs si réduits. Et qui était ce commandant si mystérieux qui s intéressait tant à lui ? Le Prince ne savait que penser.
Il aperçut Greta, étroitement surveillée, et se rappela qu elle aussi était son ennemie. Mais elle ne semblait pas être alliée aux hommes qui occupaient Hözel. Ce qui intriguait le plus Alexandre, c était que la vieille femme n utilisait pas la magie dont elle s était servie contre lui. Elle aurait pourtant pu s enfuir facilement ! Que voulait-elle donc?
Le Prince remarqua aussi la petite Lida, et quand il la vit il sut que c était elle qui l avait aidé à vaincre la vieille sorcière. Il fallait qu il l aide à s échapper.
Les gardes conduisirent leurs prisonniers vers un massif bâtiment de pierre, et les jetèrent dans des cachots souterrains. Après avoir examiné sa cellule et constaté qu il n avait aucun moyen de forcer la serrure, de creuser un tunnel, de desceller les pierres des murs, Alexandre tenta d appeler quelqu un, mais aucune réponse ne lui parvint. Soit la porte était trop épaisse, soit les gardes étaient partis. Le Prince réalisa soudain qu il n avait rien bu ni mangé depuis presque une journée, et sa faim se réveilla aussitôt. Il remarqua alors un pichet d eau et une miche de pain posée dans un coin de la pièce. Dans les histoires, à cet instant, le héros résistait à la tentation car il se doutait que la nourriture était droguée. Mais Alexandre ne s embarrassait pas de telles considérations. Il n était pas dans une histoire, et pouvait donc se jeter sans scrupules sur sa pitance. Après s être repu, le Prince s assit sur la paillasse qui traînait sur le sol de pierre. Il n avait plus qu à attendre.

Irno Vorgen hésitait à donner à ses mercenaires l ordre d abattre les deux hommes qui se dressaient devant lui. Il avait déjà perdu quatre guerriers, et ne tenait pas à prendre le risque de s attaquer à plus fort que lui. Il avait une mission à accomplir.
- Qui êtes-vous ? demanda-t-il enfin.
Le plus vieux des deux inconnus, un homme âgé mais à l air dur, vêtu d un manteau bleu, s avança.
- Je suis Dario d Yrwald, conseiller du roi Alexandre VII. Et voici Lord Draxor, un... ami.
Vorgen considéra le fameux " ami" et se résolut aussitôt à ne pas chercher à le contrarier. Un guerrier qui se cachait derrière un masque d or ne pouvait être qu un dément.
- Et en quoi puis-je vous être utile ? questionna prudemment le marchand.
- Tout d abord, intervint Draxor, en nous expliquant pourquoi vous envoyez vos hommes et vos passagers en rase campagne ! Ensuite, pourquoi vous vous séparez de votre caravane ! Enfin, ce que vous...
Dario l interrompit.
- Vous avez sûrement beaucoup de choses à nous dire, mais pour l instant il se pourrait que nous partagions les mêmes objectifs. Je suis à la recherche du Prince Alexandre, qui a été embarqué par des soldats inconnus. Et il semble que vous soyez à la recherche de votre amie Greta, qui a apparemment été capturée avec lui.
- C est exact, confirma le marchand.
- Et vous savez où les trouver, affirma le maître Chanteur
- Qu est-ce qui vous fait dire ça ?
- La magie que je perçois autour de vous. Vous êtes relié à cette vieille femme, c est évident. Je ne sais pas quel est ce sort, mais je le vois, et cela me suffit.
Vorgen réfléchit. Ce mage avait percé à jour sa véritable nature, il en était sûr. Laisser ces deux hommes en vie était imprudent. Mais il était encore plus imprudent de se battre maintenant. Et puis, deux lames de plus, ça pouvait toujours servir...
- Très bien, déclara le marchand. Suivez-nous !
Tous s élancèrent vers l Ouest. La neige commençait à tomber.

KaiM
KaiM
Niveau 11
06 juillet 2005 à 09:02:02

La tempête se déchaînait sur Hözel. Le vent hurlait. Une épaisse couche de neige recouvrait déjà le sol. Les soldats s étaient tous abrités dans les bâtiments. Il fallait être fou pour s aventurer dans une pareille tourmente. Pourtant, le garde qui marchait péniblement dans les rues ne l était pas. Il était surtout furieux contre le hasard, qui venait de le faire perdre à la courte paille. Comme si parmi les quarante hommes qui gardaient le fort, aucun n avait le courage d accomplir de lui-même les ordres du commandant ! Il fallait que ça tombe sur lui ! Déjà qu il était de corvée de patates pour trois jours...
Le soldat parvint enfin à la prison et s abrita bien vite à l intérieur. Dans la salle de garde, depuis laquelle on accédait aux cellules, cinq hommes jouaient au dés, assis autour d une table.
- Le commandant réclame le prisonnier immédiatement !
Les gardes se tournèrent vers le messager.
- Ca peut pas attendre, non ? demanda l un d eux d un ton bourru.
- Non. Les ordres sont formels. Bon courage pour traverser la tempête ! Moi, je reste ici !
- Oh, ça, ça ne me dérange pas, affirma le garde. Simplement, j aurais aimé finir la partie.
- Allons-y, ça ne prendra pas longtemps, déclara son voisin en se levant et en détachant les clés qui pendaient à sa ceinture. On sera revenus dans dix minutes et on pourra reprendre le jeu !
Il avait tort.
Le messager eut un sursaut, puis s effondra. Une flèche dépassait de son dos. Un guerrier en armure noire se tenait dans l encadrement de la porte, un arc à la main. Les gardes empoignèrent leurs lances, mais il était trop tard. Une seconde flèche terrassa l un d eux, tandis qu un carreau d arbalète provenant de derrière l assaillant transperçait la gorge de celui qui tenait les clés. L archer se jeta dans la pièce en décochant une nouvelle flèche qui se planta dans le front de l homme le plus proche de lui, puis abandonna son arc et tira une épée elfique. Il bondit sur la table et frappa en plein coeur un garde encore assis. Un Ork fit irruption dans la salle, l épée à la main, et s avança vers le dernier soldat, qui tirait désespérément sur la corde de la cloche d alarme. Aucun son ne se faisait entendre.
- Le gel bloque le mécanisme, expliqua l Ork en abattant sa lame. Au moins, tu ne seras pas mort idiot.
- Merci de ton aide, Hustouk, dit l archer tout en essuyant son arme. Un instant, j ai cru que j allais devoir tout faire tout seul.
- Tu en aurais été capable, intervint le baron Tarlaq en passant la porte.
Il observa les corps des gardes, reconstituant mentalement la scène qui venait de se dérouler.
- Joli travail, reprit-il, mais était-il nécessaire de tuer tous ces hommes ?
- Indispensable, répondit Hustouk. Ces soldats sont trop nombreux pour que nous nous permettions d en laisser en vie.
- Mais qui sont-ils donc ? questionna Vladek en entrant à son tour. Ces uniformes sont simplement blancs, sans aucun signe distinctif. Je n en ai jamais vu de tels.
- Moi, si, déclara Namâric en ramassant ses flèches.
Son intervention fut suivie d un silence. Comprenant que ses compagnons attendaient des explications, le Paladin reprit la parole.
- Ils appartiennent à un ordre antagoniste à celui des Paladins Noirs, les Vzad orû bausns.
- Les quoi ? coupa Hustouk.
- Je sais, c est assez mauvais comme nom. D ailleurs, comme personne n arrive à le retenir, ils sont connus sous le nom des Chevaliers Blancs.
- C est plus simple, reconnut Tarlaq.
- En bref, poursuivit Namâric, ils recherchent comme nous des objets de pouvoir, mais comptent les utiliser pour dominer le monde.
- Ta façon de présenter les choses est assez partiale, remarqua Vladek. J ai plutôt l impression d avoir affaire à deux organisations rivales qui convoitent exactement la même chose et qui ne valent pas mieux l une que l autre.
- C est un peu ça, dit le Paladin avec un sourire. Mais pour l instant, je suis votre allié, et ils sont vos ennemis. Alors allons délivrer le Prince !

- Pas trop tôt !
C est par ces mots que furent accueillis les quatre guerriers lorsqu ils ouvrirent la porte du cachot d Alexandre. Comme ils s attendaient à des remerciements, ils furent un peu vexés. Le Prince reprit la parole.
- Puisque vous êtes ici, je suppose que le chef de cette petite armée a demandé à me voir. C est bien ça ?
- C est ce que disaient les gardes avant que nous ne les abattions, confirma Hustouk.
- Parfait ! Nous pouvons donc passer à la seconde partie de mon plan : enfilez les uniformes des hommes que vous avez tués et conduisez-moi au fort !
- Quoi ? ! s exclamèrent en même temps les quatre guerriers.
- C est une occasion unique de rencontrer l ennemi, expliqua Alexandre. Il est hors de question de la laisser passer !
- Nous ferions peut-être mieux d attendre les renforts, suggéra Vladek. Nous pourrions alors facilement capturer ce commandant...
- Non, le Prince a raison, répliqua Namâric. Les gens ne parlent jamais mieux que lorsqu ils croient avoir l avantage.
- Il n empêche que ce plan est plus que douteux, objecta Tarlaq. Ces uniformes sont troués, maculés de sang, et en plus nous ne ressemblons pas à ces hommes et nous n avons pas leur voix. Ce genre de stratagème ne marche que dans les contes pour enfants.
- Aucune importance, trancha Alexandre. Il vous suffira de porter des casques pour vos visages, des manteaux par-dessus les uniformes, et surtout de vous taire ! Et tant que j y pense, il me faut une arme.
- Les gardes avaient de nombreux couteaux, annonça Hustouk. Il vous sera facile d en dissimuler quelques-uns dans vos manches.
- Très bien. Allons-y alors. Il nous faut aussi libérer les deux autres prisonnières, Greta et Lida.
Le Prince avait hésité à prendre cette décision. Greta était une ennemie, il le savait. Mais pour l instant, elle n était pas l alliée de ses adversaires. Elle pouvait donc l aider. Quant à Lida, elle l avait sauvé de la vieille femme, Alexandre devait bien lui rendre la pareille.
Namâric fit le tour des cachots, et ramena rapidement les deux captives dans la salle de garde. Alexandre, qui enfilait une légère cotte de mailles prélevée sur l un des gardes, se tourna vers elles.
- Vous pouvez partir, déclara-t-il. Mais si vous voulez nous aider, votre assistance est la bienvenue, simplement n intervenez pas avant mon signal.
Il se tut un instant, puis reprit en s adressant à Greta.
- Mais je veux que vous sachiez que si vous restez, vous aurez des comptes à me rendre au sujet de ce qui s est passé hier soir !
La vieille femme croisa les bras sans dire un mot. Lida regarda le Prince droit dans les yeux. Il lut un remerciement dans son regard. Alexandre se sentit attendri, puis se ressaisit et passa son manteau par-dessus son armure.
- Nous n avons que trop tardé ! Qu on en finisse à présent !
Et la compagnie quitta le bâtiment pour s engager dans la tempête.

KaiM
KaiM
Niveau 11
07 juillet 2005 à 12:24:10

Ce topic semble mort... Enfin bon, il faut terminer ce qu´on a commencé...

Le hall du fort était plutôt spacieux. Il occupait la majeure partie du rez-de-chaussée du bâtiment. Un grand escalier menait à un large balcon qui faisait le tour de la salle et desservait les autres parties de la citadelle. De nombreux chandeliers ornaient les murs. Un grand nombre de soldats se serrait autour de quelques feux qui maintenaient une douce chaleur dans la salle, mais qui menaçaient de s éteindre à tout moment. Aussi lorsqu Alexandre et ses compagnons pénétrèrent dans le hall, on les pressa de refermer la grande porte. Le Prince s avança jusqu au centre de la pièce, suivi de près par les quatre guerriers. Greta et Lida étaient restées à l extérieur, et Alexandre espérait qu elles n auraient pas à y demeurer trop longtemps : le vent était violent, le froid insoutenable. Le Prince admira ses compagnons lorsqu il réalisa que pour lui, ils avaient chevauché plusieurs heures dans cette atmosphère glaciale.
Tout le monde attendait.
Enfin, un chevalier en armure blanche parut. En apercevant le panache de son casque, Alexandre reconnut le guerrier qui avait affronté Dario dans son rêve. A ses côtés se tenaient un Zahr et un Varak. Après les avoir observés un instant, le Prince réalisa qu il s agissait du Zahr qu il avait affronté à Fodam et de... Tektus. Les éléments du puzzle commençaient à s assembler, mais Alexandre ne s attendait pas du tout à découvrir cette nouvelle pièce ! Son trouble devait être visible, car le chevalier prit la parole.
- Tu te demandes comment ce Varak s est retrouvé à mon service ? C est fort simple...
Les intonations de sa voix étaient presque chantantes. Ce n étaient pas celles d un homme. Le Prince soupçonna que son ennemi était un Elfe.
- J ai assisté à l attaque des Wolks dans la vallée, poursuivit le chevalier, et j ai vu cette créature basculer dans le fleuve. Il était en piteux état quand mes hommes l ont récupéré, mais il vivait encore. Et tout le monde sait comment asservir un Varak...
- Ah bon, comment ? interrogea Alexandre.
- Je sais que tu arrives facilement à faire parler mes sbires, mais avec moi ça ne marchera pas ! En revanche, j aimerais beaucoup savoir comment tu t es débarrassé de Raxos à Fodam.
En prononçant ces mots, le chevalier avait désigné le Zahr.
- Cela n a pas été facile pour moi de sortir son âme de l Assermenteur, tu peux me croire. Ca se bousculait tellement pour s échapper que j ai du faire une bonne centaine de tentatives avant de trouver le bon esprit. A propos, tu savais que l urne contenait, entre autres, les âmes d un chien, d un rat et même d un poisson ? Mais bon, je m égare. Comment as-tu neutralisé Raxos ?
Alexandre réfléchit à ce qu il venait d entendre. Le chevalier était manifestement un puissant magicien, puisqu il était capable de libérer une âme de l Assermenteur. Il allait avoir du mal à le vaincre. Le Prince décida de répondre à la question.
- C était simple mais risqué, expliqua-t-il. Ce... Raxos a commis l erreur de sous-estimer mes connaissances. D après la légende, le mage Ikarior, ne souhaitant pas que sa création se retourne contre lui, avait conçu l Assermenteur de façon à pouvoir en retourner le sort à son interlocuteur, si jamais il lui fallait trahir sa parole. Toujours d après la légende, il lui suffisait pour cela de prononcer une incantation particulière. Enfin, Ikarior avait très mauvaise mémoire. Il ne m a donc pas été difficile de conclure que pour pouvoir toujours se souvenir de la formule dans les moments critiques, Ikarior l avait forcément inscrite sur l urne. Et effectivement, c était écrit. En très gros, même. Il était gravé : " Pour enfermer l adversaire, dis : Angor Rifaz". J ai pris le risque, j ai gagné.
- Mais ces symboles étaient incompréhensibles ! protesta Raxos. Même moi, avec toute ma culture, je n ai pas réussi à les traduire.
- D où l intérêt de l étude approfondie des langues mortes, conclut Alexandre.
- Je vois, intervint le chevalier. Les choses s éclairent.
- Pour vous peut-être, mais pas pour moi ! s écria le Prince. Qui êtes vous ? et que voulez-vous ?
- Tu as le droit de le savoir. Je me nomme Kandrill, j appartiens comme tous ces hommes à l ordre des Vzad orû bausns, les Chevaliers Blancs si tu préfères. Et quant à ce que je veux, c est très simple : j ai besoin des Bracelets d Arzhan !
- Et c est pour cela que vous m avez envoyé ce Zahr et que vous m avez fait capturer, je suppose.
- Exact.
- Mais vous devez savoir que vous ne pouvez pas me dérober les Bracelets par la force...
- C est vrai, confirma Kandrill. Mais je t ai fait enlever car j ai du agir dans l urgence. Tu allais regagner Dümrist, où tu te serais retrouvé sous la protection des Paladins Noirs. Il fallait avant tout éviter cela. Mais je ne doute pas que tu finiras par nous remettre ces objets, ne serait-ce que pour échapper aux tortures qui t attendent.
- Vous pouvez toujours rêver !
- Prétends-tu pouvoir résister éternellement à la souffrance ? Ou bien voudrais-tu faire allusion aux renforts qui, crois-tu, ne vont pas tarder à intervenir ?
Alexandre sursauta. Un faucon vint se poser sur l épaule du chevalier.
- Dans ce cas, continua Kandrill, tu risques fort d être déçu. Mes serviteurs s en sont déjà occupés. Ton messager n est jamais parvenu à Dümrist.
Le Prince se tendit. La situation se compliquait. Au son de sa voix, on sentait que le chevalier était ravi.
- J ai de nombreux pouvoirs, parmi lesquels celui de diriger mes oiseaux de proie par la pensée. Je n ai eu aucun mal à suivre le petit oiseau et à m en débarrasser après qu il ait contacté tes amis.
- Mais pourquoi avoir attendu qu il ait retrouvé Namâric pour intervenir ? questionna Alexandre.
- Pour attirer tes compagnons ici, bien sûr ! D ailleurs, si tu comptais me prendre par surprise, tu as échoué !
Le chevalier fit un signe de la main, et aussitôt les gardes braquèrent leurs lances vers Tarlaq et ses hommes.
- Me croyais-tu assez stupide pour me laisser prendre à un piège aussi simple ? Mon faucon surveillait la prison, il a tout vu ! Tes serviteurs n ont aucune chance !
Lentement, Alexandre fit glisser ses couteaux jusque dans ses mains. Il allait falloir se battre. Le Prince espérait de tout coeur que Greta n allait les laisser tomber maintenant. Comme s il avait deviné ses pensées, Kandrill éclata de rire.
- Tu comptes peut-être sur l aide de la vieille ruine et de la môme qui attendent dehors ? A mon avis, tu ferais mieux d oublier cette idée !
Une porte latérale s ouvrit et six soldats pénétrèrent dans le hall, poussant Greta et Lida du bout de leurs lances.
- Je vous avais prévenu, Votre Altesse, murmura Tarlaq. Ca ne pouvait pas marcher. Je suppose que vous avez un nouveau plan génial à nous soumettre ?
- Bien évidemment, répondit le Prince. On fonce dans le tas et on tue tout le monde.
- Bonne stratégie, approuva Namâric. Simple et efficace.
- Je vous avais dit que ça pouvait être utile ! exulta Hustouk.
L épée de Vladek jaillit de son fourreau et, contre toute attente, vint se poser sur la gorge de Tarlaq.
- A votre place, je ne ferais pas ça, conseilla le capitaine.

FCGAME
FCGAME
Niveau 10
07 juillet 2005 à 13:40:27

vivement la suite :p)

KaiM
KaiM
Niveau 11
07 juillet 2005 à 15:25:01

Arrrrr.... Je suis presque à la fin, et personne ne souligne plus de points négatifs...
Bon ben la fin va venir, il faudra aussi que je pense à faire un résumé pour ceux qui n´auraient pas lu celle-là et qui voudront s´attaquer à la suite...

sonic66
sonic66
Niveau 10
07 juillet 2005 à 17:45:55

:coeur:

KaiM
KaiM
Niveau 11
07 juillet 2005 à 18:24:32

Ce qui signifie?

FCGAME
FCGAME
Niveau 10
07 juillet 2005 à 19:27:17

quon veut la suite :p)

KaiM
KaiM
Niveau 11
07 juillet 2005 à 19:28:38

Cette page est surchargée. J´attends d´en avoir entamé une autre...

KaiM
KaiM
Niveau 11
07 juillet 2005 à 19:30:16

Cette page est surchargée. J´attends d´en avoir entamé une autre...

Mister_Byde
Mister_Byde
Niveau 6
07 juillet 2005 à 19:31:09

Je pique le 100e

FCGAME
FCGAME
Niveau 10
07 juillet 2005 à 19:34:43

ben voila!La page fraiche, neuve, qui commenrcent avec le 100eme post!Si avec ca t pas content :diable:
:lol:

FCGAME
FCGAME
Niveau 10
07 juillet 2005 à 19:44:50

:desole: j posté trop tard :lol:
bon, c´est pas mal du tout, continue!

KaiM
KaiM
Niveau 11
08 juillet 2005 à 09:33:31

Donc voilà la suite :

Draxor fut le premier à remarquer, grâce à sa vue élargie par son masque, qu un groupe d archers prenait position sur le balcon. Le Paladin projeta sa hache sur un soldat qui s apprêtait déjà à tirer, et la lame ouvrit son crâne en deux. Puis il dégaina son sabre et se tourna vers l escalier... où Tektus barrait la route aux mercenaires qui tentaient de gagner l étage. Le Paladin fit un signe à Dario, qui leva les yeux et comprit aussitôt la menace. Le maître Chanteur n avait plus assez d énergie pour détruire les armes de ses adversaires, comme il l avait fait précédemment, aussi décida-t-il d intervenir de façon plus offensive. Il libéra sa magie pour éliminer trois archers qui bandaient leurs arcs, puis, d un bond, se propulsa sur la plate-forme tout en faisant tournoyer son sabre. Avant même que le mage n ait touché le sol, deux hommes étaient tombés sous sa lame.
Namâric avait suivi le mouvement de Dario, et savait que le maître Chanteur ne viendrait pas seul à bout des archers. Le Paladin réalisa à son tour un saut périlleux qui l amena à quelques mètres du mage. Il se jeta aussitôt sur les soldats qui l entouraient. Le premier reçut la lame du Paladin dans l oeil et mourut sans comprendre ce qui lui était arrivé. Le second braqua son arc sur Namâric, mais il ne fut pas assez rapide pour tirer. Le Paladin se fendit et transperça le coeur de l archer, puis repoussa un troisième adversaire d un coup de pied dans les côtes. L homme recula, le souffle coupé, et par manque de chance, se retrouva sous le sabre de Dario.
Les autres archers, plus soucieux de sauver leurs vies que de venir en aide à leurs camarades qui combattaient dans le hall, décochèrent une pluie de flèches aux deux combattants. Namâric utilisa comme bouclier le corps d une de ses victimes tandis que Dario virevoltait entre les traits sans qu aucun ne l atteigne. Draxor voyait que les deux guerriers n allaient pas tenir très longtemps sous ces tirs croisés, mais Tektus repoussait toujours les mercenaires qui s engageaient dans l escalier, les empêchant de gagner l étage ou d attaquer Kandrill. Le Paladin au masque d or ne pouvait pas égaler les prouesses acrobatiques de Dario et Namâric, mais il trouva cependant un moyen de les rejoindre. Bondissant sur un chandelier, il agrippa la rampe du balcon et se hissa sur la plate-forme, devant le plus grand groupe d archers. Draxor les bouscula d un puissant coup d épaule, puis leva son sabre et entreprit d anéantir ses adversaires avant qu ils ne puissent réagir.
Pendant ce temps, le combat faisait toujours rage au rez-de-chaussée. Les mercenaires disparaissaient les uns après les autres, succombant sous le nombre. Un garde armé d une masse brisa en deux la lance d Hustouk. L Ork repoussa son adversaire à l aide de son bouclier, fit passer par-dessus lui un homme qui l attaquait dans le dos, puis s empara d une hache et reprit la lutte. Vorgen combattait avec brio, son cimeterre tournoyant et déchirant les chairs sans jamais ralentir. Sur un signe de Greta, le marchand se fraya un chemin jusqu à l escalier, où il trouva Tektus. Le Varak abattit sa hache, mais Vorgen esquiva le coup et riposta aussitôt, entamant la jambe du colosse. Cette diversion suffit au marchand pour contourner son adversaire et faire face à Kandrill. Raxos tenta de s interposer, mais le Chevalier Blanc l arrêta.
- Laisse-le moi, dit-il en tirant son épée. J ai besoin d exercice.
Vorgen attaqua avec furie, son cimeterre décrivant une large parabole. Kandrill para le coup puis bondit par-dessus son assaillant en abattant sa lame. En un éclair, Vorgen plongea en avant pour échapper à l attaque, rebondit sur une des marches, revint sur son adversaire et lui assena un terrible coup à la poitrine. La cuirasse de Kandrill fut déchirée sur toute sa largeur, révélant une tunique blanche, mais la lame n entailla pas la chair du Chevalier. Le marchand voulut porter une seconde attaque, mais l épée de Kandrill fut plus rapide et traversa Vorgen de part en part. Le marchand tomba en poussière.
- Raxos ! appela le Chevalier Blanc sans perdre de temps. Elimine cet homme !
Il désignait Namâric.
Le Zahr s élança vers le balcon, où le Paladin affrontait trois soldats à la fois. Raxos attendit poliment la fin du combat, jaugeant son adversaire. Namâric frappa un garde au ventre, contra une attaque et trancha la gorge du second d un revers de sa lame. Le troisième se fendit avec son épée, mais le Paladin évita sans peine cet assaut bien trop lent, et abattit son arme sur le crâne du soldat. Il se retourna et aperçut Raxos. Le Zahr ne portait pas d armure, mais brandissait une longue barre de métal hérissée de pointes et de lames de toutes tailles. Namâric se demanda comment la créature pouvait manier un tel objet sans se blesser, mais, n ayant pas le temps de s attarder sur la question, attaqua, visant la tête. Plutôt que de parer le coup, Raxos abattit lui aussi son arme. le Paladin, renonçant à son assaut, contra l attaque et recula de plusieurs pas sous la violence du choc. Il comprit que les bras du Zahr avaient une force immense, et se résolut à esquiver les prochains coups.
Tarlaq n avait pas eu un instant de répit, et combattait toujours avec son chandelier. Il para une attaque et frappa aux jambes celui qui l avait portée. Le soldat tomba à plat ventre et poussa un hurlement quand les pointes de métal s enfoncèrent dans son dos. Un garde maniant une hallebarde se jeta sur le baron, qui dut lâcher son arme pour éviter l assaut. Son agresseur enchaîna avec d autres coups qui forcèrent Tarlaq à reculer. Le baron trébucha soudain contre un cadavre et chuta lourdement. Le garde leva son arme...
Une hache vola et se planta dans le dos du soldat, qui s effondra. Les yeux de Tarlaq allèrent du garde à la hache, puis de la hache à Hustouk, qui retirait son arme du corps de sa victime.
- Faites plus attention, Monseigneur, dit l Ork en se tournant vers d autres assaillants. Je ne serai pas toujours là !
Le baron ne répondit pas. Il venait de remarquer Kandrill, qui se tenait toujours sur l escalier, à côté de Vladek, mais n était plus protégée par Raxos. Tarlaq s empara de la hallebarde qu avait laissé tomber son dernier adversaire et la lança sur le Chevalier Blanc.
Vladek se jeta sur son employeur pour le protéger, et ils tombèrent tous deux à sol, évitant de peu le jet du baron. Lorsque le capitaine se releva, il tenait dans la main un collier au bout duquel était attaché un morceau d ivoire.
- A quoi jouez-vous ? ! lui demanda Kandrill en se redressant.
- J attendais une occasion, répondit le capitaine en levant son épée.
A cet instant, Tektus cessa de combattre les mercenaires et s attaqua aux soldats. La hache du Varak semblait se réveiller et ses coups étaient soudain devenus plus rapides, plus violents, plus précis.

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