Chapitre un peu plus intéressant que le précedent.
Bonne idée de faire réaparaitre Greta.
kaim c´est génial!!!
Fin de la transition, repassons à l´action :
Moins d une heure plus tard, alors que tous sommeillaient à l exception des quelques gardes de veille, Alexandre se leva. Il attacha dans son dos les fourreaux de ses glaives, se munit d une corde, fit un noeud coulant à son extrémité et se dirigea vers le chariot d Irno Vorgen, dans lequel il comptait bien s introduire. Un garde surveillait la seule porte, mais le Prince avait trouvé un autre moyen d entrer. Se plaçant du côté opposé à celui surveillé par le mercenaire, Alexandre lança sa corde, et le noeud se referma sur la tête d une des statues de bois qui ornaient le toit du véhicule . Le Prince allait commencer l ascension, lorsqu il fut témoin d un événement insolite : Namâric s était levé et se dirigeait vers la forêt. Alexandre hésita un instant, puis se résolut à suivre le Paladin Noir.
Le guerrier s enfonça dans le bois et parcourut un peu moins de cent mètres avant de s arrêter. Alexandre s immobilisa immédiatement derrière un arbre. Namâric tira de sa poche un petit sifflet, le porta à ses lèvres et souffla dedans. L objet n émit aucun bruit, mais un petit oiseau vint se poser sur l épaule du Paladin qui lui chuchota quelques mots à l oreille. Apparemment satisfaite, la créature prit son envol et disparut. Alexandre décida d entrer en scène.
- Paladin ! appela-t-il en quittant son abri. Que faites-vous ici ?
Namâric fit volte-face en dégainant son épée, puis reconnut le Prince et abaissa son arme.
- J ai pour habitude de me promener seul la nuit, répondit-il.
- Et bien sûr, vous aimez aussi à parler aux oiseaux ?
- C est exact.
- Je crois plutôt que vous venez d envoyer un message, déclara Alexandre.
Le Paladin estima ses chances de parvenir à s expliquer, puis décida de ne pas s enliser et rengaina son épée.
- Vous avez raison, dit-il finalement. Je fais mon rapport à mon Ordre.
- Votre Ordre a-t-il besoin de savoir que tout se déroule très bien et que votre mission sera bientôt achevée ?
- Mon Ordre doit recevoir mon rapport chaque jour. Et cet oiseau, qui imite parfaitement la voix de celui qui lui parle, est la garantie que c est bien moi qui l ait dicté.
- Qu est-ce que votre mission a de si important ? s étonna Alexandre. Il ne s agit pourtant que de me protéger.
- Je suis tenu de rendre compte de mes faits et gestes et de ceux de mes compagnons. Il en est de même pour tous les Paladins Noirs.
- Non, c est faux, répliqua le Prince. Je connais suffisamment l Ordre pour savoir que ce procédé est réservé aux missions les plus importantes. Vous êtes trop nombreux, on ne pourrait pas entendre chaque jour tous les rapports. Je répète donc ma question : qu y a-t-il de si important dans votre mission ?
- La vôtre, déclara Namâric.
Il y eut un long silence.
- En quoi consiste votre mission ? demanda finalement Alexandre.
- Premièrement, à apprendre ce que je ne sais pas de la vôtre. Vous saurez le reste lorsque cette première condition sera remplie.
- C est du bluff. Vous ne savez rien sur moi. Rien du tout.
- Vous refusez donc de me parler de votre rôle ?
- Absolument.
- Dans ce cas nous sommes dans une impasse, conclut Namâric. Qu allons-nous faire ?
- Je pourrais vous faire arrêter par Tarlaq, proposa le Prince. Vous mettez notre voyage en péril en signalant notre position.
- Ce ne serait pas très sage. Je ne vous veux aucun mal. Et en cas d attaque, vous pourriez difficilement vous passer de moi.
- Très bien. Mais remettez-moi votre sifflet, en gage de bonne foi. Vous ferez désormais vos rapports sous ma surveillance.
- Cela me semble un bon arrangement, admit le Paladin en lançant son appeau au Prince, qui l empocha. Nous rentrons ?
Alexandre acquiesça et ils prirent la direction du campement.
- Comment vos supérieurs ont-ils pris la mort de Jorund ? demanda soudain le Prince.
- Comme moi, répondit Namâric. Avec résolution. C était un soldat, il a fait son devoir, c est tout. On ne peut que le louer.
- C était votre ami ?
- Oui.
- Et vous ne regrettez pas sa mort ?
- L enseignement des Paladins Noirs est fait pour apprendre à refouler ses sentiments. C est strict, mais efficace. On ne peut pas perdre de temps à pleurer les morts, seuls les vivants comptent.
Alexandre resta silencieux quelques instants. Le camp était proche désormais.
- Dario me manque, avoua-t-il finalement.
- Il a eu une mort honorable, rappela le Paladin. Vous ne pouvez pas laisser son souvenir vous tourmenter indéfiniment. Oubliez-le.
- Vous ne comprenez pas ! s exclama le Prince. Dario était plus que mon garde du corps ! C était mon précepteur ! Mon confident ! Il comptait autant que mon père pour moi ! Peut-être même plus !
- C est lui qui vous a enseigné l art du combat ?
- Oui, pourquoi ?
Sans prévenir, Namâric lança son pied vers la mâchoire d Alexandre.
Ca devient vraiment intéressant !
Je suis content que pour une fois ce soit le prince qui se prenne une rouste ![]()
Malheureusement ça ne va pas durer :
Par pur réflexe, le Prince para le coup, puis se dégagea d un bond. Il porta la main à son glaive, mais déjà le Paladin se jetait sur lui. Alexandre devina que son adversaire comptait lui envoyer un coup de poing au visage. Plutôt que d esquiver, le Prince saisit le bras de Namâric et amplifia son mouvement. La main du Paladin percuta un arbre de plein fouet, mais sans laisser à Alexandre le temps de pousser son avantage, le guerrier lui décocha une manchette au cou. Le Prince fut projeté en arrière mais parvint à reprendre appui sur ses mains et projeta ses jambes dans le ventre de son adversaire. Namâric chuta dans la neige tandis qu Alexandre se relevait, reprenant son souffle et dégainant ses glaives.
Namâric, d un coup de rein, se remit sur pied, puis se précipita sur le Prince. Le jeune garçon frappa, mais le Paladin évita l attaque au prix d un saut périlleux, rebondit sur un tronc et retomba derrière son adversaire. Alexandre se retourna en abattant ses armes, mais les lames percutèrent un arbre et l une d elle s y ficha profondément. Namâric en profita pour frapper son adversaire aux côtes, et le Prince, sous le choc, lâcha son second glaive. Le Paladin leva le bras pour porter un coup final, mais Alexandre se jeta sur lui et ils roulèrent dans la neige sans cesser de combattre. L issue du duel fut un instant incertaine, puis le Prince parvint à frapper Namâric à la tempe et se releva en s emparant de l épée du Paladin, qui jusque-là n avait pas quitté son fourreau.
- Très bien, marmonna le guerrier en se massant le visage.
- Pourquoi avez-vous fait ça ? ! hurla Alexandre.
- D après vous, grâce à qui venez-vous de me vaincre ? demanda Namâric en se relevant. Grâce à celui qui vous a appris à vous battre !
- Et alors ? Où voulez-vous en venir ?
- Dario a accompli un travail remarquable. Vous n avez que douze ans, et vous venez de remporter un combat contre un Paladin Noir. C est exceptionnel.
- Oui, et... ?
- Cela signifie, affirma Namâric sur un ton plus solennel, qu une part de Dario vit toujours en vous, dans l art du combat qu il vous a transmis ! Il ne tient qu à vous d être digne de lui.
- Ce genre de discours convient peut-être aux gens simples, aux croyants aveugles voire aux adeptes de la morale orientale et des arts martiaux, mais moi je ne suis guère convaincu.
- Désolé, je n ai rien de mieux à vous proposer.
- Alors je m en contenterai, conclut Alexandre en restituant son arme au Paladin.
Et ils regagnèrent le campement.
Lu
Et approuvé?
En tout cas je vais attendre que d´autres ( comme keron) aient lu pour poster la suite...
La suite :
Alexandre faisait un rêve très étrange, comme souvent d ailleurs. Il était dans un grand désert de sable. Il n y avait rien alentour, à l exception d un homme qui s avançait vers lui. Lorsqu il ne fut plus qu à quelques mètres, le Prince reconnut l étranger. C était Dario. Le maître Chanteur s immobilisa et ouvrit la bouche pour parler. Au fond de lui, Alexandre savait que tout ce que déclarerait le mage serait d une grande sagesse.
- Alexandre ! hurla Dario. Secoue-toi un peu ! Tu m entends, oui ou non ? !
Le Prince était trop surpris pour répondre. C était ça, le discours d une grande sagesse ?
- ALEXANDRE ! !!
- Ne hurlez pas comme ça, maître! Je vous entends très bien !
- Parfait, dit Dario en parlant normalement. J ai eu beaucoup de mal à te contacter.
- Mais, maître, qu est-ce que cela signifie ? Pourquoi puis-je vous parler ?
- C est un vieux talent des maîtres Chanteurs, lui dévoila le mage. Certains chants nous permettent de parler aux hommes dans leur sommeil.
- Pourquoi dans leur sommeil ?
Alexandre s intéressait grandement à cette nouvelle magie et oubliait complètement qu il rêvait et qu il discutait avec un mort.
- C est fort simple, expliqua Dario. L esprit est plus facile à atteindre pendant le sommeil, car il est alors plus ouvert, plus perméable. De plus les hommes ont tendance à considérer leurs songes comme prémonitoires, à agir en fonction de ce dont ils rêvent.
- On peut donc facilement influencer les gens dans leur sommeil, nota le Prince.
- C est exact. En inspirant les dirigeants, les maîtres Chanteurs ont toujours échappé aux aléas de la politique. Mais ce n est pas de cela dont je voulais te parler.
- Maître ! s exclama soudain Alexandre. Vous êtes mort ! Comment avez-vous pu me contacter ?
Dario éclata de rire.
- Mort, moi ? Au contraire, je suis en pleine forme!
- Mais... balbutia le Prince. Les Wolks, l éboulement?
- Il en faut plus que ça pour me tuer ! J ai épuisé l essentiel de mon énergie à déclencher l avalanche, mais il m en est resté suffisamment pour ériger un bouclier de protection ! L astuce était de préparer le bouclier à l avance, afin de n avoir qu à l activer au moment opportun.
- Mais cela demande de moduler deux Chants à la fois !
- Je n ai pas dit que c était facile. D ailleurs, je n y suis pas complètement arrivé. Ma protection a arrêté les pierres, mais elle était trop fragile et a fini par céder. Les rochers se sont affaissés sur moi, mais ils se sont encastrés les uns dans les autres, formant une petite grotte dans laquelle je suis resté piégé. J ai attendu longtemps, afin de recouvrer des forces pour m extraire du tas de pierres.
- Alors vous n êtes pas mort ? Ce n est pas un rêve ?
- Si, c est un rêve, mais non, je ne suis pas mort.
Alexandre se jeta dans les bras du mage.
- Je sais que je t ai manqué, dit en souriant le maître Chanteur, mais les effusions attendront. Il y a plus urgent. Je viens d arriver à Fodam, et j ai constaté que vous n y étiez plus. Je t ai contacté pour apprendre ce qui s était passé en mon absence, et où je pourrais vous trouver.
- Et bien après votre disparition...
- Non, coupa Dario. Laisse moi lire dans tes pensées.
- Parce que vous savez aussi faire ça ?
- Si tu m ouvres ton esprit, oui.
- Ah ? Et comment dois-je faire ?
- Nous sommes dans un rêve. Prends ton épée et fracasse-toi le crâne.
- J imaginais quelque chose de plus poétique...
- Nous n avons pas le choix. Obéis.
Sans protester davantage, Alexandre dégaina un de ses glaives et se l abattit sur la tête. Le Prince s attendait à s écrouler assommé tandis que son sang inonderait le sable, mais il n en fut rien. Une brume argentée s échappa de la coupure et flotta autour de lui. Dario inspira profondément, et le nuage s engouffra dans ses narines. Le maître Chanteur resta un instant silencieux, les yeux fermés, puis reprit la parole.
- Bon. Alors tu as été attaqué par un Zahr. Nous avons donc de nouveaux ennemis. Les Paladins Noirs connaissent en partie notre mission. Il faudra donc s en méfier. Ecoute-moi bien, Alexandre. Voilà ce que tu vas faire...
Soudain Dario s effaça. Le Prince se sentit secoué, et en ouvrant les yeux il découvrit le visage d Hustouk. L Ork venait de le réveiller.
La suite :
Alexandre était sur le point d exploser, lorsqu il remarqua qu il faisait encore nuit, et que Tarlaq, Vladek et Namâric se tenaient également à ses côtés, habillés et armés.
- Que se passe-t-il ? s enquit le Prince.
- Nous partons, répondit simplement le baron.
- C est encore une de ses idées navrantes, précisa Vladek.
- La situation ne me plait pas du tout, se justifia Tarlaq. Nous devons quitter cette caravane tant qu il en est encore temps.
- Je suis d accord avec lui, déclara Namâric.
Alexandre se tourna vers Hustouk.
- Pour ma part, grogna l Ork, je pense qu il vaudrait mieux rester ici, mais je suivrai les ordres de mon maître.
- C est à vous de trancher, Prince, affirma le capitaine.
- Quelle route voudriez-vous emprunter ?
- Nous allons filer droit vers Dümrist jusqu à l aube, expliqua Tarlaq. Puis nous ferons un détour par le Sud afin de semer d éventuels poursuivants. Ensuite nous regagnerons la capitale par des chemins peu fréquentés. Nous serons arrivés demain soir.
- Mais comme c est une initiative de notre cher baron, il y aura forcément des complications, signala Vladek.
- C est bon, partons, décida Alexandre en se levant.
Hustouk remarqua alors le silhouette d une petite fille penchée au balcon du chariot d Irno Vorgen. L Ork avertit aussitôt ses compagnons
- C est Lida ! Elle nous a entendus !
- Mais non, le rassura Namâric. Elle est sourde, rappelle-toi !
- Mouais...
- Allons-y, maintenant ! ordonna Tarlaq.
- J aurai peu dormi cette nuit, nota Alexandre.
- Désolé, s excusa le baron sans avoir l air particulièrement affligé.
Le Prince et les quatre guerriers enfourchèrent leurs montures et s élancèrent dans les ténèbres sous le regard intéressé de Lida.
Y a plus personne? Bon ben je poste la suite quand même :
Le lendemain, il neigea sans discontinuer. Mais le vent n était pas fort, de sorte qu il ne gênait en rien les voyageurs. Les cinq cavaliers progressaient rapidement, évitant soigneusement les villages et les routes.
- Nous aurions quand même pu prévenir nos hommes avant de partir, dit soudain Vladek.
- Ce sont des soldats de valeur, mais je n étais pas sûr de pouvoir leur faire confiance, expliqua Tarlaq. Et je souhaitais prendre le moins de risques possible.
- Cependant, vous en avez pris un, lui fit remarquer le capitaine. Nous ne sommes que cinq. Si nous sommes attaqués, nous aurons du mal à nous défendre.
- Nous n aurons qu à foncer dans le tas et tuer tout le monde, proposa Hustouk.
- Je reconnais bien là le sens de la « stratégie » des Orks, intervint Alexandre.
- Vous vous moquez de moi, bougonna le guerrier, mais cette tactique m a sauvé la vie bien des fois.
- Je n en doute pas, approuva Namâric.
- Les petits esprits se rencontrent, en quelque sorte, ricana Vladek.
- Etonnant que tu ne les aies pas rejoints, d ailleurs, marmonna Tarlaq.
- Je ne saurais vous précéder, Monseigneur ! s écria le capitaine. En aucun cas !
Le baron n eut pas à chercher une quelconque réplique. Du pin sous lequel passait Vladek jaillit une forme noire qui agrippa le capitaine et le jeta à terre. Sans perdre de temps, Tarlaq bondit sur l agresseur. Il y eut une brève mêlée, puis l adversaire du baron se releva, victorieux. C était un guerrier de haute taille, protégé par une armure noire qui ressemblait fort à celle de Namâric. Son visage était dissimulé derrière un masque en or dépourvu de tout ornement. Un fourreau abritant un long sabre était attaché dans son dos, et il brandissait une imposante hache de guerre.
Hustouk s élança vers lui, l épée haute. Le guerrier le laissa venir, et au dernier moment se baissa pour esquiver l attaque tout en abattant le manche de son arme sur les jambes de l Ork. Hustouk vacilla, mais parvint à retrouver son équilibre et frappa à nouveau. Le guerrier à l armure noire dévia le coup à l aide de sa hache, puis étendit l Ork d un coup de pied au menton. Tarlaq et Vladek se relevèrent, leurs épées tirées, et attaquèrent le guerrier à leur tour. Ce dernier ne sembla pas incommodé. Il se mouvait bien plus rapidement que ses adversaires, contrant les assauts sans difficulté. En quelques secondes, il désarma les deux soldats par de violents coups de sa hache.
- Laissez-le ! cria Namâric à l adresse des deux hommes, qui s apprêtaient à poursuivre le combat à mains nues. Il est trop fort pour vous !
Le Paladin descendit de son cheval, son arc à la main, prêt à tirer.
- Olaf, souffla-t-il.
- Rectification, déclara le guerrier. Maintenant c est Lord Draxor.
- Ca ne change rien, dit Namâric en ajustant son tir. Je vais pouvoir remplir ma mission.
- Attends ! Tu ne sais pas ce qui passe ! J agis pour le bien de ce monde !
- Et moi j agis selon mes ordres, répondit le Paladin d une voix dure. Donc, tu meurs.
- Tu ne tireras pas. Je le sais. C est pour ça que je ne t ai pas abattu depuis mon abri.
Namâric sembla hésiter, puis lâcha son arc et dégaina son épée.
- C est vrai. Nous avons trop de comptes à régler pour en finir si vite.
Et les deux guerriers se ruèrent l un sur l autre.
Draxor porta un coup latéral. Namâric se jeta en arrière pour éviter l attaque tout en abattant sa propre épée. Son adversaire para de justesse, se dégagea d un grand mouvement de bras, puis repartit à l assaut.
Pas de commentaires? Bon ben je prends le risque d´en ajouter un bout :
En observant le duel, Alexandre comprit que Namâric n avait pas été sérieux durant leur combat dans la forêt. Le Paladin était à présent bien plus rapide et agressif que la nuit précédente. Mais son adversaire ne déméritait pas non plus. Les coups pleuvaient si vite que le Prince pouvait à peine les suivre, mais les deux combattants, eux, parvenaient toujours à les contrer. Tarlaq, Vladek et Hustouk, trop impressionnés pour intervenir, admiraient les talents des deux duellistes.
Soudain, d un coup de genou, Namâric fit voler la hache de son adversaire près du cheval d Alexandre. Draxor, comprenant qu il n avait pas le temps de dégainer son sabre, se précipita sur le Prince, mais Tarlaq lui barra la route. Le guerrier étourdit le baron d un coup de poing au visage et l empoigna par le cou.
- Plus un geste ! ordonna Draxor. Ou je lui brise la nuque !
Tarlaq tenta de se dégager, mais son ennemi avait une poigne de fer. Namâric s approcha calmement.
- Ecoute, Olaf. Comme à ton habitude, tu as monté un plan minable qui a lamentablement échoué. Alors ne t enfonce pas davantage et laisse-moi en finir.
Lord Draxor étudia la situation. Il était vrai que tout ne se déroulait pas comme il l aurait souhaité. Il avait perdu l avantage de la surprise. Hustouk avait armé son arbalète et la braquait vers lui. Vladek se tenait prêt à intervenir. Tarlaq n attendait qu un instant de relâchement pour se libérer. En plus, Namâric était plus fort que prévu. Mais le guerrier savait que, l arme à la main, il avait sa chance.
Draxor jeta son otage au sol et bondit sur Hustouk. L Ork, surpris, n eut pas le temps de tirer, et les pieds de son adversaire le percutèrent en pleine poitrine. Avant même qu Hustouk n ait touché terre, Draxor l utilisa comme un tremplin et se propulsa avec force. Il exécuta un saut périlleux qui l amena devant Vladek, roula dans la neige pour échapper au coup que lui portait le capitaine et tendit la main vers sa hache. Au moment où il se saisit de l arme, Namâric en immobilisa le fer sous son talon. Sans hésiter, Draxor tira sur la poignée, qui se sépara du manche : le bois était en fait creux et dissimulait une fine lame d acier ! Le guerrier fouetta l air, obligeant le Paladin à s éloigner, puis se redressa et dégaina son sabre.
Ensuite tout se passa très vite. Draxor et Namâric s élevèrent en même temps dans les airs, il y eut une série de chocs métalliques, et les deux combattants retombèrent lourdement. Namâric se releva le premier et constata que son adversaire était inconscient. Il leva son épée, prêt à achever sa victime...
- Non ! s écria Alexandre. Vous ne pouvez pas le tuer ainsi ! Nous l avons capturé, nous devons le laisser en vie !
- Cela ne concerne que mon Ordre, affirma le Paladin.
Et il abattit son arme.
La lame était à mi-chemin du cou de Draxor lorsqu elle fut arrêtée par celle de Tarlaq.
- Les volontés du Prince ne sont pas contestables, Paladin, déclara le baron. Ne gâchons pas notre amitié pour un nouveau conflit d autorité.
- Cette affaire ne concerne que mon Ordre, répéta Namâric.
- Visiblement, ce n est pas du tout le cas, dit Alexandre en descendant de cheval. Cet homme nous a attaqués, donc nous aussi sommes concernés. Alors puisque vous semblez connaître notre agresseur, vous allez nous expliquer qui il est et en quoi consiste exactement votre mission.
- Il me semble vous avoir déjà fait part de mes conditions à ce sujet...
- S il ne peut en être autrement...
Le Prince défit les lacets qui enserraient ses poignets et releva ses manches, révélant deux bracelets d argent incrustés de pierres rouges.
Bon le site dont je te parlais c´est http://www.fanfic-fr.net/
je te laisse jugé !
![]()
J´ai l´impression de poster dans le vide...
- Ces objets, expliqua-t-il, sont appelés les Bracelets d Arzhan, du nom du mage qui les créa il y a maintenant plusieurs millénaires. Nul ne sait aujourd hui comment ils ont été conçus, mais la légende prétend qu ils procurent des pouvoirs immenses à celui qui sait les manier. Malheureusement, personne n a la moindre idée de la façon dont fonctionnent ces bracelets.
- Pourquoi les conserver, alors ? questionna Tarlaq.
- J y viendrai. Il apparaît que le mage Arzhan, pour éviter que ses créations ne tombent en des mains ennemies, avait mis en place une protection. Comme vous pouvez le constater, ces bijoux ne possèdent aucun mécanisme de fermeture, et sont trop étroits pour passer autour de la main de leur porteur. Seul celui-ci peut, par sa volonté, faire varier la taille des Bracelets afin de les retirer. Ainsi Arzhan était sûr qu on ne les lui déroberait pas dans son sommeil, mais qu il pourrait cependant les ôter pour les transmettre à son successeur.
- Et si on lui avait coupé la main ? demanda Vladek.
- Impossible. La seconde partie de la protection est conçue de manière à retirer tous leurs pouvoirs aux Bracelets si d aventure leur porteur est tué ou perd une partie de son bras. Arzhan s assurait de cette façon que personne ne prendrait ses bijoux de force, ou qu au moins s il mourait sans les avoir transmis, personne ne pourrait jamais les utiliser.
- Et que font de tels objets aux mains du Prince du Dümra ? interrogea le baron.
- C est une longue histoire que nous avons mis bien du temps à reconstituer dans le détail. En résumé, Arzhan a offert les Bracelets à l un de ses disciples peu avant sa mort, puis ils se sont transmis de génération en génération, au gré des alliances et des trahisons qui ont souvent fait changer de camp leur propriétaire, jusqu à parvenir il y a trois siècles aux mains de la famille royale de Dümra. Nous pensons que jamais le porteur n a été tué ou mutilé, de sorte que les Bracelets renferment probablement encore leur pouvoir, mais la science de leur usage s est perdue, et depuis bien longtemps déjà nous n arrivons plus qu à modifier leur taille au moment de les transmettre. Mais malgré cela nous conservons ces objets en secret, car il n est pas impossible que quelqu un maîtrise encore leur emploi. C est d ailleurs cette crainte qui a poussé mon père à me les confier pour les ramener en sécurité à Dümrist : il soupçonne que certains de ses ennemis ont appris l existence des Bracelets et leur présence au sein de notre famille.
- Pourquoi s inquiète-t-il ? s enquit Vladek. On ne pouvait pas les lui prendre, non ?
- Il vaut mieux ne pas prendre de risques inutiles. La magie a atteint dans l art de la manipulation des sommets que l on ne soupçonnait pas à l époque d Arzhan. Un esprit faible comme mon père pourrait être contraint de remettre les Bracelets.
- Le roi, un esprit faible ? s étonna Hustouk.
- En tout cas, plus faible que le mien. C est d ailleurs pour cela que j ai réussi à me faire confier cette mission.
- Un Prince qui manipule son père à douze ans, railla Tarlaq. Ca promet pour la suite de son règne !
- J ai organisé cette mission dans le plus grand secret, reprit Alexandre, mais apparemment cela n a pas suffi à la dissimuler.
- L attaque des Wolks n avait pas forcément pour but de vous dérober ces Bracelets, nota Vladek. D ailleurs ils ont essayé de vous tuer !
- Je ne parle pas des Wolks, mais du piège que l on m a tendu à Fodam. Un mercenaire Zahr a tenté de s emparer de mes bracelets à l aide d une urne qui m empêchait de refuser de les lui donner, s il gagnait à un jeu.
- Et vous avez accepté ?
- Et vous avez battu un Zahr au jeu ?
- Vladek, le Prince était sous ta responsabilité et tu l as laissé seul?
Alexandre leva la main pour faire taire ses compagnons.
- J ai accepté car il me promettait, si je gagnais, de me révéler qui avait commandité l attaque des Wolks, et c était une information précieuse. Et non, je ne l ai pas battu.
- Et comment vous en êtes-vous tiré, alors? demanda Tarlaq.
- Là n est pas la question. Je l ai mis hors d état de nuire, c est tout.
Le Prince se tourna vers Namâric.
- Vous savez tout, désormais. Alors à votre tour de nous révéler ce que nous ignorons.
- J ai retenu trois choses, déclara le Paladin. Premièrement, c est vous et non votre père qui avez décidé de vous utiliser comme leurre pour faire sortir les Bracelets de la zone des combats. Deuxièmement, vous avez des ennemis très puissants, en tout cas suffisamment pour faire appel à un Zahr, mais qui ne souhaitent pas votre mort puisqu ils y perdraient les Bracelets. Troisièmement, vous ne pouvez pas utiliser la magie de ces objets, et il est probable que personne ne le puisse.
- Tout cela est exact, répondit Alexandre, mais vous, quelle est votre mission ?
- Je sais désormais tout ce que je voulais apprendre de vous, dit le Paladin en portant la main à son épée. Vous ne m êtes donc plus d aucune utilité. Préparez-vous à mourir.
la fin est surprenante ![]()
Post la suite ![]()
Tu devrais savoir que Namâric est un drôle de numéro...
Voilà la suite :
Le Prince et les trois guerriers sursautèrent puis brandirent leurs armes, prêts à combattre...
Et Namâric éclata de rire.
- Formidable ! Si vous aviez pu voir vos têtes !
Alexandre, encore méfiant, fixa le Paladin pendant quelques secondes, puis se détendit pendant que l hilarité générale gagnait ses compagnons.
Namâric reprit son souffle, puis s adressa au Prince.
- Il vaut mieux que je vous raconte l histoire depuis le début, moi aussi. Notre monde est vieux de presque dix mille ans. Pendant ces cent siècles, un nombre considérable de mages, de prêtres et de sorciers a tenté de s en rendre maître par le biais de démons, de religions, et d objets de Pouvoir. Heureusement, aucun d entre eux n y est jamais parvenu. Mais ils ont laissé derrière eux un grand nombre de reliques, telles que les Bracelets d Arzhan. L Ordre des Paladins Noirs a été créé, au moins en partie, dans le but de récupérer ces artefacts et, selon la menace qu ils représentent, de les détruire ou de les conserver à l abri. Il existe donc dans notre citadelle de commandement un service immense chargé de retrouver la trace du moindre de ces objets, en analysant méthodiquement les légendes, les généalogies, les rapports, autrement dit une masse énorme d archives de toutes sortes. Récemment, l un d entre nous, Olaf, a reconstitué l essentiel de l histoire des Bracelets d Arzhan. Mais au lieu de laisser le haut commandement statuer sur cette affaire, il a décidé d agir seul et s est enfui après avoir brûlé tous les résultats de ses recherches.
- C est lui ? intervint Hustouk en désignant le guerrier en armure noire, toujours inanimé.
- C est lui, confirma Namâric. Par chance, Olaf n avait pas pensé à détruire le registre de la bibliothèque, où figuraient tous les documents qu il avait consultés. En mobilisant tous les chercheurs disponibles, nous avons reconstitué ses travaux et deviné sa destination. Et comme Jorund et moi étions déjà sur place, nous sommes arrivés à vos côtés avant Olaf, qui devait parcourir toute la distance qui sépare notre citadelle de Dümra.
- Votre citadelle est si loin d ici ? questionna Alexandre.
- Ne comptez pas sur moi pour vous le dire, répondit Namâric.
Il contempla le corps de Draxor avant de reprendre.
- J ai aussi été choisi pour cette mission car Olaf est un de mes anciens rivaux, et mes supérieurs savaient que par conséquent je n hésiterais pas à le tuer le moment venu, à la différence de ses anciens amis.
- Il y a quand même quelque chose qui cloche, remarqua Tarlaq. Après tant d efforts, ce Paladin a lancé une attaque vraiment simpliste. Il n avait aucune chance de l emporter, alors pourquoi a-t-il agi ainsi ?
- Olaf a toujours compté sur ses muscles plus que sur son cerveau, expliqua Namâric. Il devait se croire assez fort pour nous vaincre tous.
- Et pourquoi a-t-il trahi les Paladins Noirs s il partageait les mêmes objectifs ? demanda Vladek.
- Désolé, mais la réponse à cette question attendra ! s exclama Draxor en se relevant d un bond.
Les quatre guerriers levèrent leurs épées, mais leur adversaire n avait pas l intention de se battre. Il jeta au sol une fiole de verre renfermant un liquide bleu. Le récipient se brisa et un nuage de fumée se répandit dans l air.
A l exception de Draxor, protégé par son masque, tous s endormirent dans l instant.
Au fait tu as tout lu mais quel est ton avis?
oui, j tout lu, sauf la derniere que tu viens de poster.
Ta fic ´est
, et c´est vrai que les combats sont très bien écrit
. On s´embrouillait un peu dans les noms au début, mais tu as clarirfier tout , cela et ca a été bocoup mieux. Ta fiction est très agréable a lire, les actions s´enchaines rapidement, on ne s´ennuit pas ![]()
Mon avis général: ta fic est excellente ![]()
Fort bien. Passé le début, le rythme de cette fic est assez élevé, content que ça te plaise.
En revanche je verrai l´avis des autres pour ma fic suivante, " la Cathédrale de Kridath", en cours d´écriture, qui commence plus lentement ( je détaille un peu mon univers, ai-je eu raison?)
Mais chaque chose en son temps, et je vais finir de poster les Bracelets d´Arzhan. Pour l´instant on en est à peu près à la moitié.