Donc voilà la suite :
Le soleil se couchait, faisant prendre au ciel une teinte orangée, lorsqu Alexandre et son escorte arrivèrent en vue de Fodam.
- Ce village s est agrandi depuis mon dernier passage, remarqua Tarlaq.
En effet, Fodam avait tout d une petite ville. Le nombre de maisons laissait supposer une population de plusieurs centaines d habitants. Des demeures de plusieurs étages s élevaient en un nombre conséquent parmi les chaumières. Des remparts de pierre protégeaient le coeur de la cité. Autour de la place centrale se dressaient de nombreuses échoppes, deux auberges, ainsi qu une imposante caserne.
- Qu allez-vous faire, baron ? demanda Alexandre.
- C est très simple, Altesse. Votre escorte a été décimée, je vais demander au commandant de la garnison de me confier d autres hommes. J ai un ordre de mission signé de la main du roi, il ne pourra pas me refuser ce service.
- Justement, je ne veux pas que vous fassiez cela, déclara le Prince. Si l attaque des Wolks a bien été commanditée, nos ennemis doivent nous croire morts. Ce n est pas le moment de nous faire reconnaître de tous !
- Mais alors, que dois-je faire ? s étonna le baron.
- Demandez une escorte, mais si on vous la refuse, arrangez-vous autrement. Ne révélez sous aucun prétexte que je suis le Prince royal.
- C est d accord. Mais restez à l abri et ne vous éloignez pas de mes hommes, puisqu ils seront les seuls à connaître votre importance.
- Bien entendu.
Tarlaq s éloigna du jeune garçon et rejoignit Vladek. A voix basse, il donna quelques consignes à son second :
- Je ne vais pas pouvoir veiller sur le Prince pendant que je serai au fort. Et puisqu il ne désire pas se faire connaître des gardes de Fodam, ce sera à toi de le protéger. Méfie-toi, ce garçon a son caractère. Il n est pas impossible qu il ne supporte pas de rester enfermé dans une auberge. S il tente de nous fausser compagnie, arrange-toi pour être dans le coup.
- A vos ordres, Monseigneur !
Après avoir franchi les contrôles, Tarlaq mena ses hommes sur la place. Quelques passant leurs jetèrent un coup d oeil distrait, mais, par ces temps de guerre, ils avaient tant l habitude de voir passer des militaires dans la ville qu ils ne s attardèrent pas. Le baron mit pied à terre.
- Je vais m entretenir avec le commandant, déclara-t-il. Nous passerons la nuit dans la caserne ou dans une des auberges. Nous avons tous besoin de repos, donc, pour une fois, nous ne repartirons pas pendant la nuit. Camarades, vous avez quartier libre !
Tarlaq se rendit au fort. Hustouk entreprit de faire le tour des tavernes de la ville dans l espoir d y retrouver Tektus. Greta et Lida se tournèrent vers le Prince et s inclinèrent.
- Je m en vais retrouver ma nièce, annonça la vieille femme. Merci de nous avoir aidées. Adieu.
Et elle s éloigna avec la fillette.
Quelques instants plus tard, Alexandre et les soldats qui étaient restés avec lui s installaient dans la salle commune de la principale auberge de la ville.
- C est ma tournée ! s exclama Vladek en jetant une bourse sur la table.
Son geste fut salué par des remerciements enthousiastes. Les hommes commandèrent du vin. Une fois servis, ils burent par grandes gorgées. Namâric se contentait d eau, tout comme Alexandre.
Vladek remarqua rapidement que le Prince ne tenait pas en place. Il se tortillait sur sa chaise, lançait des regards par les fenêtres, se levait parfois pour arpenter nerveusement la salle. Il désirait visiblement quitter l auberge, malgré les recommandations de Tarlaq. Lorsqu Alexandre se dirigea vers l arrière du bâtiment, le capitaine se leva à son tour après avoir assuré à Namâric « qu il s en occupait ».
Vladek rejoignit le Prince alors qu il s apprêtait à ouvrir une petite porte donnant sur la place.
- Que comptez-vous faire, Votre Altesse ?
- Je pense chercher un rémouleur, répondit Alexandre. Les lames de mes glaives se sont émoussées au cours de la bataille, je dois les faire aiguiser. Ensuite, je me contenterai d un repas, d un bain chaud et d une bonne nuit de sommeil.
- Vous devriez confier vos armes à l un des hommes, cela vous épargnerait la tâche de trouver un artisan.
- Je préfère m en charger moi-même, assura le Prince. Vous n êtes pas obligé de rester avec moi, capitaine. Je peux me débrouiller seul.
- Je m excuse, Votre Altesse, mais je ne pense pas que Tarlaq apprécierait que je vous laisse seul ne fût-ce qu un instant. En fait je crois bien que si cela se produisait, il m étriperait avant même de se lancer à votre recherche.
- Ce serait sûrement très désagréable, admit Alexandre.
- De plus, si je ne vous accompagne pas, Namâric s en chargera, et vous risquez de le trouver beaucoup plus strict que moi. Il ne dépend pas de l armée, et par conséquent n a pas à vous obéir.
- Très bien ! Venez ! Mais ne me ralentissez pas !
- Aucun risque, gamin, ricana Vladek avant de pousser un hoquet, réalisant à qui il venait de parler.
- Je ferai comme si je n avais rien entendu, dit le Prince avec un léger sourire.
Alexandre trouva rapidement un atelier de remoulage dans la rue principale. Son propriétaire allait fermer boutique, mais, en échange d une rémunération conséquente à l heure tardive, il accepta de remettre les deux glaives en état. Le Prince se dirigea vers la place centrale. Il était à mi-chemin, lorsqu il remarqua une ruelle sombre sur sa gauche, qui ne l avait pas marqué la première fois qu il avait parcouru la rue, mais qui lui semblait maintenant particulièrement intrigante. Il voulut proposer à Vladek d aller voir de quoi il s agissait, mais à sa grande surprise le capitaine avait disparu. « Espérons qu il exagérait au sujet de Tarlaq » pensa Alexandre. Et il s engagea dans l ombre de l allée.
hmmm... le suspense a la fin ^^
Bien bien, je m´y perds un peu dans les persos ( on s´y perd aussi dans le seigneur des anneaux, donc est ce un défaut ? ^^)
Très bien clarifions ça :
PERSONNAGES ET LIEUX
Dümra : le royaume dans lequel se déroule cette histoire.
Dümrist : sa capitale
Alexandre VII : roi de ce pays, actuellement en guerre avec une nation d Elfes dirigés par le roi Iraïr. Il a confié à Tarlaq la mission de raccompagner le Prince, son fils, à Dümrist.
Alexandre : Prince de Dümra. En dépit de son jeune âge, il sait se faire obéir et manie ses deux glaives avec une précision mortelle.
Tarlaq : baron à la cour d Alexandre VII, il raccompagne le Prince chez lui. Stratège, combattant, meneur, il a toutes les qualités d un chef, mais sa méfiance excessive le pousse souvent à prendre des décisions que son entourage juge inutiles.
Vladek : D origine paysanne, ses talents d épéiste lui ont permis de devenir capitaine dans l armée. Il est le second de Tarlaq et son meilleur ami. Doté d un plus grand sens de l humour que son maître, il n en n est pas moins sérieux et réfléchi dans les coups durs.
Hustouk : Ork au service de Tarlaq. Plutôt costaud et dévoué à son maître, il se range dans la catégorie « homme de main idéal ».
Tektus : ancien ennemi et maintenant ami d Hustouk, Tektus est comme lui au service de Tarlaq. C est un Varak ( lézard géant bipède et incroyablement fort). C est le colosse du groupe, puissant, endurant et consciencieux. Un soldat comme il en existe peu.
Ordre des Paladins Noirs : une organisation qui ne dépend d aucun royaume. L Ordre agit comme bon lui semble pour parvenir à des objectifs connus de lui seul. Deux de ses membres ont été dépêchés aux côtés de Tarlaq pour veiller sur le Prince.
Namâric : Paladin Noir qui accompagne le groupe. Son père était un Elfe Noir et sa mère une humaine. Très attaché à sa mission, il en devient autoritaire, ce qui est une source de conflits avec Tarlaq.
Jorund : autre Paladin Noir, originaire des contrées du Nord. Il n a que peu d importance dans cette histoire.
Dario d Yrwarld : garde du corps et maître d armes du Prince. Dario est un maître Chanteur ( magicien utilisant les chants pour construire des sorts) doublé d un sabreur hors pair. Un homme sage à l autorité naturelle.
Greta : vieille femme mystérieuse qui se joint à l escorte du Prince après que ses compagnons de route ( ou sa famille dans la première version) aient été massacrés par un ennemi inconnu.
Lida : fillette de huit ans, petite-fille ( ou protégée dans la deuxième version) de Greta. Sourde et muette.
Fodam : petite ville s élevant au bout de la vallée du Lanor.
tres bonne idée ! ![]()
Lut ![]()
Allez la suite pour le fun :
Les maisons n avaient rien d exceptionnel, et de plus tous leurs volets étaient fermés. Le Prince était sur le point de quitter les lieux, lorsqu il aperçut une bâtisse qui, il ne savait pourquoi, l attirait. Il en gagna le seuil, et chercha en vain une enseigne. Il allait frapper à la porte, lorsqu il réalisa ce qui se passait : il était victime d un sort d attraction ! Ce genre de magie était habituellement utilisée par des commerçants qui manquaient de clients, ou dont l échoppe était mal placée, afin de faire venir inconsciemment les passants. Sauf qu ici, la maison n avait en rien l allure d une boutique. En fait elle ne ressemblait à rien de particulier. Ce n était qu une simple bâtisse en briques, posée au milieu d une cour minuscule. La pensée qu on lui tendait un piège effleura un instant l esprit d Alexandre, mais la tentation était trop forte. Le Prince décida de s introduire dans le bâtiment pour comprendre de quoi il retournait. Néanmoins, il estima préférable d entrer par là où on ne l attendait pas, si jamais on l attendait.
Alexandre se glissa donc entre le mur de la demeure et celui de l habitation adjacente, puis gagna la cour arrière de la maison. Comme il l avait supposé, une seconde entrée permettait d accéder à la bâtisse. Le Prince constata que la porte n était pas verrouillée. Il dégaina l un de ses glaives et poussa le battant.
Il n y avait ni bruit ni lumière dans l habitation. Alexandre fit prudemment quelques pas dans l obscurité, son arme levée. Soudain il y eut un cliquetis, et dans un grand fracas une herse s abattit juste derrière lui. Dans le même instant, une faible lueur rouge baigna le jeune garçon. Le silence retomba. Le Prince ne bougeait plus, tous ses sens en alerte.
Une voix grave s éleva dans les ténèbres qui couvraient le reste de la pièce.
- Tu réfléchis trop, mon garçon. L entrée principale n était pas piégée.
- Qui est là ? demanda calmement Alexandre
- Qui je suis, cela n a pas d importance, continua la voix.
- Alors, que veux-tu ?
- La seule chose que je ne puisse te prendre par la force. Ce que tu portes à tes poignets.
Surpris, le Prince vérifia que ses bras étaient totalement masqués par ses manches. C était le cas. L inconnu était bien renseigné !
- Comme tu l as si bien dit, tu ne peux pas me le prendre, signala Alexandre. Que proposes-tu ? Un échange ?
- Tu fais preuve d un sang-froid exceptionnel pour un gamin de ton âge, remarqua la voix. La grille, l obscurité, tout cela ne t a pas effrayé. Un autre m aurait sûrement donné en geignant ce que je convoite.
- Réponds !
- Soit. Donne-moi ce que tu portes à tes poignets, et je te donnerai le nom de celui qui a commandité l attaque des Wolks, cet après-midi.
- Comment pourrais-tu le connaître ?
- Je le connais, c est tout.
Le Prince réfléchit un instant. Tout cela était plus que douteux. L inconnu pouvait très bien lui mentir. En fait, c était plus que probable.
- Désolé, déclara-t-il, mais ce marché ne me semble guère équitable, et encore moins convaincant. Laisse-moi sortir d ici !
- Tant que je ne serai pas mort ou satisfait, tu ne quitteras pas ces lieux.
- Ca peut s arranger.
Alexandre projeta son glaive vers la source de la voix. Il y eut un sifflement suivi d un choc métallique, et le Prince vit son arme se ficher dans le plancher, juste devant lui.
- Ne sous-estime pas tes adversaires, mon garçon, ricana la voix. Bon, puisque nous sommes dans une impasse, je te propose une autre solution. Faisons un jeu. Si je gagne, tu me remettras ce que je désire. Si je perds, je te donnerai ton information.
- Vraiment ?
- Je n ai qu une parole.
- J en doute. Quant à moi, comment peux-tu être sûr que je remplirai mes engagements ? Tu sais qu il ne servirait à rien de me menacer de mort, puisque tu ne peux me tuer sans perdre ce que tu convoites ! Il faut une garantie !
- Fort bien.
La lueur rouge gagna en intensité, et s étendit pour éclairer un fauteuil et un autel de pierre sur lequel était posée une urne d argent ornée de symboles complexes.
Ca commence à avancer, c´est intéressant.
par contre :
" entrer par là où on ne l´attendait pas, si jamais on l´attendait"
![]()
L´atmosphère inquiétante de l´endroit est très bien fait, bravo, j´attends la suite avec impatience ![]()
Je passe l´oral de français demain, je dois absolument le réussir vu que j´ai raté l´écrit, je devrais être à fond dans les révisions, et au lieu de ça que fais-je? Je viens poster la suite.
Je suis fou.
La lueur rouge gagna en intensité, et s étendit pour éclairer un fauteuil et un autel de pierre sur lequel était posée une urne d argent ornée de symboles complexes.
- Connais-tu cet objet ? demanda la voix. Non, bien entendu. Il s agit de l Assermenteur d Ikarior. Une relique de temps anciens, qu on ne saurait plus reproduire aujourd hui. D après la légende, le mage Ikarior l avait conçue pour s assurer de la sincérité de ses alliés. Celui qui prononce un serment devant cette urne ne peut le rompre, sous peine de voir son âme enfermée à l intérieur.
La voix marqua un temps d arrêt pour laisser le Prince contempler le vase, puis reprit.
- Je fais le serment de t indiquer qui a tenté de te faire tuer aujourd hui, si tu remportes le jeu que nous allons disputer.
L urne brilla un instant, puis reprit son aspect d origine
- Voilà, dit la voix. Je ne pourrai plus refuser de te renseigner, désormais. Ni même te mentir. Si, bien sûr, tu l emportes.
- A quel jeu veux-tu me défier ? interrogea Alexandre.
L Assermenteur glissa jusqu au bord de l autel, puis la surface de la table s ouvrit lentement, révélant un plateau de jeu quadrillé sur lequel se dressait un labyrinthe. Le Prince remarqua que la construction n était pas fixe, mais constituée de petites pièces de bois amovibles.
- La règle est simple, expliqua la voix. Tu disposes de deux pions bleus et de deux pions verts. Moi, j en possède deux rouges et deux jaunes. A chaque tour, on peut avancer l un de ses pions d autant de cases que l on veut, en ligne droite, tant qu on ne rencontre pas d obstacle. Ou alors on peut déplacer l un des murs du labyrinthe. Mais attention : un mur ne peut être déplacé à nouveau que trois tours après avoir bougé. Lorsque deux pions se rencontrent, le bleu bat le rouge, le rouge bat le vert, le vert bat le jaune et le jaune bat le bleu. Le premier qui perd deux pions de la même couleur a perdu.
Alexandre observa le plateau. Le jeu ne semblait pas disposé de manière à avantager l un ou l autre des joueurs. Il n avait aucun moyen de refuser. Le Prince ramassa son glaive et s installa dans le fauteuil.
- Tu dois toi aussi prêter serment, signala la voix.
- Et si je perds et romps le serment ? Que feras-tu ?
- Quand ton âme aura été aspirée par l urne, ta volonté s éteindra. Le sort qui te lie à ce que tu portes à tes poignets sera défait, et je pourrai m en emparer sans difficulté.
- Je n ai pas vraiment le choix...
- Non.
- Bon, dans ce cas je jure de te remettre ce que tu m as demandé si je ne parviens pas à te vaincre.
L urne brilla à nouveau.
- Cependant, déclara le Prince, il serait injuste que je ne puisse voir ton visage, tandis que le mien est sous tes yeux. Eclaire cette pièce !
- Qu il en soit ainsi, répondit la voix.
La lueur rouge s élargit encore, illuminant toute la salle. La décoration était d assez mauvais goût. Des statues représentant divers démons griffus et cornus tous plus laids les uns que les autres ornaient les murs tandis que des lustres pointus et à moitié brisés pendaient au plafond. Mais ce fut l aspect de son adversaire qui frappa le plus Alexandre. Sa peau était entièrement noire, tout comme ses yeux. Son crâne chauve était énorme, ses bras démesurément longs. Bien qu il n eut jamais vu de telle créature, le Prince se rappela immédiatement ce qu il avait lu dans les ouvrages de la bibliothèque du palais royal traitant des habitants des contrées du Nord, et un nom s imposa à son esprit : Zahr.
Les Zahrs étaient les êtres les plus redoutables qui soient. Intelligents, sans scrupules, calculateurs, indépendants, et maîtrisant un art du combat dévastateur. La croyance populaire voulait que le seul moyen de remporter une victoire, ne fut-elle que morale, contre un Zahr, consistait à se trancher la gorge, pour lui ôter au moins le plaisir du triomphe. Alexandre n accordait que peu de foi à ces rumeurs, soupçonnant que c étaient les Zahrs eux-mêmes qui les avaient lancées. Le Prince conserva un visage impassible, mais il savait que ses chances de remporter la partie étaient désormais quasiment nulles. Il envisagea un instant de faire usage de son glaive pour empêcher le jeu de débuter, mais se ravisa, supposant que le Zahr s était servi d une arme pour contrer sa première attaque, et n était donc pas sans défense.
- Commence donc, proposa la créature.
Alexandre engagea un pion vert dans le labyrinthe. Le Zahr déplaça un des murs. Durant les tours suivants, le Prince fit avancer ses pions en groupe, misant sur une attaque massive, tandis que son adversaire ne déplaçait aucune pièce, se contentant de modifier la configuration du plateau par touches successives. Alexandre comprit que le Zahr était en train de construire une route pour mener une offensive rapide, et entreprit de bloquer les passages qu ouvrait son adversaire. Le Zahr engagea alors ses pions dans le jeu, les rouges d un côté du plateau, les jaunes de l autre. Le Prince tenta de conserver ses pièces les plus proches les unes des autres, mais son adversaire parvint à les séparer en combinant déplacements des murs et menaces directes sur les pions d Alexandre.
Le Prince comprit qu il ne pourrait pas remporter la partie et chercha à toute vitesse une stratégie qui pourrait le sauver. Il commença à manifester des signes d anxiété, puis d affolement. Bientôt, le Zahr prit en tenaille l un des pions bleus du Prince, et le captura. Alexandre se ressaisit et parvint à mener une contre-attaque qui lui permit de prendre à son adversaire un pion de chaque couleur, mais il s aperçut trop tard qu il était tombé dans un piège. En déplaçant quelques autres murs, le Zahr accula le dernier pion bleu et l élimina.
- J ai gagné, annonça la créature. Remets-moi mon dû !
- C est hors de question ! s écria le Prince.
- Alors tant pis pour toi !
Les runes gravées sur l Assermenteur brillèrent et un long tentacule sortit de l urne, se dirigeant vers la tête du parjure.
- Tiens ta parole ! ordonna le Zahr. C est le seul moyen de t en sortir !
Alexandre décida de jouer le tout pour le tout.
Le meilleur chapitre jusque là, sans hésiter
Je me fait une bonne idée de l´apparence du Zhar, et c´est assez inquiétant ^^
Vraiment trés bon chapitre, j´attend la suite avec impatience.
Meme avis, le meilleur chapitre, et on sent tres bien quel point cette créature est menaçante, on ne s´attend pas vraiment à la fin et le suspense nous tien en haleine...
Franchement, continue ![]()
Je vais passer l´oral de français.
Si ça se passe bien, je poste la suite en rentrant.
Sinon, vous attendrez que j´aie fini de déprimer.
![]()
voila un " blog" avec quelques uns de mes poémes, le blog et tout nouveau donc pas très rempli:
http://zimzum.c0wb0ys.org
ALLELUIA!!! ALLELUIA!!! LOUE SOIT LE SEIGNEUR!!!
Ca s´est très bien passé : examinatrice sympa et encourageante, texte facile, question facile ( en quoi la scène d´exposition de " l´Ile des Esclaves" annonce-t-elle les enjeux de la pièce?), entretien portant exclusivement sur ma connaissance de la pièce...
A la fin la prof déclare : " A moins d´avoir 1 ou 2 à l´écrit, vous aurez la moyenne en français".
content.
Bon je suis de bonne humeur, voilà la suite : ( et ne me lynchez pas pour l´ellipse)
Lorsque le Prince ressortit de la ruelle, il faisait nuit noire. Il allait se diriger vers la place centrale de Fodam, lorsqu un appel retentit derrière lui.
- Votre Altesse ! s exclama une voix qu Alexandre connaissait bien. Où étiez-vous passé ? Voilà une heure que vous avez disparu !
Le Prince se retourna et découvrit un Vladek grandement soulagé. Après un instant d hésitation, il décida de ne pas mettre le capitaine au courant des derniers événements.
- Désolé, s excusa-t-il. Il y avait dans la ruelle une boutique d oeuvres d art particulièrement bien fournie. J ai longtemps discuté avec le marchand.
- Vous auriez pu me prévenir !
- Je sais. Je vous ai dit que j étais désolé. Regagnons l auberge maintenant. J ai faim, pas vous ?
- A cette heure, ils doivent encore servir, admit Vladek.
Et ils se mirent en route.
Quelques instants plus tard, Alexandre et Vladek s attablaient autour d un copieux repas en compagnie de Tarlaq et Namâric.
- J ai parlé au commandant, déclara le baron entre deux bouchées de viande grillée. Ses effectifs sont déjà réduits à cause de la guerre, et il ne pourra donc pas nous confier une escorte. Par contre, vous avez sûrement remarqué qu une caravane de marchands fait halte ici. Elle repart demain pour Dümrist, et nous allons l accompagner.
- Est-ce bien sûr ? demanda Vladek en entamant sa seconde assiette de pommes de terre.
- Certain, assura Tarlaq. Ce sont les marchands eux-même qui m ont confirmé que notre présence ne poserait aucun problème
- Je voulais parler de la sécurité...
- Le convoi est protégé par une solide bande de mercenaires, intervint Namâric tout en se resservant un bol de salade. Nous ne risquerons rien.
- Pourtant, objecta Alexandre en se coupant une large tranche de pain, si les Wolks ont été engagés par quelqu un, comme nous le pensons, ce « quelqu un » dispose de moyens très importants. S il lance une nouvelle attaque, ce ne sont pas quelques guerriers qui lui feront obstacle.
- Je ne pense pas qu on nous attaquerait en terrain découvert, répondit le baron. Et pas si près de la capitale.
- Et de la part des marchands ? interrogea Vladek. N y a-t-il pas un risque ?
- Ils sont honnêtes, assura Tarlaq. De toute façon, nous ne transportons aucun objet de valeur.
A ces mots, Alexandre sourit. Si le baron avait su ! Il remarqua alors le regard insistant que Namâric posait sur lui.
- Qu y a-t-il, Paladin ? lui demanda le Prince sur un ton méfiant.
La porte s ouvrit d un coup et Hustouk fit irruption dans la pièce, épargnant au guerrier de fournir une réponse.
- J ai cherché dans toute la ville, grommela l Ork, et aucune trace de Tektus ! Il faut croire qu il a prit une autre route.
- Ou qu il s est noyé, compléta Namâric.
- Tektus est increvable ! gronda Hustouk. Quoi qu il lui soit arrivé, il s en est sorti ! Compris ? !
Tarlaq, soucieux de ne pas créer de troubles, expédia au Paladin un coup de coude discret mais appuyé, l empêchant de répliquer. Mais il savait très bien qu il n y avait que peu d espoir concernant le sort du Varak.
- Bon, puisque tout le monde est rassasié, si nous allions dormir ? proposa ensuite le baron.
Tous l approuvèrent et se levèrent. Juste avant de quitter la pièce, Vladek se retourna vers l aubergiste.
- Vous féliciterez le cuisinier de ma part, dit-il. Cette viande était succulente. Qu est-ce que c était, au fait ? Certainement pas du boeuf ni du porc ?
- Du cheval, répondit l aubergiste. La moitié de vos bêtes sont mortes d épuisement peu après votre arrivée. Il aurait été dommage de gâcher de la nourriture.
Le capitaine afficha un air dégoûté, mais ne fit pas de commentaires.
AcCrO-De-SaN
va sur le topic de pub, ton post n´a pas vraiment sa place ici.
Ca continue de s´améliorer, mais y´a un passage qui m´as fait rire, c´est quand ils se reservent tous tout en parlant ![]()
C´est bien juste une chose que je suis pas sur d´avoir compris :
Les bêtes sont morte d´épuisement. , Vraiment morte ou c´est une expression ? ^^
Bravo KaiM pour tn oral
Maintenand tu vas pouvoir continuer à écrire la suite du deuxième ![]()
houra ! !! je vais enfin savoir la suite ! !! ![]()
Oui oui j´ai lut dès que je suis arrivé ce matin, mais y´a pas grand chose de nouveau à dire, c´est toujours du même niveau ![]()
Alors avançons un peu.
La journée fut tranquille. La caravane avançait lentement. La plaine enneigée s étendait jusqu à l horizon. Il n y avait rien en vue, hormis quelques forêts que les marchands contournaient prudemment. En fin d après-midi, Alexandre aperçut des nuages venant du Sud.
- Le temps va se couvrir, signala-t-il à Vladek. Serons-nous à Dümrist avant la neige ?
- C est peu probable, répondit le capitaine en regardant à l horizon. Cette caravane est trop lente. Il nous faudra deux jours pour arriver à destination, et ces nuages seront sur nous dès cette nuit.
- Sous la neige, nous n aurons plus aucune visibilité, malgré le terrain découvert, fit remarquer le Prince. Il sera plus facile de nous attaquer.
- Je ne pense pas que nous courions un risque quelconque.
- Je ne suis pas de cet avis, intervint Tarlaq.
- Voilà encore votre énorme méfiance qui refait surface, Monseigneur, ricana Vladek. Détendez-vous, il n y a rien d alarmant à dix kilomètres à la ronde!
- Certes, répliqua le baron, mais sous tes yeux, si!
- Que voulez-vous dire? s inquiéta Alexandre.
Le baron vérifia que personne ne pouvait l entendre hormis ses deux compagnons, puis reprit la parole.
- Ces mercenaires ne me plaisent pas, expliqua-t-il. Il n ont ni la démarche ni l attitude d une bande de gros bras. On dirait plutôt des combattants disciplinés et expérimentés.
- C est peut-être le cas, rétorqua Vladek. Ce sont peut-être simplement d anciens militaires. Pourquoi ne pas le leur demander?
- Parce que je ne veux pas qu ils se doutent que j ai des soupçons. J ai un mauvais pressentiment.
- Ne vous tourmentez pas tant, Monseigneur, conseilla le capitaine. Vous voyez des complots partout !
- C est vrai, admit Tarlaq. Cela m arrive souvent quand j en suis entouré.
Vladek cherchait une réplique cinglante, quand soudain Alexandre accéléra et rejoignit le chariot de tête. Tarlaq fut tout d abord surpris, puis observa le véhicule et comprit ce qui avait intrigué le Prince : sur le balcon arrière du gigantesque chariot, la vieille Greta contemplait le paysage.
- Que faites-vous ici? lui demanda Alexandre. Vous aviez bien dit que vous vouliez rejoindre votre famille, non?
- C est exact, répondit la vieille femme, et c est toujours ce que je compte faire. Simplement, des affaires urgentes ont appelé ma nièce et son époux à Dümrist.
Aussi j ai demandé à Irno de m y conduire. C est un vieil ami.
Lida parut alors sur le balcon. Elle regarda un instant le Prince, puis prit sa grand-mère adoptive par la manche et la mena à l intérieur du véhicule. Tarlaq arriva au niveau d Alexandre.
- Ne me dites pas que vous voyez encore une machination ici... murmura le Prince.
- Et bien, à vrai dire...
- C était un ordre, baron!
Au soir, la caravane fit halte à la lisière d un petit bois de sapins. Les marchands disposèrent leurs chariots en cercle, et allumèrent un feu au centre. Les mercenaires mirent en place des tours de garde. Au repas, Alexandre s étonna de ne pas voir Greta et Lida avec les autres. Il interrogea un marchand à ce sujet.
- Les occupants du chariot d Irno Vorgen ne sortent jamais entre deux étapes, expliqua le commerçant. De plus, personne ne peut y accéder. Les gardes ont pour consigne de ne laisser personne s en approcher.
- Un peu excentrique, votre chef, remarqua le Prince
- C est vrai, convint le marchand. Mais c est un excellent homme d affaires!
- Je veux bien le croire, déclara Alexandre en se levant.
Le Prince s éloigna des convives et rejoignit le chariot où il avait déposé ses affaires. Il sortit ses couvertures de leur sac et s enveloppa dedans. Mais il n avait pas l intention de dormir.