3.
- Patrouille 54 ? 54 ? Vous êtes là ?
Maurisson décrocha.
- On est là, on est là.
- Enlèvement signalé à Central Park. La mère est désemparée, elle nous a appelé. Vous êtes les plus proches…
- Central Park ? Tu rigoles ? On vient d’y aller.
- Désolé Bill, c’est pas moi qui fais les règles.
- Ca va Patti, on s’y rend. Terminé.
- Terminé.
Dès qu’il avait entendu son coéquipier prononcer le mot de Central Park, Joachin ne pensait plus qu’à une chose.
- Central Park ? Ca pourrait très bien être le type en cost…
- Du calme l’artiste, on est à New York, des crimes, y’en a tous les jours ici. C’est sûrement une coïncidence.
- D’accord, lieutenant.
- Eh l’artiste, fais comme tout le monde, appelle moi Bill d’ac.
- Bien lieut…Bill.
Arrivé à Central Park, c’était facile de trouver la mère, une véritable hystérique.
- Mon bébé, il m’a volé mon bébé…
Joachin s’avança.
- Du calme madame, du calme.
Que s’est-il passé ?
La mère essayait de reprendre ses esprits.
- Ma…ma fille…jouait aux ballons avec d’autres enfants. Le ballon lui a échappé des mains et elle est allée le rechercher. J’ai dû la quitter des yeux une minute et…elle avait disparue…
Elle retomba dans d’atroces sanglots. Joachin alla interroger les enfants témoins de la scène. Ils étaient assis près de la mère et leurs parents respectifs étaient justes à coté d’eux.
- Messieurs, mesdames, il faudrait que j’interroge vos enfants dans les plus brefs délais, le kidnappeur est peut-être encore dans le coin. Vous pouvez bien entendu rester près de vos enfants lors de l’interrogatoire.
Les parents approuvèrent d’un signe de tête.
- Les enfants, votre amie, avez-vous vu quelqu’un s’approcher d’elle.
Un petit garçon métis répondit.
- Moi monsieur, le ballon était allée près d’un inconnu et Nathalie a commencer à lui parler.
- Bien mon gars et tu serais décrire cet homme.
- Ben, il était bien habillé et il portait des lunettes.
- Bien habillé, tu veux dire qu’il portait un costume.
- Oui, c’est ça.
- Et est ce qu’il portait une montre en or ?
- Je crois.
- Merci mon gars.
Joachin se dirigea vers la patrouilleuse où était resté Maurisson.
- Lieutenant, plus aucun doute c’est le même homme.
- J’ai entendu l’artiste, mais tu sais dans la Grosse Pomme ( New York), ça manque pas les gars en costar. Néanmoins je vais prévenir le Q.G qu’il passe le message.
- Ce qui est bizarre lieutenant, c’est qu’après avoir tabassé un dealer, il soit resté dans le secteur. Des gens auraient pu le remarquer.
- Très juste. Son comportement est assez étrange. Mais l’artiste ?
- Quoi lieutenant ?
- Appelle moi Bill…
A suivre… 