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Une courte page d'Histoire

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
04 juin 2005 à 16:00:15

L’Académie française

Qui connaît réellement la véritable histoire de l’Académie française ?

L’histoire officielle raconte qu’elle fut fondée en 1635 par le cardinal de Richelieu. Mais ce que l’on ignore, c’est pourquoi ? Et surtout d’où vient ce nom aussi prestigieux que grotesque.

Et bien voila le fabuleux récit que je m’en vais vous narrer : l’histoire de l’Académie française.

Nous sommes en 1623, à Versailles, par une fraîche matinée. Le bon roi Louis XIII, exerçait son sport favori : la chasse à cour. Alors qu’il était loin de la capitale, sa majesté se vit contrainte de dormir dans un gîte miteux et fort putride. De là, se produisit un fait majeur, un fait qui marqua l’histoire de France. Outre le fait que le roi décida de construire un petit château dans cette bourgade mais cela n’est qu’un détail de l’histoire, le souverain s’aperçut de quelquechose d’effrayant alors qu’il se sustentait à la table d’une auberge.
Les français parlaient mal. Oh que oui et pas qu’un peu ! Là où un membre de la bourgeoisie ou un grand écrivain disait : « Adoncques, quel mécréant a osé me spolier sans vergogne de mes écus ? ! », les villageois et autres incultes, disaient, ou plutôt crachaient : « Vindjû ! Un salopiot de misère a raclé mes sous ? ! ».
Alors que son ami, le Duc d’Ambrois Desmarque, remémorait les moments fort de la journée, Sa majesté prêta une oreille attentive, mais des plus discrètes, aux quolibets de la populace :
_ Créfieu, l’bli fra un récolte platraque ce mu-ci ! dit un petit homme à la face rubiconde.
_ Si l’Comte rafloyer pas tant on picorait à rendre niot estomacre plein, clama une grognasse.
_ Bon Dieu nous va nous aider. L’ot soir j’ai prié en lui, surenchérit Jean Tenardier : l’aubergiste.
Bref, la situation linguistique était grave, plus grave encore qu’un do bémol. Le roi, très pointilleux sur la grammaire de la langue de son pays, voulut y remédier au plus vite.

De retour à Paris, dans le vaste, mais non moins luxueux, palais du Louvre, Louis s’en alla quérir toute une brochette de ministres, plus sinistre que ministre. Les hommes avaient été avertis d’une catastrophe survenant dans le royaume. En une semaine, tous furent réunis dans la capitale, inquiets sur le sort de leur nation.
Assis dans un salon cossu, les hommes attendaient que le roi ouvrît le conseil. Ce que fit ce dernier :
_ Les français parlent mal ! hurla Louis. Dites moi pourquoi.
Les ministres, à la fois surpris et hilares de cette question, se tortillèrent dans leurs fauteuils de velours noirs sans émettre la moindre réponse.
_ Ministre Lèchbôt ! Vous êtes ministre de la culture. J’exige une explication !
Ledit homme, muet jusqu’à lors se lança dans une explication très complexe.
_ Considérons l’idiome emphatique de l’infractuosité alphabétique, nous analysons les syntaxes rhétoriques ce qui adjoint à une sémantique aperceptive. Nous conjurons les métaphores métaphysique afin de reposer la concision sur un plan plus … modalisatoire. Oui, le problème vient l’incompatibilité entre la forme syllogique et le principe de nabrution oratoire.
Sa majesté haussa un sourcil et resta immobile un instant. Un noble de la cour, qui assistait à l’audience vint en aide au souverain :
_ Ce qu’il entend par là, votre suparaexcellence, c’est que nous n’avons aucun référence, pas de base sur quoi nous référer afin d’éduquer le peuple et d’établir une langue correct.
_ Mais les textes officiels et les décrets publiés sont pleinement suffisant pour remplir cette tâche, rétorqua le ministre des finances.
_ Vraiment ? ironisa le noble. J’ai avec moi, le dernier décret voté par le conseil.
Dépliant une grande feuille de parchemin, le noble se mit à la lecture de son texte.
_ En conséquence de la promulgation ci-précedente du texte, enjoint à ratification prénominale, le roi, de ses ministres accordent, en toute, et parfaite légitimité, la créance de la laquelle, il voit accorder la volonté, ou le désir réversiblement induit, de taxer, et instaurer, si la finance, en santé le permet, pour, remplir, et de façon perméable, l’Etat, et par conséquent la nation, ses caisses, afin de, ainsi que le peuple français, accomplir l’acte, sujet de sa souveraine majesté, d’ériger, Louis XIII, à la culture, des monuments.

L’homme replia le document et se rassit, sachant que le roi a compris.
_ Personne ne peut comprendre de telles inepties, dit le souverain. Moi-même je suis perdu.
Il se tourna vers le noble assit et tendit un doigt, presque accusateur, envers lui.
_ Vous, qui êtes en ces riches lieus du palais du Louvre, lance Louis XIII. Qui êtes-vous ?
L’homme désigné se leva poliment et s’agenouilla devant son roi.
_ Un point, votre royalité. Mon nom n’a que peu d’importance face à votre hyperéminence. Je suis un simple point cardinal faisant parti de l’ordre de la Boussole sacrée. J’indique aux gens les directions à prendre.
_ Quel point êtes-vous ?
_ Ouest, votre palais s’oriente dans cette direction, il est normal que je sois ici.

Le roi considéra un instant le noble. Il regarda autour de lui : lustre en argent, fines dorures, sculpture en bois précieux, tableaux de maîtres, en plein d’autres choses.
_ MinîÎÎÎÎîstres, prenez notes ! dit le roi avec véhémence. Le point cardinal, ici présent en ces riches lieux, représentant l’ouest, représente donc le Louvre, de part l’axe historique qui suit cette direction. De ce fait, le point Ouest, est désormais le point cardinal de Richelieu. Je charge, l’homme qui se tient devant moi, à résoudre ce problème de langue dans notre pays. Vous avez carte blanche.
Sa majesté donna un petit morceau de papier tout blanc sur lequel était écrit « Carte », preuve du pouvoir qu’il confère à l’homme. Tandis que les vieillards finissaient de retranscrire les paroles de Louis XIII, le Cardinal de Richelieu se saisit de la carte.

Le Cardinal, alors investit de sa royale mission décida de fonder une institution visant à répertorier tout les mots de la langue française. Le roi approuva cette idée et demanda à Richelieu de choisir un emplacement dans Paris où construire l’Institution.
Le palais du Louvre, les catacombes, la faculté des lettres appliquées, la bibliothèque royale et enfin la Tour Effeil, servirent d’années en années comme ateliers. Mais à chaque fois, on leur vola leur travail ou un incendie faisait rage. Les années passèrent : la langue française était toujours aussi médiocre et Richelieu ne trouvait pas d’autres endroits où s’installer.
Arriva l’année 1634, las et fatigué de réfléchir, le cardinal alla au Quai Conti, où, paraît-il, une très bonne boulangerie venait d’ouvrir. Sur les lieux, des badauds, des paysans, des parisiens s’affairaient et faisaient leur marché.
_ Bonjour Boulanger, je veux du pain ! s’enquit Richelieu.
Le boulanger, au lieu d’aller lui chercher ladite victuailles, resta derrière son comptoir et demanda :
_ Ma signeur, vous vlez dla my ou dla clute ?
_ Comment ça ?
Le boulanger lui expliqua alors que les bourgeois préféraient la mie de pain car ils ne mangeaient jamais la croûte, sans goût selon eux. C’est pourquoi il vendait la mie et la croûte du pain séparément. Le cardinal, se souvenant que la croûte était toujours difficile, chiante même, à enlever, choisit de prendre de la mie.
_ Alo c’té simple ma signeur, marmonna le boulanger. Voyé ici, cest là qu’à les crutes. Vallé en face dla place, cest là qu’à des mys.
Le cardinal alla donc chercher sa nourriture.

Il aima tellement la mie de pain que chaque jours, il venait en prendre ici. Les ateliers emménagèrent non loin de là, dans un hôtel privé. Les personnes qui y travaillaient, se nourrissait également du bon pain, et à chaque fois le boulanger leur disait : « Cest là qu’à des mys ». Il ne se passait pas une journée sans qu’un disciple du Cardinal n’aille manger de la mie.
Ceci tant et si bien que lorsqu’une personne voulait s’adresser à un disciples, les gens du quai, habitués à les voir se goinfrer de pain, indiquaient leur présences en disant : « Cest làquà desmys », « Yson laca demys » et « Allé voir laca demis », ou encore « Prè de lacadémi ». De fil en aiguille, et au fil du mois, l’expression se tissa et c’est ainsi que naquit le terme de « l’Académie », d’où son nom actuel.

L’année 1635, le boulanger mourut d’une vilaine. Richelieu racheta tous ses échoppes autour de la place et l’expression resta en dans les moeurs. Un bâtiment monumental fut construit sur ordre du roi, et c’est ainsi que l’Académie fut officiellement fondée par le cardinal de Richelieu en 1635.
Les disciples disposaient ainsi d’un atelier définitif où ils pouvaient travailler au mieux. Afin de rédiger le dictionnaire, ils devaient beaucoup voyager en France à la recherche de mot inconnu et divers. Au jour, un étrange homme, du nom de Nostracadémus, se présenta et dit qu’il connaissait plein de mots étranges et les disciples acceptèrent son aide. Il devait entrer en transe pour percevoir les mots, qui selon lui venait du futur.

Mais à la fin de l’année 1636, le devin se cogna violement la tête et entra dans une transe inhabituelle. Il disait percevoir un message d’un lointain démon du nom d’Ailènesé-Guarat et ne cessait de scander les paroles de la créature :
« Immortel ! Immortel ! »
Croyant à un message divin venu des cieux, les disciples se nommèrent les « Immortels », espérant le devenir, ce qui n’arriva jamais, hélas pour eux.

Depuis cette époque, l’Académie fait des éditions du dictionnaire : des livres poussiéreux et encombrants qui ne furent jamais des best-sellers. Ils décrétèrent qu’il leur faudrait des fauteuils, et ils se faisaient élire à vie afin de s’assurer qu’un opportun ne leur piquent leur place. Leur travail consiste depuis à enlever et mettre des mots, anciens ou nouveaux, dans le dictionnaire.
Mais voilà, les immortels ont tellement passé leur temps à se goinfrer de pain qu’en 350 ans n’est paru que seulement 9 éditions du dictionnaire français. Et paroxysme de l’affaire, la langue française recèle encore et toujours des formes de patois encore inconnus et non répertoriés de nos jours. En voici de brefs exemples :
« Zyva ta mère en string ! la tehon ktu t’tape sale gonz. »
« Alors bouffon ! Tu la remues ta caisse connard, je vais te le faire bouffer ton chariot enflure ! »
« Le Nasdaq perd 3,05 point créant des fluctuations irrégulières sur le marché des valeurs d’échanges externes. Les stocks-options s’envolent à 7,324531 Yen, dévalorisant les exportations antérieures de la filiale Wall&éal Business Compagny. »

J’espère que cette brève page d’histoire vous aura éclairée sur cette noble et tout aussi inutile institution.

Anonymous59
Anonymous59
Niveau 62
04 juin 2005 à 16:12:11

Je viens de tout lire :)

Eh bien, tout d´abord, je me demande si les détails sont historiques. Si oui, bavo pour la collecte de ceux-ci. Sinon, bravo pour ton imagination :-)))
Le récit est agréable à lire, et j´ai bien aimé l´étymologie "d´Académie" :sarcastic:

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
04 juin 2005 à 16:26:34

Je ferais sans doute une autre page d´histoire.
:)

Pacsman
Pacsman
Niveau 1
04 juin 2005 à 16:56:20

Tu en fais trop, dommage...

moff_jerjerrod
moff_jerjerrod
Niveau 8
04 juin 2005 à 16:59:11

j´ai tout lu, ca m´a bien fait rire, faut une sacrée imagination pour inventer ca ^^

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
04 juin 2005 à 18:39:02

PACSman Posté le 04 juin 2005 à 16:56:20
Tu en fais trop, dommage...

Dis moi ce qui était de trop . ..

Sinon je me suis trompé,c´est Lara Fabian qui chante " Immortel " et non Hélène Ségara.

:rouge:

Saternathe
Saternathe
Niveau 5
04 juin 2005 à 19:39:55

Ce petit intermède comique est plutôt amusant, mais il est exact que tu en fais trop sur les jeux de mots. Néanmoins, ton autre page d´Histoire sera attendue avec impatience.

Tu aurais pu finir sur le dernier Immortel en date, Valéry Giscard D´Estaing.
Mais bon, comme la dit Ratman, cela ne serait peut-être pas bien passé.

Saternathe
Saternathe
Niveau 5
04 juin 2005 à 19:41:58

Juste pour ôter une immonde faute de conjugaison à éviter absolument ( surtout quand on parle de l´Académie Française.)

Comme l´a dit Ratman, bien évidemment.

vierax-fan-ff
vierax-fan-ff
Niveau 10
04 juin 2005 à 20:49:41

Et bien, j´aime bien!!

Un page de l´histoire raconter de façon ironique et totalement délirante... J´apprècie ce genre de texte ou l´on se moque de nous même, ici de notre langue :)!

Sinon ben je ne dirai rien sur les fautre et grammaires car j´ai trouver le styletrès approprié et le vocabulair parfait!!

enfin voilà, du tout bon :ok:

redsissi
redsissi
Niveau 10
05 juin 2005 à 01:34:51

Tu réponds pas à la question Ostra... tu as tout inventé ou y a du vrai là-dedans? sinon bien trouvé le truc de l´académie...

J´aime bien ce genre de texte sur une note humoristique pour rigoler des travers de soi-même ou de son peuple... on le fait beaucoup ici :rire:

Ostramus
Ostramus
Niveau 32
05 juin 2005 à 09:39:20

Les seuls détails historiques véridiques sont :

L’histoire officielle raconte qu’elle fut fondée en 1635 par le cardinal de Richelieu sous le règne de Louis XIII. Le Qui Conti est ça réel adresse. Les memvres s´appellent bien les immortels et ils sont bien élus à vie.

Ensuire tout le reste vient de moi, toute les explications sont imaginaires.

:)

The_Big_Monarch
The_Big_Monarch
Niveau 10
05 juin 2005 à 12:12:39

Texte très amusant à lire =)
Un texte satirique, presque. Les explications débordent d´imagination, et l´humour est basé sur des jeux de mots subtils.

Si on comprend pas avec ça que l´Académie c´est inutile ( félicitations pour l´éthymologie, d´ailleurs :-d ) ...

J´espère que tu resortiras des pages d´histoire de cet acabit, je les lirai avec plaisir =)

hipop_danseuse
hipop_danseuse
Niveau 10
05 juin 2005 à 12:15:29

gggééénnniiiaaalllllll
moi j´aime bien....Très bon texte et très marrant bravo!

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