tout le monde ! comme j´écris sur le Seigneur des Anneaux, c´est une fic sur le SDA que je vais vous poster aujourd´hui ! Cette fic se déroule après la Bataille des Champs du Pelennor. Aragorn, héritier d´Elendil, prends la tête des armées unifiées de la Marche et du Gondor, passe le mur du Rammas Echor et franchit l´Anduin à Osgiliath pour se diriger vers la Porte Noire de Mordor. Mais la route est longue jusqu´au Morannon, sous le Col de Cirith Gorgor, et la route est semée d´embûches . .. deuxième jour de voyage depuis le départ de Minas Tirith et la Cité Morte de Morgul se dresse devant l´avant-garde de l´Armée de l´Ouest . ...
Il faisait très sombre car en cet endroit la nuit était perpétuelle, mais ce n’était pourtant pas un ciel étoilé qui couvrait cette obscure région, mais une épaisse voûte de nuages noirs et de maléfiques ténèbres que répandaient le Grand Oeil depuis son haut siège de Barad-Dûr.
Les Monts Noirs, qui surplombaient le Val de Morgul de leurs hautes cimes déchirées s’élevaient là à plusieurs milliers de pieds en une infranchissable barrière.
Et un grand mal rôdait là car là était la Cité Maudite de la Lune avec ses artifices de vile sorcellerie et ses tours, ses murailles, sa porte menaient dans la bouche dévorante de l’Enfer.
Le Morgulduin, ou Imlad Morgul, serpentait dans la vallée, silencieux dans sa course lente vers quelque trou ou caverne des montagnes et l’eau était viciée, empoisonnée, d’une étrange couleur verdâtre et nul poisson n’y nageait. D’âpres et mauvaises vapeurs s’en élevaient en de longs lambeaux effilés.
Là se tenait l’avant-garde de l’armée, avec ses étendards et ses longues lances scintillantes et ils étaient immobiles, postés sur la route pavée qui menait à la Cité Morte. Et ils l’observaient, effrayés, glacés, avec la sensation que toute leur joie, tous leurs espoirs, s’étaient envolés et que la Mort les attendait là, toute proche, tapies dans ses toiles de ténèbres.
Ils avaient la sensation d’yeux innombrables qui les fixaient à travers l’obscurité, là où ils pouvaient voir sans être vus, mais il n’y avait nuls autres yeux que ceux de corbeaux noirs qui volaient au dessus de leurs têtes en croassant des paroles de mauvais augures. Mais c’était là peut-être des espions de Mordor, dépêchés par la Tour Sombre pour surveiller l’avancée de l’Armée de l’Ouest, mais bientôt vinrent les Cavaliers Noirs et, dissimulés dans de hauts nuages gris, hors de portée de vue des Hommes Mortels, ils épièrent les faits et gestes des troupes du Gondor et du Rohan.
Aragorn, monté sur Roheryn, Andùril à la main, éperonna sa monture et, en tête de cohorte, il s’élança vers le pont de pierre de Minas Morgul et là de nouveau ils s’arrêtèrent car l’aura de Mort qui enveloppait la Cité leur interdisait de s’avancer davantage.
Là y avait-il deux hautes figures de pierre, affreusement taillées et elles représentaient chacune des créatures difformes et terrifiantes car c’étaient là des démons grimaçants, griffes tendues et gueule ouverte. Ils ne pouvaient être l’oeuvre d’hommes aux coeur sain car même dans leur folie ne purent-ils jamais penser tels monstres, sinon dans leurs rêves de mort et il paraissait probable que ces statues n’étaient que diableries des serviteurs de Mordor, conçues dans des fosses incommensurables où voguaient de sombres esprits emprisonnés dans de vilains cachots.
Ces démoniaques sculptures toujours gardaient silence, ne murmurant qu’aux oreilles des Âmes Torturées et leur voix était en dehors de l’ouïe des vivants. Les Guetteurs Silencieux, ainsi furent-ils nommés par les Hommes et les Orques et tous les êtres capables d’initiatives et de pensées propres. Ils étaient les Gardiens du Pont de la Cité de la Lune, et dans leurs yeux de pierre noire aux infinies profondeurs, semblait briller une ardente flamme verte et nul ne pouvait passer devant eux et échapper à leur regard, fut-il protégé des plus puissants charmes, sans qu’ils en eussent connaissance et que leurs maîtres en soient eux mêmes informés. La malveillance les animait, ainsi qu’une cruelle malice et la sorcellerie d’Angmar dirigeait leurs yeux espions.
Derrière y avait-il un pont de pierre sombre et inégale, long de cent pieds, et il enjambait la profonde combe de Morgul avant d’aller rejoindre la Haute Porte de cuivre de la Cité, gravée de runes infâmes.
Cette porte comportait maintes dents de fer acéré qui s’élevaient au dessus des remparts en crocs de loups. Là se perchaient souvent les Spectres Ailés, les Oiseaux de la Nuit Atroce, et leurs yeux perçants observaient le Col et la Route dans la recherche de proies.
Le mur d’enceinte était haut d’une centaine de pieds et ses créneaux étaient de la taille d’un homme et nul ne savait plus de quelle pierre avait été façonné ces abruptes remparts car le savoir de l’architecture importait peu le monde d’aujourd’hui et maints gens n’avaient jamais osé considérer la Cité Perdue. Pourtant ce fut là qu’autrefois, en des jours de liesse, souriaient leurs visages et fleurissaient les Roses d’Argent mais d’aucun parmi les vivants ne se souvenait plus de ces jours heureux sous le Feu du Soleil et le Reflet de la Lune.
Maintenant émanait de ces tours élancées, de ses robustes bastions, de son donjon, une blafarde lueur verte qui inondait les champs et la forteresse. Et c’était là une perfide lumière qui emplissait la vallées d’ombres virevoltantes qui s’insinuaient dans le coeur des gens jusqu’à les détruire.
Et pire encore était la terreur folle qui s’échappait de la Tour d’Ithil et s’abattait sur l’armée comme une vague déferle sur les grèves blanches des plages assiégées. Son pinacle était aussi pâle que la Lune à son lever et ce fut de là qu’autrefois Isildur observait les astres et traçait ses cartes célestes, là qu’il se reposait et se divertissait lorsque cette ville était bienheureuse et que les rires et la musique la saturaient.
Alors Aragorn rangea Andùril dans son fourreau et d’un bond, sauta de selle, se tenant juste devant les Deux Guetteurs. Il fit venir les héraults mais ceux-ci n’osèrent point passer les limites du pont et leur visage était livide car voilà qu’ils admiraient la démoniaque beauté de Minas Morgul et leurs coeurs étaient pris de désespoir et de peur et leurs yeux ne pouvaient se détacher avec facilité de la Cité Morte. L’un d’eux même faillit, et se jeta sur le sol, la tête enfouie dans le giron et il pleurait et hurlait qu’on le laissa tranquille . .. il mourut dans l’heure, nul ne sut jamais comment, mais du sang coulait de ces oreilles.
Au bout d’un temps, sur l’insistance de Gandalf le Magicien, ils firent cependant sonner les Cors et élevèrent la bannière de la Citadelle, clamant la venue du Roi Perdu de Gondor et de ses vassaux des fiefs de l’Ouest, du Nord et du Sud. Nul ne répondit au défi car en vérité, la Cité avait été désertée depuis le départ du Grand Capitaine et tous ses occupants avaient été tués sur les Plaines de l’Anduin. Les Nazgûls avaient rejoints les chambres hautes de Barad-Dûr depuis la veille.
Or donc, Aragorn ordonna que l’on abâtisse le pont et les Guetteurs, ce qui fut fait, mais rejeta l’idée d’Imrahil et d’Eomer d’entrer dans la ville et de la raser jusqu’à la dernière pierre. Dans leur chute, les Gardiens de Pierre hurlèrent alors et le son rauque de leur voix était plein de fureur et plusieurs parmi les hommes en eurent les tympans crevés mais la haine des Veilleurs se brisa avec eux lorsqu’ils churent sur le sol en un grand fracas.
Et voici ! Aragorn abandonna Roheryn à la garde de Legolas, et descendant par des chemins escarpés et forts dangereux car cachés dans de moites ténèbres, il parvint au plus bas de la vallée d’Imlad Morgul. L’arche du pont se trouvait alors à cent-cinquante pieds au dessus de sa tête, déjà en partie brisée et les pierres qui en tombaient dispersaient les épis de brume du vallon.
Il s’enfonça alors parmi les hautes herbes et laissant nager sa main en leur coeur, il vit qu’elles étaient noires et des fleurs naissaient entre leurs rangs innombrables. Malgré les appels de ses amis lui conseillant de se méfier de ces champs, Aragorn demeura impassible et marcha plus loin encore dans cette sombre mer où les flocons d’écume étaient figurés par ces somptueuses fleurs blanches. Grand-Pas, le visage blême, crispé par une vague impression de malaise, s’agenouilla parmi ces hampes fleuries et sa tête alors disparut aux yeux de tous. Il flottaient de froides brumes autour de lui alors qu’il cueillait délicatement une de ces fleurs encore en bourgeon. Soudain s’ouvrit-elle, aussi rapide que les Portes de la Lune et du Soleil dans les Murailles du Monde quand l’heure passe du jour à la nuit et de la nuit au jour. Belle était-elle, blanche au coeur vert et ses pétales étaient doux et fins et s’étalaient docilement par dessus ses petites feuilles grises. Mais voilà que tournant sa tête vers Aragorn, elle empesta la mort, l’odeur pestilentielle des cadavres, de la pourriture et du vieux sang et elle représentait, entièrement épanouie, un crâne ricanant.
Aragorn la jeta alors au loin, les tripes soudainement glacées, et dans ses yeux brillaient une lueur féroce et d’une voix forte surpassant l’assourdissant silence, il déclara :
-Brûlez ces champs de malheur . .. mais n’y entrez pas, n’approchez pas ces fleurs ni ne les observez . .. jetez y des torches.
Bientôt, la plaine s’embrasa en un fort crépitement accompagné de moults fumées et les lumières de l’incendie s’opposèrent à celles artificielles de Morgul. L’odeur des Douces Fleurs de la Mort tourna alors comme périssaient-elles et ce fut maintenant l’odeur de la chair brûlée et du sang chaud. Les atrocités toutes alors s’envolèrent dans les airs et s’enflamma l’herbe noire et dans leur agonie, les champs de Morgul gémirent et le Morgulduin bouillonna dans son lit, répandant de nauséabondes vapeurs.
Les murs de la Cité furent habités des lueurs des flammes mais aucune de celles-ci ne franchirent le fleuve et seul léchèrent ses berges marécageuses. L’antique pouvoir de la vallée s’estompa quelque peu mais demeurait l’horreur dont était imprégnée la ville.
L’avant-garde de l’Armée, composée d’un millier de chevaux avait alors trop tardé et lorsqu’Aragorn remonta aux côtés de ses compagnons, il ordonna que tous se préparassent au départ. Dans un sourd grondement de sabots, Grand-Pas s’approcha du Pont de Pierre et de nombreux hommes s’attelaient à le détruire avec des truelles mais le travail était ardu et long et ce ne fut seulement au bout de deux heures que l’ensemble s’effondra.
Alors tous remontèrent en selle et s’alignèrent sur la route, les capitaines et les héraults en première ligne. Rapidement, l’armée se remit en marche vers le Carrefour du Roi Tombé et tous étaient heureux de quitter la vallée de Morgul et ses oppressantes ténèbres.
voilà je posterais la suite si jamais ça vous intéresse !
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Tu pousses trop pour rien au niveau du style. Tes structures de phrases sont souvent très étranges et beaucoup trop complexes. Fais des phrases plus courtes. ![]()
est-ce que quelqu´un a un avis à donner ? ça serait sympa, merci !
Je reconnais dans le premier chapitre le style de Tolkien. Je lis la suite avant de donner mon avis, mais pour l´instant, c´est excellent. ( je suis un fan^^)
Tout simplement excellent, le style de Tolkien se reconnait facilement. Continue, c´est passionnant ! ![]()
Merci beaucoup Aigles, ça me fait très plaisir !
! ce chapitre là est donc finis mais j´en ai plusieurs autres en réserve, peut-être un peu moins bien mais dans le même genre ! ce sont les chapitres de " la Bataille du Mur de Rammas Echor" et " La Chute de Rammas Echor" ! en tout cas merci encore !
si ça t´intéresse, je posterais d´autres chapitres régulièrement !
autrement, j´aimerais bien d´autres commentaires pour pouvoir peut-être évoluer dans l´écriture parce que là j´en ai plutôt " mauvais" et un bon donc . ..
Il n´y a pas dans la deuxième partie les petites tournures de phrases que je n´aimais pas dans la première. Très bien ![]()
Oui, ça m´intéresse beaucoup, j´aimerais vraiment lire la suite. J´adore ! ![]()
C´est très bon
Tu postes aussi sur le forum SDA Le Retour du Roi, non ? ![]()
Tiens, je savais pas que tu postais ici aussi, Leroidangmar
Bon bah je pens eque tu connais mon point de vue, ce chapitre-là est un de mes préférés
Ton style est génial, très rapproché de celui de Tolkien
Et oui il poste sur le Retour du Roi, Azergatil
va donc voir y´a pleins d´autrex textes géniaux
à tous ! !!
ben merci beaucoup encore à Aigles ( je vais continuer à poster des chapitres ici alors ! ), à Seskoisa et à Azergatil ! !
et dis donc Elfindel je savais pas que je te trouverais ici ? ! tu passes souvent ? en tout cas c´était très sympa ton commentaire !
!
aussi infiniment à toi !
donc oui comme l´a répondu Elfindel ( désolé j´étais pas là ces dernier jours en fait), beaucoup de chapitres ont été postés sur le forum du Retour du Roi ! et la parodie des Deux Tours de ma soeur s´y trouve aussi !
donc voilà un autre chapitre, je sais pas trop si je devais créer un autre topic donc j´ai préféré continuer ici !
ce chapitre s´intitule : La Chute de Rammas Echor.
bon, petit résumé pour vous situer un peu : Faramir, partis d´Ithilien depuis deux jours, se trouve avec ses hommes à défendre la garnison d´Osgiliath, attaquée en pleine nuit. Les Orques ont franchis le fleuve et quittés la rive Est de la Cité pour venir débarquer du côté Ouest. Au matin, sous le trop grand nombre d´ennemis et sous une terreur non connue des hommes, Faramir doit se replier vers la Cité Blanche de Minas Tirith. Il quitte Osgiliath avec les survivants . ... mais ils sont poursuivis par les Nazgûls et ceux-ci leur tombent dessus alors qu´ils franchissent le mur du Rammas Echor et entrent dans les Champs de Pelennor . ...
bon je suis pas très doué pour les résumés, désolé ! voilà la première partie du chapitre :
Bataille du Rammas Echor
Et voilà que les Nazgûls émergèrent des ombres, et ils perçèrent les nuages, fondant comme de rapides oiseaux de proie sur les cavaliers en déroute du pays Gondor. Leurs yeux jaunes brillaient ardemment et s’amincissaient leurs pupilles de serpent comme ils s’approchaient des fuyards avec force hurlements.
Les Cavaliers Noirs pressèrent les flancs de leurs montures ailées de leurs étincellants éperons d’acier, et leurs capes noires, semblables au funèbre linceul de la Mort volaient derrière eux comme une nuée de corbeaux.
Mais soudain, alors que la terreur faisait défaillir les chevaliers de la Citadelle, et que les feux de l’espérance s’éteignaient en leurs coeurs accablés par le malheur, surgit une silhouette. Et sombre était-elle, passant l’ombre grise de la Porte et chevauchant dans le Pelennor, et les gens sur les remparts le regardèrent s’éloigner avec stupéfaction. Et voici, cette forme montait un cheval au pelage immaculé et aux yeurs noirs, et elle portait un vieux manteau de laine grise.
Ce cavalier, avec une vitesse fulgurante, s’élança vers les hommes de Faramir, et se dirigea droit vers les monstres ailés, et il semblait qu’il ne ressentait ni peur, ni désespoir devant ces Ombres de Malheur.
Or donc, les Esprits Servants lancèrent leurs cris de mort, et les hommes de Gondor tombaient sous leurs infernaux assauts, et leurs corps étaient déchirés entre les serres des Ombres Ailées. Les cavaliers s’affalaient dans l’herbe, écrasés sous leurs chevaux ou brisés dans de mortelles chutes.
Sur ce, une armée d’Orques et de mauvais hommes passèrent la Porte Est du Rammas Echor, et se dispersèrent sur les Champs de Gondor, se précipitant à la suite des cavaliers ou à l’assaut des fermes. Bientôt, des foules de paysans en émoi se formèrent et ils criaient et pleuraient, courrant follement vers la Cité Blanche. Hélas, nombreux furent-ils à être ratrappés par les flèches empoisonnées de Harad et les javelots de Rhûn; ils gémissaient alors sur le sol, se traînant dans les champs et répandant leur sang derrière eux. La Plaine fut rapidement couverte de corps et ceux-ci étaient étendus en myriades par-ci, par-là, couchés les uns sur les autres, criblés de traits noirs. Les Orques tranchèrent la tête à chaque cadavre, qu’il fut femme ou enfant et jamais n’eurent-ils de pitié, fut-ce même devant le moindre nourisson. Les blessés étaient poignardés et cisaillés, ou emmenés par-delà le Mur jusqu’au fort d’Osgiliath où ils furent torturés et persécutés à mort. Les Orques leur soutirèrent dans leurs souffrances nombre d’informations quand au déploiement des armées du Gondor, et à ceux dont ils ne purent rien extorquer, ils s’amusèrent de leurs corps, car fous qu’ils étaient devenus, c’étaient des mots sans aucun sens qui sortaient de leur bouche.
Mais voilà, le cavalier gris qui avait franchit la Porte en tout hâte, se pressait vers les Nazgûls en une folle course et son grand étalon blanc point ne fatiguait, faisant face au danger et à la Mort car vers elle courraient-ils assurément. Les légions ennemies se gaussaient de lui, postés sur les butes du Pelennor, et d’autres troupes fraîches passaient la Porte Est du Rammas, restée ouverte, et les guetteurs sur les murs avaient été sauvagement tués et jetés sur les rochers en contrebas. Mais le Capitaine Noir l’avait aperçu, lui, le gris cavalier qui galopait vers lui sans jamais le quitter du regard, et déjà, il l’affrontait dans une sombre lutte de l’esprit où chacun tissait ses toiles aux pieds de l’autre, tentant de briser ses barrières et de le pousser à l’erreur, à la peur . .. ou à la Mort.
Mais nul des deux ne faillit, et tout à coup, l’étrange cavalier se défit de son vieux par-dessus gris, et voilà qu’en dessous, tout de blanc étincellant était-il vêtu. Sa robe immaculée se déploya derrière lui et s’étendit dans le vent, semblable à de blanches ailes de papillon. Et c’était alors une mince lumière qui paraissait dans les ombres du Pelennor, ce cavalier galopant furieusement vers les Chevaliers de la Mort.
Les hommes sur les murs de la Cité, le louèrent alors car voilà qu’ils reconnaissaient Mithrandir et son cheval à la robe de neige, et de nouveaux espoirs naissaient en leurs coeurs.
Et voici, à deux furlongs des démons du Mordor, Gandalf éleva la main, et brandit son bâton, ses longs cheveux blancs fouettant son vieux visage. Alors émana de sa baguette de magicien un feu blanc, et il y eut un éclair immaculé, et des rayons aveuglants jaillirent du bâton, et ils flamboyèrent puissamment sous l’ombre des nuages. Ce trait de lumière blanche était semblable à un rayon de soleil transperçant les ténèbres, et la cavalcade de Gripoil dans les champs paraissait être l’écho de tambours appelant à la bataille.
Et sur les murs, chanta un enfant, seul, et son visage était tourné, dans sa détresse, vers l’Est, sondant les tréfonds de la nuit de Mordor.
Vole, vole ô petit papillon de jour,
Bat de tes blanches ailes vers le firmament,
Où brillent les yeux d’argent de Varda.
Vole, vole ô petit papillon de nuit,
N’éprouve aucune peur devant les ombres dévorantes,
Où seules les mâchoires de l’enfer t’attendent,
Vole, vole ô petit papillon blanc,
N’aie crainte dans la nuit,
Une lumière pour te guider trouveras-tu.
Vole, vole ô petit papillon de nacre,
Que tes ailes se déplient à travers les étoiles,
Puisses tu puisses rompre les ténèbres.
Vole, vole ô petit papillon d’argent,
Puissent tes yeux voir à travers les nuages,
Le Ciel Illuminé d’Or, de Bronze, de Cuivre, de Pourpre,
A l’heure où le soleil se s’éveille dans ses baillements,
A l’heure où il s’endort dans ses brumes
A l’heure où monte la Lune haut dans le ciel bleu
A l’heure ou part la Lune en pleurant vers l’Ouest.
Et te mener vers une heureuse fortune
Où le monde sera brillant
Et oùu le feu blanc aura terrassé toute grisaille.
Vole, cours, dresse toi par dessus toute obscurité,
Ô grand papillon de soie étincellante !
Alors fuirent les Nazgûls, en de macabres cris, et leurs voix étaient pleines de colère noire, mais leur chef demeura impassible, et il s’était arrêté au dessus du Pelennor alors que la cavalerie ennemie lui échappait. Le Magicien Blanc éleva son bâton plus encore, et haussa la voix, enjoignant à son adversaire de s’en retourner avec ses armées. Mais le Hérault de la Mort resta muet, et lorsque les éclairs blanchoyants l’atteignirent et levèrent ses toiles de ténèbres et tous ses artifices, volte-face fit-il. Sa Monture Ailée se cabra, jusqu’alors lovée tel un serpent, et étendant ses ailes noires de chauve-souris, elle s’éloigna vers l’Est, survolant le Rammas et plongeant dans la Citadelle des Étoiles.
Alors la cohorte de Faramir rejoignit Gandalf, et le visage du jeune capitaine était livide, poisseux de sang et de sueur. Les cavaliers se rassemblèrent autour de lui et ils eurent grand mal à calmer leurs chevaux terrorisés, car le mal de Morgul était encore dans leurs coeurs et leurs yeux. Mais le jeune homme, ordonnant le regroupement des survivants, murmura alors quelques paroles dans la langue de Gondor, et bien que sa voix ne parvint pas aux oreilles de tous les hommes, elle enchanta les chevaux. Lorsque tous furent plus calmes et que la peur les eut quitté, Faramir s’approcha de Gandalf et lui adressa la bienvenue en pays Gondor, puis les remerciements qui se devaient d’être prononcés en l’honneur du fils de l’Intendant.
-Tous devront alors vous tenir en grande estime, Mithrandir et que les défunts rois vous bénissent. Dit-il, épongeant son front.
-Toujours aussi aimable, jeune Faramir ! C’est une bonne chose car nous avons besoin de coeurs bons en ces tristes temps . .. mais dites moi, que s’est-il passé à Osgiliath ? , et soyez concis, le Pelennor est envahit.
alors, qu´est-ce que vous en pensez ? j´ai la suite, pour ceux que ça intéresse !
quelqu´un a un avis à donner ?