Lorsque le soleil disparaît à l’horizon
L’on peut voir s’assombrir la frondaison
Elle n’est plus apparente à nos yeux
Et semble nous dire à tous adieu
On sait qu’on la reverra
On sait que ça reviendra
Pourtant, on s’en inquiète
On a peur que tout s’arrête
Et on attend que cela revienne
Que le matin, la vie reprenne
Mais cette nuit est fort angoissante
La crainte nous gagne et nous hante
Soudain, un bruit rompt le silence
Et éveille en vous une méfiance
Une brindille se met à craquer
Une bête veut nous traquer ?
Il nous faut trouver un refuge
Capable d’éviter un déluge
Les pieds s’agitent
Les cœurs palpitent
Ce morceau de bois écrasé
A suffit à nous terrorisé
Au loin, une lumière brille
Il faudrait qu’on s’y réfugie
Mais le temps pour y arriver
Est aussi pour la bête à nous dévorer
Cette torche scintillant à cent pas
Sera notre Graal, en tout les cas
Un autre craquement nous fais sursauter
Nous sommes pétrifié, plus de lâcheté
Elle n’est plus possible dorénavant
La fuite serait inutile, plus de temps
Une odeur vient à nos narines, on brûle du bois
Comme si la bête faisait déjà un feu de joie
Les brindilles qui craquaient sous des pieds
Ne sont que des bûches étincelants au brasier
L’ombre recouvrant le monde nous a perturbé
Le bruit n’était que le feu de Monsieur l’abbé
Le vrai monstre n’était pas derrière nous
Le seul existant est celui en nous
Ne pensant plus à nos collègues
Aucun passage qu’on ne leur lègue
Le monstre nous avait rattrapé sans heurt
Pour mieux se loger au fond de nos coeurs