quelle surprise nous réserves-tu encore!!!
que du bon que du bonheur!!! la suite!!!
Salut à tous, je suis de retour et en cadeau, voici toute la vérité sur l´intrigue de Meridian avec ce chapitre capital.
Et aussi un grand merci à Ostramus qui m´a laissé un gentil comm´ sur Amazon ! Merci beaucoup
Enjoy !
Jeudi 30 Juin 1994
10 : 32
Hudson Street - Commissariat Central
C4, éclairs et Meridian
Moanan surgit en hurlant dans le bureau de Shaw. Il ne semblait vraiment pas très content. Les rideaux avaient été baissés, provoquant une obscurité quasi-complète dans la pièce, seulement rompue par la lumière d’un rétroprojecteur sur l’un des murs.
- Je peux savoir ce qu’il se passe ici, Shaw ? Qu’est-ce que tout cela veut dire ?
- Permettez-moi de répondre à sa place, monsieur Moanan, dit Maggie Walters.
Elle était debout, adossée au mur. C’était d’ailleurs la seule personne de la pièce à être debout. Rick Devers était assis aux côtés de Shaw, lui-même assis tout près de Will Downson qui semblait agité. Deux fauteuils étaient encore vides et Maggie espérait que Moanan en prendrait un.
- Monsieur Moanan, j’ai une théorie concernant l’affaire Downson et j’aimerais votre participation à cette petite présentation. Vous connaissez sûrement Will Downson, le fils du professeur Downson.
Moanan se calma quelque peu, approuva d’un signe de tête et se cala dans un fauteuil en face de Maggie.
- Bien, il ne nous reste plus qu’une seule personne à attendre avant de commencer. Je me suis permise de la prévenir et elle ne devrait plus tarder.
Comme pour confirmer ses dires, quelqu’un frappa à la porte que Maggie s’empressa d’ouvrir.
- Je vous présente Wes Hanson, technicien chez Network Phone. Merci d’être venu, monsieur Hanson.
- Tout le plaisir est pour moi, inspecteur Walters. Je suis impatient d’entendre votre théorie sur cet appel téléphonique.
- Quel appel téléphonique ? demanda Moanan bruyamment.
- C’est par ce coup de fil que je commencerais mon exposé, messieurs. Samedi matin, à 2h22, près de mille personnes, dont Will Downson, ont reçu un appel téléphonique dont voici le contenu.
Maggie appuya sur une touche du baladeur cassette placée sur une table devant elle. Une voix crachotante s’éleva dans la pièce.
« Au secours ! Au C4 ! Aidez-moi ! Au ... »
- Cet appel a été enregistré par le répondeur de Christy Pleshett Reardon, une jeune femme de 33 ans, retrouvé morte dans le Village lundi matin. J’étais en charge de l’enquête dont la conclusion est sans aucun doute possible le suicide. D’une façon tout à fait troublante, cette jeune femme n’a aucun lien avec la disparition du professeur Downson dont c’est la voix que nous entendons sur la bande, n’est-ce pas Will ?
- Tout à fait, inspectrice, approuva Will Downson.
- Cet appel a été reçu par mille personnes qui se sont plaints à la compagnie de téléphone Network Phone qui a donc tenté de retrouver la trace de l’appel. Et je dis bien « tenté ». Quelles ont été vos conclusions, monsieur Hanson ?
Wes Hanson se leva en s’éclaircissant la voix.
- Eh bien, nous avons été capables de remonter l’appel jusqu’à une rue de Greenwich Village mais sans parvenir à trouver un point d’émission de l’appel, qu’il soit portable ou fixe. C’est comme si l’appel était apparu de nulle part.
- La rue en question est celle où habitait le professeur Downson avant de disparaître, voilà un an de cela, continua Maggie. Le professeur Downson était connu pour avoir trouvé un moyen théorique de modifier le climat à volonté par le biais d’un programme appelé Meridian. Ce programme et ce qu’il aurait pu accomplir à l’échelle de la planète avec a été vivement critiqué par de nombreuses organisations non religieuses et religieuses, parmi lesquelles La Main de Dieu, mais nous y reviendrons plus tard.
A ce point de l’exposé, je me dois de vous rappeler les conditions de l’enlèvement du professeur Downson, car c’est bien d’un enlèvement dont il s’agit.
L’an dernier, le professeur Downson a disparu durant la nuit du Grand Orage dont tout le monde ici présent doit sûrement se souvenir. Son appartement a été mis sens dessus dessous, mais nous avons été capables de retrouver récemment une empreinte sur une boîte à bijoux. Cette empreinte appartenait à feu Hector Hernandez qui a trouvé la mort dans l’explosion de son appartement mardi dernier. Nous n’avons par contre pas été capables de retrouver la moindre trace des matériaux utilisés pour la conception de la bombe à l’exception d’une bouteille de gaz. Les intentions des poseurs de la bombe devaient être de nous aiguiller vers une cause accidentelle de la mort. Manque de chance pour eux, j’ai vu le mécanisme.
Mon hypothèse est que les instigateurs de l’enlèvement ont appris que nous avions rouvert l’enquête et ont donc décidé de se protéger. Ce qu’ils n’ont pas réussi à faire.
Dans le dossier d’Hector Hernandez, il est dit que l’an dernier, à la date de l’enlèvement du professeur Downson, Hernandez travaillait comme agent technique pour WeatherScience, une grande société de prévision météorologique, qui fournit entre autres toutes les grandes chaînes de télévisions nationales. Hernandez a été licencié trois mois après l’enlèvement du professeur.
- Vous accusez donc WeatherScience d’avoir commandité l’enlèvement du professeur Downson ? demanda Moanan qui était soudain très intéressé.
- Oui, tout à fait, répondit Maggie. Le seul élément qui relie la disparition du professeur Downson à WeatherScience est l’empreinte d’Hector Hernandez retrouvée sur une cassette à bijoux. Ayant eu le dossier d’Hernandez sous les yeux, je peux penser que l’enlèvement n’était pas suffisant pour lui et qu’il a voulu profiter un peu plus de la situation en volant des objets de valeur. Ce fut son unique erreur. Sans l’empreinte relevée sur la cassette à bijoux, nous n’aurions jamais découvert qui avait fait le coup. En plus de cela, le projet Meridian revêtait une grande valeur pour WeatherScience. Comment prévoir au mieux le temps qu’il fera dans les jours qui suivent ? En le programmant soi-même ! Je pense ainsi que les dérèglements climatiques des dernières semaines sont dus à l’usage intensif du programme Meridian.
- Mais les travaux de mon père n’étaient qu’à l’état théorique ! objecta Will Downson.
- En effet, mais je suppose qu’en un an, il a sûrement dû trouver un moyen de passer le stade théorique, que ce soit de son plein gré ou non. Will, avez-vous une idée de la taille que pourrait avoir Meridian ?
- Comment cela ? demanda le jeune homme.
- Si le projet Meridian est devenu une réalité, il est logique qu’une machine ait été construite. Avez-vous une idée de la taille qu’elle pourrait avoir ?
- Mon père m’avait parlé une fois d’une machine d’une dizaine de mètres de largeur mais ce n’était qu’une estimation basée sur des recherches préparatoires. Autant dire que je suis bien incapable de vous répondre catégoriquement sur ce point.
- Mais cela devrait donc être une assez grosse machine. Pas le genre que l’on peut cacher dans son garage, par exemple.
- Tout à fait, mais encore une fois, je vous répète que je n’en sais rien.
Shaw intervint à ce moment-là.
- Votre hypothèse est jusqu’ici très bien menée, inspectrice Walters, mais vous n’expliquez toujours pas le mystère du coup de téléphone.
- J’allais justement y venir, commissaire. Je pense que la nuit de son enlèvement, c’est-à-dire l’an dernier, le professeur Downson a dû réussir à gagner la cabine téléphonique qui se trouve près de son domicile pour téléphoner à son fils et l’avertir de ce qui se passait. Mais l’appel n’est jamais arrivé.
- Et comment expliquez-vous cela, inspectrice ? demanda Wes Hanson.
- Les éclairs. Ceci n’est qu’une théorie mais c’est encore la meilleure explication à ce qu’il s’est passé. Je pense qu’un très violent éclair est tombé près de la cabine à l’instant précis où le professeur passait l’appel. La transmission a été bloquée dans le réseau téléphonique et la cabine n’a jamais plus fonctionné depuis lors, comme me l’ont confirmé certains riverains et le membre de la Main de Dieu, arrivé ensuite sur les lieux pour détruire les travaux sur Meridian.
- Et vous pensez que les éclairs sont aussi la cause de l’appel de samedi dernier ? continua Hanson.
- Tout à fait. De la même façon qu’un éclair a coupé la transmission l’an dernier, un éclair tombé près de la cabine téléphonique a relancé samedi matin la transmission qui, devenue incontrôlable à cause de la puissance de l’éclair, s’est déchargée sur près de mille récepteurs dont le téléphone de Will Downson, le destinataire original de l’appel. J’ai retrouvé ceci près de l’endroit où les techniciens de Network Phone disent avoir tracé l’appel, dit Maggie en faisant passer le morceau de Trinitite. C’est de la Trinitite, un matériau qui ne se forme que sous l’effet d’une grande chaleur, comparable à celle d’une bombe nucléaire. L’éclair qui a relancé la transmission devait être aussi puissant sinon plus que celui qui a bloqué l’appel.
- Et que veut dire le C4 dont fait mention le professeur Downson ? demanda Devers.
- J’ai mis un peu plus de temps à en trouver la signification. Nous étions persuadés qu’il s’agissait de numéro d’un appartement ou d’un bâtiment et nous n’étions pas très éloignés.
Maggie plaça une feuille transparente sur le rétroprojecteur et un plan s’afficha sur le mur.
- Lorsque j’ai examiné la cabine téléphonique d’où provenait l’appel, j’ai remarqué qu’il y avait un annuaire ouvert à la page du plan de Manhattan. C’est comme cela que j’ai compris. Depuis la mort de sa femme, le professeur Downson souffrait de nombreux troubles de la mémoire, il lui arrivait d’oublier les mots, les noms, les lieux. La seule chose qu’il n’oubliait pas était les chiffres. Je pense qu’il a deviné qui voulait le kidnapper et a tenté de le dire à son fils mais n’a pas réussi à s’en souvenir. Il a donc placé le lieu probable de sa détention, c’est-à-dire le siège de WeatherScience, qui se trouve dans la case C4 du plan de Manhattan tel qu’il est fourni dans l’annuaire. Je pense donc que c’est là que nous retrouverons le professeur Downson.
Un moment de silence clôtura la présentation de Maggie. Tous se regardaient, attendant que quelqu’un dise quelque chose.
- Ce qu’il faut également savoir est que le cours de WeatherScience à Wall Street a augmenté de 120% en un an, grâce notamment à certaines prévisions d’ouragans au cours de l’an dernier qui ont permis de sauver des centaines de personnes et que même l’US Weather National Service a été incapable de prévoir. Tout cela pour dire que je pense que Meridian est devenu bien plus qu’une théorie.
Moanan sortit de sa réserve.
- Je pense être capable d’avoir un avis de perquisition dans les minutes qui viennent. Shaw, préparez vos hommes pour la fouille du siège social de WeatherScience. Walters, vous m’avez impressionné. Bravo.
Un seul mot : CROUSTILLANT !
Une seule remarque : je ne suis pas sûr qu´un appel téléphonique puisse résté en suspens comme ça ...
Les examens approchent mais ce n´est pas une raison pour stopper les diffusions des chapitres de Meridian. Voici donc le chapitre suivant !
Enjoy !
Jeudi 30 Juin 1994
11 : 03
Manhattan - Siège Social de WeatherScience
WeatherScience
La société WeatherScience avait bien évolué en une année. De petite start-up, elle était devenue une puissante entreprise de prévision météorologique. Plus elle jetait les yeux sur les résultats financiers de la société, plus Maggie savait qu’elle tenait les coupables de l’enlèvement du professeur Downson. C’était tellement évident que cela en crevait les yeux. Restait maintenant à établir le degré de responsabilité de chaque employé de WeatherScience. Qui était au courant ? Qui avait commandité l’enlèvement ? Le professeur Downson était-il toujours vivant ?
Les voitures de police fonçaient à toute allure dans les rues de Manhattan toutes sirènes hurlantes, faisant écarter les yellow cabs de leur trajectoire. Maggie voyait par les vitres de sa voiture, conduite par Devers, les regards intrigués des passants sur les trottoirs.
Devers était fou. Il conduisait comme un fou, en tous cas, et le pire dans tout ça, pensa Maggie, c’était qu’il avait l’air d’aimer cela. Ses doigts étaient cramponnés sur le volant, la langue légèrement tirée, les yeux fixés droit devant, toute sa personne concentrée sur la conduite. Derrière sa voiture, une dizaine d’autres suivait dans le sillage, malgré une allure moins forcenée.
La société WeatherScience affichait sa prospérité à la face des autres compagnies par une démesure à la hauteur de ses résultats financiers. Toute la façade de la tour était vitrée, si bien que Maggie apercevait de la voiture de jeunes cadres dynamiques installés à leur bureau dans les étages, sans se douter que cette journée serait un peu différente des autres. Le bâtiment grandissait à vue d’œil au fur et à mesure que les voitures policières approchaient.
Le logo de la compagnie, écrit en lettres bleues fuyantes au sommet de la tour, était surmonté de parts et d’autres d’un nuage et d’un soleil clignotants. Sous WeatherScience, s’étalait le slogan de l’entreprise : « For Once, Trust Your Weatherman ». Autrement dit, « Pour une fois, ayez confiance en votre météorologiste ».
La quarantaine de policiers entra sans ménagement dans le hall du building avec à sa tête, Franck Moanan, suivi par Shaw et enfin Walters. Les réceptionnistes ouvrirent de grands yeux ronds en voyant l’imposante force policière.
- Veuillez appeler Mrs et Mr Crow, je vous prie, déclara Moanan à l’une des réceptionnistes, prénommée Sandy, selon son badge.
Cette dernière s’exécuta sans broncher. Quelques minutes plus tard, deux personnes sortirent de l’ascenseur. Un homme et une femme. Maggie, qui avait lu le dossier, était capable de mettre un nom sur leur tête mais même sans cela, elle y serait parvenue. Le couple faisait régulièrement la une des magazines financiers. Fortune l’avait même classé à la 32ème place des plus grandes richesses américaines pour l’année 1993.
- Que signifie tout ceci ? tonna Nathaniel Crow, dont les fines lunettes accentuaient l’impression de sévérité dégagée par sa voix. Il ne devait pas avoir plus de trente ans. A ses côtés, Candace Crow, sa femme, semblait terrifiée.
- Franck Moanan, directeur des forces de Police de New York, répondit-il d’une voix calme en montrant sa plaque. Et voici l’acte de perquisition dûment signé par un procureur qui nous autorise à fouiller de fond en combles ce building. Allez-y les gars, commencez les recherches.
- Dans quel cadre intervient cette perquisition ? De quoi sommes-nous accusés ? continua Nathaniel Crow sans se départir de son regard féroce.
- L’enlèvement et la séquestration du professeur John Downson, ainsi que le vol d’une technologie avancée appelée « Meridian » et la mise en danger de vie d’autrui.
- Mais qu’est-ce que vous me racontez là ? demanda Crow dont le visage s’affaissait un peu plus à chaque minute qui passait. Nous ne sommes pour rien dans l’enlèvement de ce professeur Downson, je vous le jure.
- C’est ce que nous verrons, monsieur Crow, mais en attendant laissez mes hommes travailler. Si nous surprenons n’importe quelle tentative d’obstruction à la justice, je devrais vous arrêter. Maintenant, si vous voulez bien me suivre, j’ai quelques questions à vous poser, à vous et à votre femme.
Maggie les regarda s’éloigner. Elle ne savait vraiment pas quoi faire. Devait-elle se mettre à chercher bêtement, comme les autres policiers, ou devait-elle se joindre à l’interrogatoire des époux Crow ? Moanan ne l’ayant pas invité à le suivre, elle préféra se lancer à la recherche du professeur Downson, qui se trouvait dans ce building. Elle en était sûre mais elle ne savait pas par où commencer.
- Existe-t-il des endroits qui sont interdites aux salariés ? demanda-t-elle à Sandy.
Timidement, elle hocha la tête.
- Toute la section Recherche et Développement est interdite à tout le monde, sauf, bien sûr, au Conseil d’Administration et aux chercheurs qui y travaillent.
- Ce sont les seules zones fermées aux salariés ?
- Oui. Enfin...
- Enfin quoi, Sandy ? Allez-y, bon sang, nous parlons de la vie d’un homme !
- Il y a bien les zones de maintenance au sous-sol dont seuls les agents techniques ont le droit d’accéder.
Devers jeta un regard à Walters qui fit le même rapprochement.
- Et nous savons qu’Hector Hernandez était employé ici comme technicien. Sandy, où se trouve la porte d’accès au sous-sol la plus proche ?
La jeune réceptionniste blonde pointa du doigt un panneau qui se fondait dans le mur presque sans traces. Seul un terminal trahissait l’emplacement de la porte.
- Vous avez le code ? demanda Devers.
Sandy secoua la tête. Rick se saisit de son talkie-walkie et bipa Moanan. Le bruit laissa le place à une voix crachotante.
- Oui, ici Moanan, que se passe-t-il ?
- Chef, nous avons besoin du code d’accès aux locaux techniques situés au sous-sol. Pouvez-vous le demander aux époux Crow ?
Une pause avant que Moanan ne reprenne la parole.
- C’est 8484E selon monsieur Crow. Mais il dit que les sous-sols sont dangereux à cause des machines électriques qui s’y trouvent. Le mieux est que vous attendiez des renforts avant d’y aller.
- D’accord, chef. J’en informe tout de suite l’inspectrice Walters...
Devers se retourna pour faire part à Maggie de ces mises en garde, mais la porte du sous-sol se refermait déjà sur elle.
Du mouvement, des réponses, des attentes ... aaaah avec le précédent c´est un des meilleurs chapitres de la fic ...
J´en viens à me demander si j´en suis le seul lecteur. Se serait dommage, mais tant pis pour les autres car il ne savant pas ce qu´ils ratent !
Sinon tu aurais peut etre du décrire plus les réactions de Mr et Mrs Crow pour que l´on se fasse un idée de leur culpabilité ou pseudo innocence.
Bin non t´es pas tout seul à lire Ostra!!!
mais bon maintenant que je bosse j´ai moins de temps pour lire...
C´est clair qu´ils sont coupables voyons!
Mais qu´est-ce qu´il y a de dangereux au sous-sol... je tremble pour Maggie tout à coup... ![]()
Eh oui, Elnanar style. ![]()
rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
je pensais qu´il y avait un nouveau bout de l´histoire... ![]()
A grrrr, moi qui m´attendait à en savoir plus tu nous plonges de nouveau dans du mystèes. Fichtre !
Hop hop hop. 20ème chapitre.
Enjoy !
Jeudi 30 Juin 1994
11 : 28
Manhattan - Siège Social de WeatherScience
Meridian
La main du vieil homme tremblait tellement que Maggie pensait qu´il allait la tuer malencontreusement. L’arme allait et venait d’un côté à l’autre, toujours pointée dans la direction de la jeune femme qui ne comprenait pas très bien ce qu’il se passait.
Elle était les secours, alors pourquoi Downson la braquait ? Il laissa échapper un long soupir de soulagement.
- Vous êtes de la police, c’est cela ? finit-il enfin par demander.
Maggie hocha la tête.
- Ce n’est que maintenant que vous arrivez ? Mes instructions étaient pourtant assez claires, enfin pour des cerveaux normaux.
- Je suis désolée, mais nous n’avons reçu votre coup de fil que récemment.
Le professeur parut étonné.
- Depuis combien de temps suis-je là ? continua-t-il, la main toujours solidement cramponnée à l’arme.
- Un peu plus d’un an.
- Un an ! Cela fait donc maintenant un an que cet engin de malheur est en fonction.
Le professeur se relâcha complètement, faisant les cent pas dans la petite pièce fortement éclairée. Il semblait perdu dans ses pensées.
- Alors, il est peut-être trop tard...Non, nous n’en savons rien....Oui, tu as raison, ceci dit....Tout à fait d’accord, il ne reste que cette solution.
Il revint vers Maggie et lui remit l’arme.
- Venez avec moi, nous devons arrêter cette machine infernale.
- Vous parlez de Meridian ? Que se passe-t-il ? Est-elle en état de marche ? demanda Maggie.
- Oh oui, elle fonctionne. Trop bien, peut-être.
Il sortit en trombe de la pièce, suivi par Maggie qui gardait son arme au poing, au cas où d’autres gardes viendraient se mettre en travers de leur chemin.
- Depuis quand fonctionne-t-elle ?
Le professeur avait pris directement sur la droite en sortant, en direction du fond du couloir.
- Depuis le soir où l’on m’a enlevé. Je ne sais pas si vous vous rappelez mais de nombreux orages avaient éclatés, provoquant des inondations dans ma rue comme je n’en avais jamais vu. J’étais très content d’être enfin parvenu à construire Meridian, mais quand j’ai vu ce dont elle était capable, je n’ai eu plus qu’une envie, la détruire.
Le professeur Downson semblait beaucoup plus alerte et attentif que l’homme que lui avait décrit son fils.
- Que voulez-vous dire ?
- On ne peut jouer à Dieu. Les activistes religieux avaient raison et j’avais tort. Toute cette planète est basée sur un équilibre précaire, fragile mais savamment étudié et en construisant Meridian, j’ai contribué au déséquilibre. Je voulais seulement que tout le monde ait les mêmes chances face au développement mais c’est une utopie. Meridian est une utopie, en plus d’être un fléau. C’est pourquoi il nous faut la détruire.
- Mais pourquoi ? Ce n’est pas parce qu’il a plu sans discontinuer depuis une semaine qu’il faut la détruire, objecta Maggie. Contentons-nous de l’arrêter. Votre objectif en construisant cette machine était noble et il peut encore être atteint.
Downson s’arrêta et se retourna vers Maggie qui prit peur.
- Il pleut depuis une semaine sans s’arrêter ? En plein été ? C’est peut-être déjà trop tard. Je ne vous parle pas seulement de pluie continuelle, miss, mais de neige en été et à toute altitude, de soleil encore plus chaud, de couche d’ozone trouée, de cycle saisonnier complètement perturbé, de moissons perdues, de végétation en voie de disparition, de dérèglement climatique à longue échelle et de manière définitive. Voilà ce dont je vous parle, miss. De la fin du Monde, ni plus ni moins.
Downson reprit plus rapidement sa marche qui devint une course. Maggie le suivait toujours, l’esprit chamboulé par les révélations du professeur. Et pourquoi les renforts n’étaient-ils toujours pas là ?
Arrivé devant la porte fermée, Downson attendit que Maggie sorte le pass et déverrouille le loquet.
- Non, je passe devant, dit-elle en lui barrant la route. Il reste peut-être encore des gardes. Restez derrière moi et ne faites rien de brusque.
Une dizaine de bureau éclairée par des néons était disposée dans la salle carrée au milieu de laquelle se trouvait une énorme machine faite de fils et d’enchevêtrement de tuyaux. Deux caissons centraux en constituaient le centre d’où s’échappait à intervalles réguliers de la fumée qui remontait en volutes vers le plafond. Un puissant cylindre de métal disparaissait d’ailleurs à travers la cloison en ligne droite vers l’étage supérieur.
- Mais qu’est-ce que c’est que ça ? siffla Maggie entre ses dents, après s’être assurée que personne n’était dans les environs.
- Je vous présente Meridian, miss.
Vont-ils réussir à la détruire avant que quelqu´un ne les en empêche???
rhaaaaaaaaaa suspense...
au fait dans le chapitre précédent... "son revolver en joue devant elle" ce serait pas plutôt en "joug" (deux fois la faute d´ailleurs...) :rhooooooo:
Toujours bien mais tu aurais pu mieux décrire la machine pour que l´on se rende mieux compte de sa puissance et de son énnormité ...
Wouah... Les mots me manquent... je suis...sidéré. c´est super, style fluide, agréable. comme dirais je ne sais plus qui, les mots coulent comme de l´eau sur la roche.
j´adore.
je pensais que c´était fini et Pan ! encore de l´action.
tu sais tenir tes lecteurs en haleine et je regrette de ne pas avoir lu scoop. je pense cependant que je lirais scoop 2. ![]()
Tu peux toujours lire "le système" c´est tout aussi prenant... juste pas le même genre c´est genre "retour à Gattaca..."
oua, j´ai tout lu, et j´adore, vraiment!
je ne regrette pas d´avoir passée plus d´une heure pour lire tout les chapitres!
vraiment super, un super style, quelques fôôôôtes mais rien de grave, bravo! ![]()
Bon, eh bien je n´ai pas encore tout lu, j´en suis à
"Mardi 28 Juin 1994
16 : 12
Manhattan - Locaux de la Police Scientifique ", mais je finirai bientôt ^^ C´est terrible ![]()
Ehhh bien voilà j´ai lu ce qu´il y avait de disponible... et ce n´est pas fini >_< Mince j´espérais que j´arrivais suffisamment tard pour que tout soit posté XD Mais non, jva devoir attendre é_è
C´est super ^^ ![]()
A quand la suite ?
La suite est pour maintenant. ![]()
Bienvenue aux nouveaux lecteurs et pour ceux qui n´ont pas lu Scoop, je rappelle qu´il y a toujours moyen de s´arranger.
Mailez-moi juste pour me le dire, histoire d´avoir toutes les cartes en main avant le début de Scoop 2.
Enjoy !
Jeudi 30 Juin 1994
11 : 39
Manhattan - Siège Social de WeatherScience
Point de non-retour
Downson s’approcha de la machine rutilante qui malgré sa taille, n’émettait presque aucun bruit. Seul un soufflement discret était perceptible, mais à peine plus fort que le son des ordinateurs en train de fonctionner. Maggie pouvait voir sur la machine de nombreux capteurs et diodes lumineuses s’agiter bien qu’elle ne sache vraiment à quoi ils servaient.
- Vous semblez émerveillé, professeur, dit-elle en voyant l’expression sur le visage de John Downson.
Il se tourna vers elle, comme tiré d’un rêve et lui sourit.
- Elle est tellement plus énorme que ce que je pensais. Je n’en avais qu’un modèle réduit dans mon labo, mais là, ils sont parvenus à en faire quelque chose d’imposant. Et ce n’est pas bon pour nous.
- Comment cela ? demanda Walters.
- Le modèle réduit de mon laboratoire contrôlait le climat de presque toute l’île de Manhattan. Imaginez un peu la sphère d’influence d’une telle réplique !
- Vous n’étiez jamais venu dans cette pièce ?
- Une seule fois, au tout début de ma séquestration. On m’a demandé de collaborer à l’élaboration de cette version améliorée de Meridian, mais j’ai refusé. Je ne suis plus jamais sorti de ma cellule après cela. D’ailleurs, une question me brûle les lèvres. Je sais depuis combien de temps je suis ici, mais je suis incapable de mettre un nom sur ce ici.
- Nous nous trouvons actuellement dans les sous-sols du siège social de la société WeatherScience, qui s’occupe entre autres de prévisions météorologiques à long terme.
Downson émit un grognement.
- Bien sûr, j’aurai dû m’en douter. Je pensais être retenu chez un fabricant de parapluie dont la pluie continuelle aurait pu améliorer ses ventes, mais votre version de l’histoire est sans conteste bien meilleure.
Maggie esquissa un sourire. Downson délaissa sa contemplation de Meridian pour s’approcher d’un ordinateur.
- Alors, voyons voir si nous pouvons détruire cette machine infernale.
Tandis qu’il fouinait dans les dossiers informatiques de la société, Maggie montait la garde, tous ses sens en éveil. Elle se sentait si puissante, si consciente de ce qui l’entourait. Un des effets de l’adrénaline à hautes doses, se souvint-elle avoir entendu lors d’un cours de chimie organique.
- Maggie, venez voir cela ! dit Downson d’une voix grave.
Maggie s’approcha et vit sur l’écran de l’ordinateur ce qui semblait être une représentation en trois dimensions de l’immeuble.
- Regardez. Le bâtiment tout entier est construit sur Meridian. Vous voyez ce tube qui s’enfonce dans le plafond ? indiqua-t-il à Maggie. Il va directement jusqu’au sommet de l’immeuble et est connecté à l’enseigne.
- Pourquoi ont-ils fait cela ?
- Ce sont les câbles haute tension qui transmettent les ordres de contrôleurs de la machine à ce que j’appelle le Changeur, et qui est disposé sur le toit de l’immeuble. C’est une composante nécessaire pour que Meridian fonctionne à grande échelle. Sur mon modèle réduit, le Changeur était fixé à ma fenêtre.
- En quoi est-ce un problème ? demanda Maggie qui ne voyait toujours pas où Downson voulait en venir.
- Si nous détruisons la machine, l’explosion qui s’en suivra se propagera dans ce conduit et anéantira tout l’immeuble, étage par étage jusqu’au sommet. Qui sait si la tour a été prévue pour résister à de tels dommages ? Vous savez, j’ai vraiment envie de détruire cette machine, mais pas à ce prix.
Les époux Crow avaient donc misé leur société entière sur Meridian. Ils devaient être vraiment certains que leur plan marcherait dans les moindres détails. Hélas pour eux, un grain de sable s’était glissé dans l’engrenage.
- Alors, que faisons-nous ? demanda Maggie.
- Nous allons tenter de la couper sans provoquer la destruction de l’immeuble. Mais je ne....
Une balle de revolver atteint l’écran de l’ordinateur avec un sifflement strident. Maggie plongea à couvert, vite suivie par Downson. Dans le couloir, trois gardes s’étaient positionnés pour éliminer les intrus.
Sans prendre la peine de jeter un regard à Downson, Maggie s’élança en avant, tirant méthodiquement sur les agents de WeatherScience. Ceux-ci répliquèrent, sans succès. Les balles fusèrent dans toute la pièce sous les cris de Downson. Maggie descendit le premier d’une balle dans le thorax, vite rejoint au sol par un compagnon d’infortune.
A nouveau bien cachée derrière un bureau, la jeune femme rechargea son arme dont les munitions étaient épuisées. Sans attendre un instant de plus, elle se releva et fit face au dernier homme encore vivant. Un échange de feu nourri s’ensuivit, au terme duquel Maggie finit par l’atteindre au cou. Le sang jaillit comme une fontaine, s’éparpillant sur le sol en une flaque rouge.
Comme à l’entraînement, pensa-t-elle en voyant les cadavres des trois hommes, gisant sur le sol. Elle savait que quand l’adrénaline ne ferait plus effet, elle serait prise de remords face à ces vies qu’elle avait enlevées, mais pour l’instant, le choix était simple. C’était eux ou elle.
- Professeur, vous allez bien ? demanda-t-elle.
Downson était devant le moniteur d’un autre ordinateur, tapant des commandes sur le clavier.
- Que faîtes-vous ? cria Maggie.
La réponse mit quelques instants à parvenir à ses oreilles encore bourdonnantes. Meridian faisait plus de bruit qu’à l’accoutumée, et une épaisse fumée commençait à se dégager d’un des tuyaux touché par des balles.
- Nous avons un problème.
Enfin un chapitre qui termine de façon plus conventionelle. La suite et vite !