Soulblighter
Posté le 25 septembre 2004 à 15:26:12
La suite ce soir à minuit.
Ce serait effectivement pas mal de finir ensemble, mais je doute, car l´aventure que tu lis ici n´est que la premiere partie! ( alors, surpris?)
TUMTUMTUM^^
-19-
Vers midi, il y a Whitness qui revint avec ce qui restait de la troupe. Il y en avait deux en moins. Jésus avait été assassiné par Franck qui en avait marre d’entendre des passages de la Bible à longueur de journée. Sept coups de couteau dans le thorax. Le second avait été fatal. La rupture d’un anévrisme de l’aorte entraîne la mort. Une balle de neuf millimètres logée dans l’hémisphere cérébral droit entraîne la mort. Le syndrome malin secondaire de Marfan entraîne la mort. Se trancher les veines de l’avant-bras entraîne la mort. Un coup de couteau bien placé entraîne également la mort. Jésus était mort. Amen.
Dead avait opté pour la solution tranchage des veines. Avec le même couteau-assassin de Jésus, il avait commencé à s’entailler l’avant-bras, ouvrant de grandes failles ensanglantées. Il attendit ensuite que la mort vienne, mais celle-ci prit son temps. Alors, pour remédier à cela, il prit du calibre 12 et se fit sauter la boîte crânienne. Il était mort tout comme son idole. Tout comme le chanteur de Mayhem, allongée au sol, la cervelle se répandant auprès de lui. Tout cela devant les yeux d’Aaron et d’Alexandra.
_Les voix m’ont dit de ne laisser personne intervenir.
C’était la raison pour laquelle la jeune française avait une belle bosse sur le front. Aaron l’avait assommé parce qu’elle voulait empêcher Franck Erzengel de tuer Jésus.
C’est lorsque le groupe fut réuni que Whitness nous expliqua ce qu’allait être la dernière bataille. Le siége de l’ONU avait été érigé par W.K.Harrison. Il allait être détruit par Whitness. Whitness dit que la plupart des gardes qui vont surveiller le bâtiment sont de notre côté. Sarah dit qu’elle s’occupera du vigil qui s’occupera de la garde des écrans de surveillance. Whitness il dit qu’il nous suffit de placer les caisses d’explosifs et que lui et moi nous nous occuperons de mettre les minuteurs en marche. L’opération se déroulera à quatre heure zéro zéro.
Durant le reste de la journée, nous déplaçâmes les caisses d’explosifs dans le hall. Il y en avait des tas. Comment pourra t-on les transporter jusqu’au bâtiment? La réponse vint en même temps que Max. Celui-ci était au volant d’un gros camion de déménagement. Pas très discret, certes, mais on a pas trop le choix. On recouvre les caisses avec des bâches de couleures kaki et on les embarque péniblement dans le camion, devant les yeux de la voisine.
_Notre grand-mère déménage, on l’aide à déplacer ses affaires, elle ne peut pas transporter cela toute seule.
Mensonge de Whitness qui rassure la voisine. Lorsque tout est mis dans le camion, tous retournent dans la baraque. Là, Whitness nous montre le plan du siège de l’ONU. Alors, ici on pose une caisse. Ici, c’est l’ascenseur, attention, la charge maximale est de 500 kilogrammes. Il est conseillé de ne pas dépasser cette limite, à moins que vous souhaitez vous retrouver à l’état de bouillie humaine compressée entre deux plaques métalliques. Interdiction de fumer, d’allumer un briquet, de craquer une allumette, de jouer avec un lance-flammes… Whitness soulève ensuite un pan de sa chemise noire et nous fait découvrir la crosse d’un flingue dépassant de son pantalon.
_Ceci est une arme à feu. Je suis le seul à en utiliser une. Elle servira si jamais quelque chose tourne mal.
Ensuite Whitness demande si on a comprit. Tout le monde répond que oui, on a comprit. Et Whitness sourit.
_On se retrouve ici à 3h30, d’ici là, vous avez quartier libre.
Et tout le monde, sauf Whitness et Max, quittèrent la maison pour partir à la découverte de New-York. Lorsque je lève la tête, j’aperçois d’immenses gratte-ciel. Cela me donne le tournis. Alors je reste assis à contempler la circulation aussi bien d’hommes et de véhicules qui se trouve être pratiquement ininterrompue. Homme en chemise blanche et veste noire, femme en tailleur avec chignon et paire de lunettes, on est bien au quartier des affaires. Plus la nuit avance, plus les personnes changent, la jeunesse envahit le quartier, la police aussi.
Je suis resté là, à la même place jusqu’à trois heures du matin, à observer des personnes qui eux se foutent totalement de mon existence. C’est intéressant. Prenez une personne au contexte présent, vous imaginez sa vie, son boulot. A quoi ressemble sa femme? A-t-il un chien? Prenez un être quelconque, et avec une dose d’imagination, cet être quelconque peut devenir un super-héros au compte bancaire tellement plein qu’il pourrait rendre jaloux Bill Gates. Au diable les miracles et autres prouesses. Seul l’argent compte de nos jours. Une société capitaliste décadente dans laquelle les plus forts marchent sur les plus faible pour monter plus haut. En faisant sauter le siège de l’ONU, aurons-nous une place dans l’histoire en tant que sauveurs du monde contre le capitalisme. Je doute pouvoir en témoigner un jour.
Trois heures du matin. Tout le monde est là. Sauf Sarah.
_Elle s’occupe d’un garde.
Nous informa Whitness. Bref, on embarque. Whitness et Max occupant les places de devant, et nous à l’arrière, avec les caisses d’explosifs. On ne commença pas vraiment l’opération à quatre heures zéro zéro. On avait pas mal d’avance sur le coup là. Alors on n’attendit pas. Une fois dans le parking souterrain, on déchargea les caisses et les plaçâmes dans le bâtiment. C’était simple, un qui restai en bas et faisait monter l’ascenseur, les autres qui les recevaient et les plaçaient. C’est ainsi que les fondations, l’étage du milieu et un étage vers ceux se trouvant en hauteur furent remplis par des explosifs. Tout ça sous les yeux des gardes qui obéissaient au doigt et à l’œil aux directives de Whitness.
_Evacuez le bâtiment.
Les gardes obéirent et partirent. Aaron et Alexandra allerent rejoindre Max dans le camion. Tandis que moi et Whitness nous nous rendîmes au sous-sol. Whitness prit des saucissons à la peau rouge bourré de poudre explosive. Il en arma le détonateur. Quarante minutes avant explosion. Etage prêt à exploser.
Etage suivant. Whitness me balance un ensemble de bâtons de dynamite comme si c’était une simple balle en plastique.
_Place ça ici.
Whitness me balance de la dynamite, me demande de placer ça ici. Ensuite j’activerai le minuteur et on pourra dire adieu au siège de l’ONU.
_Place ça ici.
Là, entre les deux caisses?
_Ici?
Il acquiesce. J’obéis. Je dois maintenant mettre en fonctionnement le minuteur. J’avance mon doigt pour accomplir ce geste, masi il se bloque. Comme lorsque l’on se trouvait au sous-sol d’Interflora.
_Je pense qu’on est allé trop loin.
J’abandonne. Je ne veux pas détruire ce bâtiment. Je veux partir., reprendre une vie normale. Redevenir un simple employé, un mouton nourri par les médias, une pauvre merde sans pouvoir. J’aimais cette vie finalement.
_Je m’en fous de ce que tu penses, un bon soldat ne pense pas.
Whitness, je suis désolé, mais nous ne sommes pas dans l’armée.
_Je ne suis pas un soldat.
Un soldat détruisant le monde à coup de nitro.
_Tu refuses d’obéir?
Oui.
_Je n’ai aucun ordre à recevoir de toi.
Je suis désolé, vraiment. Pardonne moi Whitness. Tu es mon ami, tu dois me comprendre.
_Je te pensais docile.
Docile? Tu me prends pour une bête, un animal apprivoisé que tu aurais recueilli à la SPA. Puis Witness, il mes ort son gun et le braque sur moi.
_Tu n’es pas sérieux?
Il en a pourtant tout l’air, masi je connaissai Whitness, c’était sa méthode pour intimider les gens. Je n’allais pas me plier à sa volonté, pas cette fois.
_Je n’hésiterai pas à te tuer si tu deviens un boulet pour moi.
Et il y a Whitness qui est là, devant moi. Le canon du flingue est là, lui aussi, un trou béant empli de ténèbres. Il commence à appuyer sur la gâchette. Je ferme les yeux. Détonation.
Arf ! C´est marrant, mais je ne m´attendais pas du tout à un tel revirement de la part du " héros". Et pourtant, quand on y réfléchit, c´était " prévisible". Enfin, on sentait bien qu´il n´était pas comme les autres, " pas aussi fou".
Ca s´arrête donc ainsi pour le moment ? Et bien, quelle fin ! ![]()
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Masterbow, merci de ton commentaire ô combien enrichissant.
oskitz: Tout n´est pas vraiment fini.
bcp de faute de distraction, relis une bonne fois et ce sera parfait
j´ai bien aimé ce chapitre, mais je doute que la balle tirée est pour le héro. Enfin pourquoi pas
Soul
Tu ne comprends pas l´image, le sentiment profond qu´exprime ce smiley.
J´ai honte pour toi.
![]()
Tres bon chapitre.. Tu aurais pu meme terminer la d´apres moi c´eut été tres bien aussi...
Excellent! Mais je doute moi aussi que la balle soit pour le héros. Enfin bon, si c´est le cas, Sarah a perdu quelque chose^^
oskitz Posté le 26 septembre 2004 à 01:21:13
Arf ! C´est marrant, mais je ne m´attendais pas du tout à un tel revirement de la part du " héros". Et pourtant, quand on y réfléchit, c´était " prévisible". Enfin, on sentait bien qu´il n´était pas comme les autres, " pas aussi fou".
Ca s´arrête donc ainsi pour le moment ? Et bien, quelle fin !
Masterbow Posté le 26 septembre 2004 à 02:03:43
Soulblighter Posté le 26 septembre 2004 à 03:44:14
oskitz: Tout n´est pas vraiment fini.
C´est bien ce que je dis. Ca s´arrête ainsi " pour le moment" ![]()
Arf, on oublie la ligne : " Masterbow Posté le 26 septembre 2004 à 02:03:43" de mon poste précédent ![]()
arf .
Content que la fin n´approche pas .
C´est vrai que je trouve un peu rapide ce retournement d´opinion de " " .
très bon chapitre, on sait enfin où whiteness veut en venir
l´histoire qui avance, une fin tout en suspense...l´intérêt est sauf
et je me trompe surement, mais ça ne m´étonnerait pas du tout que la balle soit pour le héros...sans bien sur qu´il meure pour autant ^_^
Je parie juste que la balle a été tirée par sarah sur whitness...sur ce ++
Ah ouais, pas bête ça LOVE.
Mais bon, ça ferait un peu cliché d´un côté, je pense pas que Ghighi va nous ressortir ça^^
Enfin, qui sait???
oui mais on sait déjà plus ou moins comment va mourir whiteness
une bonne occasion de tout relire^^
Très très bon chapitre. Pour Whitness, je me souvient d´une des réfléxions du " hero" sur sa fin, je la garde en tête^^
Vivement la suite ![]()
-20-
Le sang gicle sur mon visage. Ce sang, est-ce le mien? J’ai été touché? Où? Je ne ressens aucune douleur. J’ouvre les yeux. Sarah aurait pu être là, un revolver au canon fumant en main, et m’étant à me relever avant de me serrer dans ses bras et de me donner un langoureux baiser romantique, mais il en est rien. Auparavant, il y avait Whitness me braquant avec un pistolet. Là, il y a Whitness allongé au sol, un trou dans la tête. La rupture d’un anévrisme de l’aorte entraîne la mort. La balle que Whitness a reçu dans le frontal, lui a aussi causé la mort. Mort. Il est mort. Je ne ris pas. Whitness était mon ami.
_Je ne pouvais pas te laisser faire.
Le mec qui a dit ça a un Mossberg dans sa main droite. C’est l’assassin de Whitness, et il dit qu’il est désolé, mais qu’il ne pouvait faire autrement. Le meurtrier a un visage rugueux et il arbore une crête verte pas voyante du tout. Il lâche son flingue qui émet un cliquetis métallique lorsqu’il touche le sol. Il pleure et il continu à dire qu’il est désolé. Moi aussi, je suis désolé, je n’ai pas suivi Whitness alors que l’on était si prêt du but. Et puis l’autre me dit de partir. J’obéis, jetant un dernier regard sur la dépouille de Whitness. Mon ami désormais mort.
Dix minutes. Foutre j’avais complètement oublié cette bombe. Il ne faut pas la desamorcer, cela aurait été le dernier vœu de Whitness, et qui plus est, je ne saurai pas l’éteindre. Je pars, me fondant dans la nuit, laissant Alexandra, Max et Aaron sur la parking. Derrière moi, ça explose. Un boum retentissant qui se répercute dans toute la ville. Je ne saurais dire si le bâtiment est détruit ou non, car je ne me retourne pas. Continuant à marcher, la pleine lune en face de moi. I’m a poor lonesome Cow-boy and a long way from home…
-Épilogue-
Il y a des gens, ils me disent que c’est une happy end. Je ne suis pas d’accord. Le jour où Whitness a posé sa main sur mon épaule, j’avais tout perdu pour retrouver deux choses nouvelles: l’amour et la liberté. L’amour, c’était Sarah. Je n’ai même pas cherché à la revoir, elle ne faisait plus partie de moi, comment? je ne saurais le dire. Quand à la liberté, elle n’existait pas, ce n’était qu’une illusion car Whitness nous manipulait. C’était un manipulateur, mais c’était aussi mon ami. Ce n’est pas une happy end car j ’ai perdu un ami. Mon seul ami, mon meilleur ami. Whitness est mort, j’ai assisté à ses funérailles, de loin. Je savais que Sarah y était, mais je ne l’ai pas recherché. J’étais derrière une pierre tombale, regardant le trou qui sera la dernière demeure de Whitness. Je ne m’étais ni changé, ni lavé, ni rasé depuis sa mort. Je devais ressembler à un fonctionnaire en pleine dépression. La chemise blanche maculée de tâches diverses et de poussière dépassant du pantalon, je m’étais rendu à mon refuge aux tuiles vertes.
Il y avait eu trois mort à l’interieur. Tout d’abord Providence, puis, par la suite, Jésus et Franck ’Dead’ Erzengel s’étaient entretués. Je m’étais rendu dans la chambre de Whitness et j’ai pleuré en voyant les maigres affaires de celui-ci. Il était mort et il ne m’enseignerait plus jamais rien. Ensuite, j’avais pris des bidons d’essence et j’avais aspergé leur contenu dans la maison. J’avais mis une bougie dans une des flaques de cet essence, et j’avais allumé la mèche. Mon passé sera alors consumé.
Pour tout ceux qui se demande, ce que je suis désormais, je peux vous dire que maintenant, je ne suis plus en Amerique, mais au Tibet. J’étais resté trois jours à l’entrée d’un temple bouddhiste, sans manger. C’était un test. Je devais rester ainsi, et après j’aurais l’aurorisation de les rejoindre. C’est dans ce temple que j’ai trouvé ma véritable raison de vivre.
Ceci n’est pas une happy end, il n’y a pas de happy end dans la vie réelle…
-Remerciements-
A UnReal qui a été, il faut le dire, le facteur déclenchant de ce texte.
A Masterbow, fidèle depuis le début.
A Heather, ma raison de vivre supplémentaire.
A Halvorc qui m’a fait découvrir Mayhem.
A DragonNoir pour ses commentaires qui me permettront de m’améliorer.
A Schyzo qui m’a donné une petite idée pour la fin.
A Marie, la première qui a pu lire le texte dans son entier en version manuscrit.
A tout ceux qui adulent Fight Club.
A mon crayon papier qui m’a été fidèle jusqu’au bout.
Aux arbres ayant servi à faire le papier sur lequel j’ai écris.
Aux gauchistes et aux anarchistes.
Aux psychopathes entassés dans leurs putains de prisons.
A tout les aliénés qui se jettent contre les murs matelassés.
A moi-même.
Aux vietnammiens.
Aux sataniques et aux athées.
A tout les mégalomanes.
Au comité contre le langage SMS et les fautes volontaires.
Un grand merci à tout ceux qui m’ont lu.
Salutations
A ceux qui daignent lire jusqu’à la fin…
Achevé d’écrire le 1er Septembre 2004 à 23h31.
wow super triste ce chapitre la mais j´ai rien compris faut que je lise ceux qui vont du 4 au 17 ^^
1er Septembre :|
Putain, mais quel....******
^^
Sinon, j´ai adoré cette fic. En fait, c´est la meilleure fic que j´ai pu lire...Elle était vraiment géniale, sur tous les plans. Noire, drôle, intéressante, innovante...
Le perso´, j´l´ai adoré...Le travail à la Chuck Palanhiuk *Joue le connaisseur* sur sa psychologie était vraiment excellente.
Depuis le premier chapitre, jusqu´au dernier, tu es parvenu à nous tenir en haleine.
Vraiment génial. Bravo.