Désolé pour le retard.
-18-
Aaron me rejoignit par la suite. Sa voiture était heureusement pour lui, solide. Seul la tôle a été froissée, le moteur n’a rien eu. Aaron fut donc en seconde place avec son pare-chocs traînant au sol et sa plaque d’immatriculation arrachée, les phares defoncés et la calandre légèrement enfoncée. Troisième, Dead, avec sa Renault Mégane. Il avait vraiment été lent, preferant gueuler les incompréhensibles paroles de Deathcrush dans sa voiture. Quand à Whitness et Alexandra, ils revinrent à pied. D’après ce que Whitness a dit, leurs voitures ne sont plus que deux épaves encastrées dans un camion de plusieurs tonnes. Alexandra m’avoua quand à elle qu’elle avait eu de la chance de s’en tirer.
Bref, j’avais gagné. Maintenant, direction New-York. Allons rejoindre Sarah.
_ On part tout les deux demain matin.
Je ne réussis pas à dormir cette nuit. Je pensai à Sarah. Sarah, Sarah, Sarah, Sarah… Je crois que je suis accro. Quand elle n’est pas là, avec moi, j’ai l’impression qu’une partie de moi n’existe plus. Dans ces cas là, je n’arrive jamais à fermer l’œil de la nuit. Sarah est la lumière qui éclaircit mon cœur. Je me complais à dire cette phrase alors qu’elle est poutant fausse. Si Sarah était une lumière, je ne pourrai pas être amoureux d’elle. A moins d’avoir des préférences sexuelles extrêmement étranges. Ce qui n’est pas mon cas. Et deuxièmement, mon cœur se trouvant sous une couche de chair et étant protégé par le sternum, je le vois mal éclairé parmis mes ténèbres intérieures. Ce n’est qu’une métaphore me dira t-on. Je le sais. Mais j’aime bien tout prendre au sens propre.
Vers six heures du matin, la porte de la chambre de Whitness s’ouvre, et moi, qui l’attendait déjà, pus apercevoir une silhouette allongée sur le lit de Whitness. Il s’agissait d’Alexandra. Ainsi elle avait passé la nuit avec Whitness. J’espère que cela va la détourner de moi.
Nous partîmes donc, comme prévu à New-York. Mon Aston Martin se révélant être trop voyante, nous optâmes pour partir avec la Renault de Franck. Nous allâmes donc vers le sud, longeant la côte pour finalement arriver dans la grande ville qu’est New-York. Le quartier des affaires, c’était notre destination. Nous passâmes devant le siège de l’ONU et continuâmes notre route pour arriver devant une immense maison ou petit manoir. Sarah est installée ici. Cette maison-manoir possède des ardoises, ça change des tuiles vertes.
_Surtout ne vas pas dans le salon.
Une mise en garde que Whitness me dit avant de pénétrer dans le bâtiment. Mais on est pourtant obligé de passer devant la porte de ce salon. C’est alors que je sentis cette odeur épouvantable.
_Vous avez laissé un chat crevé là-dedans?
Whitness m’affiche un de ses grands sourires énigmatique.
_C’est presque ça.
Puis il me pousse vers la cuisine. Dans celle-ci se trouve Max, et surtout, Sarah. Mon cœur bondit au sens figuré dans ma poitrine. Je garde cependant ce sentiment en moi, ce qui me permet de garder un visage impassible. Signe de tête en guise de salutations. Whitness prend la parole.
_Tu pourras le tenir à l’écart.
De qui parle t-il? Sarah lui répond.
_Bien sur, je vais tellement l’épuiser qu’il en oubliera de garder un œil sur les caméras.
Je comprends rien. Comme d’habitude.
Un truc que je n’avais pas remarqué au début, c’est que sur la table il y a des explosifs. Pas des pavés de nitroglycérine, mais de la vrai dynamite. Imaginez vous les sortes de saucisson à la peau rouge que l’on voit dans les charcuteries. Bourrez ça avec de la poudre explosif et voilà l’image que je me fais d’un bâton de dynamite. Il y a aussi du plastic. Penthrite, hexogène et plastifiant. Rajoutez un explosif d’amorçage pour tout faire peter. Et bien sur, il y a aussi notre éther nitrique répondant au doux nom de nitroglycérine. Partout dans la maison, je peux voir des caisses vertes foncées avec marqué dessus: Attention, explosifs.
Je doute que ce soit Whitness et Sarah qui ont pu fabriquer tout cela. Il était interdit de fumer bien entendu. Puis de toute façon, seul Max fumait parmis nous.
_A quoi cela va servir?
_C’est pour notre dernière mission, la dernière bataille.
Qu’est ce qu’il entend par là? Qu’après cette mission nous allons reprendre le cours normal de notre vie? Que nous sommes destinés à périr lors de cette bataille? Que celle-ci sera le coup de grâce de la société menée par le géant capitaliste?
Je suis David, la plus insignifiante des ordures de cette planète, et qui va pourtant vaincre Goliath, le géant capitaliste régnant sur le monde entier. Et je vais le vaincre à coup de saucisson à la peau rouge bourré de poudre. Merci Nobel. Cela fait cinq mois que je connais Whitness. Cela faisait cinq mois que je n’étais plus le même homme. Et demain, c’est la dernière bataille, la dernière mission. Celle qui dictera notre avenir.