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Et le grand gagnant est David! Je ne suis pas surpris après tout, le gros lot qu’est Sarah ne pouvait que le motiver. J’allais me coucher. Demain, il fallait se lever tôt pour faire la route jusqu’à New York qui mine de rien est assez longue.
Vers 23 heures, la porte de ma chambre s’entrouvrit en grinçant. J’ouvris les yeux, sortant de mon demi-sommeil pour voir la silhouette d’Alexandra se dessiner en contre-jour avec la lumière du couloir. Elle était vêtu d’une simple nuisette. Elle referma la porte doucement et je vis, grâce à la clarté de la lune glisser vers moi à petit pas.
_Qu’est ce qui se passe?
Elle s’assit auprès de moi. Bien que l’obscurité m’empêchait de voir correctement son visage, je devinai qu’elle me regardait intensément.
_Voilà plus d’un mois que je suis presque enfermé ici…
Oui, comme nous tous, mais notre messie ou même David ne sont jamais venu se plaindre en pleine nuit dans ma chambre.
_ … c’est que, je commence à être en manque.
Je commence à comprendre. Après avoir tenté de conquérir David en vain, elle se rabat sur moi, étant certainement le plus beau mec de toute la bande. Excepté peut être Aaron qui peut plaire à certaines. Mais pas à Alexandra semblait-il. A moins que là encore elle fut confronté à un échec.
_Et bien…
Elle me coupa la parole en me posant tendrement sa main sur ma bouche.
_Ne parle pas, dit moi juste si tu es d’accord pour assouvir mes désirs.
J’hochai la tête dans un signe d’affirmation universel. Ce n’était pas Sarah, mais cette fille avait aussi ses arguments. Après tout, c’est peut être la dernière fois que je me tape une gamine de dix neuf ans, alors autant en profiter.
Elle laissa tomber sa nuisette au sol et se jeta littéralement sur moi. Le matelas de fortune grinça sous le poids. Et il grinça encore toute la nuit, accompagné des cris de plaisir d’une Alexandra qui comble son manque et du mec que je suis qui prend son pied. Elle resta ensuite allongé, à mes côtés, sa tête reposant au creux de mon épaule tandis que ma main jouait dans ses cheveux.
A six heures du matin, je me levai. J’enfilais rapidement un pantalon et un T-short le plus silencieusement possible pour ne pas réveiller ma compagne d’une nuit. David m’attendait déjà. En sa compagnie je pris un petit-déjeuner rapide composé d’une tasse de café et de pain rassis. Il y avait même du sucre pour le café et du beurre pour le pain. Un luxe inespéré. Ensuite, nous partîmes, sans aucun au revoir dans cette maison silencieuse. Je n’avais pas pris de bagages, cette opération était bientôt terminée, je n’allais pas à New York pour jouer les touristes ou m’y installer. C’est au volant de la Renault Mégane que franc avait volé que nous arrivâmes devant la maison où j’avais laissé Sarah des semaines auparavant. David semblait frétiller de joie. Sa béatitude s’aggrava lorsque nous nous trouvions ace à la porte d’entrée. Une fois celle-ci ouverte, il reprit son visage neutre et renifla l’air.
_Vous avez laissé un chat crevé là-dedans?
Je retiens un rire, si il savait…
_C’est presque ça.
Je le fais avancer vers la cuisine, là, se trouve évidemment Sarah, mais aussi Max. Ce dernier était là pour fournir des explosifs. D’ailleurs, des caisses étaient étalées un peu partout dans la baraque et la table de cette pièce était jonché de nitro et autres conneries artisanales, notamment dans minuteurs. Je me tourne vers Sarah.
_Tu pourras le tenir à l’écart?
_Bien sur, je vais totalement l’épuiser qu’il en oubliera de garder un œil sur ses caméras.
On avait assez d’explosif pour faire sauter le World Trade Center. Cela n’était pas mal cible, ce sera un autre bâtiment qui aura les frais de toutes ces bombes.Demain ce sera la fin. Nous y sommes déjà parvenu. Mon plan était bien huilé, Vincent peut être fier de moi, plus que 24h avant la mort…Qu’est ce que je raconte. Avant la fin plutôt…