La voûte celeste, immense, illuminée par des milliers de petits points lumineux, si loins, brûlants à des milliards de kilomètres de distance les uns des autres ; de multiples teintes du bleu le plus obscur au turquoise, liseré clair interrompu par les ombres déchiquetées du sol, le noir absolu, insondable, semblant plus profond encore que l´espace le surplombant . Les ténèbres règnent sur terre, tout est noir, souffrant de l´irrépressible besoin de lumière, de chaleur . La lumière est là, seulement intouchable, cachée de l´autre côté, sous le sol et pourtant au-dessus .
Une autre lumière apparaît, une autre chaleur ; un champs magnétique est formé, convertit en courant éléctrique alors qu´un dégagement gazeux est émis . Le déplacement des éléctrons, d´atome en atome, traverse l´atmosphère, remplie de molécules de gaz qui s´enflamment littéralement sur son passage, créant une immense décharge d´énergie, de chaleur . La flamme vacillante apparait après une pression du pouce sur l´organe en plastique surmontant le dispositif créateur d´étincelles . Tendant le cou, la cigarette coincée entre ses lèvres, il aspire la flamme à travers le petit tube de papier rempli de feuilles de tabac séchées ; l´embrasement est immédiat, les tissus organiques de la plante déshumidifiée brûlent sous l´effet de l´intense chaleur et se décomposent en particules microscopiques aspirées par dépression dans le conduit respiratoire . La fumée grise remplit les poumons, cherchant un passage dans les parois spongieuses des alvéoles pour se retrouver dans le sang, prise en charge par l´hémoglobine . Les globules rouges filent à toute vitesse dans les canalisations du corps humain, poussés par l´énorme pression interne . en quelques secondes, le sang est dans le cerveau, relachant son chargement et continuant sa route, disparaissant déjà . Les protéines extraites des matériaux brulés se fixent dans l´encéphale ; ce dernier, par réaction chimique, excite certains neurones qui diffusent leurs signaux éléctriques dans tous le corps . Apaisé, l´organisme se détend, les muscles se relachent .
Une seule lumière demeure, la douce incandescence du tabac partant en fumée, tourbillonant dans l´air, avant de se disperser à la faveur de la nuit .
Une soudaine envie d´écrire, au feeling... dites moi ce que vous en pensez... ^^
- zoldik#