Titre complet : Enquête criminelle au bord de la navette M-84258-B
Un petit brouillon, cca fait longtemps que je n´ai pas ecrit lol bonne lecture.
Les responsables de la sécurité de la zone 85-E arrivèrent sur les lieux du drame vers sept heures quarante trois en temps universel. Un terrien, d’une petite taille, trapu aux yeux saphir enfouis dans son visage brumeux, était baissé sur les restes d’un corps déchiqueté. Il étudiait minutieusement le cadavre afin de trouver quelques indices ou pièces à conviction.
Deux monstres, à quelques mètres, discutaient de cet événement. Elles étaient toutes les deux membres de cette escouade, et n’avaient a priori aucune piste à explorer. La plus grande des deux, de nom Fatu, au corps vert et massif restait très calme face à cet événement. Ce comportement correspondait bien à la nature même des Talzien, des êtres paisibles et réfléchis. Son homologue, Guirotany demeurait plus tendu face à ce fait. Sa couleur de peau virait au violet, signe de panique chez ces êtres pacifistes. Guirotany mesurait plus de deux mètres cinquante et avait une apparence très frêle.
Ils appelèrent en cœur le terrien, Luc Anniro, afin de faire le point sur cette affaire. Ils avaient que peu d’éléments en leur possession, un cadavre avec des traces de morsures par des monstres énormes et un témoin qui a vu le dernier la pauvre victime. Ce témoin, un Sortinanien, affirme en parlant avec difficulté qu’il avait mangé avec la victime puis ne l’a plus vu après. Cette petite bête mignonne, aux grands yeux verts attendrissant, ne le connaissait pas plus, l’avait quelques fois aperçu et rien de plus.
Les trois responsables de la sécurité n’avaient donc aucun indice dans cette enquête, mis à part à trouver un monstre énorme. Ils avaient pris la précaution de faire isoler leur zone dès le début. Chacun fit le tour des blocs d’habitations pour recueillir des témoignages, en savoir un peu plus sur cette victime et accomplir le long travail administratif que nécessite ce genre d’enquête.
Un jour terrestre après le début de l’enquête, ils se réunirent tous dans une salle afin de faire un bilan de leurs recherches respectives. Ils n’avaient rien trouvé d’intéressant et n’avait aucune idée du meurtrier. La victime n’avait pas de famille dans le vaisseau, peu d’amis et personne ne lui en voulait selon les témoignages recueillis. Les enquêteurs ne savaient pas où chercher, mais le terrien rappela à l’équipe qu’il restait quand même le bloc d’habitation 9 à interroger, même s’il pensait que cela allait s’avérer être inutile.
Ils partirent sur le champ, avec une démarche quelque peu désinvolte, en direction du dernier lieu à visiter. Au bout de quelques heures, et d’une dizaine d’habitations de faites, ils tombèrent sur un Vorsinatois. Il mesurait à peu près quatre mètres de haut, était décoré de trois bras longs et épais et avait cinq bouches gigantesques ornées d’immenses dents de part et d’autre de son corps qui était soutenu par six petites pattes.
Les trois membres de l’équipe de sécurité firent un sourire crispé à l’habitant du numéro 5489 tout en se dévisageant chacun. Le titanesque monstre spatial n’eut pas le temps de prononcer un seul mot qu’on lui pointa un froudroyeur et qu’on l’emprisonna dans un espace de Zerto. C´est-à-dire que Guirotany lui lança sous le corps furtivement une petite boite noir qu’il activa aussitôt. Un rayon violet vint frapper le corps de l’être pour l’immobiliser dans ses gestes et son esprit.
Ils annoncèrent par la suite qu’il avait attrapé un présumé coupable, et qu’il allait mener une enquête afin de vérifier sa culpabilité. Ils insistèrent sur le fait que tout témoignage était le bienvenue.
Fatu, le chef de la sécurité n’était pas convaincu par ce coupable. Il avait visionné tous les détecteurs, et ils montraient tous sans faute que cet individu n’avait pas bougé de sa zone et que donc il ne pouvait pas avoir rencontré la victime à un moment ou à un autre. Ses deux compatriotes étaient d’accord avec cet argument, mais c’était le seul à avoir le physique du criminel et de plus quelqu’un aurait pu piraté le système informatique de la sécurité pour en modifier les données. La seule conclusion sur laquelle ils étaient tous d’accord, c’était qu’il leur manqué encore et toujours des données dans ce problème.
Une dizaine de Cornetotien, de petites bêtes poilues rouge, venaient témoigner en faveur de leur ami prisonnier. Elles avançaient que ces derniers jours elles avaient passé leur journée en compagnie de Ortinio et qu’il était totalement étranger à cette affaire. Elles décrirent alors leur emploi du temps ces derniers jours, tandis qu’ils enregistraient toutes les informations afin d’aller les vérifiées au plus vite.
Fatu en liaison avec le poste de contrôle où se déroulaient les interrogatoires allait vérifier de suite les informations auprès de divers témoins. Au bout de plusieurs heures de discutions et de recherches, ils s’avéraient que toutes les paroles des monstres de petite taille velus étaient affreusement vrais…
Ils étaient tout les trois, Fatu, Guirotany et Luc Anniro désappointés de cette situation. Guirotany posa alors une dernière question, à propos de leurs professions. A la surprise des enquêteurs, les petites choses répondirent en cœur qu’elles étaient expertes en informatique et sécurité.
Ils étaient tous perdus, ces choses avaient des alibis solides et en même temps le parfait profile pour aider leur ami…
Fatu choisit alors d’appeler le seul témoin, un sortinanien, celui qui a vu en dernier la victime. Il voulait savoir si elle avait un lieu avec ces trucs poilus et le grand extraterrestre. Le sortanien ne connaissait aucune des autres personnes, les trois hommes de la sécurité étaient dans l’impasse.
Fatu sortit alors s’acheter un peu à manger avec le sortanien tout en lui parlant :
« - Tu la digères comment cette affaire ?
- Plutôt bien, hier étais pas bien mais aujourd’hui va mieux.
- Tu va te prendre quoi à manger la ? Je vais me prendre quelques pâtisseries.
- Moi je vais manger avec éclair au chocolat. »
Fatu eu un blocage, un léger moment d’hésitation puis demanda :
« -Hier avant que le terrien te quittes et se fasses tuer, tu mangeais quoi ?
-je mangeais avec terrien. »