3.
Les pillards commencent à charger leur butin sur des chariots au centre du village, tandis que d’autres finissent d’exécuter les villageois.
Le cavalier s’immobilise en haut de la colline, fait un nœud à ses rênes pour ne pas avoir à les tenir au moment de l’assaut, prend ses sabres turcs, respire un grand coup, donne deux coups de talon et part au galop.
Les pillards qui chargeait les objets de valeurs se retournèrent, virent un nuage de poussière, lâchèrent les bibelots dorés, et leur tête vola.
Le cavalier continuait sa folle course sanglante, les Turcs tombaient un à un, le plus souvent sans même voir la menace. Plusieurs essayèrent quand même de blesser le cheval mais leur dernière vision avant de mourir fut le cimeterre au sol avec leur bras.
Il descendit de son cheval et parcourut les rues à la recherche de survivants. Avec l’aide de son aigle, il ne trouva que des cadavres. Ces pilleurs turcs avaient fait un carnage. Dans une ruelle sans issue et sombre, il distingua une jeune fille qui pleurait, sûrement de peur, coincée contre un mur par un turc qui lui parlait, on aurait presque cru qui la grondait. Le cavalier approcha doucement pris son poignard et le lança dans la nuque du pilleur qui s’écroula. Il amena la jeune fille brune aux yeux châtains paniquée à la lumière et elle lui demanda :
« - qu…, qui êt…, qui êtes-vous, parvint-elle à articuler
- Je suis Mudisho, un des meilleurs cavaliers de tout le pays, fils du seigneur de Sofia, et toi, petite, qui est tu, dit-il de sa voix grave et puissante
- Je suis Tiouma, je n’ai jamais connu mes parents, dit-elle d’une voix faible
- Veux-tu être mon écuyère, j’aurais besoin d’aide. Et vu que tout le village a été détruit et ses habitants tués, tu auras aussi besoin de mon aide.
- Oui »